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    JACK THE RIPPER

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    " Un jour, les hommes me rendront hommage car je serai

    celui par qui le 20ème siècle est né " 

     

    Jack l’Eventreur

     

     

    sang

     

     

    Whitechapel, dans les quartiers industriels de Londres, le 9 Novembre 1888 à 10h45 du matin, John Bowyer, employé d’une agence immobilière, se rend à Miller’s Court afin de récupérer quelques loyers en retard. Arrivant au N° 13, il frappe à la porte de Mary Jane Kelly, une jeune prostituée. Son appel restant sans réponse, il décide d’interpeller la jeune femme par le petit carreau cassé donnant sur la cour. Après avoir poussé la veste faisant office de rideau, Bowyer s’approche puis observe l’intérieur de la pièce ; soudain, celui-ci reste paralysé face à son effroyable découverte. Devant lui, gisant sur son lit, Mary Kelly baigne dans le sang, le corps atrocement mutilé…Jack l’éventreur alias Jack The Ripper- venait à nouveau de frapper, et ce, pour la cinquième et dernière fois. Depuis ce meurtre, la police, la presse et de nombreux « ripperologues » n’ont pu définir l’identité exacte du tueur. Du coup, l’affaire du « boucher » de Whitechapel va bon train.

     

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    Le film avec Johnny Depp incarnant l'inspecteur Abberline dans le film "From Hell".

     

    De rebondissement en rebondissement, elle abreuve depuis plus d’un siècle le mythe de l’Eventreur sans jamais pour autant l’avoir élucidé. Tout commence le 31 Août 1888, avec le meurtre de Polly Nichols qui mit en émoi la population londonienne. Puis, suivront Annie Chapman le 8 Septembre, ainsi qu’ Elizabeth Stride et Catherine Eddowes le 30 Septembre et enfin Mary Kelly le 9 Novembre.

     

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    Le rapport entre ces cinq victimes tient uniquement en deux points : elles étaient toutes prostituées et vivaient à Whitechapel. Toutes les cinq ont également subi d’horribles mutilations, voire l’ablation et la disparition de certaines parties de leur corps. Une chose était donc sure : il s’agissait d’un seul et même homme…mais qui ? Depuis cette époque, l’affaire de l’Eventreur sut s’entretenir de délires. Ainsi, de nombreux essais et fictions ont suspecté le monstre d’être un druide, un magicien noir, un homme invisible, un voyageur temporel, un orang-outan (singe ), et même, un gorille ! La police, pour sa part, fit arrêter et interroger sur le vif différents suspects, suite à ces arrestations, d’éventuelles solutions furent invoquées. C’est ainsi que des médecins, internes, vétérinaires, avorteurs, et infirmières furent confondus en « docteur jack » et que des policiers, militaires, marins, fous, syphilitiques, mendiants et autres riches furent pressentis comme « l’assassin éventreur ».
     
    Sir Melville Macnaghten, directeur adjoint du Criminal Investigation Department de Scotland Yard en 1890 explique qu’en 1888, Scotland Yard soupçonnait trois inconnus : un jeune avocat raté du nom de Montague John Druitt retrouvé noyé dans la Tamise juste après le dernier meurtre, Aaron Kosminski (le coupable supposé, voir dernier article du 8/09/2014), coiffeur juif polonais interné dans un asile à cause d’hallucinations qui le poussaient à d’extrêmes comportements et à des violences sexuelles, et Michael Ostrog un repris de justice russe, dangereux mais dont Scotland Yard ignorait les faits et gestes lors de cette vague de crimes.

     

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    Bref, faute de preuves, la police décréta un non-lieu, mais ces trois hommes restent les éventuels coupables. Une récente affaire racontait la découverte, en 1991, des carnets de l’inspecteur dirigeant l’enquête à Whitechapel, le détective inspecteur Frederick George Abberline écrits en 1896. Ce mémoire, un faux avéré, mentionnait un complot mené par Albert Victor, duc de Clarence, petit-fils de la reine Victoria, par lord Randolph Churchill- le père de Winston- et Sir William Gull, le propre chirurgien de la reine Victoria. La même année, en 1991, Melvyn Fairclough publiait « The Ripper and the Royals ». Hypothèse reprise dans «  Jack l’Eventreur  », téléfilm anglais de D. Wickes avec l’acteur Michael Caine.

     

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    Michael Caine dans le film "Jack The Ripper" en 1989

     

     

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    Sir William Gull médecin personnel de la reine
     
    Ce document accuse- de nouveau- Sir William Gull avec l’aide de son cocher d’être le célèbre meurtrier. Malheureusement, en plus des 72 ans de Gull et de ces nombreuses crises de paralysie, le carosse dans lequel les victimes auraient été éventrées, était bien plus large que les rues étroites de Whitechapel. Cette solution fût donc considérée comme fausse, repoussant ainsi la découverte de l’identité du monstre. Une autre accusation salit à nouveau la famille royale, celle d'Albert Victor, duc de Clarence, petit-fils de la reine Victoria qui passa également pour être l’éventreur. Rumeur vite étouffée puisque Victor se trouvait très éloigné de Londres pendant certains crimes, et de plus, au vu et au su de nombreux témoins. Une autre solution concernait la confession écrite d’un certain « docteur Stanley » dont le fils serait mort d’une syphilis contractée chez une prostituée à Whitechapel. Retrouvant la trace de la coupable, il décida de la tuer ainsi que toute personne pouvant la prévenir. S’ensuivent tous ces massacres, jusqu’au crime de la fautive : Mary Jane Kelly.

     

    Cette conclusion fût déclarée incohérente ; la période d’incubation de la syphilis étant de 10 à 20 ans, Mary Kelly étant morte à 25, celle-ci aurait dû fauter avec le fils du docteur entre l’âge de 5 et 15 ans… Cela dit, l’assassin ignorait peut-être la durée d’incubation… Face aux séries de meurtres de l’Eventreur, aux pressions de la foule et à l’inefficacité de Scotland Yard, la presse improvisa la protection du citoyen en s’appuyant sur quelques idées extravagantes : « le quartier servant de terrain de chasse à l’Eventreur devra être divisé en districts qui seront sous couvert d’une patrouille de nuit composée de volontaires. Les infortunées, qui sont l’objet des attaques de l’assassin devront être suivies à distance par un ou deux détectives amateurs. Des sifflets et des systèmes de signaux devront être également fournis… ». L’idée de permettre aux prostituées d’exercer leur profession sous la protection bienveillante de vigiles peut faire sourire, mais étant donné la psychose ambiante, on était prêt à tout pour combattre le monstre. D’autres idées encore plus folles suivront : on proposera de déguiser les policiers en prostituées, ou encore de remplacer les chaussures trop bruyantes des agents par des semelles caoutchoutées.

