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     CERTAINS Y CROIENT DUR COMME FER…

    LES POUVOIRS DES FEES


    Si en vous promenant dans la campagne, vous voyez soudain un petit tourbillon de poussière courir à la surface d’un champ ou d’un sentier, ne vous étonnez pas… c’est une fée qui passe !


    Et si, dans une clairière vous remarquez, au pied d’un arbre, un hêtre de préférence, un grand cercle où l’herbe semble avoir poussé plus drue et plus verte, songez que c’est là, au clair de lune, que les fées ont donné leur fête, la nuit dernière. Ces croyances, on les trouve curieusement, dans toutes les régions d’Europe, de l’Italie à l’Allemagne en passant, avec une prédilection particulière pour les contrées brumeuses des pays celtes : Bretagne, Irlande, Ecosse ou Cornouailles. Les fées, selon les occultistes, peuvent exister. Ce sont des entités venues d’univers parallèles, la matérialisation d’esprits élémentaires. Un prêtre écossais qui se piquait d’occultisme les décrivait ainsi, en 1691 : « Ces fées sont d’une nature intermédiaire entre l’homme et l’ange… d’esprit intelligent et curieux, de corps léger et fluide, quelque peu de la nature d’un nuage condensé et plutôt visible au crépuscule ».

    Selon la tradition, les fées sont des êtres bénéfiques ou maléfiques d’une grande beauté et d’une jeunesse rayonnante ou, au contraire, d’une laideur repoussante, qui président au destin des hommes. Elles hantent les cavernes, les rochers, les fontaines, les rives des lacs, des rivières et des étangs où elles apparaissent, de préférence la nuit, quand il y a à la fois de la brume et du clair de lune et qu’un soupçon de brise peut faire bouger leurs longues robes pâles. Leurs noms varient avec les régions. Ce sont les dames blanches, noires ou vertes, les blanquettes, les bonnes femmes, les filandières, les lavandières, les blanches mains. Certaines ont même un nom propre qui les a fait passer dans la légende comme Ondine, Mélusine, Viviane, Morgane, Berthe la sauvage, Tante Arie, Benefa ou Benohie.

    Les fées sont immortelles, mais de puissances inégales. Aussi se livrent-elles des combats acharnés. Elles peuvent se rendre invisible et se changer en animaux à volonté et elles ont une passion immodérée pour la couleur verte… et le hêtre dont le bois, dit-on, servit jadis à fabriquer la croix du Christ. Aussi jamais la foudre ne s’abat-elle sur un hêtre, ni sur aucun des lieux qui sont hantés par les fées. Leur rôle auprès des hommes commence à la naissance. Ce sont elles qui vont visiter les nouveau-nés et leur attribuent plus ou moins de talents, selon leur humeur. Et quand un nouveau-né « sourit aux anges », en réalité c’est aux fées penchées sur son berceau qu’il fait risette. En Bretagne dès qu’un enfant est né on dresse dans un coin de la maison, une table richement garnie pour les fées. Si elles sont satisfaites de ces cadeaux culinaires elles se pencheront avec davantage de bienveillance sur le bébé.

    En Grèce c’est le cinquième jour après l’accouchement que les « Mires » font leur visite. Et, là aussi, on les attend avec grande cérémonie. En Normandie on habille parfois les enfants de blanc pendant des années pour les vouer aux « bonnes dames blanches ». Aux environs de la Roche aux Fées près de Rétiers, les paysans rendaient un véritable culte aux fées à cause de leur pouvoir sur les petits enfants. Ils prétendaient que les bonnes dames venaient les visiter en passant par les cheminées. Plus tard, quand les hommes grandissent, les fées semblent moins tendres avec eux. Elles continuent à vivre dans leur entourage. Quand un meuble craque, quand une porte grince, quand un rideau bouge, ce sont elles qui passent, invisibles mais toujours présentes. Pourtant elles aiment jouer des tours aux pauvres hommes. On sait qu’Ondine, la jolie fée des eaux, lorsqu’elle rencontre un beau jeune homme qui cherche son chemin s’offre toujours à le guider. Mais elle l’entraîne dans son repaire et le noie. Et si Tante Arie est une bonne fée du Jura qui distribue des friandises aux enfants à Noël, les lavandières anglaises, elles, font le malheur des voyageurs qui les rencontrent la nuit en plein travail au bord des étangs.

    Elles leur demandent de les aider à tordre leur linge et, s’ils acceptent, elles les étranglent avec. Les filandières, ces vieilles fées qui vont toujours par trois, avec leurs quenouilles et leurs fuseaux, ne sont plus guère aimables. Sur leur passage elles jettent des mauvais sorts. Aussi au XVIIe siècle dans l’église de Poissy avait-on pris l’habitude de célébrer chaque saison, une messe en l’honneur des fées pour préserver la région de leur colère. Les neuf fées de l’île de Sein, en revanche, descendantes de druidesses gauloises étaient, elles, la providence des marins. Elles les guérissaient, elles leur prédisaient l’avenir et elles commandaient aux flots de cette passe redoutée de se montrer cléments.

    LES POUVOIRS DES FEES

    C’est le vendredi que les mauvaises fées sont le plus à craindre. Et surtout si vous portez un vêtement de couleur verte. C’est leur couleur préférée – la fée Morgane, dit-on, tressait inlassablement sa splendide chevelure verte – mais elles ont horreur que les humains se l’approprient. Elles ont, ainsi, poursuivi pendant des siècles de leur jalousie la famille des Graham, en Ecosse, dont le vert était la couleur dominante du clan. Inexplicablement dans les batailles les membres de la famille tombaient sous le coup de balles qui avaient toujours traversé les carreaux verts de leurs tartans. Mais c’est surtout au moment de la mort que les fées, messagères du destin (on prétend que leur nom vient du latin « fatum », destin) se manifestent aux hommes. En Europe presque toutes les grandes familles nobles sont persuadées qu’une fée, une « dame blanche », veille au destin de leur lignée et qu’elle apparaît pour annoncer les malheurs, en particulier les morts prochaines. La maison de Suède a sa dame blanche, les Hohenzollern et les Habsbourg aussi. Et la maison d’Autriche également, la fameuse Sissi, prétendit ainsi avoir vu une femme vêtue de blanc courir dans le parc du château. La reine Marie-Antoinette croyait aussi à l’apparition de la dame blanche toutes les fois qu’un malheur était imminent. Louis XVI partageait cette croyance et la veille de sa condamnation à mort il demanda à Malesherbes, son secrétaire, s’il n’avait pas rencontré la dame blanche dans les environs du Temple. Et comme ce dernier s’étonnait, il lui rétorqua : « Eh quoi, vous ne savez donc pas que, suivant le préjugé populaire, lorsqu’un prince de ma maison va mourir une femme vêtue de blanc erre autour du palais ».

