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    Portes vers le passé et le futur

     

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    En 1901, au château de Versailles, aux jardins du Trianon : deux anglaises en promenade prétendent se retrouver au beau milieu du XVIII° siècle, au temps de Marie-Antoinette. Albert Einstein aurait dit à propos de l'’énigme du Trianon, l’'une des plus célèbres de la parapsychologie : « Ces dames ont trébuché dans le temps. » Quant à Jean Cocteau, il estimait que, si un jour les avions volaient à la vitesse de la lumière, ils atteindraient un univers « dont une porte s’'est ouverte par erreur le 10 août 1901 pour miss Moberly et miss Jourdain ». Mais il existe d’autres endroits propice aux aventures temporelles, d’'autres lieux, des portes s’'ouvrent aussi sur le passé et le futur.

     

    1- L’'affaire du Trianon :

     

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    Le 10 août 1901, dans l’'après-midi, miss Moberly et miss Jourdain visitent le château, puis le parc de Versailles. Les voici qui dépassent le Grand Trianon et cherchent à gagner le Petit Trianon, mais sans connaître précisément l'’itinéraire. Le temps est couvert. Elles aperçoivent alors sur le pas d’'une porte une femme qui secoue une nappe blanche. A côté, une charrue et d’'autres outils qui semblent abandonnés. Plus loin, deux hommes, des jardiniers semble-t-il, coiffés de tricornes et vêtus de vestes vert-de-gris, se tiennent près d’'une brouette. Les demoiselles leur demandent leur chemin : ils disent de continuer tout droit.

     

     

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    versailles et son petit trianon

     

    L’'atmosphère se fait pesante. Les deux visiteuses ressentent une impression grandissante d'’inquiétude. Le paysage devient comme irréel, semblable à une tapisserie. Un homme est assis sur les marches d’'un petit kiosque. A l'’approche des deux demoiselles, il tourne la tête : son visage est sinistre, repoussant. Puis un autre homme arrive en courant. Comme le précédent, il est coiffé d’'un sombrero. Il leur dit : « Mesdames, il ne faut pas passer par là. Par ici, cherchez la maison. » Plus loin, apparaît le Petit Trianon : devant le bâtiment, une dame semble lire ou dessiner. Ses cheveux sont blonds ; elle porte une robe drapée et un fichu sur les épaules. Ensuite, un jeune homme indique leur chemin aux deux Anglaises et les accompagne. Elles quittent alors les jardins du Trianon.

     

    La véritable question qui se pose depuis près d'’un siècle est de savoir si les deux demoiselles ont réellement rencontré des personnages et un paysage d’'une autre époque et si la femme blonde était bien Marie-Antoinette, reine de France et épouse de Louis XVI. Mais l’'histoire ne s'arrête pas là ; miss Jourdain retournera seule à deux reprises sur les lieux. Le 2 janvier 1902, elle voit deux hommes vêtus de tuniques qui remplissent une charrette de fagots, puis entend des voix de femmes alors qu’en même temps retentit une étrange musique. Et le 12 septembre 1908, elle assiste à la dispute de deux femmes. Les deux protagonistes ont raconté leur histoire dans leur livre: Une Aventure, dont la première édition parut à Londres en 1911.  L’'une des éditions françaises, quasi introuvable, préfacée par J. Cocteau et présentée par le parapsychologue Robert Amadou, a été publiée en 1978 aux éditions du Rocher sous le titre: Les Fantômes de Trianon.

     

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    Mais il y eu d’'autres témoins par la suite :

     

    En 1908, une famille anglaises, les Crooke, aurait rencontré par deux fois une femme en train de dessiner. En 1935, le français Robert Philippe, futur professeur de dessin, se promène avec ses parents. Il engage la conversation avec une femme qui disparaît ensuite. D'’autres témoignages britanniques ont été signalés en 1928, 1937, 1938, 1949… Le 21 mai 1955, un avoué londonien et son épouse rencontrent à Trianon une femme en robe jaune accompagnée de deux hommes vêtus de costumes du XVIII° siècle.

     

    Des analyses troublantes :

     

    Les recherches menées par les deux Anglaises sur leur aventure ont montré les points suivants : La « dame » évoque le portrait de Marie-Antoinette peint par Wertmüller. Les gardes du XVIII° siècle portaient bien des tenues vertes ( ce n’étaient donc pas des jardiniers ). Il n’'y avait pas de charrue à Trianon en 1901. L'’homme qui courait avait indiqué une « maison » : or, la reine appelait le Petit Trianon sa « maison de Trianon ». La porte de la chapelle par laquelle sortit le jeune homme n’avait pas été ouverte depuis 1892. La musique entendue par miss Jourdain en 1902 serait caractéristique des partitions composées vers les années 1780.

     

    Plusieurs hypothèses…

     

     

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    On a évoqué une hallucination ou une « mislocation », c’est-à-dire une fausse localisation des objets à la suite de perceptions confuses et d'’interprétations erronées. Faut-il alors envisager un rêve éveillé ? Peut-être, surtout s’il est associé à de la télépathie. Auraient-elles captées un rêve ? Celui de Marie-Antoinette… L'’intérêt de cette étrange histoire est qu’elle rayonne dans toutes les directions. Si A. Einstein s’y est intéressé à cette énigme, c'’est parce que, selon la théorie de la relativité, il ne serait pas impossible de voir de nos jours Marie-Antoinette dans les jardins de Versailles. Mais à une condition : être très loin de la Terre. En effet, un observateur se trouvant à deux cents années-lumières de notre planète et braquant un télescope vers la Terre, y verrait alors nos ancêtres d'’il y a deux siècles. Autre hypothèse évoquée, l’'univers parallèle. Nous vivons dans un univers à quatre dimensions : la longueur, la largeur, la hauteur et le temps. Les trois premières peuvent être parcourues dans les deux sens. Le temps, lui, ne peux l’'être que dans un sens seulement et à une vitesse constante.

    On peut donc imaginer un autre univers, un autre espace-temps, où le temps pourrait, lui aussi, être parcouru dans les deux sens et à vitesse variable. Supposons ensuite que ces deux univers, comparables à deux trains roulant sur des voies parallèles, entrent parfois en collision et que des portes ou des brèches s’ouvrent alors, permettant de passer de l’'un à l’'autre. On appelle ainsi ces portes des « points de conjonction spatio-temporels ».