     

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    Un journaliste menant son enquête déguisé en femme finira même au poste de police, tandis que d’autres de ses confrères seront arrêtés par erreur… La Jack-mania se transformera en paranoïa ! Bref, plus d’un siècle vient de s’écouler, de nombreuses histoires et d’éventuelles solutions ont proliféré, mais l’identité de Jack L’Eventreur demeure toujours inconnue. Et pourtant, cette affaire que l’on croyait sans issue, rebondit à nouveau en 1993, avec la découverte d’une pièce à conviction plutôt étonnante :

     

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    le journal du bon vieux Jack en personne, ou plutôt celui d’un certain Maybrick James… Marchand de coton et membre de la bonne société de Liverpool, Maybrick semble pourtant avoir été traumatisé par quelques évènements de sa vie. En effet, d’une part, il se droguait d’un mélange d’arsenic et de strychnine censé soigner sa malaria, et d’autre part, il endurait l’adultère actif de sa jeune épouse. Ce serait donc uniquement par vengeance et sous l’influence de sa drogue que Maybrick s’en serait pris aux prostituées de Whitechapel. Délirant donc sur une soixantaine de pages, notre bon James confesse, d’une écriture névrosée, ses crimes au détail près ; du dépeçage de ses victimes à la jouissance de son acte…

     

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    Menant intuitivement l’enquête, l’instigatrice de cette trouvaille, Shirley Harrison, reste tout de même sur ces gardes, en rappellant au passage l’affaire des faux « carnets d’Hitler » où le journal allemand Stern soucieux d’une exclusivité avait été victime d’un énorme canular. Après de brêves recherches, il apparaît que le journal présumé de l’Eventreur provient d’un brave ouvrier de Liverpool, Mickael Barrett, qui en échange du journal n’a demandé qu’une somme dérisoire. De plus, l’objet semble, après expertise, provenir effectivement de l’époque victorienne, ainsi que l’encre recouvrant les pages- quoique des experts américains affirment que celle-ci est postérieure à 1921 ! Le contenu, pour sa part, fait allusion à différentes situations connues seulement de l’assassin, dont Scotland Yard ne dévoila le secret qu’aux alentours de 1987… De ce fait, de nombreuse attaques allèrent à l’encontre de ce pauvre Barrett. Cherchant à se défendre, il déclara : « cette découverte m’a stressé plutôt qu’autre chose, voilà maintenant qu’on m’accuse d’être un menteur et un faussaire ». Alors, journal authentique ou faussaire patenté ?

     

     

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    A ces propos, Stéphane Bourgoin « ripperologue » confirmé et auteur d’un livre sur l’énigmatique monstre, le plus complet à ce jour affirme que ce journal est un faux. Selon lui, d’une part, une erreur intervient dans une indication de Maybrick expliquant qu’il déposa les parties mutilées de Mary Kelly sur la table de nuit ; selon un rapport d’autopsie retrouvé en 1993, certaines parties de son corps, en l’occurrence les seins, furent disposés sous la nuque et les jambes de la victime. Cet oubli prouve qu’il n’a pas été écrit par Jack l’Eventreur. D’autre part, il manque les vingt premières pages du journal ; il est vrai qu’il suffirait à un faussaire de trouver un journal de l’époque victorienne, d’y ajouter les « confessions » du monstre et d’arracher les pages « usagées » de l’ancien propriétaire, subtil et facile…Le fameux journal a été soi-disant retrouvé dans la maison de Maybrick lors de travaux d’électricité, pourtant, ni les ouvriers, ni les nouveaux propriétaires ne peuvent confirmer l’information…Alors, s’agit-il ici d’un véritable document du boucher de Whitechapel confessant ses crimes, des aveux d’un fou se prenant pour le monstre, ou bien d’un plaisantin cherchant à mettre un terme au plus obscur fait divers jamais élucidé ? A ce jour cela reste un mystère entier.

     

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    info du 21/11/2006

     

    la photo du monstre reconstituée par des profilers anglais

     

    -Mise à jour de l'article le 8 septembre 2014-

     


     

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    Film à voir : From Hell des frères Hugues, 2002 avec Johnny Depp et H. Graham

     

    Jack L Eventreur Mysteres Tf1 par Hybride54

     


     

    La taverne de l’étrange- 13 Janvier 2006

     

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  • Vague d’Ovni en Belgique

     

     
     

    Pendant deux ans, la Belgique a été survolée par des Ovni. Traqués par les radars, vus par des centaines de témoins, pourchassés par des F-16 de l’armée belges, Les Ovni conservent leur mystère…

     

     

     Le 27 Septembre 1989, un Ovni aurait atterri près de Moscou, et de cet objet serait sorti un grand humanoïde à trois yeux. Lorsque les journalistes belges annoncent la nouvelle sur les deux chaînes de télévision nationale, le ton est proche de la moquerie. Les commentaires ne manquent pas de faire référence aux martiens traditionnels, …et à la vodka. Autant dire que le climat n’est pas propice aux observations d’Ovni, et que le courage est une qualité dont disposent les quelques 125 témoins qui se manifestent deux mois plus tard, pour annoncer qu’un mystérieux objet a survolé la Belgique. C’est en effet le 29 Nov. 1989, dans une région très limitée, que 125 personnes, dont deux gendarmes, signalent avoir été témoins de ce qu’il est convenu d’appeler une véritable vague d’Ovni.

