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    OU DONC REPOSENT LES DISPARUS CELEBRES ?

    PLEYEL, DELACROIX, KARDEC, CHOPIN…

     

     

    Chaque année, le 2 novembre, les tombes d’hommes et de femmes illustres reçoivent l’hommage de la postérité. C’est qu’en plus des morts de notre famille, il est bien d’autres disparus qui ont mérités notre gratitude pour la part de génie personnel qu’ils ont apportée à la masse scientifique, artistique et littéraire du monde entier. Les trois grandes nécropoles de Paris, notamment, détiennent une multitude de défunts célèbres dont les noms résonneront longtemps dans la mémoire des générations futures.

     

    AU PERE-LACHAISE

    C’est le plus spacieux et le plus populaire des cimetières parisiens. Les célébrités y sont très nombreuses et diverses. Un caveau est beaucoup visité et abondamment fleuri : celui d’Alfred de Musset. Le buste du poète des Nuits s’adosse à un jeune saule (son prédécesseur étant mort de vieillesse), comme il l’avait souhaité. Devant le magnifique mausolée de Sarah Bernhardt où les orchidées voisinent avec d’humbles bouquets de violettes, défile chaque année encore, l’interminable théorie des fidèles admirateurs et des curieux.

    Les musiciens sont représentés ici par Chopin, Bizet, Lecoq, Planquette, Chérubini, Pleyel, Rossini, Pierné, Auber, Hérold, Grétry, Boieldieu… Citons les écrivains : La Fontaine, Balzac, Alphonse Daudet, Oscar Wilde, Michelet, Delavigne, Scribe, Hanotaux ; quelques maréchaux également : Murat, Lefebvre, Suchet, Ney, Masséna ; des savants aussi : Arago, Monge, Gramme, Gay-Lussac ; n’oublions pas les peintres : Delacroix, Ingres, Le Sueur ; des hommes d’Etat tel : Thiers, Félix Faure, Casimir-Périer, Ledru-Rollin, Garnier-Pagès, Cambacérès, Bartou. Voici également les amants :

    Héloïse et Abélard, le statuaire David d’Angers, le comédien Talma, les actrices Rachel et la Patti, le baryton Fugère, l’agronome Parmentier, l’architecte Visconti, la chanteuse Edith Piaf entre autre…

     

    A MONTPARNASSE

    Le vaste cimetière Montparnasse est coupé en deux par une rue ; il est entouré de nombreuses et hautes maisons d’habitations. Là, ce n’est point le calme qu’implique le mot « cimetière » (du grec koimêterion, lieu où l’on dort). On y découvre les sépultures de Guy de Maupassant, de Sainte-Beuve, de Leconte de Lisle, de Larousse, de César Frank, de Saint-Saëns, de Bourdelle, de Rude, des généraux Dubail et Mangin, de l’historien Henri Martin, de François Coppée, de Baudelaire, de Montalembert, des Quatre Sergents de la Rochelle, du peintre baron Gérard, du comédien de Max, de Leverrier, d’Hégésippe Moreau, de Dumont d’Urville, de Pigeon (l’inventeur de la lampe), etc.

     

    A MONTMARTRE

    Dans ce quartier des cabarets de nuit, des chansons et des rires, dans ce Montmartre qui est la capitale de l’esprit et de l’humour français, les morts voisinent littéralement avec les joyeux noctambules. Bruyant le jour et la nuit, en raison du pont métallique qui l’enjambe, le cimetière Montmartre renferme les dépouilles de quelques grands personnages. Voici, entouré de lierre, le tombeau de Lucien et Sacha Guitry, puis le buste de Zola sur son cénotaphe (on sait que le corps du romancier fut transféré au Panthéon).

     

    A SAINT-VINCENT

    Ici repose Alexandre Dumas fils, et non loin, son héroïne Alphonsine Plessis, la pathétique « Dame aux Camélias ». Le caveau d’Alfred de Vigny est entouré d’immortelles. Le peintre Greuze se signale par une cruche cassée ; Berlioz, par une partition musicale gravée dans le marbre. Le tendre poète des élégies, Marceline Desbordes-Valmore, a son monument sur l’allée des Platanes. Le président Waldeck-Rousseau, le peintre Cormon et le président Brisson sont côte à côte. Sur la stèle de Théophile Gautier, on lit ce quatrain :

    L’oiseau s’en va, la feuille tombe ; l’amour s’éteint car c’est l’hiver. Petit oiseau viens sur ma tombe, chanter quand l’arbre sera vert.