     

    On a supposer que le site de Versailles serait propice à des phénomènes de ce type. Les conditions atmosphériques y seraient spéciales ; des courants telluriques parcouraient le sol. Ne serait-ce pas d’'ailleurs la connaissance de telles particularités qui aurait incité le roi Louis XIV à choisir ainsi Versailles comme capitale de son royaume ? 

     

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    Mais Versailles n’est pas le seul endroit propice aux aventures temporelles….

     

     

    Dans son livre : Invitation au château de l'’étrange, l’'ethnographe Claude Seignolle raconte la bien étrange histoire arrivée à un certain Robert Philippe, devenu par la suite professeur d’'histoire de l’'art.

     

     Voici les faits :

     

    Alors que, jeune étudiant, il se promenait avec ses parents, un matin de juin, dans les jardins de Trianon, il s’'éloigna un instant pour allumer une cigarette. En relevant la tête, il eut la surprise de voir à ses côtés une jolie jeune femme, habillée à l'’ancienne, le regardant droit dans les yeux. Etonné, il balbutia quelques phrases de circonstance et, ne trouvant rien d’'autre à dire, demanda à cette étrange inconnue, qui semblait absorbée par la beauté du jardin, si elle était une habituée des lieux. Elle lui répondit que oui, et même qu’'elle habitait là. Le jeune homme s’'écria alors : « Mais, Trianon n’'est pas habité, c'’est fermé ! » ; le jeune femme sourit et lui répondit : « Oui, mais pas pour moi ! » Sa cigarette venait de s’'éteindre ; le temps de baisser la tête pour la rallumer et la jeune fille s’'était envolée ! Ses parents, par contre, étaient bien là, postés au bout de l’'allée… et ils étaient tout étonnés de l’'avoir vu parler tout seul pendant quelques instants.

     

     

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    Toujours dans son même livre, une autre histoire, celle de Jean Romier, 24 ans et étudiant en médecine. En 1925, il profita d’'une belle journée pour aller réviser ses cours dans les jardins du Luxembourg, à Paris. Ce lieu allait s'’avérer être, comme Versailles, une de ces étranges portes vers le passé. Le futur médecin était penché sur ses notes quand vint s’'asseoir près de lui un vieil homme en redingote ( en 1925, ce n’'était pas un costume extravagant ).

     

    La conversation se noua autour de quelques sujets futiles et,  au bout d’'une petite heure, le vieillard invita l’'étudiant à un concert de salon qu’il donnerait le jeudi suivant dans sa maison de famille de la rue de Vaugirard. A la date et l’'heure dites, Jean Romier se rendit chez Mr Alphonse Berruyer, le vieil homme, qui l'’attendait avec une dizaine d’'autres invités. Cette soirée se déroula dans une douce atmosphère baignée par la musique de chambre. Vers 22 h, le jeune homme salua ses hôtes un à un et descendit dehors. A peine avait-il fait quelques pas dans la rue qu’il ressentit le désir de fumer une cigarette. Il s’'aperçut alors qu’il avait oublier son briquet chez son hôte. Il remonta et sonna à la porte, mais personne n’ouvrit. Alors que quelques minutes seulement ne s'’étaient écoulé depuis son départ… Finalement, le concierge, alerté, monta : « Monsieur Berroyer ? Connais pas ! Voilà vingt ans que cet appartement est inoccupé ! » Plus le jeune homme s’'expliqua, plus l’'affaire devint confuse. Elle se termina au commissariat du quartier en présence d’'un certain M. Mauger, propriétaire de l’'appartement en question. Le récit du jeune homme, pris pour un cambrioleur, étonna quand même tout le monde. Oui, l’'appartement avait bien été occupé par M. Berroyer, aïeul de M. Mauger, mais il était mort depuis plus de 20 ans !

     

     

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    jardin du luxembourg

     

    On se décida à ouvrir les portes de l’'appartement : il n’'y avait plus trace du mobilier cossu entrevu quelques heures auparavant par l’'étudiant. Le parquet était recouvert de poussière, mais il reconnu, à son grand étonnement une photographie disposée sur une console : il reconnu le jeune séminariste avec lequel il avait pris plaisir à discuter. M. Mauger lui dit : « Cela m’'étonnerait beaucoup que vous ayez pu parler avec lui ce soir : c’'était mon grand oncle, mort en Afrique où il était missionnaire ! », « Mais ce n’'est pas possible répondit le jeune homme. Il y a à peine trois heures, nous étions là, près de la cheminée, à discuter en fumant ! » Comme pour asseoir sa conviction, il s’'approcha du tablier de marbre de la vieille cheminée. Là, couvert de poussière, reposait son briquet !

     

     

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    Si le « passage temporel » emprunté au jardin du Luxembourg reste d’'usage hasardeux, il n’'en va pas de même, d’'autres portes vers le passé qui semblent s'’entrouvrir de façon régulière, sinon permanente. Il en est ainsi dans la vaste forêt d’'Andaine, près de Juvigny-sous-Andaine ( Orne, France ). Il est fréquemment arrivé que des promeneurs ou chasseurs égarés s'’y retrouvent dans une clairière, attirés par les lueurs de grands feux visibles de loin. La scène entr’aperçue est toujours la même et personne n’a jamais osé en aborder les acteurs. Là, des hommes aux mines patibulaires, vêtus de la façon la plus fruste- de peaux de bêtes principalement !- , festoient, dévorant une carcasse animale. Leurs maisons, des huttes et des cabanes plantées autour de la place commune éclairée par un unique brasier, animent ce paysage semblant sortir tout droit d’'un livre d’'école consacré à la préhistoire. Tous ceux qui, avant de préférer retourner se perdre dans la forêt, ont observé un moment cette scène, sont convaincus d’avoir échoué en pleine préhistoire.