     

    La présence des gendarmes est importante, car elle représente l’autorité digne de foi par excellence. De plus, l’habitude de la précision des rapports les conduit à relater des observations de façon extrêmement concise, ce qui se révèle être précieux pour les ufologues. Lors d’une patrouille, à la fin de cette belle journée, les gendarmes de la brigade d’Eupen remarquent une grande plate-forme, éclairant un champ jouxtant la route sur laquelle ils roulaient. La partie éclairée du champ se trouve à 50m d’eux. Au départ, ils pensent à l’un des hélicoptères qui assurent la navette entre les hôpitaux d’Eupen et d’Aix-la-Chapelle, mais l’objet qu’ils scrutent est parfaitement silencieux et immobile ; sa taille, qu’ils peuvent estimer en se référant à la tour de communication de la gendarmerie d’Eupen, doit approcher les 35 m de longueur de base. L’objet se présente sous la forme d’un triangle dont la hauteur mesure environ 25 m, pour 2 m d’épaisseur. Il est muni de 3 énormes phares fixés sur les trois sommets. Chacun est estimé à environ 1 m de diamètre. Au centre du triangle, un petit gyrophare rouge clignote avec une période d’environ une à deux secondes.

     

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     Au départ, l’immobilité de la masse sombre exclut l’hypothèse d’un avion, puis l’Ovni se déplace très lentement, à une vitesse avoisinant les 60 km/h. Un avion capable de voler à 120 m du sol dans le silence le plus total, et surtout à une vitesse aussi faible étonne les gendarmes qui avertissent immédiatement le central de la caserne d’Eupen. Il est 17h24. Après vérification, ils ont confirmation de l’absence de manœuvres militaires dans cette zone. Aucune expérimentation d’appareil secret n’est en cours et aucun AWACS n’est en vol. La camionnette tente alors de se placer sur la trajectoire de l’objet, mais, comme s’il l’objet avait deviner leur intention, l’Ovni s’arrête brusquement, fait demi-tour sur place et reprend le chemin inverse. Leur observation s’arrête momentanément ici, mais les recoupements effectués par la Société Belge d’Etude des Phénomènes Spatiaux ( sobeps ) montrent que l’objet a survolé la ville d’Eupen.

     

    Puis, les gendarmes, repartis sur la route des crêtes, vers Membach, sont à nouveau les témoins privilégiés d’un fabuleux spectacle. Dans une nuit noire, mais superbement étoilée, l’Ovni s’est posté à la verticale du lac de Gileppe. Après quelques minutes d’immobilité, il se met à émettre de manière répétée deux minces faisceaux rougeâtres dans des directions opposées. Au moment où les faisceaux disparaissent, une boule rouge se concentre aux extrémités. Ces deux boules reviennent alors vers l’objet, puis se mettent à tourner autour. L’étrange opération se répète jusqu’à 19 h, heure à laquelle l’Ovni se met en mouvement, pour disparaître dans la direction de Spa, laissant les deux gendarmes dans un brouillard de doutes…

     

    Le début d’une vague 

     

     

    …les données de la SOBEPS, alimentées par les gendarmeries et la presse locale montrent que les observations commencent dès le matin de 29 Nov. , vers 10h30, un militaire observe le même objet que celui décrit par les gendarmes. Grâce à la lumière diurne, il peut en discerner la couleur métallique, genre zinc. A 15 h, un grossiste en aliment pour bétail aperçoit un objet ovoïde d’environ 20 m sur 10, volant à une vitesse de 30 km/h à 150 m du sol. A 16 h, Mme F. aperçoit un énorme « cigare » volant. A 16 h 40, un écolier de Charneux voit un étrange triangle équilatéral, volant très lentement, à 100 m du sol. Au total, 125 témoignages sont recueillis par la SOBEPS, pour cette seule journée du 29 Nov. 1989. Les évènements, que l’on a crus exceptionnels, reprennent quelques jours plus tard et bientôt, les Ovni se mettent à couvrir la Belgique entière.

     

    Chaque jour est une nouvelle moisson de témoignages pour la SOBEPS ;  les quelques enquêteurs bénévoles passent leurs dimanches à rencontrer les témoins, les questionner, établir des plans, des schémas, des cartes. Les cassettes s’accumulent sur les bureaux, le répondeur est saturer d’appels. Scrupuleusement, les rapports d’observations sont conservés, classés et répertoriés afin de permettre un traitement efficace. Ainsi, les recoupements permettent de traquer les Ovni, définir leurs trajectoires et leur comportement ; les observations ont souvent lieu au-dessus des autoroutes. Les objets longent les grands axes d’un vol lent. Les rumeurs vont bon train : du dirigeable conçu par des étudiants farceurs au vulgaire ULM en passant par les inévitables envahisseurs, la presse a tout imaginé.

     

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    Un Avion Furtif ?

     

    Depuis le 10 Nov. 1988, Washington a annoncé l’existence d’un étrange avion, le F-117 A de la firme Lookheed, également appelé Stealth Fighter. Cet engin, de type furtif, existerait depuis une dizaine d’années ( à l’époque des faits ). La raison du silence planant autour de cette merveille de la technologie est qu’il s’agit d’un avion espion, indétectable au radar, il est également conçu pour laisser une très faible signature infrarouge. Il a la forme d’un boomerang noir et peut être perçu comme une grosse masse triangulaire sombre par un observateur non-averti. Son envergure est de 13 m, sa longueur de 20 m et sa hauteur de 3 m. Avec une vitesse d’approche à l’atterrissage de 278km/h, et une vitesse maximale d’environ mach 1 au-dessus de 10.000 m d’altitude, il constitue un véritable oiseau invisible. Il dispose de trois gros phares, sous la carlingue, qu’il allume à l’atterrissage. De plus, il est très silencieux, de quoi troubler les enquêteurs de la SOBEPS ... Non, d’une part, les phares d’approche ne se trouvent pas aux extrémités des ailes, mais au niveau des trains d’atterrissages.