    Tout au bout d’une allée, sur une pierre démantibulée, cette inscription fait frémir : « Sanson, exécuteurs des hautes œuvres. » Faisons une petite ascension sur la Butte et arrêtons-nous un instant au minuscule champ de repos Saint-Vincent, là-haut, à deux pas de la basilique du Sacré-Cœur-de-Montmartre. Ce tertre funéraire, soigné et intime, est celui du navigateur Bougainville, du peintre Jules Chéret, du cinéaste Harry Baur, de Jane Danjou, de la mère de Maurice Chevalier, du ténor Villabella.

     

    ICI ET LA, DE GRANDS ISOLES

    On ignore généralement que La Fayette repose au cimetière de Picpus ; que l’égérie de Victor Hugo, Juliette Drouet, et le journaliste Armand Carrel sont au cimetière de Saint-Mandé ; que Louis XVII (ou le prétendu tel) est au cimetière de la rue Saint-Bernard. Les naturalistes Daubenton et Guide La Brosse sont enterrés au Muséum d’histoire naturelle (Jardin des Plantes). Quant au cerveau de Buffon, il est enfermé dans le crâne de la statue du sculpteur Pajou. Cette étrange translation devait être provisoire. Elle a duré. Aux Invalides, les caveaux contiennent les dépouilles de Napoléon et de son fils, le roi de Rome ; des généraux d’Empire, Duroc et Bertrand ; des maréchaux Foch, Fayolle, Franchet d’Esperey, Maunoury et Leclerc. Coquelin est à Pont-aux-Dames ; Gambetta, à Nice ; Talleyrand, à Valençay ; Clémenceau, en Vendée ; Lamartine, à Saint-Point ; Ronsard, à St-Cosme-les-Tours ; Bossuet, à Meaux. Corneille, Diderot et Molière sont, les deux premiers, en l’église Saint-Roch ; le troisième, au cimetière Saint-Joseph (du moins en principe), car leurs sépultures ont disparu). Racine et Pascal sont à Saint-Etienne-du-Mont, à Paris ; Boileau, à Saint-Germain-des-Prés, à Paris ; Léonard de Vinci, à Amboise ; Rouget de Lisle, à Choisy-le-Roi.

    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la nécropole du Panthéon ne contient qu’une soixantaine de dépouilles d’illustres Français, dont une cinquantaine de tombeaux et une dizaine d’urnes renfermant les cœurs d’immortels, dont celui de Gambetta. A l’inverse des autres champs de repos, le Panthéon dispose de beaucoup de places inoccupées. Deux cents grands hommes (ou femmes) pourraient y loger encore. La première femme enterrée là fut Mme Marcelin Berthelot, décédée le même jour que son mari, le savant chimiste, le 18 mars 1907. Par un geste de touchante délicatesse, les autorités voulurent que le couple fût uni par-delà la mort. Il est communément admis que Pasteur repose au Panthéon. Il n’en est rien : Pasteur est placé dans la crypte de l’institut qui porte son nom. Il y eut aussi des « dépanthéonisés ». Le corps du tribun Mirabeau qui, le premier, eut les honneurs du Temple de la Gloire, en fut retiré à la suite de la découverte de la fameuse « armoire de fer », où certains documents firent apparaître sa duplicité. C’est un rapport présenté à la Convention, le 5 frimaire an II (27 novembre 1793) qui provoqua le vote de ce transfert. C’est la dépouille de Marat, « l’Ami du Peuple », qui prit la place de Mirabeau, le 21 septembre 1794. Mais à son tour, Marat fut délogé du Panthéon, le 8 février 1795, car on avait établi que son activité révolutionnaire était entachée « d’assouvissement de vengeances personnelles ». Le conventionnel Le Pelletier de Saint-Fargeau, assassiné par son garde du corps, le nommé Pâris, fut « dépanthéonisé » de même, à la suite d’enquêtes qui le révélèrent coupable lui aussi d’avoir exercé des vengeances personnelles.

     

    « Les morts ont de grandes douleurs », a écrit Baudelaire.