     

     

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     Or, il se trouve que la forêt d’'Andaine, riche en polissoirs, était à l'’âge du bronze parsemée de petits villages forestiers. Autre porte vers le passé dont les manifestations sont constantes : les ruines de l’'ancienne abbaye de Lez, près de Saint-Martin-Lys ( Aude ). Il est fortement déconseillé de se promener entre les vieilles pierres dans les nuits des 15 au 16 août et des 1er au 2 novembre. Ce paysage abandonné, romantique à souhait, est alors l’'objet, à peine le soir tombé, d’'un phénomène étrange par sa constance. D’'abord, on entend des cloches distinctement tinter, puis des chants liturgiques collectifs qui semblent s’'élever des ruines, les voix se répercutant en écho entre les vieux pans de murailles. A la fin du XIX° siècle, l’'ingénieur Ernest Cros, physicien habitant la région, voulut en avoir le cœur net et passa l’'une des nuits fatidiques au milieu des ruines. Il ne put que constater ce bond dans le temps, la présence de ces voix- comme si, au même endroit, deux périodes pourtant très éloignées dans le temps se superposaient et se chevauchaient. En bon rationaliste, il ne put que mettre le phénomène sur le compte de « règles physiques inexpliquées ». Mais la vérité est sans doute tout autre. En 1573, l’'abbaye fut prise par des huguenots qui en faisaient le siège. C’'était au soir du 15 août. Ils passèrent la nuit à massacrer les 200 moines de la façon la plus ignoble. Les corps mutilés furent retrouvés le surlendemain par des paysans au lieu-dit la Plage. Depuis, les vestiges de l’'abbaye semblent franchir les barrières du temps deux fois par an. L'’un de ces passages a lieu à la date anniversaire des faits, comme si les deux calques, celui du passé et celui du présent, avaient besoin d’une superposition exacte pour entrer en syntonisation. L'’autre date, le 1er novembre, c’est la Toussaint, la nuit des défunts- moment ou s’'accomplit, selon les chrétiens, une complète connivence entre le monde visible et le monde invisible.

     

     

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    A Verviers, en Belgique, il arrive aussi que les paysans du hameau se retrouvent, certains soirs de juin, au milieu d'’une exacte répétition de la bataille de Waterloo, comme si elle n’'avait jamais cessé de se jouer, quelque part dans les replis de l'’espace et du temps. Sur une plage de Dieppe en Normandie, deux pêcheuses à pied qui arpentaient la grève eurent la surprise de se retrouver projetées d’'un coup dans une réplique exacte du « débarquement ». En fait, en 1942, les alliés avaient procédé à un test en grandeur nature des capacités de défense des Allemands, organisant un faux débarquement. Ce fut une boucherie. Presque tous les jeunes soldats qui, trompés, étaient persuadés de participer à une véritable invasion, y laissèrent leur vie. C'’est cette scène d'’horreur qui, sous ces terribles pressions, semble avoir fait voler en éclat une des cloisons séparant entre elles les strates du temps. …Un cas semblable est encore régulièrement observable, près de Saint-Martin-de-Ré, sur l’'île de Ré, près du vieux pont du Fénau. En 1627, une tentative de débarquement anglais y fut réduite à néant. Depuis, il est arrivé à des témoins de se retrouver projetés cette année-là, mais dans une superposition cette fois imparfaite des deux époques, les manifestations étant seulement sonores. Qui ne serait surpris, en un lieu désert, d’'être enveloppé de cris de guerre et de terribles gémissements de mourants ? Encore un cas, ici près de Montlaur ( Aude ), le paysage qui entoure la vieille métairie des Ilhes s’'anime étrangement certains soirs ; cliquetis d’armes, jurons incompréhensibles, hurlements de douleur : ici se rejoue la grande bataille qui eut lieu au VI° siècle de notre ère près du mont Alaric.

     

    Dans les plaines de Saint-Etienne-du-Vigan ( Haute-Loire ), le phénomène bat tous les records de longévité, puisque c’est une bataille datant de la guerre des Gaules qui s’y déroule encore épisodiquement. L’'archéologie est venue depuis démontrer que de très âpres combats avaient dû y avoir lieu vers 52 avant notre ère. Dans presque tous les cas analysés ici, c'’est le visiteur qui est projeté vers le passé et non pas les temps anciens qui viennent à lui. Ce qui a toujours marqué les témoins de telles scènes, c’'est, qu’'à leur grand soulagement, les combattants du passé un moment entrevus- parfois de très près ! – ne semblaient même pas les voir. Pourtant, il existe un endroit où ces manifestations ont donné lieu à mort d'’hommes. Ainsi, dans les paysages marécageux d’'Auray ( Morbihan ), on peut parfois avoir la malchance de tomber en pleine guerre de Cent Ans. Il s’y déroula, en 1364, un très sauvage combat. Les témoins visuels ayant assisté et survécu à ces scènes parlent toujours de chevaliers en armes, couverts de sang, marchant et titubant les uns vers les autres, armes à la main. Ces émergences du passé, sorte de kaléidoscope nocturne, seraient l’'unique cause d'’inexplicables décès par crise cardiaque survenus sur des paysans de la région. On les retrouva raides morts, au petit matin, dans les sinistres marécages bretons…

     

     

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    Vous voilà prévenus, alors si le coeœur vous en dit, osez et tenter l’'aventure dans ces lieux étranges, du voyage dans le temps. Mais attention car …il n’'est pas dit que le voyageur dispose toujours d’un billet de retour !

     

    La taverne de l’'étrange- 7 août 2006

     


     

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    Le 23 novembre 1944, une forteresse volante B-17 très endommagée se pose sur une piste de campagne établie à quelques kilomètres au sud-est de Bruxelles. Personne n'en sort après l'atterrissage. Un officier anglais, John Crisp, découvre que l'avion est vide... Alerté, le commandement de la VIII ème Force à Bruxelles prend les choses en main et retrouve l'équipage qui avait abandonné l'avion en vol après le passage de la frontière belge. Le B-17, avec deux moteurs étant hors service et les deux autres donnant des signes de faiblesse, était devenu incontrôlable. Le pilote expliqua qu'il avait enclenché le pilotage automatique avant de sauter, en se gardant bien de faire sortir le train d'atterrissage, dont la traîne aurait encore accéléré la chute de l'avion. Une histoire malheureusement courante pour les aviateurs revenant d'un raid sur l'Allemagne. Sauf qu'ici, le B-17 s'était posé tout seul sur une piste rustique, que toutes les ouvertures étaient fermées de l'intérieur et que la commande du train était bloquée, preuve que celui-ci n'était pas sorti de lui-même. Est-ce à dire que " quelqu'un " avait refermé les ouvertures et repris le contrôle de l'avion après l'évacuation de l'équipage...?