    En Irlande, en Cornouailles et en Ecosse les dames blanches deviennent des dames noires et on les appelle « banshees ». Elles aussi apparaissent les nuits qui précèdent une mort soudaine et on les entend pousser des cris atroces qui n’ont rien d’humain, ni même d’animal. Mais, curieusement, seul celui que le destin a choisi ne les entend pas. Georges Langelaan raconte ainsi l’histoire du curé d’un petit village du comté de Clare qui rentrait, une nuit, après une fête, à pied à travers la campagne, en compagnie d’un groupe de jeunes gens et de jeunes filles. Tout à coup d’horribles cris se firent entendre dans les champs qui bordaient l’étroite route. Une jeune fille s’arrêta et s’adressant au prêtre lui demanda, d’une voix tremblante, tout en se signant : « Père vous avez entendu » ? « Entendu quoi ? dit un des garçons de la bande ». Alors tout le monde se regarda en silence. Quelques-uns se signèrent à la dérobée tandis que les cris épouvantables se faisaient à nouveau entendre.

    Le lendemain celui des garçons qui n’avait rien entendu se tua en tombant de motocyclette. Les banshees sont, elles aussi, attachées aux grandes familles du pays et leur apparition annonce toujours la mort d’un des leurs… celui qui n’entend pas leurs cris ! Langelaan rapporte encore l’histoire de cette famille de Cornouailles, les Carnsen qui vivaient au manoir de Flasbury, près de Bude. On entendit les cris atroces de la banshee le 5 juin 1901 quand le petit John Carnsen mourut. On l’avait entendu dix ans plus tôt, quand William Carnsen s’était éteint. Et également quand la grand-mère du petit John s’était écroulée, victime d’une crise cardiaque. On devait l’entendre encore deux fois, à quelques mois d’intervalle, quand Marcus Carnsen, puis sa veuve, disparurent tour à tour. Aujourd’hui, pourtant, la banshee du manoir de Flasbury s’est tue. La famille Carnsen a préféré quitter la région. Elle ne supportait plus de vivre en redoutant, chaque nuit, la plainte de la sinistre fée.

    LES POUVOIRS DES FEES

    source- Nostra n° 184 d'octobre 1975

     

    Tyron- MAJ 11/11/2017

     

     

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    Enlèvements d’humains par des djinns

    J’ai entendu de nombreux récits sur l’enlèvement d’êtres humains par des djinns. Selon un des récits, un arabe, sorti de chez lui pour accomplir la prière du crépuscule, fut capturé par des djinns et disparut pendant des années... Est-ce possible que des humains soient enlevés par des djinns?

    Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid : Louange à Allah ! C’est possible, mais très rare. Cheikh Abdoullah ibn Djubrine  a répondu à la question en ces termes:  « C’est possible. Il est bien répandu que Saad ibn Oubada  fut tué par des djinns pour avoir uriné dans un trou qui leur servait d’abri. A ce propos, les djinns déclarèrent : « Nous avons bien tué Saad ibn Oubada. En lui lançant une flèche qui ne rata pas son coeur. » Du temps d’Omar, un homme fut enlevé par des djinns, et il resta quatre ans entre leurs mains, puis il revint et révéla que des djinns idolâtres l’avaient enlevé et maintenu en captivité jusqu’au moment où des djinns musulmans vinrent les envahir et les vaincre. Ce sont eux qui le ramenèrent chez lui. Ce récit est cité dans Manar as-Sabil et ailleurs. (Voir Manar as-Sabil 2/88.) Le récit de l’enlèvement de l’homme est rapporté par al-Boukhari (7/445-446), et sa chaîne de transmission est vérifiée par al-Albani dans Irwa (6/150 n°1709).

     

    Islam Q&A
    Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

     

    http://www.islam-qa.com/index.php?ref=7871&ln=fre

      

    Démons corporels, supérieurs aux hommes mais inférieurs aux anges, les djinns (en Arabie) djinnian en Iran, djinniler en Turquie, d'une taille souvent gigantesque quoique imperceptible à nos sens, cherchent selon les croyances folkloriques musulmanes, à nous tourmenter sans cesse :


    Les djinns funèbres
    Fils du trépas
    Dans les ténèbres
    Pressent leur pas
    ( V.hugo)

     

    Ils se déplacent seulement la nuit, recherchent l'obscurité et hantent de préférence les lieux déserts, les cimetières et les sites désaffectés. On les percoit parfois grâce aux sifflements qu'ils émettent et, dans ce cas, il est recommandé de s'enfuir rapidement. Certaines légendes sémitiques les considérent comme les fantômes d'anciens peuples disparus et attribuent à leur chef, Djian, la construction des grandes pyramides d'Égypte et du temple de Baalbek. D'aucuns prétendent qu'ils ont la faculté de se muer, à l'occasion, en loups ou en hyènes. Les djinns prennent un plaisir certain à répandre les maladies, et la folie n'est rien d'autre que la «possession par les djinns». Au féminin, on dit djines ou ginnes, termes peu employés. La croyance en l'existence des djinns est de nos jours encore vivace dans le monde arabe, même si celle des incubes a pratiquement disparu dans le nôtre.


    «Un ouvrier du Caire, rapportait le Matin dans son numéro du 15 décembre 1985, a tué sa femme qu'il soupçonnait, après six ans de mariage, d'entretenir des relations illégétimes avec... un djinn, un esprit dont l'existence est admise par la religion musulmane, qui les répartit en bienveillants et malfaisants. Le mauvais génie aurait subjugué la femme d'Abdel Raouf Amhed Ali comme dans le film Hommes et djinns, grand succès sur les écrans du Caire, après la projection duquel l'homme à tuer sa femme...»

    http://www.blogg.org/blog-47011-themes-le_djinns-93271.html 

     

    Peut-on parler aux djinns et les utiliser ?

      

    Questions : Je me suis entretenu avec un homme qui prétend pouvoir parler aux djinns et il m’a dit des choses qui me concernant personnellement. Ces gens-là utilisent des termes et des mots extraits du Coran pour dominer les djinns... Qu’en pensez-vous ? Est-il permis de leur parler ? Qui sont les gens du Livre ? Comment pourrait-je parler avec les djinns et les anges et les voir ?