     

     

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    LES NOMS PREDESTINES

    ILS SONT LEGION ET LE HASARD SEUL NE SUFFIT PAS A LES EXPLIQUER…

     

    Il y a quelques années un habitant de la Nouvelle-Orléans venait d’être interpellé par la police pour la 820 ème fois alors qu’il totalisait déjà 421 condamnations pour ivresse sur la voie publique et outrage aux bonnes mœurs. C’est déjà impressionnant mais le nom du délinquant semble lui-même un défi lancé au destin ; il s’appelle Alfred L. Vice !

     

    Aptonymie: science de la recherche et de l'étude des relations entre les patronymes et les activités humaines de ceux qui les portent.

    Et nous pensons immédiatement que c’est là une coïncidence pour le moins surprenante, qu’il existe vraiment des noms prédestinés… C’est vrai. Les personnes qui exercent un métier que leur patronyme évoque irrésistiblement, ou qui rappelle une particularité physique sont nombreuses. Si nombreuses, même, qu’un psychologue américain, le Dr Lawrence Casley a fini par se demander s’il ne s’agissait là que d’un hasard fortuit… Il a donc entrepris une étude sur les rapports susceptibles d’exister entre certains noms et certaines professions. Il ne lui a fallu que quelques semaines de recherches pour se convaincre qu’il existait vraiment, en certains cas, une troublante corrélation entre eux et dans un article paru dans le magazine « New Society », il ne cite pas moins de 190 noms de famille dont le porteur exerce un métier s’y rapportant. Beaucoup de ces exemples ont été choisis dans le milieu médical, avec lequel le Dr Casley est naturellement très familiarisé.

    Il cite ainsi un Dr Cerveau qui est, comme par hasard, spécialisé dans les maladies cérébrales… Un autre médecin, gynécologue, celui-là s’appelle le Dr Ovaire ! Un de ces amis, psychiatre, se nomme Looney, ce qui peut se traduire en français par « cinglé » ! Un autre, psychiatre, qui soigne les schizophrènes s’appelle Batman (Batman, l’homme chauve-souris, est un personnage de bande dessinée digne d’avoir pris naissance dans la cervelle tourmentée d’un schizophrène). Parmi ses confrères médecins, Lawrence Casley compte également un Dr Foie, un Dr Rein, un Dr Rate et un Dr Calcul !

    Poursuivant ses investigations en s’aidant de l’annuaire des téléphones, il a découvert qu’il existait également dans sa propre ville trois médecins qui portent respectivement les inquiétants patronymes de Lesang, Carnage, et Douleur. A Londres, il existe un Dr Jekyll et c’est également à Londres qu’habite de nos jours, un certain Sherlock Holmes qui a choisi d’exercer la profession de détective ! Mais il n’a pas poussé le souci de l’imitation jusqu’à habiter au 49 bis, Baker Street. D’ailleurs, cette maison n’est pas à louer. En France également, les cas de personnes ayant un nom correspondant à leur emploi sont fort nombreux. Dans le 12ème arrondissement de Paris, on trouve un « homme en blanc » : le Dr Médecin. Il existe aussi un (ou plus probablement plusieurs) boulanger nommé Lepain, (ou Dupin ou n’importe quelle variante), un ou plusieurs bouchers répondant au nom de Leboeuf, des charcutiers appelés Leporc, Cochon ou Cauchon, Lelard etc…

    Les exemples ne se limitent pas à Paris. A Dreux, un monsieur Cibois (scie bois) exerce la profession de menuisier, bien sûr ! A Caen, un Mr Joint est plombier, une profession noble et enrichissante qu’il partage avec Mr Lévier d’Angers… Mr Pavillon est, comme son nom l’indique, entrepreneur de maçonnerie dans une petite ville de province celle là même où le minotier s’appelle Mr Meunier. Un garagiste de Saint-Saulve : Courapied Michèle. Le 12 juillet 1854, André Mouton garde champêtre à Saint-Gervais-sur-Roubion arrêta deux voleurs. Celui qui faisait le guet s'appelait Clémentin Tuile (s'en était une pour lui de se faire pincer) tandis que son compagnon déclara se nommer Rapine. Avec pareil patronyme, difficile d'exercer une autre activité. Le 11 octobre 1902, au café Piallat des Granges-Gontardes, un homme asséna deux coups de poings au visage de Ferdinand Savel. Quand les gendarmes apprirent que l'homme aux dons de boxeur s'appelait Henri Cogne, ils en sourirent mais le condamnèrent quand même à effectuer une journée de travail. Le 20 janvier 1866 à Montélimar, un commerçant se fit condamner pour un poids de deux kilogrammes présentant un déficit de onze grammes. Son nom ? Auguste Poilrouge. Son métier ? Boucher. Cela ne s'invente pas. En 1878 à Montélimar, M. Chaize fabriquait des sièges rue Quatre alliances. La même année, M. Véron fut condamné pour délit de pêche. En 1902, le percepteur de Séderon s'appelait M. Tyran. En 1906 à Allan, Mme Aubaine gagna vingt mille francs à la loterie des tuberculeux. En 1909, un limonadier de Montélimar s'appelait M. Boisson. En 1860 à Montélimar, le vétérinaire Culty épousa Henriette Vacher. La même année, M. Bonnet, tailleur d'habits épousa la fileuse Mazoyer. En 1821, un voleur de poules fut arrêté à Montélimar. Son nom ? Faucon.