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  • *** Les anomalies diverses ***

     

     

    1-     La connexion Terre-Mars

     

     

     anomalie03

     

     

    Ce grand triangle parfait mesure à peu près 1,3 km de côté. Outre le côté spectaculaire de cette image, sa découverte tend à prouver que les Américains ( quelques « initiés » seulement ) connaissent parfaitement ce triangle pyramide depuis plus de deux siècles. Cette troublante affirmation qui peut paraître loufoque au premier abord, est pourtant vérifiable.

     

    Je m’explique :

     

    Il y a deux ans, je me suis amusé à recenser les localités françaises appelées « MARS ». Dans certaines, j’ai pu constater quelques étrangetés orthoténiques. Je me suis alors intéressé aux localités américaines du même nom. Aux U.S.A, il n’en existe que 4, et ce sont de minuscules communes. J’ai tout de suite été étonné par le regroupement en triangle de 3 d’entre elles, toutes situées dans l’est du pays.

     

     

    anomalie02

     

     Jusqu’à décembre 2003 ce regroupement, quoique suspect, ne m’évoquait rien de spécial. Lorsque je découvris le triangle martien dans la revue Top Secret n° 10, j’eus l’idée de le superposer à l’aide d’un film transparent, sur le triangle formé par les 3 villes américaines « MARS ». Cette manipulation me révéla que ces deux figures étaient les mêmes, prouvant ainsi que d’une manière cachée, « ON » avait délibérément choisi l’emplacement exact de ces « MARS », pour reproduire virtuellement le haut plateau triangulaire de Cydonia.

     

     

    anomalie04

     

    Le fait que le triangle américain soit formé par 3 « MARS », tend à indiquer, d’après moi, qu’il a une relation directe avec le triangle pyramidal de la planète MARS. Or cette manipulation géographique n’a pu se faire sans la connaissance de l’existence de cette structure martienne. Reste à savoir comment ce « prodige » fut possible plusieurs siècles avant le début de l’exploration martienne par les sondes américaines. Une énigme de plus à ajouter au déjà lourd dossier des étrangetés de cette planète rouge décidément de plus en plus en rapport avec la Terre.

     

     

    anomalie05

     

    Un œil semble se trouver à l’intérieur du triangle pyramidal… comme on le retrouve également sur le dollar américain. Coïncidences ou « simple confirmation » de nos origines ? J’aimerais revenir sur les dimensions de cette structure triangulaire martienne. Il est bien sur impossible de connaître pour l’instant, au mètre près, la longueur exacte de ses côtés. Il est pourtant possible de constater qu’elle avoisine les 1296 m. Il faut savoir qu’en Gématrie, code inventé en 500 avant J.C par Pythagore, attribuant une valeur à chaque lettre grecque, le mot Odyssée ( Odysseos ) qui signifie, en grec : la « route des Dieux »- ( oditheou )- ou la « route des Saints » ( odiaghiou ), possède une valeur de 1296, et ce quelle que soit l’unité de mesure…

     

    L'oeil d'Horus

     

     

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    L'oeil d'Horus est visible, faut juste regarder dans le bon sens

     

    Un triangle pyramidal parfait, légèrement surélevé par rapport au niveau du sol, dont les deux angles de base font exactement 56,5 degrés, et au centre duquel on peut reconnaître une forme qui ressemble à s'y méprendre à l'oeil d'Horus. S'agit-il encore une fois d'un caprice de la nature ? Difficile d'expliquer comment une telle structure a pu se former naturellement.

    Pour ajouter à notre trouble, que dire des trois protubérances externes au triangle ( cerclées d'orange ) qui forment elles aussi un autre triangle parfait lorsqu'on les relie ensemble ! Deux de ces blocs forment des angles de 70 degrés tandis que le dernier forme un angle de 40 degrés. Regardez bien les détails de cette anomalie découverte dans la zone de Cydonia ( photo réf : SP1- 25803- elle se trouve au-dessus du site de Cydonia ). S'agit-il d'une coïncidences de plus, cette région de Mars est déjà si fournie, où avons-nous affaire ici à une nouvelle pièce d'un grand puzzle touchant au mystère de l'histoire de la planète Mars...

     

     

    anomalie05

          L'oeil d'Horus

     

    Source : revue Top Secret n° 11- Thierry Van de leur

     

     

    site à voir : + de 200.000 photos de la planète rouge

     

    http://www.msss.com/moc_gallery/

    http://www.earthquest.co.uk/mars/mars.html

     

    La taverne de l’étrange- 31 juillet 2006

     


     

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  • 01

    Menhirs, dolmens, cromlechs…, sont les noms que la légende a attribués à ce que la science a appelé monolithes ou encore mégalithes. Depuis plus de sept mille ans, ces fabuleuses pierres dressées semblent défier le temps. Depuis fort longtemps, l’homme a tenté d’expliquer le pourquoi et le comment de leur présence, laissant ainsi la part belle aux mythes et aux légendes. Il faut attendre les années soixante pour que certains chercheurs, faisant fi des traditionnelles explications, avancent l’hypothèse que ces alignements mégalithiques, en sus de leurs fonctions religieuses et funéraires évidentes sont de gigantesques observatoires astronomiques. L’archéoastronomie était née.

     

    De l’Antiquité tardive au Bas Moyen Age, synodes et conciles s’en sont pris au culte des pierres levées dans le but d’en interdire la pratique révélatrice de la permanence des anciennes croyances en ces temps où le christianisme triomphait des autres religions en Europe. Dans la tradition populaire, les mégalithes sont des vecteurs de magie blanche, le caractère phallique de certains monuments stimulerait la fécondité, favoriserait la santé… Au fil des siècles, face à la permanence de certaines superstitions liées aux mégalithes, l’Eglise chrétienne entreprend la christianisation quasi-systématique des sites mégalithiques. En effet, depuis 438, le code théodosien décide d’adapter ses cultes aux rites païens ancestraux. Des attributs chrétiens sont ajoutés ou sculptés à même la pierre, tel des crucifix…

     