    Réponse : Louange à Allah ! Il est possible de s’entretenir avec les djinns. Cependant la révélation de choses cachées, notamment les secrets d’une personne, relève de la prétention de connaître le mystère, ce qui est interdit. Ceux qui emploient des termes et des mots extraits du Coran pour dominer les djinns ont souvent recours à des moyens religieusement illégaux. L’emploi des djinns est un privilège réservé à Salomon (psl). C’est pourquoi quand le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) voulut attacher  le djinn qu’il avait maîtrisé au cours de sa prière, il se souvint de l’invocation de Salomon et le lâcha. Aussi faudrait-il donner des conseils à ces gens-là. S’ils s’amendent (tant mieux). Autrement, il vaut mieux rompre avec eux et s’abstenir de leur adresser la parole. Les gens du livre sont les Juifs et les Chrétiens.

    Si l’échange de paroles avec les djinns  arrive sans une initiative de votre part, rien ne vous empêche de leur parler. Mieux, il est recommandé de les appeler à la religion d’Allah et à pratiquer correctement. Ses lois comme on y invite les humains. A cet égard, on ne conseille ni la lecture du livre ni la récitation du Coran car le Coran n’a pas été révélé pour cela ; il a été révélé pour servir de phare et de voie pour (guider) la vie du musulman qui se conforme à ses ordres et s’abstient de ses interdits. S’agissant des anges, il est arrivé au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et à d’autres de les voir, et certains saints ont pu leur parler. C’est le cas notamment d’Imran ibn Houssayn (P.A.a) que les anges saluaient jusqu’au moment où il se fit soigner à l’aide d’un fer chauffé. Ils cessèrent alors de le saluer, mais quand il abandonna la dite pratique curative, ils recommençaient à le saluer. Allah est le plus savant. Plus d'infos sur les Djinns dans le Coran ici !

     

    http://lnmf.net/modules.php?name=Content&pa=showpage&pid=1


     


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  • Dictionnaire élémentaire de l'Islam

    par Tahar Gaïd

    L'Islam admet l'existence des djinns, esprits invisibles, qui, comme les hommes, ont été créés pour adorer Dieu : " Je n'ai créé les Djinns et les .hommes que pour qu'ils m'adorent " (S. LI, 56). Ils ont été créés " de feu clair " : " Quant aux Djinns, nous les avons créés, auparavant, du feu de la fournaise ardente " (S. XV, 27). " Il crée les Djinns d'un feu pur " (S. LV, 15). Ils ont des yeux, des oreilles et un coeur ; il est écrit à propos de ceux d'entre eux qui sont maléfiques : " Ils ont des coeurs avec lesquels ils ne comprennent rien ; ils ont des yeux avec lesquels ils ne voient pas, ils ont des oreilles avec lesquelles ils n'entendent pas ", étant réfractaires à la Parole divine comme les infidèles. Il existe des djinns mâles et des djinns femelles qui procréent par conséquent : " Là, ils rencontreront celles dont les regards sont chastes et que ni homme ni djinn n'a jamais touchées avant eux " (S. LV, 56). Il y a de bons et de mauvais djinns. Au même titre que les hommes, ils périront tous et seront ressuscités, ensuite rassemblés au Jour du Jugement dernier.

    Quant à l'armée d'Iblîs, elle sera précipitée dans le Feu : " O assemblées des djinns et des hommes ! Des prophètes choisis parmi vous ne sont-ils pas venus à vous, en vous exposant mes Signes, en vous avertissant de la Rencontre de votre Jour que voici ? " (S. Vl, 130). " Je remplirai certainement la Géhenne de Djinns et d'hommes réunis " (S. Xl, 119) D'autres djinns sont au contraire soumis à Dieu. Il y a parmi eux des prédicateurs. Ils iront au paradis comme ceux qui écoutèrent la récitation du Coran faite par le Prophète à son retour de Ta'ïf où il alla prêcher vainement la bonne parole aux habitants de cette oasis et demander par la même occasion leur aide : " Lorsque nous avons amené devant toi une troupe de Djinns pour qu'ils écoutent le Coran et qu'ils furent présentés, ils dirent : " Écoutez en silence ! " et, quand ce fut terminé, ils retournèrent en avertisseurs auprès de leur peuple " (S. XLVI, 29). Les djinns ont en effet leur propre communauté. Ils peuplent les lieux où il y a de l'eau, des endroits inhabités, des maisons en ruines et tout autre endroit désert. La croyance populaire leur attribue une corporalité ; ils peuvent se présenter sous forme d'animaux ou d'êtres humains.

    Des djinns exercent sournoisement leur rôle néfaste auprès des hommes comme ils l'avaient exercé également auprès des prophètes. Ils forgeaient des mensonges qu'ils susurraient aux envoyés de Dieu en les enveloppant d'un joli langage : " Nous avons suscité, à chaque prophète, un ennemi : des hommes démoniaques et des Djinns qui se suggèrent les uns aux autres le clinquant des paroles trompeuses " (S. VI, 112). Les païens adoraient les djinns et les associaient à Dieu leur Créateur. Ils voyaient en eux des fils ou des filles du Seigneur : " Ils ont attribué à Dieu les Djinns comme associés, mais c'est lui qui a créé les Djinns. Ils ont imaginé, dans leur ignorance, que Dieu a des fils et des filles. Gloire à lui ! Il est très élevé au-dessus de ce qu'ils imaginent " (S. VI, 100). Selon leur croyance, Satan était le frère de Dieu et les anges des enfantsnés de démons femelles unies au Seigneur : " Ils établissent une parenté entre lui et les Djinns, mais les Djinns savent qu'ils seront réprouvés " (S. XXXVII, 158). Les rationalistes musulmans nient l'existence réelle des djinns. Les Mu'tazilites et à leur suite le philosophe et médecin Ibn Sinâ, l'historien et sociologue Ibn Khaldoun, entre autres, y voyaient plutôt des allégories. D'aucuns considèrent que les djinns sont une allusion à l'existence des microbes.

    De telles idées ne sont pas partagées par la majorité de l'opinion musulmane laquelle pour se soustraire aux influences maléfiques de ces démons, préconise de chercher refuge auprès de Dieu en récitant les deux courtes sourates suivantes : " Dis : Je cherche la protection du Seigneur de l'aube contre le mal qu'il a créé ; contre le mal de l'obscurité lorsqu'elle s'étend ; contre le mal de celles qui soufflent sur les noeuds ; contre le mal de l'envieux, lorsqu'il porte envie " (S. CXIII). " Dis : Je cherche la protection du Seigneur des hommes, Roi des hommes, Dieu des hommes, contre le mal du tentateur qui se dérobe furtivement ; contre celui qui souffle le mal dans le coeur des hommes, qu'il soit au nombre des djinns ou des hommes ", (S. CXIV). La croyance aux djinns n'est pas l'apanage de l'Islam. Les peuples anciens, perses, babyloniens, etc. croyaient à ces puissances naturelles. Le christianisme et le judaïsme n'ignorent pas ces phénomènes et beaucoup de leurs adeptes ne manquent pas de conjurer le mauvais sort par des incantations et la confection de talismans. Les Zoraïstes disaient que les démons avaient été créés par celui qui, d'après eux, personnifiait le mal, à savoir Ahriman.