    Mr Mètre, un homme qui ne manque pas de mesure, exerce à Orléans la profession de géomètre. Dans une autre ville, Mr Lemaître est instituteur et un Mr Langlais enseigne aux potaches les beautés de la langue de Shakespeare. Quant à Mr Lecoq, il est cuisinier. Et dans une autre ville on trouve un gardien de la paix répondant (avec réticence, mais répondant quand même) au patronyme de Poulet, seul bien hérité de son père ! Il y a deux explications à ce genre de phénomène, explique le Dr Casley. La première est que beaucoup de noms de famille actuels ont pour origine un surnom ou un qualificatif donné à un ancêtre plus ou moins lointain en fonction de son métier. Ainsi sont nés les patronymes du genre Boucher, Mercier, Pelletier, Meunier etc… Ce métier se transmettant de père en fils, beaucoup se retrouvent encore aujourd’hui à l’exercer tout en ayant oublié l’origine de leur nom. La seconde explication plus subtile appartient au domaine de la psychanalyse, continue le Dr Casley. Inconsciemment, un certain nombre d’individus se sentent attirés par les professions évoquées par leur nom. C’est ainsi qu’un Médecin aura envie de devenir docteur – sans qu’il soit d’ailleurs assuré d’aller jusqu’au bout de son ambition. La France compte environ un million de patronymes différents. C’est à la fois un record du monde et un patrimoine en évolution permanente: 200 000 noms ont disparu au cours de ce siècle et 520 000 nouveaux noms sont apparus pendant le même temps.
    6 964 Soulard, 1 003 Pochard, 74 Saoul et 49 Soulot sont nés pendant le siècle.
    Il rapporte la naissance depuis 1891, de 100 G
    renouille, certains ayant changé de nom pour celui de ... Delétang. Des noms comme Couillard, Vachier, Briscul, Pet, Lacrotte ou Jolicon sont aussi souvent changés. Mais celui qui a fait le plus de demandes de changement, en tout cas de 1803 à 1862, est un nom juif, Lévy, suivi de Cocu.

    Cette règle n’est donc pas générale, loin de là. Mais on sait maintenant qu’elle existe. Et que si les gens ont parfois la tête de l’emploi, il arrive aussi qu’ils en aient le nom. Et cela n’est pas dû entièrement au hasard !

    Aura2

    http://www.fatrazie.com/aptonymes.htm

    http://www.roland-brolles.com/content/view/13/4/

     

    Tyron- juillet 2010

     

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    L’AFFAIRE "JACK L’EVENTREUR ETAIT UN COMPLOT MACONNIQUE"

     

    C’EST-CE QUE REVELA EN 1973 UN HAUT FONCTIONNAIRE…

     

    quartier de White Chapel en 1888

    Londres, ce n’est pas seulement la ville brillante que connaissent les touristes, Hyde Park et ses pelouses, Buckingham Palace et la relève de la garde, Picadilly et ses publicités lumineuses démentielles. Ce sont aussi les bas-quartier, quartier louche de Soho où de nouveaux gangs chinois affrontent la mafia pour s’assurer le monopole du vice, quartier de Whitechapel où vivre, c’est lutter contre la misère et la déchéance, quartier interlope des docks, décor naturel pour un film de Marcel Carné.