     

     

    La grande vague sur la belgique 

     

    D’autre part, le F-117 A n’est capable ni de faire du vol stationnaire, ni d’évoluer à très faible vitesse. L’armée américaine confirme d’ailleurs aux autorités qu’aucun avion espion n’a violé le ciel belge ; et même si c’était le cas, quel serait l’intérêt de voler au dessus des axes les plus fréquentés, tout feux allumés. Ce serait le comble de la discrétion, surtout pour un avion furtif ne respectant pas les accords gouvernementaux…L’hypothèse du F-117 A s’écroule définitivement dans la nuit du 30 au 31 Mars 1990, en effet, c’est dans la soirée du 30 Mars que le gendarme Renkin observe un Ovni ; celui-ci, qui n’est pas en service, fait prévenir son collègue, le capitaine Pinson. Les évènements se précipitent, et Pinson appelle le radar de Glons. Effectivement un écho non-identifié a été relevé à l’endroit indiqué. A la demande du centre radar, l’armée belge fait immédiatement décoller deux de ces avions, des chasseurs F-16.

     

    L’objet qu’ils prennent en chasse vole de façon erratique à quelques 3000 m d’altitude, à une vitesse de 50 km/h ; en 75 mn, guidés par les radars au sol, les F-16 font neuf passages, et par trois fois l’interception est réussie. Cela signifie que, trois fois, le radar de bord des F-16 «  s’accroche » à l’objet, ce qu’on appelle le « lock-on ». Au moment du lock-on, la vitesse de l’Ovni est de 280 km/h, alors que les F-16 volent à 900km/h. Leur vitesse ne peut être supérieure, puisqu’ils survolent à une altitude relativement faible ( 3000m ) la banlieue sud de Bruxelles. Or, s’ils passaient le mur du son, le « bang » caractéristique pourrait endommager les vitres des habitations. Alors qu’ils interceptent l’Ovni, celui-ci passe quasi instantanément de 280 km/h à 1830 km/h.

     

    L’accélération avoisine les 40g – symbole de l’intensité de la pesantence, ce qui se traduit par le fait que l’éventuel pilote d’un tel appareil serait mort sur le coup, écrasé par son propre poids, 40 fois supérieur à la normale. Un autre mystère réside dans l’absence du « bang » généré par le passage du mur du son ; la boite noire vient confirmer les observations des pilotes, pourtant, ceux-ci n’ont eu aucun contact visuel. En revanche, des témoins au sol confirment le balai nocturne qui s’est offert à leurs yeux. Selon le colonel De Brouwer, maintenant général commandant la force aérienne belge, aucune explication ne peut être apportée aux évènements qui ont marqué la nuit du 30 au 31 Mars. Les explications consistant à mettre en cause une puissance étrangère – les Etats-Unis en l’occurrence- sont exclues, et l’énigme de l’aventure des F-16 ne peut être percée. Bilan : toutes les hypothèses sont permises, même les plus folles… En attendant, la SOBEPS vient de proposer une motion, déposée au parlement européen par le ministre belge de l’audio-visuel et de l’enseignement, visant à instaurer une collaboration des instances officielles ( armée, laboratoires…) dans le cas d’une vague d’Ovni.

     

     

    Ici le B2 furtif

     

    Les triangles volants ne sont pas une exclusivité belge, le 5 Nov. 1990, à 19h, la France entière a été survolée par un ou plusieurs objets, souvent décrits comme un triangle formé par trois gros phares. Cet Ovni volait à très basse altitude, et à faible vitesse. C’est en tout cas  ce que rapportait la majorité des témoins. Deux jours plus tard, le Centre National d’Etudes Spatiales de Toulouse annonçait que tous s’étaient laissés abusés par la désintégration d’un troisième étage de fusée russe, d’une vingtaine de m de long, à une altitude de 100.000 m… Boris Chourinov, vice-président de l’union Ufologique Russe ( organisme reconnu par l’état ) prétend avoir posé la question à ses collègues du complexe Energie : aucun troisième étage de fusée n’est retombé à cette date…

     

     

    A lire « Ovni Contact, une enquête choc : plus de 400 Ovnis sur la France… » de F. Marie

     

    Plus d’info ici :

     

    http://ufologie.net/htm/belstu01f.htm

     

    *** Mise à jour ***

     

    15/10/2013

     

    Suite à un e-mail reçu par une personne concernant des infos sur les crop-circles, voilà un témoignage sur la vague belge de 1990 vécu par cette personne qui souhaite rester anonyme. Je lui ai demander l'autorisation de publier ceci car je voulais que vous puissiez lire son histoire, et elle à accepter tout naturellement, merci à elle !

     

    voilà les faits :

     

    ... Effectivement, même si ce genre de manifestations ne se produit pas qu'en Belgique, il faut bien avouer que nous sommes relativement bien servis pour un si petit pays. Pour être sincère, j'ai une formation scientifique, je suis un épouvantable athée et ma seule religion est la science. Ceci en prélude à ce que je vais vous expliquer. Oui j'eprouve le besoin de me justifier car j'ai un peu de mal à gober tout et n'importe quoi; pourtant: Cela c'est passé environ 1 an et demi environ après la fameuse "vague d'ovnis belge". Je revenais vers 23h30 de chez un ami seul en voiture, (il y a 2 bases militaires stratégiquement importantes dans mon village) en passant à proximité d'une de ces bases, perpendiculairement à ma route, est passé devant moi le fameux triangle décrit maintes fois, à très basse altitude + - 100m et à très basse vitesse que je peux évaluer à environ 30km/h. L'engin à disparu ensuite derrière la caserne. Je suis rentré chez moi et n'en ai parlé à personne, d'autant que je m'étais pas mal moqué de témoignages qu'on m'avait fait (famille, amis...). Soit, 6 mois après, j'en parle à ma femme légèrement moqueuse, je laisse tomber. 2 mois plus tard, nous revenions ensemble d'un anniversaire (petite précision, j'ai travaillé 10 ans en psychiatrie, souvent avec des alcooliques et ce que j'en ai vu a fait de moi un total abstinant à l'alcool), à environ minuit et demi, 400M plus loin que la <script></script>première apparition de l'objet, le même appareil en vol stationnaire cette fois au dessus d'une maison, altitude environ 50M, même triangle noir, trois feux aux angles et une  lumière vague, orangée au centre. Cette fois je m'arrête et stoppe le moteur, j'ai pu l'observer durant 5min avec ma femme qui riait moins à ce moment là... L'engin à fait demi tour sur lui même et s'est dirigé à toute allure en direction de l'arrière de la caserne puis a pris rapidement de l'altitude et a disparu. Je suis un passionné d'aviation et d'astronomie, je n'ai jamais rien vu de semblable sinon sur certains sites décrivant le projet Aurora ( c'est ce qui pourrait y ressembler le plus). Mon village est situé au croisement de deux couloirs aériens importants, et nous avons l'habitude de voir passer toutes sortes d'avions civils et militaires. Mais ceci n'y ressemble pas. Petite précision, nous sommes descendus de la voiture après avoir coupe le moteur, il n'y avait aucun bruit, juste un léger sifflement quand l'engin s'est éloigné. (A cette altitude, un Harrier aurait soufflé le toit de la maison, sans compter le bruit...) Rappellez-vous lors de la vague d'ovnis belges, ils ont ete captés par nos radars militaires, et nous avons envoyé 2 F-16 à leur poursuite. Vous connaissez la suite... petite précision, la belgique est un des rares pays à posséder la même technologie embarquée que les F-16 américains (bien sur, tous les F-16 vendus dans le monde, ne le sont pas  "full version"...), il existe un accord de coopération entre les USA et la Belgique à ce sujet. La raison en est que nous avons un contrat avec eux et que nous fabriquons aussi le F-16.