    La religion chinoise admet que le monde est habité par des bons et des mauvais esprits. Les Hindous croient aux puissances mystérieuses détenues à la fois par des dieux et des démons. La croyance aux djinns et les superstitions qui s'y rattachent se vérifient de nos jours dans les milieux intellectuellement avancés. Les esprits cultivés n'ont fait que donner aux djinns d'autres appellations telles que génie ou esprit invisible. " La seule différence, dit Cheikh Hamza Boubekeur, entre la croyance ancienne et la croyance moderne aux démons à travers les civilisations, c'est qu'elle est devenue plus discrète, plus libre, plus aimable, plus individuelle, alors que naguère elle était au centre de la vie religieuse des communautés religieuses. "

     

    http://www.archipress.org/batin/gaid/djinn.htm

     

    Ici des photos de faux " djinns "...


     


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    Contes de fées

     

    Le monde envoûtant des fées

    On trouve des histoires de fées et de « petits êtres » dans toutes les cultures du monde. Ces mystérieux personnages vivent-ils ailleurs que dans notre imagination ? Selon une croyance vivace, les fées seraient les survivantes d’une ancienne race de petits êtres. Cette conviction est confortée par les ruines de la citée pré-inca de Sacsahuamàn et d’autres vestiges archéologiques « miniatures » similaires d’Amérique du Sud. Il n’est pourtant pas nécessaire de chercher plus loin qu’en Afrique contemporaine la preuve qu’une race d’hommes plus petits puisse coexister avec des hommes de taille normale.

     

      

    Le monde envoûtant des fées

     

    Les farfadets, elfes, gnomes, trolls : ce ne sont là que quelques habitants du royaume des fées que la plupart des gens associent simplement aux contes pour enfants. Petits, insolents, serviables, à l’occasion menaçants, ce sont des personnages bizarres et merveilleux d’un royaume de fantaisie qui ne vit que grâce à l’innocence des jeunes années. Pour la plupart des gens aussi, les années qui passent finissent par dissiper lentement mais entièrement toute croyance dans le monde des fées. Toutefois, chez certaines personnes, l’âge, au contraire, ne fait que renforcer ces croyances pour les changer en convictions. Et c’est une tendance qui s’affirme. Parce que le folklore des fées est enraciné dans les traditions gaélique et celtique et qu’il est étroitement lié aux esprits de la nature. Alors que les idées du new age et le souci de l’environnement fleurissaient pendant ces dernières années, ces traditions s’en sont trouvées renforcées. Certains voyants et médiums prétendent avoir une connaissance spéciale du royaume des fées et des différentes catégories d’êtres qui le hantent. Ces êtres sont souvent associés à des éléments particuliers, ce qui mène à identifier des esprits qu’on appelle « élémentaux » : les gnomes, les sylphes, les salamandres et les ondines, respectivement les esprits de la terre, de l’air, du feu et de l’eau. A l’ère moderne, les récits de fées tendent à se centrer sur les esprits de la nature, les forces qui sous-tendent la création des arbres, des fleurs et même des animaux. Ces discours évoquent ce que Platon appelait les « formes idéales ».

     

    Jusqu’à nos jours, le folklore des fées est très respecté dans certains pays, particulièrement ceux où la tradition celtique reste vivace. En Islande, par exemple, la croyance dans les fées est demeurée presque intacte. Une enquête récente a indiqué que 55% des gens considéraient l’existence des elfes comme certaine, probable ou possible ; seuls 10% des gens trouvaient l’idée saugrenue. Les Islandais estiment à coup sûr qu’il faut ménager les esprits de la nature et cela apparaît quand on construit de nouveaux bâtiments ou des routes. Comme pour faire écho à la pratique chinoise du Feng Shui, des médiums sont convoqués pour négocier avec le royaume des fées et s’assurer que ces projets seront convenablement menés à terme. L’idée qu’il existe un royaume des fées en dehors des livres pour enfants provoquera à coup sûr sarcasme et dérision chez plus d’un ; mais il est pourtant surprenant qu’il y ait de plus en plus de gens qui y croient…

     

    *** DES TEMOIGNAGES D'’APPARITIONS ***

     

    Le monde envoûtant des fées

     

    L’un des ouvrages les plus fameux sur le folklore des fées, incluant même des témoignages de première main, fut rédigé au XX ème siècle par l’érudit américain W.Y.Evans Wentz. On y trouve ainsi ce récit d’un incident survenu en Irlande : « Je n’ai jamais vu une fée, mâle ou femelle, mais ma mère en a vu une troupe. Elle-même et d’autres jeunes filles étaient en train de traire des vaches au crépuscule quand elles virent un essaim de fées tournoyer et se poser sur la prairie en face de la colline. Et, miracle, c’étaient les fées elles-mêmes qui avaient le droit de danser et non les enfants des humains ! Des casques en cloche de soie bleue coiffaient leurs têtes, des habits de soie verte couvraient leurs corps et des sandales de fin tissu jaune chaussaient leurs pieds. Leur abondante chevelure brune leur descendait jusqu’à la taille, et son lustre était celui du soleil doré de l’été. Leur peau était blanche comme le cygne sur l’onde et leur voix était aussi mélodieuse que celle de la grive des bois, et elles-mêmes étaient aussi belles de visage et fines de corps que des images, tandis que leur démarche était aussi légère et majestueuse et leur expression aussi vive que la petite biche rouge des collines. »

     

    Le monde envoûtant des fées

     