    Avec le temps, les hommes qui se sont penchés sur la question mégalithique ont souvent extrapolé au sujet de leurs fonctions. Aux XVII° et XVIII° siècles, les historiens affirment que les Gaulois juraient leurs traités aux pieds des mégalithes et que les druides et les prêtres sacrifiaient à la divinité, choisissant le plus souvent des êtres humains comme victimes. César dans sa « Guerre des Gaules » fait se rassembler les druides à Carnac. Une sorte de druidisme pseudo-historique- puisque sans preuves- se développe, faisant de nos ancêtres des sacrificateurs systématiques et cruels ; les ossements humains trouvés à proximité des monuments de pierre apportant alors de l’eau à leur moulin. A la fin du XVIII° siècles, la mode cède au druidisme, des hommes fondent des sociétés secrètes, où, lors des solstices, ont lieu de formidables cérémonies au flambeau à la gloire du paganisme d’autrefois. Au début du siècle, « la grande loge druidique de l’ancien ordre » se réunit à Stonehenge à 160 km de Londres. C’est l’heure de gloire du druidisme et de la celtomanie, ternie après guerre par les atrocités commises par les nazis qui se réclamaient aussi d’un certain paganisme antique…

     

     

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    Au XIX° siècle, les rationalistes et autres scientistes abordent le thème mégalithiques sous l’angle de la science et non plus du folklore. C’est le début de la géologie, l’Académie celtique naît. Suivant les aléas de l’histoire politique, elle se transforme en Société royale des Antiquaires de FranceC’est l’écrivain Prosper Mérimée qui est nommée inspecteur pour la surveillance et le classement des monuments, il est le premier à constater que ces alignements mégalithiques constituent une véritable architecture. L’époque des délires politico-religieux est définitivement révolue. Les fouilles et les explications quant à l’origine et l’utilisation de ces monuments affluent. Toujours au XIX° siècle, on découvre des mégalithes hors d’Europe. Les savants tentent alors d’établir une filiation spirituelle ou culturelle entre les différents monuments !

     

    *** La fonction religieuse des mégalithes : palais des morts et des Dieux ***

     

     

     

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    La société rurale de l’Europe occidentale qui se met en place au cours du VI° millénaire avant notre ère invente une religion liée au culte des ancêtres. Les mégalithes furent conçus à la base pour protéger les plus prestigieux de leurs morts ou pour les évoquer. Depuis cent mille ans, les hommes se sont préoccupés de leurs défunts. Avec le mégalithisme naît l’architecture funéraire en plein air en matériaux durables dont le but est de recevoir les corps des ancêtres selon des rituels compliqués et codifiés. Pendant le IV° millénaire, les tombes mégalithiques se multiplient dans le Midi, l’Espagne, les Pyrénées, les Causses, en Irlande, au Danemark, en Allemagne du Nord… Auparavant, elles étaient recensées en Bretagne et en Angleterre principalement. La théorie des alignements mégalithique en temps qu’autels sacrificatoires n’est plus envisagée. C’est pour répondre à des aspirations religieuses que les autorités politiques et ecclésiastiques du néolithique ont conçu les mégalithes.

     

     

    *** Naissance de l’archéo-astronomie ***

     

     

     

    04

     

    C’est vers 1723 qu’un certain William Stukeley réalise, en regardant les sites dAvebury et de Stonehenge en Angleterre, que ces monuments préhistoriques sont les architectures d’un vaste ensemble destiné à être vu de loin. Cette perspective est l’une des grandes originalités des sites architecturaux dit ouverts du type de Stonehenge ou encore de Carnac en Bretagne. Ces sites dit fermés comme les pierres levées isolées ou les tombes mégalithiques fonctionnent également avec la lumière solaire ou lunaire.

     

     

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    L’archéo-astronomie n’est pas une science nouvelle, bien que cette appellation soit récente. Le rapport entre les pyramides et obélisques égyptiens et l’astronomie, ou encore certains sites mayas ont été étudié, il y a déjà fort longtemps. Cette science mégalithique a deux patries d’élection ; la France, et plus particulièrement la Bretagne et les Iles Britanniques. Si les savants français furent de remarquables amateurs éclairés, les Anglais furent, eux, de véritables précurseurs. En 1963, Gerald Hawkins proposa de baptiser cette nouvelle science « astroarchéologique » ; pour ne pas la confondre avec une quelconque discipline divinatoire proche de l’astronomie , en 1967, Alexander Thom suggéra « astronomie mégalithique », terme qui reste en usage actuellement, mais auquel on préfère « archéoastronomie ». De nos jours, les archéologues admettent ne pas détenir toutes les clefs du portrait-robot de nos ancêtres, tandis que les astronomes ont peu à peu appris à prendre en compte les acquis de l’archéologie. Le site mégalithique de Stonehenge est l’exemple le plus flagrant- et le premier étudié de la sorte d’ailleurs- de l’interaction entre les deux disciplines.

     

    *** Le site de stonehenge ***

     

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    Lorsque l’on arrive dans la plaine de Salisbury, entre Cornouailles et Pays de Galles, à 160 km à l’ouest de Londres, et qu’on voit se dresser progressivement le cromlech de Stonehenge, le visiteur est saisi d’un étrange sentiment ; le monument est trop grand pour être normal. Quelque chose de grandiose a du se passer ici ! Les cercles de pierres ont assez bien résisté à l’outrage du temps. A ce sujet, Stonehenge est le monument le plus visité en Angleterre après la Tour de Londres. Derrière le caractère impressionnant du gigantesque cromlech, se dessine une réelle réflexion architecturale. Les fouilles révèlent plusieurs étapes dans la constructions : C’est d’abord un fossé de 108 m de diamètre dont le remblais forme un talus intérieur, il est ouvert au nord-est, où furent creusés des trous qui ont leur importance. En un autre cercle de 86,70 m de diamètre furent creusés 56 trous ( les trous d’Aubrey ), espacés de façon régulière, larges de 75 à 180 cm et profonds d’à peu près 1,20m, tous rebouchés avec de la craie pilée. Enfin, à 30m au nord-est du fossé, fut dressé une pierre haute de 6m et pesant 35 tonnes : la Heelstone ou Pierre Talon. Au cours d’une seconde phase, aurait été amené en provenance des Prescelly Mountains, au Pays de Galles ( 213 km à vol d’oiseaux ), 82 « pierres bleues » de 5 tonnes chacune, disposées en un cercle inachevé au centre du complexe.