    Voir historique :


    http://www.mil.be/vox/subject<wbr> <script></script>/index.asp?LAN=fr&ID=517&MENU<wbr></wbr></wbr>=693&PAGE=3

     


    Pour moi la seule explication serait un avion secret, mais alors, quelle technologie emploient-ils pour le vol stationnaire et pour voler à si basse altitude, si lentement et sans décrocher car même si l'on prend en considération les capacités supposées de l'Aurora, rien ne décrit ce genre de comportement.


    Voilà cher ami, un témoignage de plus, un parmis tant d'autres. Tous les gens qui ont pu observer cet engin en Belgique en gardent un souvenir très précis et nous sommes certains qu'il ne s'agit pas d'une hallucination collective ou alors les radars même les plus évolués eux aussi y sont sujets...
    Bien à vous, kenavo

    Mr Anonyme

     


     

    Info du 5 avril 2011- Si cette personne peut me contacter suite à son témoignage important. Mr Patrick Ferryn, coordinateur du Cobeps, aimerais rentrer en contact avec vous pour avoir plus d'éléments sur votre observation similaires à d'autres cas sur la Belgique a ce moment là merci !
     
     
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  • Les crânes allongés sont-ils ...

                                                                                                                                                             

    Les crânes allongés sont-ils d'origine extraterrestre ?

    La terre a-t-elle abrité dans des temps reculés une race d'extraterrestre qui se distingue par une forme de crâne particulièrement allongée et proéminente ? C'est ce que laisse penser la découverte par des archéologues de dessins datant de 70 millions d'années sur des pierres d'Amérique du Sud. Ces pierres, que l'on appelle Iki, représente des personnes dont la tête est clairement disproportionnée, une apparence que l'on peut retrouver sur certains squelettes non identifiés du Caucase russe. D'autres recherches archéologiques ont déterré des squelettes similaires en Europe, notamment en France et en Norvège, ainsi qu'en Asie Centrale. Compte tenu des énormes distances qui séparent tous les lieux de découvertes, on peut s'interroger sur la provenance exacte de ces crânes démesurés.

    Les crânes allongés sont-ils ...

    Plus étrange encore, les crânes allongés présentent également une particularité incroyable : un petit trou au niveau de la couronne crânienne, dont les bords sont extrêmement nets. Le célèbre archéologue Lloyd Pye, affirme avoir étudié de près un des spécimens, trouvé en 1930 au Mexique : " j'ai fait un test ADN sur les os dans 2 laboratoires différents. Et il est clair que certains segments d'ADN sont différents de ceux des humains "... L'archéologue souligne que certaines peuplades ont voulu il y a quelques siècles imiter cette particularités physique en plaçant des cordes très serrées sur le crâne des enfants en bas âge. " Cette mode prouve que des humains ont voulu imiter des étrangers qui possédaient un squelette différent du leur " précise l'archéologue, auteur du pertinent ouvrage " Tout ce qu'on vous a appris est faux ".

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    La Synchronicité

     

     

    On l’appelle la chance, la baraka, le miracle ou la fortune. Mais elle peut être le drame ou l’accident. Et c’est parce que certains l’appellent simple hasard que la question se pose : qu’est-ce que la synchronicité ?

     

     president

     

     

    Le 22 Novembre 1963, lorsque John Fitzgerald Kennedy est assassiné, personne ne se doute que son destin est très proche de celui d’un autre grand président des Etats-Unis. L’histoire vient de faire une boucle, en quelque sorte… 99 ans auparavant, Abraham Lincoln est assassiné dans les mêmes conditions, ou presque. Dans les deux cas, une balle de revolver leur est tirée dans la tête, par derrière. Pour Lincoln, John Wilkes Booth tire dans un théâtre et s’enfuit dans un entrepôt ; quand à Kennedy, Lee Harvey Oswald l’abat d’un entrepôt et se réfugie dans un théâtre. Leurs femmes respectives sont présentes, et cela se passe un vendredi. Les assassins sont nés respectivement en 1839 et 1939. Lincoln est élu président en 1860, Kennedy en 1960. Leurs successeurs sont nés en 1808 et en 1908. L’un s’appelle Andrew Johnson, l’autre Lyndon Johnson et sont tous les deux démocrates du sud et sénateurs. Ils décèdent 10 ans après leur prise de pouvoir.

     

     

     Au passage, remarquons que leurs noms ont tous les deux 13 lettres ; quand aux assassins, dont les noms ont 15 lettres, ils sont assassinés avant d’être jugés. Pour terminer, la secrétaire de Lincoln s’appelle Kennedy et celle de Kennedy s’appelle Lincoln…Et puisque plus rien ne peut nous surprendre, Kennedy a été assassiné dans une Lincoln décapotable, et 1 an avant l'assassinat de A. Lincoln, son fils Robert Todd eut la vie sauve grâce à l'intervention d'Edwin Booth, le propre frère du futur meurtrier du Président ! Les corps des deux présidents sont enterrés, comme c'est l'usage, dans le cimetière d'Arlington, le corps de Kennedy étant inhumé à l'emplacement qu'avait occupé provisoirement celui de Lincoln... 