    En septembre 1991, Richard Freeman, passionné par l’univers  féerique, fut invité par un groupe d’amis en vacances dans le comté de Cornouailles, au sud de l’Angleterre. L’invitation était plutôt alléchante : les fées sont attirées par les côtes maritimes mais Freeman savait aussi qu’elles vivent au rythme de la Terre et qu’elles se manifestent donc beaucoup moins en automne. Il décida néanmoins de partir pour les falaises ventées qui surplombent la Manche et il n’eut pas à le regretter… Richard Freeman se souvient : « Un soir, nous sommes allés en voiture à Lizard Point pour voir le phare. Il était a peu près 20 heures lorsque nous arrivâmes ; il commençait déjà à faire très sombre. » Les éclairs du phare illuminaient par intermittence la crête des falaises, ce qui donnait au lieu un aspect étrange. Lorsque la voiture atteignit le haut des falaises, un membre du groupe poussa soudain un cri. Le conducteur freina brutalement et Jamie, un jeune garçon qui était assis à l’avant, cria avoir vu quelque chose apparaître brusquement dans le faisceau des phares. La voiture immobilisée n’éclairait pourtant maintenant qu’une route déserte. Il n’y avait aucun signe d’une quelconque nature mystérieuse. « Habituellement taciturne, Jamie nous décrivit avec enthousiasme le petit personnage qui lui était apparu. Il était brun, humanoïde et d’environ 45 cm de haut. » Le garçon n’avait pu distinguer aucun détail de ses traits, mais il affirmait que la créature, probablement effrayée par la voiture, avait tourné les talons et était partie en courant vers l’escalier de pierre qui dégringolait jusqu’à la plage. Freeman et le garçon empruntèrent donc à leur tour le chemin dans l’espoir d’apercevoir la créature, mais sans résultats ; comme si l’apparition s’était tout bonnement volatilisée. A supposer que Jamie n’ait pas été abusé par une illusion d’optique due au croisement du phare côtier et des phares de voiture dans la demi-obscurité, qu’a-t-il vu ? Richard Freeman, qui a enquêté sur de nombreuses affaires semblables dans la région, est intimement convaincu que le garçon pourrait bien avoir aperçu un membre du grand peuple des légendes celtiques : les fées et les lutins.

     

    Le monde envoûtant des fées

     

    Robert Kirk était exceptionnel : prêtre épiscopalien des monts d’Ecosse, il croyait à la réalité des fées. Dans son ouvrage célèbre de 1691, The Secret Commonwealth ( la Communauté secrète ), Kirk enregistra les histoires de fées de sa région. Il les décrivit comme « de nature intermédiaire entre l’homme et l’ange », avec une apparence physique « comme participant de la nature d’un nuage condensé, qu’on voit le mieux au crépuscule. Leurs corps sont si souples, grâce à la subtilité des esprits qui les habitent, qu’elles peuvent disparaître à volonté ». La légende veut que Robert Kirk ne mourût pas, mais qu’il passât directement dans le royaume des fées lui-même, sur une colline près d’Aberfoyle qui porte toujours son nom. On assure que ce prêtre extraordinaire demeure jusqu’à ce jour disponible pour tous ceux qui ont besoin de lui.

     

    Le monde envoûtant des fées

     

    Edgar Cayce fut l’un des plus célèbres voyants du XXème siècle. On l’appelait « le Prophète endormi » car, au cours d’une carrière de quarante-cinq ans, les quelques 14.000 « enseignements » qu’il donna furent dictés alors qu’il était en état d’hypnose. Plusieurs de ces enseignements étaient adressés à des gens qui souffraient de problèmes de santé, et le total des diagnostics que donna Cayce était tout à fait impressionnant. Quand il mourut, en 1945, sa liste d’attente s’étendait sur deux ans. Ses talents psychiques se manifestèrent dès son enfance, quand il jouait au jardin avec une bande d’amis « imaginaires ». Ces « compagnons de jeu de la nature », comme sa mère les appelait, fut le secret qu’ils partagèrent quand ses camarades d’école le tournèrent en ridicule. Ce fut plusieurs années plus tard que Cayce apprit par ses lectures l’existence du domaine des fées, et il fut convaincu dès lors que c’était l’explication de ses expériences d’enfants.

     

    Le monde envoûtant des fées

     

    *** LES ORIGINES CULTURELLES DES FEES ***

     

     

    Le monde envoûtant des fées

     

    Si les régions côtières anglaises ont toujours été le théâtre privilégié de rencontres inattendues, ce peuple ne connaît pas de frontières terrestres ou temporelles. On trouve en effet des histoires de fées ou de « petits êtres » dans toutes les cultures et sur tous les continents. Car si elles ne sont pas à l’origine du folklore et de la légendes, elles en sont les gardiennes tenaces. Le nom que l’on donne à ces personnages varie selon les époques et les mythologies populaires. Les romains les appelaient Fata ( les Destinées ), les Irlandais les nomment banshees ( êtres doués de magie ), les Scandinaves les imaginent elfes ( génies de l’air ), les Provençaux en font des fadas alors qu’en Gascogne on les surnomme fadets. Bref, qu’ils soient sylphes, lutins ou farfadets, tous ces êtres ont en commun d’être réunis par les anthropologues et les spécialistes du folklore dans la vaste famille du « peuple des fées ». Généralement, on les décrit comme des créatures aux traits humanoïdes, mais plus petites que des êtres humains ordinaires. On dit même que ces êtres ont constitué leurs propres sociétés et qu’ils vivent et meurent exactement comme les humains. On les dote aussi de pouvoirs surnaturels qui, dans bien des pays, les font craindre ou vénérer. On peut parfois avoir la chance d’en croiser un….

     

     

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    *** DE PETITS ETRES SURPRENANTS ***

     

     

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    En 1952, Mme C. Woods était en vacances avec des amis près de Newton Abbott dans le comté du Devon, en Angleterre. La chaleur les poussa à monter sur une proche colline pour trouver un peu de fraîcheur. Souhaitant faire une aquarelle du paysage, Mme Woods redescendit chercher ses toiles. En remontant seule, à mi-chemin de son ascension, elle aperçut un petit être adossé contre un rocher qui la regardait gravir la colline. Elle s’approcha lentement et s’arrêta à environ cinq mètres de lui. Là, ils se regardèrent longuement en silence, sans bouger. « Il s’est laissé observer. Au début, je me suis demandé ce que c’était. Je ne me doutais pas que je me sois encore approchée. C’était bel et bien un homme minuscule tout habillé de brun. » Ses notes prises le jour même font état d’un petit homme d’environ un mètre de haut semblant assez âgé. Vêtu d’une sorte de cape et d’une blouse brune serrée à la taille par une corde descendant jusqu’au genou, il était chaussé de simples chaussettes. Après quelques instants, cet « homme » étrange se retira brusquement derrière le rocher. Mme Woods se précipita, fouilla les monticules de pierre alentour, mais la singulière apparition avait disparu. Son récit n’est qu’un exemple de la foule de témoignages recueillis depuis des siècles. Ces récits sont généralement les reflets de légendes perpétuées par les folklores écrits et oraux du monde entier. Mais ces histoires sont-elles le fruit de l’imagination, comme le croient la majorité des gens épris de rationalité, ou bien peuvent-elles décrire une espèce bien réelle d’êtres vivants ?