     

    sang
     
    Un fantôme hante ces rues sinistres, ces pubs de Wapping Lane ou de Chandlers street à l’odeur de bière aigre, un nom qui fait encore trembler toute la faune qui vit là, marins qui se saoulent consciencieusement le temps d’une escale, dockers attablés devant un verre vide qui attendent que le patron ait le dos tourné pour sortir de leur poche un flacon d’alcool à pharmacie et s’en envoyer une rasade, prostituées dont personne ne veut plus qui entrent se payer un gin pour se récha   uffer l’âme et le cœur, pâles voyous à l’allure de jeunes fauves à l’affût d’un mauvais coup.

     

     

    C’est à Jack the Ripper, celui que nous nommons l’Eventreur, qu’ils pensent tous en frissonnant quand la nuit descend sur ces bas-fonds dantesques, le tueur de femmes impuni, l’une des plus belles énigmes de l’histoire du crime… Eh bien, s’en est fini du secret ! Jack l’Eventreur est enfin démasquer. En 1973, Stephen Knight et une équipe de télévision de la B.B.C. travaillaient à un feuilleton sur le boucher de Whitechapel quand un haut fonctionnaire de Scotland Yard leur proposa de rencontrer un peintre du nom de Joseph Sickert qui semblait détenir quelques informations sur cette affaire. « Je suis le fils naturel de Walter Sickert, annonça à Stephen Knight ce témoin de dernière heure à leur premier entretien. Le jour de mes quatorze ans, mon père me prit à part et, pour libérer sa conscience, me révéla la vérité sur le Ripper. » Le journaliste de la B.B.C. buvait les mots de son interlocuteur. Depuis 1888, tous les scénaristes et les auteurs de romans à quatre sous qui avaient noirci des pages et des pages à faire revivre l’Eventreur n’avaient jamais osé bâtir un tel scénario. Pourtant, cette fois-ci, ce n’était pas de la littérature, mais des faits précis. Incroyables cependant vrai !

    « Tout a commencé, dit Joseph Sickert, quand la princesse de Galles, voulant parfaire l’éducation de son fils, le duc de Clarence, demanda à son père de l’intéresser aux Beaux-arts. Walter Sickert employait parfois comme modèle une jeune fille du nom d’Anne Elizabeth Crook qu’il présenta à son élève. Le jeune aristocrate était fringant, le modèle peu farouche, ce qui devait arriver arriva. En 1885, Anne Elizabeth accoucha d’une fille baptisée Alice et, peu après, épousa clandestinement son séducteur. Des rapports de police parvinrent à la connaissance de la reine Victoria, la grand-mère du duc de Clarence, qui entra dans une colère noire. Quant au premier ministre, Lord Salisbury voyait dans cette affaire une grave affaire une grave menace pour la royauté. Pour comprendre leur réaction devant une idylle somme toute banale pour illégitime qu’elle fût, il est nécessaire de connaître la politique anglaise de cette époque. La reine Victoria, qui a accédé au trône en 1837, est alors âgée de soixante-six ans. Le prince héritier, son fils Edouard, prince de Galles, a lui-même quarante-quatre ans. Il a usé sa santé dans les plaisirs et a failli mourir de typhoïde quelques années auparavant. Or, s’il venait à disparaître, c’est son fils aîné, le duc de Clarence, précisément, qui serait appelé à régner. La reine, tout comme son premier ministre, est parfaitement consciente de la situation politique. La révolution industrielle que traverse la Grande-Bretagne a avisé la lutte des classes. Les premiers syndicats s’agitent. Un fort courant socialiste se dessine et, jusque dans la bourgeoisie, les idées républicaines font leur chemin. Une action officielle, à l’échelle gouvernementale, était pratiquement impossible. Mais Lord Salisbury était un dignitaire de la franc-maçonnerie et décida de mobiliser cette société secrète. Un conseil restreint de maçons de hauts grades fut chargé de s’occuper de l’affaire. Il était composé de personnages éminents, comme le médecin de la reine, Sir William Gull, le chef de la police, Sir Charles Warren et son adjoint, Sir Robert Anderson. Leur action débuta au cours des premiers mois de 1888. Le duc de Clarence et Anne Elizabeth Crook furent enlevés de force du logement de Cleveland Street qui abritait leurs amours clandestines.