     

    Hasard, coincidence ? Quoi qu’il en soit, cette étonnante série de faits identiques laisse perplexe. L’histoire se réplique-t-elle ? Les destins similaires des deux présidents resteront probablement à jamais gravés dans nos mémoires. Mais, en fait, le hasard, la chance, la malchance, la loi des séries sont des concepts appartenant à la vie quotidienne, à tel point qu’ils ont donné naissance à des dictons et des coutumes : « jamais deux sans trois », ou encore « un malheur n’arrive jamais seul ». D’ailleurs, chacun possède sa propre collection d’anecdotes. Vous décrochez le téléphone pour appeler votre mère et, surprise, elle répond avant même que vous n’ayez composé le numéro…

     

    Mais y a-t-il une réalité objective derrière ces phénomènes ? Une chose est certaine, la physique et les mathématiques ne sont pas entièrement déterministes. C’est-à-dire que tout ne peut pas être prévu par des lois immuables ; une part de hasard semble vouloir s’immiscer dans les phénomènes les plus courants. Mais ce n’est pas tout ! Il existe un hasard significatif, un hasard dont le sens a une importance chez celui qui le vit. Il est en quelque sorte l’apparition de deux évènements sans rapport logique de cause à effet. Le psychanalyste Carl Gustav Jung et le prix Nobel de physique Wolfgang Pauli ont donné à ces coincidences significatives le nom de Synchronicité, pour la simple raison qu’il s’agit d’une série d’évènements simultanés, plus précisément synchrones. Elles interviennent dans la vie ordinaire et la transforment en succession de faits extraordinaires.

     

    Par exemple, il y a une vingtaine d’années, dans le Nebraska, un groupe de 15 personnes doit se rendre à 19h20 dans l’église de Béatrice, au rendez-vous de la chorale. D’habitude, la ponctualité des membres de cette chorale est irréprochable ; mais ce jour-là, l’un n’arrive pas à démarrer sa voiture. Un autre attend sa baby-sitter…Toujours est-il qu’à 19h30, le système de chauffage à gaz souffle l’église dans une gigantesque explosion. L’accident ne fait aucune victime. Ces coincidences isolées ne semblent être que les manifestations du hasard, mais leur somme et leurs conséquences leur donnent une signification évidente : tous devaient arriver en retard pour éviter l’accident ! On pourrait alors parler de prémonition, mais les raisons de leur retard sont objectivement valables. Aucun d’entre eux ne pressentait le drame, peut-être parce qu’il ne devait pas avoir lieu… Cependant le phénomène de synchronicité n’existe que parce qu’il a un sens pour celui qui l’observe, dans le cas contraire, il s’appelle tout simplement : hasard. Il y a donc une composante psychique et subjective qui échappe à la science.

     

    De plus, la synchronicité a le défaut de ne pas s‘appuyer sur le principe élémentaire de cause à effet. Dans l’exemple cité, le retard de chaque personne est expliqué par une bonne raison. Mais cette raison doit intervenir, selon nos conceptions classiques, avant l’effet qu’elle engendre : la baby-sitter est en retard, donc l’un des chanteurs de la chorale ne peut pas quitter sa maison. Mais regardons plutôt le phénomène dans son ensemble ; la probabilité de l’événement est extrêmement faible. Elle nécessite l’absence conjointe des quinze personnes, précisément au moment de l’explosion. Donc, bien que notre esprit rationnel fonctionne dans une logique de temps linéaire, nous avons tendance à accepter que ce soit la catastrophe qui ait engendré le retard des quinze personnes, d’où la violation du principe de cause à effet. Ce qui signifie qu’un fait ne peut être étudié que si la cause est connaissable. Ainsi, tout ce qui n’est pas causal pose problème aux scientifiques. Voilà l’une des raisons pour lesquelles la science n’apporte pas son crédit à la voyance. Il s’agit en effet d’un phénomène acausal typique, dans lequel le médium voit l’effet avant même d’en connaître la cause.

     

    Face  à cela, il y a deux façons de réagir : d’une part l’attitude sceptique qui consiste à dire que le phénomène doit être causal, mais qu’il a été mal observé, et l’attitude ouverte qui prétend que la causalité n’est peut-être qu’un artefact, un moyen artificiel permettant à notre cerveau de vivre dans un monde structuré. Dans les deux cas, on n’admet qu’on n’y comprend rien…Ainsi, même si elle est l’un des éléments fondateurs de la science, la causalité ne serait peut-être pas une réalité. Difficile à avaler, encore plus à digérer ! 

     

    Voici quelques exemples étonnants :

     

    en 1955, Emile X…décide de mettre fin aux souffrances de son chien malade. Avec un revolver, il tire sur l’animal attaché au fond du jardin. La balle traverse la haie et tue une passante sur le trottoir ; cette dame s’appelait mademoiselle Le Chien… - En 1975, à Dunstable en Angleterre, la famille Melkis regardait un film sur le Titanic. Au moment où le tristement célèbre navire s’apprêtait à heurter l’iceberg fatal, un bloc de glace tombé d’un avion creva violemment le toit de la demeure, par chance, celui-là ne fit aucune victime… - A Londres, le 25 Novembre 1911, trois hommes sont condamnés à mort pour le meurtre de Sir Edmond Berry Godffrey, assassiné dans sa résidence de Greenberry Hill, ces trois hommes se nommaient Green, Berry et Hill…

     

     « Sans la conscience réfléchie de l’homme, l’univers serait une énorme machine sans signification car, dans notre domaine d’expérience, l’homme est la seule créature qui est capable d’affirmer un sens… » C.G Jung

     

     

     La Taverne de l'étrange- 7 janvier 2006

     


     

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    La combustion humaine spontanée


    A travers l’histoire, beaucoup de gens se sont consumés d’une manière soudaine et mystérieuse…

     

     

     