     

    *** UNE RACE EN VOIE D’EXTINCTION ? ***

     

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    Tous les continents sont bercés par d’antiques légendes décrivant la race de petits êtres vivant en parfaite harmonie avec les humains, mais qui auraient progressivement disparu des lieux peuplés pour se réfugier dans des sites particulièrement préservés et silencieux. Par exemple, les ruines pré-incas de Sacsahuamàn, au Pérou, portent les preuves de l’existence de ces êtres lilliputiens : dans la cité en ruines, on trouve la trace d’un réseau étonnamment conservé de minuscules passages, si petits que même un enfant ne pourrait y pénétrer. Les tunnels de pierre, profondément usés, portent les marques d’un fréquent passage. Qui utilisait ces tunnels ? Selon les folkloristes et les anthropologues, ces êtres qui avaient édifié des cités prestigieuses ont été peu à peu colonisés par les humains de grande taille. Adoptant l’autarcie comme principe de survie, ils se sont réfugiés au confins de la nature pour ne pas totalement disparaître. Avec le temps, ils se sont faits tellement discrets que lorsque par hasard on en voit un, on le prend pour un être surnaturel. Cette explication pourrait être confirmée par le fait que des peuplades vivent encore actuellement en autarcie, comme par exemple certaines tribus de Bornéo volontairement isolées du monde contemporain, mais on voit mal comment cela serait possible sous nos latitudes et dans les lieux que les fées ont la réputation d’affectionner. Cette hypothèse quelque peu facile ne justifie donc pas vraiment la réalité de ces êtres et il faut trouver d’autres arguments.

     

     

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    *** UNE VUE DE L’'ESPRIT ***

     

     

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    Les fées et les lutins représentent un ancien archétype qui existe dans l’imaginaire humain depuis l’apparition de la conscience. En se fondant sur les écrits du psychiatre et psychologue suisse Carl Gustav Jung ( 1875- 1961 ), des chercheurs, tels que le fameux ufologue français Jacques Vallée, lient le phénomène des fées à celui des OVNIS et à d’autres incidents « inexpliqués », et soutiennent avant tout que tous ces phénomènes sont d’origine psychologique. De ce point de vue, les fées, les extraterrestres et les autres créatures mystérieuses seraient l’expression ponctuelle d’une « image » universelle faisant partie de l’inconscient collectif. Aussi, les rencontres avec des fées pourraient très logiquement survenir lorsque, par exemple, à la suite d’un traumatisme, les témoins naviguent aux frontières de l’esprit conscient et de l’esprit inconscient. De nombreux chercheurs sur les phénomènes paranormaux établissent un parallèle similaire avec les phénomènes ovnis. Pourtant, de nombreuses apparitions d’ovnis, vérifiées par des enquêtes officielles, ont été corroborées par des preuves physiques, alors que, pour autant qu’on en puisse juger, les apparitions de fées restent purement anecdotiques et circonstanciées.

     

    *** LES ZONES FENETRES ***

     

    Le monde envoûtant des fées

     

    L’américain John Keel, qui a largement contribué à la vulgarisation de l’ufologie dans les années soixante, s’est efforcé de situer les portes qui relieraient ce monde inconscient des fées à notre réalité. Ce qu’il a appelé des « zones fenêtres » délimitent un espace dans lequel des phénomènes comme les esprits de la nature, les animaux mystérieux, les ovnis et les fantômes viennent d’une autre dimension qui n’est accessible que par le moyen de mystérieux portails transdimentionnels ne s’ouvrant que dans des lieux spécifiques et à des moments donnés. Son expression « zones fenêtres » est aujourd’hui entrée dans le langage courant des passionnés de l’univers des fées. Pourtant, malgré la théorie des archétypes qui rendrait chaque phénomène accessible à tous, cette idée ne parvient justement pas à expliquer pourquoi le monde des fées est accessible à certains « élus » alors que d’autres en sont définitivement exclus. Dans son ouvrage Unexplained ( « Inexpliqué » ), Jerome Clark rapporte le cas de Sabine Baring-Gould ( 1834-1924 ), historienne anglaise de l’époque victorienne, qui, à l’âge de quatre ans, aurait été constamment accompagnée par des « légions de nains d’environ deux pieds ( 50 cm ) de haut » que ses parents ne pouvaient pas voir. Theo Brown, une sociologue spécialiste du folklore, s’est attachée, jusqu’à sa mort au milieu des années 1980, à recueillir les récits de rencontres avec des fées et des lutins. Elle a beaucoup écrit sur le sujet et échafaudé des hypothèses sur la véritable nature de ces phénomènes : « Personne ne voit plus les lutins maintenant ; il en est ainsi depuis l’époque du poète anglais Chaucer ( 1340-1400 ) qui rappelle dans ses Contes de Canterbury que très peu de personnes peuvent avoir la chance de contempler les fées. C’est un don qui ne peut pas s’acquérir par l’éducation. »

     

    Pourtant, de toutes ces explications, aucune n’est vraiment satisfaisantes car le phénomènes des fées reste un mystère au sens propre du terme. Comme pour d’autres phénomènes « inexpliqués », la question de savoir s’il s’agit d’une énigme de l’esprit humain ou d’une mystérieuse réalité extérieure reste ouverte.

     

     

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    *** A LA RENCONTRE DES FEES ***

     

     

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    Après une trentaine d’ouvrages traitant successivement de la Kabbale ou de l’astrologie lunaire, l’écrivain français Haziel est l’auteur d’un livre sur les fées, les reines de la nature, et leurs messagers ( elfes, gnomes, ondines, sylphes, salamandres, lutins, etc. ) Rencontrer la nature vivante, les Fées, paru aux Editions Bussière. Il dénombre notamment les douze fées principales qui ont chacune un pouvoir spécifiques : Mélusine ( la pluie ), Paradis ( l’embrasement ), Viviane ( le diamant ), Melior ( le vent doux ), Morgane ( la chaleur ), Urgania ( le quartz ), Holda ( le vent fort ), Esterella ( le fleuve ), Glasting ( l’élévation ), Mab ( la roche ), Aril ( le vent porteur ), et Selkie ( la mer ). Autant de prénoms fascinants qui ont charmé écrivains ou musiciens. D’ailleurs, la liste d’artistes qui revendiquent fièrement avoir été en relation avec les fées est longue. Citons au hasard Conan Doyle, les frères Grimm, Goethe, Wagner ou surtout l’architecte espagnol Antonio Gaudi qui a construit l’étonnante cathédrale de Barcelone sur les conseils, affirmait-il, de la fée Aril, qui lui aurait indiqué l’emplacement idéal, à égale distance des ondines des eaux ( mer Méditerranée ) et des gnomes des montagnes qui entourent la capitale de la Catalogne.