    L’héritier du trône fut ramené dans sa famille, mais son épouse de la main gauche, fille du peuple, n’eut pas cette chance. Soumise à une atroce opération du cerveau qui la laissa littéralement idiote. Elle passa le reste de son existence d’asile en asile. Quant à l’innocente petite Alice, elle fut d’abord confiée à une nourrice, Mary Kelly, puis placée dans un orphelinat. « Affaire résolue », pouvait dire Lord Salisbury en se frottant les mains. Hélas ! Non, ce n’en était que le début. Mary Kelly, qui, de déchéance en déchéance, se livrait à la prostitution dans le West End, raconta toute l’histoire à trois de ses amies. Petit à petit, l’idée leur prit d’essayer d’en tirer quelque argent. Elles essayèrent de faire chanter un personnage important, dont Joseph Sickert n’a pas révélé le nom, mais elles n’avaient pas compté avec la puissance que son appartenance à la franc-maçonnerie conférait à Lord Salisbury, en plus de sa fonction de premier ministre. Le conseil maçonnique se réunit à nouveau et la décision fut prise d’en finir avec toute menace. En d’autres mots, de faire passer de vie à trépas les quatre femmes. Sir William Gull, chargé de l’exécution, s’adjoignit un cocher nommé Netley et Walter Sickert. Les unes après les autres, Mary Kelly et ses trois compagnes tombèrent sous les coups des assassins. Ironie du sort, ils assassinèrent par erreur une prostituée qui s’appelait aussi Mary Kelly, mais qui n’était pas la bonne. Ces pauvres femmes furent égorgées, puis éventrées et leurs reins, arrachés, placés sur leurs épaules. Il ne s’agissait pas, comme on le crut à l’époque, de la sauvagerie d’un sadique. Ce supplice, correspondant aux anciens crimes rituels, maçonniques, était en quelque sorte un message adressé indirectement à tous les initiés de ne pas avoir à s’occuper de cette affaire. Que l’on ne se méprenne pas sur ce point.

     jack

    Les franc-maçons du 19esiècle ne commettaient pas de crimes rituels, pas plus d’ailleurs que la plupart de leurs prédécesseurs dans la maçonnerie dite « spéculative ». Cependant, il existait au temps de la maçonnerie « opérative » l’habitude de mettre à mort ceux qui trahissaient le secret des bâtisseurs et d’attirer l’attention des affiliés en les mutilant d’une certaine façon. C’est ce rituel tombé en désuétude que les complices de Lord Salisbury utilisèrent. Les conditions abominables dans lesquelles ces meurtres furent commis émurent l’opinion publique. L’enquête officielle (qui avait de bonne raison de ne pas aboutir) tint la presse en haleine pendant des mois. On crut qu’il s’agissait de l’œuvre d’un seul homme, un désaxé, auquel on donna le sobriquet de Jack l’Eventreur. Un mythe était né. Ironie du sort, le duc de Clarence ne régna jamais et aurait très bien pu conclure un mariage morganitique. En effet, la reine Victoria mourut en 1901 et le prince de Galles monta sur le trône sous le nom d’Edouard VII. En janvier 1892, le duc de Clarence fut emporté en quelques jours par la maladie et c’est son frère, le futur Georges V, grand-père de la reine Elizabeth II, qui devint à son tour prince héritier. Le sort de la petite Alice ne fut guère enviable. A l’âge de dix ans, elle fut retirée de l’orphelinat, où elle avait été placée et où elle était brutalisée, par Walter Sickert qui la fit élever à Dieppe, à l’abri des indiscrets. En 1925, un fils naquit des relations entre le tuteur et la pupille qui avaient pris un tour intime. C’est Joseph Sickert, celui-là même qui a levé le mystère sur la véritable histoire de Jack l’Eventreur. Histoire presque incroyable. Pourtant, Stephen Knight n’est pas un homme à gober le premier bobard venu. Il a passé des mois à vérifier le récit de Joseph Sickert et, plus que jamais, il est persuadé de sa véracité.

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    source- Nostra n° 225 juillet 1976

     

    Tyron- Août 2010


    jack
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    L'HOMME DE FLORES

    L'« Homme de Flores » ou Homo floresiensis est une espèce supposée d'hominidé disparu mesurant environ un mètre et dont le premier squelette fossile a été découvert en septembre 2003, dans une grotte de l'île indonésienne de Flores. Sa qualification d'espèce à part entière fait débat.