    St Petersburg en Floride, Mme Mary Reeser est restée seule dans la maison de son fils, tandis que le reste de la famille est parti à la plage. En revenant de la baignade, le fils découvre que sa mère est déjà rentrée chez elle ; intrigué, l’épouse du fils se rend à son appartement pour vérifier si tout va bien. Comme elle en témoignera plus tard, cette visite va la rassurer. Mais en y retournant le soir, le fils trouve sa mère contrariée : elle attendait un appel de deux amis, supposés lui louer un appartement dans sa ville natale de Columbia en Pennsylvanie, mais ceux-ci ne l’ont pas appelée. Nerveuse, lorsque son fils la quitte vers 20h, elle lui confie qu’elle ne pourra s’endormir sans avaler deux comprimés de somnifère. Une demi-heure plus tard, Mme Reeser est vue par sa propriétaire assise sur une chaise portant une chemise de nuit et fumant une cigarette. Le lendemain, en se réveillant, sa propriétaire sentira une légère odeur de fumée qui dura environ 1 heure. Mais ce n’est que plus tard, en allant porter à sa locataire un télégramme qui vient d’arriver, que la propriétaire découvre qu’il lui est arrivé malheur. La première chose qui l’alerta est la poignée de la porte d’entrée : si chaude qu’elle retire sa main, hurlant sous l’effet de la douleur et appelant à l’aide. Deux peintres qui travaillent dans la rue accourent aussitôt et quand ils ouvrent la porte, ils sont fouettés par un courant d’air chaud. Pourtant, aucun incendie n’est à déplorer, si ce n’est une petite flamme consumant une poutre en bois qui sépare deux pièces. Arrivent alors les pompiers, prévenus par quelqu’un de l’extérieur. Après avoir éteint le feu, ils pénètrent dans la chambre de Mary Reeser



    <o:p></o:p>photo extraite de l'émission " Mystère " en 1993


    Ce qu’ils découvrent là est une zone de matière calcinée, située à même le sol et mesurant environ 1m de diamètre. En fouillant dedans, le chef des pompiers trouvera des fils noircis du tissu de la chaise, ainsi que des restes de corps humain : un morceau de foie calciné, collé a un bout de colonne vertébrale, un pied enfermé dans une pantoufle, un crâne rétrécit et un petit tas de cendres. Perplexe, le chef des pompiers attend avec impatience l’arrivée du médecin légiste pour obtenir des explications. Lorsqu’il arrive celui-ci examine les restes mais aussi tout l’appartement pour essayer de comprendre ce qui s’est passé. Mais ne trouvant aucune hypothèse satisfaisante, il renoncera à chercher une solution et rédigera l’acte de décès avant de faire emmener les restes de la vieille dame dans un hôpital voisin. Lors de l’enquête qui suivra, la police devra s’assurer les services d’une batterie d’experts en combustion ; tous confirment que la température nécessaire pour brûler un corps humain est très élevée. Or, hormis la chaise de la vieille dame, ainsi qu’un bout de la table près de laquelle elle se trouvait, l’intérieur de la maison est intact. Ou presque, car le feu a quand même produit quelques effets très étranges. En particulier une suie huileuse qui couvre les murs, les rideaux et le plafond a proximité du lieu de la combustion. Plus loin, rien dans l’appartement ne semble avoir souffert de l’incendie ;



    Photo réelle


     les enquêteurs noteront d’autres éléments bizarres : par exemple, si la peinture du mur situé près de Mme Reeser est devenue noir foncé, le bout du tapis qui se trouvait en dessous de sa chaise n’a qu’à moitié brûlé. Par ailleurs, à trois mètres des restes, deux bougies ont fondu, se transformant en flaque tandis que leur mèche est restée intacte. Logiquement, les prises de courant en plastique situées près de la zone de combustion ont toutes fondu également. Mais, en revanche, les plombs n’ont pas sauté et le courant fonctionne, quand au réveil branché sur l’une de ces prises, il est arrêté à 4h20 mais fonctionnera normalement une fois branché sur une autre prise. Enfin, très curieusement, alors qu’ils se trouvaient tout près de la vieille dame, plusieurs journaux ne se sont pas enflammés. Rapidement, comprenant que cette affaire dépasse largement le cadre de leurs compétences, la police locale va alerter le FBI. Une escouade de scientifiques vient alors enquêter sur les lieux, mais après nombres d’analyses de toutes sortes, on ne trouvera aucune trace d’un quelconque produit chimique susceptible d’accélérer un feu au point de brûler à ce point le corps d’une personne adulte. Par ailleurs, à juger de l’état relativement correct de l’appartement, il semble impossible à ces experts qu’un feu puissant ait pu s’y déclarer. De plus, tous sont étonnés par le périmètre de combustion anormalement restreint, bref, un faisceau de mystères qu’ils ne parviendront pas à élucider…

     