     

     

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    Au départ de l’ouverture du fossé, au nord-est, fut creusé une avenue large de 12 m qui rejoint la rivière Avon à 3 km de là. Enfin, sur le cercle des trous d’Aubrey, auraient été disposés 4 Pierres d’Orientation formant un rectangle, et dont deux sont aujourd’hui visibles, les autres étant signalés par les monticules sur lesquels elles furent dressées. Cinq énormes trilithes formant un fer à cheval ouvert au nord-est, dont les montants mesurent 6 à 10 m avec des linteaux pesant jusqu’à 50 tonnes, se trouvent au centre du monument. En 1901, un astronome anglais, Sir Norman Lockyer mesura l’azimut ( angle formé par le plan vertical d’un astre ) du centre de l’Avenue et constata que le soleil se levait dans l’axe de celle-ci au moment du solstice d’été. Il détermina la date de construction de Stonehenge en pleine préhistoire, bien avant les druides à qui on en avait attribué la paternité. Pour ses calculs, il n’avait pas pris en compte les mouvements de la lune, ni la position de la fameuse Pierre Talon. Avec la découverte du Carbone 14, Stonehenge et les autres monuments mégalithiques retrouvent leurs véritables dates de naissance :

     

     

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    Ils furent majoritairement construit entre – 4800 et – 2000 ans ! Ce qui ferait des mégalithes, les plus anciens monuments du monde !

     

    En effet, la plupart d’entre nous considèrent que les pyramides d’Egypte sont les monuments de pierre les plus vieux du monde et que c’est dans les terres du Proche-Orient que l’homme a construit ses premiers temples. La technologie aurait donc avancé de la Mésopotamie vers les terres du Septentrion. Certains pensaient même que le raffinement, certes relatif, d’un monument comme Stonehenge reflétait l’inspiration de la Grèce Mycénienne. La datation précise des mégalithes européen imposait alors un farouche démenti à ce que l’on croyait une vérité intangible… De plus, les dimensions du cromlech révèlent un parfait rectangle de type « pythagoricien » avant la lettre. Deux monuments illustrent le mieux la fonction d’observatoire de la course au soleil. Callanish Lewis, dans les Hébrides extérieures et bien sûr Stonehenge. A ce point précis du cromlech de Stonehenge, les deux cycles lunaires et solaires se recouperaient, rendant ainsi prévisibles les éclipses solaires. En Bretagne, les exemples de ce type abondent. L’Anglais Alexander Thom prouve que les alignements de Carnac ne sont pas dus au hasard esthétique, mais qu’ils résultent d’un savant calcul géométrique. La forme ovale est également omniprésente dans les alignements mégalithiques, une forme ovale tracée à l’aide d’un triangle pythagoricien.

     

     C’est ainsi que Thom démontre que l’alignement du Grand Ménec en Bretagne qui comprend 1169 menhirs divisés en onze rangées correspond à un calcul astral. En effet, l’axe  de l’alignement en partant des mégalithes les plus grands est orienté à 72°, mais à mi-chemin, existe un espace-charnière qui fait dévier l’alignement vers le nord de 6°, dans le but de suivre la position des astres dans le ciel. Les mégalithes bretons sont probablement les plus anciens au monde, ce qui signifie que ce système de calcul architectural pré-pythagoricien datent d’avant les pyramides. Les savants peuvent même, en extrapolant, prétexter que comme Pythagore aurait séjourné en Gaule, il aurait ramené des druides les bribes d’un savoir ancien qu’il aurait développé en Grèce. Mais là n’est pas le propos. En ce qui concerne Carnac, l’orientation de 72° n’est pas un hasard, c’est la seule latitude de l’hémisphère nord où l’angle formé par le soleil à son levé au solstice d’été et d’hiver forme cette valeur. A Stonehenge, on a pu démontrer dans les années 70 que le rectangle ( 2 triangles accolés ) est pythagoricien, et que les différents cercles de pierres dont nous parlions dans notre description du site ont été réalisé selon une progression arithmétique.

     

    Mais il n’y a pas que l’arithmétique qui tend à prouver que les mégalithes ont un rapport étroit à l’astronomie ; effectivement , des fouilles ont mis en avant des ossements recouverts d’étranges inscriptions qui ne sont pas des œuvres d’arts gratuites. Alexander Marshack avait signalé en 1962 dans le « Scientific American » qu’un os vieux de 8500 ans découvert non loin d’un mégalithe du Congo portait des traces correspondant à des marques lunaires établissant des périodes allant de la nouvelle lune à la pleine lune. Il fit d’autres découvertes sensationnelles, comme une plaquette découverte en Dordogne datant de 33000 ans avant notre ère représentant 6 mois lunaires figurés par des cercles ou des croissants. Une autre plaquette osseuse plus récente montre un schéma lunaire de 11 périodes… Très tôt, l’homme a constaté une périodicité flagrante et régulière des cycles de la lune et du soleil. Si les connaissance astronomiques de l’homme remontent à une époque si reculée, ne nous étonnons pas de la portée astronomique des mégalithes qui sont beaucoup plus récent comme l’a prouvé la datation au Carbone 14. A l’aube de l’époque mégalithique, il y a 8000 ans à peu près, il s’est passé quelque chose en Europe. A l’époque romantique, les monolithes étaient censés être l’œuvre des druides, les rainures retrouvées sur certaines pierres plates étaient censées être des rigoles pour recueillir le sang des sacrifiés. Plus récemment, les mégalithes prirent une fonction funéraire, c’est sans doute le cas pour certains, mais les statistiques prouvent que relativement peu de sites avaient une fonction de tombeau. Monuments destinés à vénérer la terre nourricière ou au contraire à implorer la clémence des cieux ; les théories sont nombreuses. D’autres comme Colin Renfrew pensent que leur vocation était liée au culte des chefs ; les cromlechs comme des sanctuaires !

     

    *** Conclusion ***

     

     

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    Le point central du débat entre archéologues et astronomes est donc de savoir si les hommes de cette lointaine époque savaient ce qu’ils faisaient. Pour Alexander Thom, nos ancêtres contemporains des mégalithes n’avaient qu’une connaissance fondée sur l’expérience, et leurs alignements mégalithiques révèlent un sens de l’observation hors du commun et une patience à toute épreuve à une époque où la survie était le principal but de l’humanité. Pourtant si les déplacement du soleil sont globalement réguliers et donc observables, l’analyse du déplacement de la lune s’avère une tâche bien plus ardues…

     

     

    Aura2

     

     

    La taverne de l’étrange- 27 juillet 2006

     


     

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    Rencontre du 4ème type

     

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    1975- Le cas Travis Walton

     

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    Un bûcheron américain affirme avoir été enlevé en 1975 par des extraterrestres. Ses collègues ont témoigné : ils ont bien vu une soucoupe volante, seul Travis, qui a aujourd’hui changé sa hache d’épaule, peut le raconter. De son histoire, Travis Walton a fait un livre et la Paramount un film !