    L'Homme de Flores a été découvert par une équipe de paléontologues dirigée par Michaël Morwood (University of New England, à Armidale en Australie) et Radien P. Soejono (Centre indonésien pour l'archéologie de Djakarta). Ils ont fourni un moulage du crâne à Peter Brown qui a pu étudier le squelette sur une période de trois mois. Les premiers résultats ont été publiés dans deux articles de Nature le 28 octobre 2004.

    Les caractères anatomiques d’Homo floresiensis indiquent qu'il pourrait descendre directement d'Homo habilis ou d'Homo erectus, mais c'est moins probable étant donné sa gracilité. Cette découverte a suivi l'annonce de la mise au jour d'outillage lithique acheuléen sur la même île, datant d'environ 800 000 ans et montrant que , contrairement aux hypothèses généralement retenues auparavant, des représentants du genre Homo avaient pu atteindre la Wallacea et au-delà l'Australasie ou l'Océanie proche. La surprise est venue de la datation qui semble indiquer que cette espèce peuplait encore la région de la Wallacea il y a seulement 18 000 ans alors que l'Homo sapiens avait déjà colonisé le reste de la planète dont Flores. Une famille complète d'Homo floresiensis, dont la description est donnée dans la revue Nature le 13 octobre 2005, confirme ces hypothèses.

    Les chercheurs ont baptisé cette nouvelle espèce Homo floresiensis. Sa petite taille peut s'expliquer par l'isolement géographique et l'endogamie. Dans certains ouvrages ou sites de vulgarisation, cette petite taille a valu à l'espèce le surnom de Hobbit, en référence aux romans de J.R.R.Tolkien.

    fr.wikipedia.org/wiki/Homme_de_Flores

     

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  • Massacre-à-la-tronconneuse

     

    Massacre à la tronconneuse est tiré d'une histoire vraie !

     

    C'est celle d'un fermier du Wisconsin, Ed Gein. Sa mère était une folle à lier, adepte de la Bible, qui persuada son fils que toutes les femmes étaient le diable inacarné et que le sexe était un péché. Quand elle mourut, il cloua des planches sur la porte de la chambre où elle vécut et se fascina pour les histoires de crime et d'horreur. Un jour, Bernice Worden, propriétaire du drugstore du coin, fut retrouvé morte accrochée par les pieds, ses organes dispersés et l'on récupéra des bracelets conçus à partir de sa peau. Il aurait aussi assassiné une autre personne de la même manière, une cinquantenaire, Mary Hogan.

     

    L'enfance d'Edward `Ed' Gein

     

    Edward Theodore Gein est né le 27 août 1906. Né d'une mère et d'un père tous deux fermiers, Augusta (1878-1945) et George (1873-1940), il était le second fils de la famille. Il vivait avec ses parents et son frère aîné, Henry (1901-1944), au 160 Acre Farm, à une dizaine de kilomètres de la ville de Plainfield, dans le Wisconsin.

     Elevé par une mère autoritaire et dominatrice profondément ancrée dans la religion chrétienne, Ed Gein était un enfant timide, faible et reclus sur lui-même. Son père, alcoolique, mourut d'une crise cardiaque en 1940. Les deux frères reprirent donc l'exploitation de la ferme qui n'était malheureusement pas très rentable. La vie était dure pour les deux hommes qui vivaient sous le joug d'une mère possessive qui ne les encourageait pas à aller vers les femmes. En 1944, Henry mourut dans d'étranges circonstances dans un incendie de forêt (on soupçonna son frère Edward de l'avoir abattu d'un coup de fusil). L'année suivante, la mère d'Edward décéda des suites d'un cancer le 25 décembre. Après le décès de sa mère, à qui il vouait autant de haine que d'amour, Edward décida de sceller la chambre de celle-ci et de vivre dans la cuisine et dans les autres pièces de la maison. Il arrêta l'exploitation de la ferme et subsista grâce à une pension versée par le gouvernement. Edward consacra alors son temps libre à lire des ouvrages sur l'anatomie humaine mais également sur les camps de concentrations nazis et les effroyables expérimentations qu'ils y pratiquaient. Il s'intéressait beaucoup à ces ouvrages et plus particulièrement à l'anatomie de la femme. N'ayant jamais eu de relations sexuelles avec une femme, Ed se sentait frustré. Un jour, il tomba sur un article dans le journal du comté de Plainfield et plus particulièrement sur un article évoquant l'enterrement d'une femme le jour même qui attira son attention...