     

    *** LA FACE CACHEE DES FEES ***

     

     

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    Les contes pour enfants pourraient laisser croire que les fées sont bonnes par essence. Pourtant, certaines d’entre-elles malignes persécutent les humains. Leurs agissements seraient-ils à rapprocher des phénomènes extraterrestres ? Déesses merveilleuses émergeant des eaux ou de l’air, d’une douceur et d’une beauté surnaturelles ; minuscules créatures ailées et inoffensives, voletant de fleur en fleur et dansant gaiement dans les clairières… Nos souvenirs semblent n’avoir conservé que cette image rassurante, protectrice, du monde des fées. Une image romantique héritée du XIXème siècle, très éloignée des descriptions populaires anciennes dont s’inspirent les contes qui ont marqué notre enfance. Si l’on examine d’un peu plus près le folklore et la mythologie des différents continents, on s’aperçoit rapidement que, si les fées pouvaient parfois être inoffensives, voire bienveillantes, elles étaient assez souvent hostiles à l’espèce humaine. Ainsi en allait-il de ces femmes capricieuses et cruelles, d’autant plus malveillantes que leur beauté séduisait les hommes et les conduisait à leur perte ! Telles étaient les sirènes, qui attiraient les marins par leurs chants ensorcelants et faisaient sombrer les navires en provoquant des tempêtes effroyables. Et elles ne sont pas seules à peupler cet univers fantastique.

     

    *** DES ESPRITS RETORS, VOIRE ASSASSINS ***

      

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    Les histoires populaires ont représenté un monde parallèle d’esprits retors, taquins, voire assassins, un monde invisible dont quelques-uns ont pu percevoir le souffle, l’odeur, le murmure… mais dont on ne pouvait trahir les secrets par crainte des représailles. Autrefois, on attribuait aux elfes les décès inexpliqués, les disparitions, les enlèvements d’enfants, les infirmités ; les rhumatismes étaient provoqués par les pincements des esprits fâchés contre les humains ; si, en cas de paralysie, on parle encore d’« attaque », c’est qu’il s’agissait d’une « attaque des elfes ». On croyait alors que les têtes de flèches en silex, datées aujourd’hui de l’âge de pierre, appartenaient aux esprits : leurs blessures étaient mortelles et invisibles. Pour ceux qui croyaient à l’existence de ces créatures surnaturelles, le monde était rempli d’une diversité incroyable d’êtres, qui reflétaient l’imagination et la prédisposition des humains à l’égard du bien ou du mal. De nos jours, occultistes et spécialistes des phénomènes inexpliqués ont tendance à regrouper les fées, gnomes, elfes, korrigans et autres génies sous une appellation commune : esprits de la terre, ou des éléments.

     

    Le monde envoûtant des fées

     

    Dans ce contexte, les personnages décrits dans le folklore et la mythologie seraient des manifestations diverses des mêmes champs d’énergie cosmique. D’après certains chercheurs spécialisés dans l’étude des OVNIS, les apparitions d’êtres surnaturels, d’animaux mystérieux, de fantômes, voire d’extraterrestres, seraient des manifestations différentes d’un même phénomène, à savoir la libération d’une énergie universelle à l’état inerte, qui prendrait une apparence pouvant être appréhendée par la conscience humaine. Le psychanalyste américain d’origine autrichienne, Wilhelm Reich, a acquis la conviction qu’il existe une énergie cosmique primordiale et inerte qui permettrait de guérir toutes les maladies. Cette énergie se diviserait en deux grands types : l’orgone Or ( Orgone Radiation ), force positive et vitale, et l’orgone Dor ( Deadly Orgone Radiation ), rayonnement négatif et destructeur. En 1948, Reich fonde l’Orgone Institute à Rangeley, dans le Maine, aux Etats-Unis. Il y réalise des expériences dans le domaine de l’orgone et de l’électromagnétisme et construit un « accumulateur à orgone », machine dont il espérait qu’elle serait capable de concentrer l’énergie cosmique positive sur les êtres humains. On raconte que, pendant le déroulement de ces expériences, des nuages menaçants se seraient formés au-dessus de l’institut, des personnes travaillant dans le laboratoire et des visiteurs seraient tombés malades, et il se serait dégagé de cette zone une sensation d’oppression, de malheur imminent. Les arbres et les buissons des environs auraient noirci et auraient fini par périr. C’est alors que Reich affirma avoir réussi à produire de l’orgone « négative », à l’origine selon lui des maladies et de la mort des végétaux. Après avoir commercialisé ses « accumulateurs à orgone », Wilhelm Reich fut poursuivi pour exercice illégal de la médecine. Passant outre l’interdiction, il fut condamné à deux ans de prison. Cette idée d’orgone « positive » ou « négative » rejoint l’opposition entre les apparitions supposées inoffensives et celles censées être maléfiques. Quel processus est-il en œuvre dans la manifestation d’une forme d’énergie ou de l’autre ? La réponse serait à chercher du côté des préjugés et des attitudes individuelles qui, en s’associant à cette « force cosmique », donneraient aux créatures la forme et le caractère que veulent bien leur conférer ceux qui disent en avoir vu.

     

    *** UNE CHAUVE-SOURIS A VISAGE HUMAIN ***

     

     

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    Un exemple illustre clairement le fonctionnement de ce processus dans un ouvrage du mystique britannique Geoffrey Hodson datant de 1925, Fairies at Work and Play. Il y est question d’un esprit protecteur que l’auteur aurait « vu » dans une forêt de conifères de la région des lacs, au nord de l’Angleterre : « J’eus l’impression d’avoir devant les yeux une créature énorme, rouge vif, qui ressemblait à une chauve-souris ( mothman ? ) et dont le regard intense était fixé sur moi. Je ne peux pas dire qu’elle ressemblait à un être humain ; elle semblait plutôt s’être déployée en chauve-souris à visage humain. Dès qu’elle se sentit observée, elle reprit instantanément sa forme originale et sembla nous défier en plongeant son regard dans le nôtre, puis elle s’enfonça dans le flanc de la colline et disparut. » Si l’on envisage les apparitions de fées comme la manifestation d’énergies pouvant emprunter des formes distinctes, on peut alors découvrir des parallèles troublants entre les récits folkloriques sur ces êtres malveillants d’autrefois et de nombreux témoignages récents d’activité paranormale. Dans un ouvrage sur les mystérieux animaux de Bretagne et d’Irlande, Graham McEwan raconte l’histoire d’une créature particulièrement déplaisante qui aurait été vue dans l’école du village de Goodhurst, dans le comté de Kent. Cela se déroule dans les années 1950. L’institutrice et écrivain Joan Forman décide de passer les premiers jours de ses vacances d’été dans son école. Elle s’installe dans une chambre située dans la partie la plus ancienne de l’édifice et se réveille une nuit en découvrant une « chose » qui rampe à gauche de son lit :