     

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    Pendant de longues nuits, Travis Walton a fait des cauchemars. Ce bûcheron américain de l’Arizona, a vécu le 5 novembre 1975 une expérience hors du commun. C’est du moins ce qu’il raconte. Ce soir-là, il s’engouffre avec six autres bûcherons dans le véhicule tout-terrain qui les ramène chez eux, après une journée de travail dans l’une des régions les plus sauvages des Etats-Unis. Il est 18 heures.

     



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    *** Entre les arbres, ils voient une étrange lueur…***

     

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    Au loin, entre les arbres, les hommes aperçoivent une lueur étrange. Ils s’approchent et repèrent un énorme objet en forme de disque. Travis descend du 4x4, s’élance vers ce qu’il appelle une soucoupe volante, laquelle émet alors des bruits stridents. Brusquement, il se trouve projeté au sol, sans connaissance. Ses copains ont une peur bleue, démarrent aussitôt et laissent leur ami gisant à terre. Quelques kilomètres plus loin, ils décident de revenir sur les lieux, mais Travis a disparu. Ici commence un mystère que personne, et surtout pas Travis Walton, n’a réussi à élucider…

    « J’ai été enlevé pendant cinq jours, raconte t'il. Je ne sais pas ce qui m’est arrivé. Je n’ai été conscient qu’une heure. Je me souviens : j’étais allongé sur une table, entouré de trois créatures de forme humaine, de taille supérieure à la normale et vêtues de combinaisons bleues. Elles n’avaient pas de cheveux et ne m’ont jamais adressé la parole. J’ai essayé de me dégager, de m’enfuir. Elles m’ont appliqué un masque sur le visage et j’ai à nouveau perdu connaissance, jusqu’au jour où j’ai été secouru par une patrouille de police qui m’a retrouvé sur le bas côté de la route. » Récit édifiant d’un homme qui aurait vu des extraterrestres et aurait vécu quelques jours avec eux ! Travis Walton est-il fou ? Etait-il, ce soir là, sous l’emprise d’une drogue ou de l’alcool ? Examiné par des psychiatres, il affirme qu’ils ne lui ont trouvé aucun déséquilibre mental. Quant à la drogue, il jure que les analyses de sang effectuées après le drame n’ont révélé aucune trace suspecte. Ses six collègues, qui tous affirment avoir vu la soucoupe volante, sont, paraît-il, passés au détecteur de mensonge. Reste à savoir si ces « preuves » suffisent à accréditer le témoignage, somme toute assez incongru, du bûcheron.


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    *** L’aventure s’est révélée rentable ***

     

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    Toujours est-il que Travis a, depuis, écrit un livre aujourd’hui épuisé. Il est même en train d’en écrire un autre. Son histoire a également inspiré la Paramount qui a réalisé un long métrage intitulé « Feu dans le ciel », sorti en salles aux Etats-Unis et en vidéo en Europe. Bref, l’affaire fait du bruit outre-Atlantique et rapporte tout de même bien des dollars à la famille Walton. Suffisamment en tout cas pour que Travis préfère aujourd’hui écrire plutôt que retourner couper du bois. Il explique pourtant qu’il n’aime pas trop raconter son histoire. « Je n’ai aucune explication à fournir. Et vous savez, je pourrais devenir fou en essayant d’imaginer qui sont véritablement ces êtres que j’ai rencontrés. »

     



    voir ici le diorama de son abduction !




    Si, un jour, pareille aventure vous arrive, vous penserez à Travis Walton. En attendant, dormez tranquille…


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    1957- Le cas Antonio Villas Boas


     

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    C’est au Brésil, dans le Minas Gerais, quelque part auprès de l’état de Sao Paulo que se produisit en 1957 « le cas le plus étonnant de tous » ainsi qualifié par un spécialiste du problème ovni… Le journaliste brésilien Joao Martins publiait à cette époque une série d’articles sur les soucoupes volantes dans le magazine « O Cruzeiro » ayant invité ses lecteurs a lui rapporter les cas inédits dont ils auraient connaissance. Martins reçut une lettre d’un fermier qui lui faisait part d’une étrange aventure lui étant advenue. Le journaliste trouva le récit du fermier si extraordinaire qu’il décida immédiatement de le rencontrer… L’entrevue eut lieu quelques jours plus tard à Rio en présence d’un médecin, le docteur Olavo Fontes. Le correspondant de Martins était un fermier de 23 ans, un « caboclo » ( d’ancêtres indiens et portuguais ) à l’esprit vif et intelligent. Célibataire, il vivait et travaillait avec ses frères à la ferme de ses parents. Son nom : Antonio Villas Boas. Voici son histoire : Tout a commencer dans la nuit du 5 octobre…Cette nuit là, de la fenêtre de sa chambre, Antonio voit une étrange lumière, plus brillante que la pleine lune, illuminant la cour de la ferme. Son frère la voit aussi…Une autre fois, il observe, encore avec son frère, une lumière « qui fait mal aux yeux » stationnant au-dessus d’un champ… Puis c’est la nuit du 15 au 16 octobre. Il est 1h du matin. Antonio est encore aux champs, labourant avec son tracteur malgré l’heure tardive, quand il voit à nouveau la lumière, comparable à une grosse étoile. Mais cette fois, elle se dirige sur lui…En l’espace d’un instant, l’objet lumineux se rapproche et s’arrête au-dessus du tracteur, le baignant d’une lueur rougeâtre. Au bout d’une ou deux minutes, Antonio, terrifié, voit l’objet s’éloigner d’une quinzaine de mètres devant le tracteur et put décrire celui-ci : «  Je pouvais voir nettement sa forme, il était comme un œuf allongé, avec trois éperons métalliques à l’avant. Il était illuminé d’une « phosphorescence rougeâtre ». Sa partie supérieure, plus lumineuse encore, semble tourner à grande vitesse. Trois supports métalliques apparaissent sous l’engin qui maintenant descend lentement vers le sol… » Antonio est alors pris de panique…Il braque son tracteur pour éviter l’engin mystérieux cherchant à s’enfuir dans une autre direction, mais son tracteur cale quelques mètres plus loin. Ayant abandonné sa machine, il se met à courir. Mais il avance avec difficulté sur la terre fraîchement remuée. Soudain…un petit être casqué et vêtu d’une combinaison grise s’accroche à lui ! Antonio le repousse brutalement, mais trois autres petits êtres semblables surgissent ! Le fermier est alors promptement saisi par les bras et par les jambes et soulevé de terre ! Les petits êtres marquent un temps d’arrêt, paraissant intrigués par les cris poussés par Antonio…C’est alors qu’il en profite pour se débattre davantage, essayant de se libérer, mais les autres réussissent quand même à l’entraîner jusqu’à leur engin.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     