    Si le cas de Mme Reeser est le plus célèbre dans le domaine de ce que l’on appelle la combustion humaine spontanée, il n’est pas pour autant le seul. Et toutes les affaires connues présentent, en gros, le même type de caractéristiques. La principale étant un périmètre de combustion beaucoup trop petit en rapport de la puissance du feu, ainsi que l’absence de tout produit chimique de nature à modifier les propriétés de ce feu. Le premier cas recensé remonte à l’année 1662 et eut les honneurs de la littérature. Charles Dickens écrivit plusieurs articles à ce sujet et l’utilisa même dans l’un de ces romans. A l’époque, les hypothèses ne manquèrent pas pour tenter d’expliquer ce phénomène, les unes se basant sur les connaissances de la science, les autres nageant dans le délire le plus complet. Certains affirmèrent que cette combustion était l’œuvre de démons, d’autres qu’il fallait l’attribuer à des réactions chimiques internes au corps humain. Par la suite, l’idée la plus répandue sera que les sujets victimes de ce phénomènes ont déclenché avec leur corps une étincelles d’électricité qui a enflammé de l’alcool qu’ils auraient absorbé. Une théorie d’autant plus plausible que beaucoup de combustions spontanées se produisent sur des alcooliques ou des gens ivres. Mais d’autres scientifiques affirmeront que ce genre de phénomènes est la conséquence d’une prédisposition physique très particulière, sachant qu’un corps humain, même très imbibé d’alcool, ne peut s’enflammer avec une simple étincelle. Malgré tout, pendant longtemps, personne ne sera capable de fournir en la matière une explication réellement convaincante. Finalement, il aura fallu attendre ces dernières années pour que des scientifiques et des experts en combustion s’intéressent sérieusement à la question et tentent de percer ce mystère d’une manière rationnelle. La première étape fut de déterminer s’il était vraiment possible à un corps humain normal de s’enflammer spontanément. Mais tous les cas d’expérimentations conduisirent à une réponse négative. Alors comment expliquer l’étrange cas de Mary Reeser ? Tout d’abord, les chercheurs tentèrent de trouver des indices par le biais des statistiques. Ils remarquèrent, par exemple, que 80% des victimes étaient des femmes. Dans cette population, notèrent-ils ensuite, on trouvait une grande majorité d’obèses et d’alcooliques. Et comme il avait déjà été remarqué auparavant, même quand ces personnes n’étaient pas des buveurs invétérées, elles se trouvaient en état d’ivresse au moment de leur mort. L’autre axe de recherche concernait les conditions dans lesquels un corps humain peut brûler. Composé d’eau à 80%, il ne peut s’enflammer que lorsque la peau est abondamment couverte d’essence. C’est la méthode utilisée par les gens qui s’immolent par le feu, mais aussi par les assassins qui veulent faire disparaître le cadavre de leur victime. Et pour transformer un corps en cendres, il faut des températures extrêmement élevées comme seuls peuvent en fournir les fours des crématoriums. Mais, dans ce cas, la combustion ne fait le détail, ce qui n’est pas le cas pour Mme Reeser, dont quelques parties du corps subsistaient. De plus, un feu suffisamment puissant pour la brûler à un tel degré aurait forcément provoqué un gigantesque incendie dans l’immeuble ; un feu si puissant que même les pompiers n’auraient pu intervenir. Ce qui nous ramène toujours à la sempiternelle question : comment expliquer de manière scientifique la mort de Mary Reeser et des autres victimes de la combustion spontanée ? Il existe une théorie baptisée le « candle effect » ( l’effet bougie). Se basant sur toutes les recherches effectuées en la matière, celle-ci affirme que le corps humain ne peut s’enflammer de lui-même ; en revanche, ajoute-elle, en cas de feu, il peut se produire à l’intérieur du corps une réaction chimique qui augmente grandement les effets de la combustion. Ce qui conduit à supposer que tout démarre avec l’inflammation des vêtements. Une hypothèse tout à fait plausible dans la mesure où les victimes se trouvent généralement en états d’ébriété. Il suffit qu’elles laissent tomber sur elles de la cendre incandescente, et que, prostrées sous l’effet de l’alcool, elles soient incapables de réagir. Logiquement, on peut même penser qu’elles sont déjà mortes quand se déclenche le phénomène proprement dit, à savoir la combustion de leur corps. En principe, lorsqu’une personne brûle, le feu consume sa peau, la désséchant et la craquelant avant de pénétrer plus profondément pour atteindre la chair et les organes. Sous la peau, il rencontre une couche de graisse, présente même chez les personnes minces. Et comme celle des baleines, dont on tirait jadis de l’huile, cette matière organique a des propriétés inflammables. D’où l’idée de l’effet bougie : lorsqu’une chandelle se consume, la flamme de sa mèche fait fondre de la cire et c’est la cire liquide qui permet ensuite à la mèche de rester constamment allumée ; dans la combustion humaine spontanée, peut-être se produit-il un effet similaire, les vêtements jouant le rôle de la mèche et la graisse celui de la cire. Autre aspect mystérieux : le fait que les membres inférieurs des victimes restent généralement intacts, ne présentant que des cloques sur la surface de l’épiderme. Là encore, la théorie de « l’effet bougie » apporte une explication. D’une part, les masses graisseuses sont beaucoup plus importantes sur les parties supérieures de l’anatomie, de l’autre les femmes ont généralement les jambes nues. Ainsi, sans mèche ni combustible, le feu ne peut se propager dans cette zone. Et les flammes se dirigeant toujours vers le haut, il semble normal que celles produites par la combustion des cuisses ou de l’abdomen n’aient pas atteint le bas des jambes. Dans le cas de Mme Reeser, la théorie se vérifie tout à fait, sachant qu’elle portait une chemise de nuit qui ne couvrait pas ses jambes. Mais, en ce qui la concerne, une zones d’ombres subsiste : pourquoi la partie du sol se trouvant sous le corps de la vieille dame était-elle pratiquement intacte ? Faut-il en penser que la théorie scientifique qui vient d’être énoncée ne tient pas tout à fait la route ? C’est ce qu’affirment les tenants d’une explication d’origine surnaturelle ; mais pour étayer leurs théories, généralement fumeuses, ils négligent beaucoup de faits. La victime avait avaler deux, voir quatre comprimés de Seconal, la propriétaire qui la trouvée dit l’avoir vue sur une chaise fumant une cigarette. Autre oubli encore : sa surcharge pondérale, ainsi que son vêtement hautement inflammable.



    photo réelle


    Quand au pied retrouvé intact, que certains brandissent comme une preuve en faveur du paranormal, il n’était pas si intact que ça : effectivement, le feu ne l’avait pas calciné, mais il en avait largement attaqué l’épiderme. Alors, si certains s’obstinent à défendre la thèse du paranormal, qu’ils le fassent au moins avec honnêteté ! Finalement, dans le cas de Mme Reeser, le rapport de police initial n’était pas éloigné de la solution puisqu’il déclarait que « une fois enflammé, le corps de la victime s’était consumé par combustion de ses propres tissus chargés de graisse ». Et pour l’heure, c’est donc la théorie de l’effet bougie que l’on retiendra. Autant toutes les conjonctures sont encore permises concernant l’existence des Bigfoot où de la réalité des kidnapping terriens par des Extraterrestres, autant de mystères des combustions humaines spontanées semble aujourd’hui levé. Alors, n’ayez pas peur : il y a très peu de chance pour que vous vous embrasiez soudainement, à moins bien sûr, que vous vous trouviez dans un film de Stephen King…





              La taverne de l’étrange- 30 Décembre 2005   


                          

     

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