     

    « Elle mesurait environ soixante centimètres de long et avait la taille d’un grand chat ou d’un petit chien. Pourtant, elle ne ressemblait à aucun de ces deux animaux. La créature avait deux énormes yeux adaptés à la vision nocturne, comme ceux d’un lémurien, et ce sont surtout ces yeux dont je me souviens. Ils m’ont frappé par la fixité de leur regard posé sur moi. Il s’agit sans doute du regard le plus dégoûtant que j’aie jamais eu à subir ; il émanait de cette chose une sensation de malignité et d’obscénité extrêmes. » Dans la chambre, un froid glacial règne pendant toute la nuit ; la chaleur revient avec les premières lueurs de l’aube. En quelques minutes, la vision a complètement disparu. L’histoire ne s’arrête pas là. Quelque temps plus tard, le successeur de Joan Forman dans cette école fait une expérience similaire, mais dans une autre chambre.

     

    *** ENLEVEMENTS COSMIQUES ***

     

    Le monde envoûtant des fées

     

    Si le parallèle est évident entre certains récits faisant intervenir des fées et les témoignages actuels de phénomènes paranormaux, les ressemblances avec les apparitions d’ovnis relatées aujourd’hui sont encore plus frappantes. Pendant des siècles, on a parlé d’enfants subtilisés par les fées, les gnomes ou les elfes, qui les remplaçaient par d’autres qui, s’ils ne mouraient pas, pouvaient prendre l’aspect d’un être desséché ou déformé, maladif, irritable ou d’un appétit vorace. S’il s’agit là d’un moyen commode pour expliquer des malformations ou des handicaps chez un enfant, il n’en demeure pas moins que, dans le monde entier, les témoignages de personnages ayant vécu ce type d’expérience sont fréquents, et ce dans des cultures parfois très différentes.

     

    Le monde envoûtant des fées

     

     Voici ce que l’on peut lire dans l’Encyclopédie des Celtes : « Depuis les périodes les plus lointaines, on raconte que des mortels sont enlevés pour être emmenés dans le pays des fées. Les petits captifs, nourris dès leur plus jeune âge comme les fées et soignés par ces entités, finissaient probablement par faire partie intégrante de la communauté. Une autre raison, plus terrible, a également été avancée pour expliquer ces enlèvements. En Ecosse et en Irlande, il semblerait que les fées devaient payer un tribut à l’Enfer tous les sept ans et qu’elles préfèreraient sacrifier des mortels plutôt que des représentants de leur espèce. »

     

    Certains spécialistes ont comparé les traces laissées sur le sol par l’atterrissage d’une soucoupe volante avec les « cercles des fées », rondes ensorcelantes non sans danger pour celui qui passe par là. Si l’humain y pénètre, attiré par une musique sauvage et une danse folle, il risque de devenir à jamais esclave du monde des esprits.

     

    *** NIDS DE SOUCOUPES ET CERCLES DE FEES ***

     

    Le monde envoûtant des fées

      

    Le spécialiste français des ovnis Jacques Vallée a publié, en 1972, un ouvrage étonnant, aujourd’hui introuvable : Chroniques des apparitions extraterrestres ( Editions Denoël ), en anglais Passport to Magonia. La Magonie est un pays légendaire très populaire au Moyen Age, censé être entre La Terre et le Ciel, où vogueraient des « vaisseaux de nuages » chargés de porter les récoltes ruinées par la tempête ou la grêle et dans lequel résideraient fées, elfes et lutins. Dans ce livre très documenté, Jacques Vallée souligne que, si l’on extrait les archétypes fondamentaux des récits des témoins de manifestations d’ovnis, le mythe de la soucoupe volante paraît coïncider avec la croyance relative aux fées et aux gnomes des pays celtiques. C’est pourquoi il fait le parallèle entre les nids de soucoupes ( ou crop-circles ) aperçus sur le sol après l’atterrissage d’un ovni et les cercles des fées du folklore populaire, traces qu’elles laissent après avoir dansé dans les champs ; ou entre les descriptions des « passagers des ovnis », venus d’on ne sait où, et celles des sylphes du Moyen Age ou des elfes des contes de fées : mêmes traits humains, même petite taille ( un mètre en moyenne ), même tête ( plus volumineuse que la moyenne ), même voix cristalline…

     

    *** UNE METAPHORE DU BIEN ET DU MAL ***

     

    Le monde envoûtant des fées

     

    Aussi tentant soit-il d’établir un parallèle entre les enlèvements par des fées et ceux effectués par des extraterrestres, les arguments ne résistent pas à l’épreuve du réel. Selon de nombreux chercheurs, il serait plus opportun de considérer les rencontres avec des êtres surnaturels comme ayant un lien avec les mystères de l’esprit humain. Dans ce contexte, peut-on accorder un certain crédit aux théories de Wilhelm Reich, si l’on considère que la forme que prend l’énergie cosmique dépend largement de l’état d’esprit de celui qui fait l’expérience de cette rencontre ? Ces apparitions de créatures bienfaisantes ou maléfiques doivent s’interpréter comme une métaphore des notions de bien et de mal, qui ont de tout temps taraudé l’esprit humain.

    *

    Le monde envoûtant des fées

    Photo envoyée par Marie

     

    ...quand vous agrandissez la photo qui est sur mon blog, l'on voit les " fées", elles semblent être juste sur le rebord du pont, c'est ce que je distingue sur cette photo et j'ai justement fait ce dessin  pour montrer ce que je vois sur le cliché.

     

    http://mariemanue.canalblog.com

     

     

    Le monde envoûtant des fées

     

     

    http://www.burlingtonnews.net/orgone.html
    http://www.orgone.org/wr-vs-usa/wr0pph56.htm
    http://www.cottingley.net/fairies.shtml
    http://www.fees-et-lutins.com/
    http://www.boutiquefeerique.com/index.php
    http://petites-fees.naturalforum.net/
    http://www.coindesfees.fr/accueil.htm
    http://www.elfes-bretagne.net/
    http://www.mythologie-fantastique.com/pages/accueil.html

     http://membres.lycos.fr/lejournaldesfees/pages/p2rossignol.html

     

     

    La taverne de l’'étrange- 18 décembre 2006

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