    Malgré lui, il est hissé sur une échelle métallique et flexible qui aboutit à une porte abaissée comme un pont-levis et faisant office de plate-forme. Poussé à l’intérieur, il pénètre dans un compartiment aux murs de métal poli, éclairé comme en plein jour. La porte se referme derrière lui et les petits êtres, se fondant parfaitement à la paroi : hormis le dispositif d’enroulement de l’échelle, l’emplacement de la porte est devenu complètement invisible…Puis il est conduit ensuite dans une autre salle, plus spacieuse. Outre un ameublement sommaire composé d’une table et de tabourets fixés au sol, il remarque au centre de la pièce une colonne métallique allant du plancher au plafond et incurvée en son milieu. Le fermier entend alors ses ravisseurs s’exprimer en un langage étrange, incompréhensible, dont les sons lui évoque des plaintes, des grognements et des aboiements de chiens… Puis, au terme de leur délibération, les petits êtres se retournent sur lui et se mettent a lui ôter ses vêtements ! Malgré ses protestations, il se retrouve nu comme un ver. A l’aide d’une éponge, l’un des êtres vient lui répandre sur le corps un liquide onctueux et inodore qui sèche rapidement. Le jeune homme est ensuite entraîner vers l’un des murs sur lequel semble se détacher littéralement une inscription énigmatique… Une porte apparaît donnant accès à une autre pièce, plus petite et meublée d’une sorte de couchette. Tandis que derrière lui le mur redevient vierge de toute porte, Antonio voit avec appréhension deux petits êtres munis de tuyaux et de récipients se diriger vers lui. L’un des tubes est appliqué sur un côté du menton d’Antonio. Il ressent une légère succion et voit un peu de son sang s’écouler dans le récipient. La même opération est ensuite effectuée avec l’autre tube sur l’autre côté du menton. Après cela, il est laissé seul dans la pièce. Seul avec ses pensées…C’est alors qu’il perçoit une étrange odeur…Une odeur écoeurante et suffocante qui le fera vomir. Elle provient d’une légère fumée qui s’échappe par des trous minuscules perçant de petits tubes métalliques dépassant du mur. Puis, après une longue attente, un bruit fait se retourner et il voit alors entrer…une femme, aussi nue que lui, d’un type de beauté différent de celui des autres femmes qu’il avait connues. Ses cheveux étaient blonds, ses yeux bleus, très allongés, rappelaient les yeux stylisés des princesses égyptiennes de l’antiquité. Mais ce qui frappait surtout, c’était la forme de son visage, presque triangulaire sous des pommettes saillant très haut. Sa bouche, finement dessinée, était à peine visible. Elle s’approcha de lui, son attitude ne laissait aucun doute sur ses intentions…Plus tard, la porte s’ouvrit à nouveau, laissant apparaître l’un des petits êtres casqués qui fait un signe à la femme. Celle-ci, avant de quitter la pièce, se tourne une dernière fois vers lui et d’un geste, elle se désigne. Puis, souriante, elle le désigne et pointe un doigt vers le ciel…Antonio se retrouve à présent dans la plus grande salle, parmi les petits êtres. On lui a rendu ses vêtements, il est maintenant plus calme, il n’a plus peur, il sent que son aventure touche à sa fin. Puis, il se dit :  « Antonio, personne ne te croira si tu ne rapporte pas quelque chose…une preuve matérielle à monter ! »

    Il se saisit alors d’un objet qui était posé sur la table, mais aussitôt, on le lui reprend l’objet des mains pour le remettre à sa place. Après cela, l’un d’eux lui fait signe de le suivre. Avant de partir, le jeune homme jette un dernier regard sur ses étranges ravisseurs. Ceux-ci semblent maintenant se désintéresser de lui totalement et aucun regard ne lui est accordé. Mais avant de lui rendre sa liberté, le petit être qui l’accompagne lui fait faire le tour extérieur de l’appareil. Antonio a maintenant quitté celui-ci, la luminosité de l’engin se fait plus intense, la partie supérieure de la coupole accélère son mouvement de rotation. Lentement, l’appareil commence à s’élever tandis que le train d’atterrissage se rétracte et s’efface…Il est 5h 30. Antonio a passé quatre heures et quinze minutes à bord de la soucoupe.



    Durant les jours qui suivirent, Antonio fut sujet à de nombreux malaises semblant résulter de son incroyable aventure : somnolence anormale, migraines, vertiges, démangeaisons, sensations de brûlure dans les yeux…Le docteur Olavo Fontes le soumit à un examen médical approfondi. Il constata la présence de deux taches de chaque côté du menton qui paraissaient provenir de quelque lésion superficielle avec épanchement de sang sous la peau. Dans une lettre adressée au chercheur anglais Gordon Creighton, le docteur fit remarquer que les symptômes décrits par Antonio suggéraient un empoisonnement dû à une exposition à des radiations. Il était cependant trop tard pour effectuer un examen sanguin complet qui aurait pu confirmer ou infirmer cette hypothèse…

    « Ainsi s’achève l’étonnante histoire d’Antonio Villas Boas. A t-il réellement vécu cette expérience au terme de laquelle existerait peut-être actuellement, quelque part sur un monde lointain, une créature issue de l’étrange union qui s’est accomplie durant la nuit du 15 au 16 octobre 1957 sur la planète Terre ?… ».


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    source : « Ceux venus d’ailleurs » par Jacques Lob et Robert Gigi- Dargaud 1973




     

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