    Des pratiques innommables

     

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    Avec l'aide d'un vieil ami à lui, Gus (qui sera, quelques années plus tard, interné en hôpital psychiatrique), Ed commença en 1947 à se rendre dans le cimetière de Plainfield pour déterrer, les nuits de pleine lune, des tombes où reposaient les dépouilles de femmes. Il prélevait sur les corps les organes qui "l'intéressait". Pendant quelques années, il continua ce petit "jeu" en toute impunité. Il alla même jusqu'à tenter de profaner la tombe de sa propre mère...

    Que faisait-il des organes et des ossements qu'il prélevait ? Il se livrait à des "expérimentations" abominables et se constituait tout un tas d'objets divers avec les ossements. Il conservait les organes dans son réfrigérateur afin de pouvoir les manger plus tard (Ed niera toujours s'être livré au cannibalisme et à la nécrophilie). Il prélevait des poitrines "complètes" de femme, des parties génitales, des morceaux de chair... Ed avait un côté efféminé et en collectant ces lambeaux de peau, il souhaitait accéder à son vœu le plus cher : celui d'être une femme à part entière. Son inexpérience en matière de sexualité ne lui permettait pas d'avoir une vision "normale" de la femme. Ed pensa pendant un temps à se castrer lui-même mais il considéra que s'il portait les parties génitales d'une femme, cela suffirait à faire de lui une femme...


    Le meurtre de Mary Hogan

     

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    Mary Hogan était une femme de 51 ans, divorcée, qui travaillait à la Hogan's Tavern (ci-dessus), à Pine Grove, à environ 9 kilomètres de la maison d'Ed Gein. Le 8 décembre 1954, par un après-midi très froid, Ed se présenta à la Hogan's Tavern où Mary était seule. Il l'abattit froidement d'un coup de pistolet de calibre 32. Puis, il traîna le corps de Mary à l'arrière de la bâtisse et le chargea dans sa camionnette. Un client arriva peu de temps après et découvrit la taverne vide, une large mare de sang répandue sur le sol et des cartouches vides. La traînée de sang conduisait jusqu'à la porte de derrière. Plus tard, la police ne découvrit sur les lieux aucun indice susceptible de les mener à un éventuel coupable. Quelques semaines plus tard, un homme de la région, Elmo Ueeck, évoquait avec Ed Gein la disparition de Mary Hogan. Ce dernier dit : "elle n'a pas disparue, elle est chez moi, à la ferme en ce moment même". Elmo Ueeck, surpris mais aussi un peu effrayé, ne pris pas la peine de demander à Ed ce qu'il sous-entendait...


    Un meurtre de trop

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    D'autres disparitions furent signalées dans les années qui suivirent mais aucun élément tangible ne permettait d'incriminer une personne bien précise. Puis, vint la date fatidique du 16 novembre 1957. Ce jour-là, Ed Gein assassina Bernice Worden, la tenancière d'un magasin de Plainfield. Ed s'était emparé d'une carabine 22 long rifle entreposée sur l'un des rateliers du magasin et avait tiré sur Bernice Worden. Puis, il avait fermé le magasin et emmené le corps de la pauvre femme dans sa propre camionnette... Le fils de Bernice Worden, Frank, était à la chasse ce jour-là. Lorsqu'il revint dans l'après-midi au magasin de sa mère, il trouva celui-ci fermé mais constata que les lumières étaient allumées. Des traces de sang étaient répandues sur le sol... Le garagiste du coin apprit à Frank qu'aux alentours de 9h30, il avait vu la camionnette du magasin sortir du parking. Frank alla trouver le shérif, Art Schley, pour l'avertir de la disparition de sa mère. Frank se souvint que la veille, Ed Gein était passé au magasin pour commander un bidon de liquide antigel. Ed avait également demandé à Frank s'il comptait aller chasser le lendemain. Le shérif Art Schley et le capitaine Lloyd Schoephoester décidèrent de rendre une petite visite à Ed Gein.

    L'Antre du cauchemar

     

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    Lorsque la police arriva à la maison d'Edward, ce dernier était absent. Ils se rendirent aussitôt dans un magasin qu'Ed fréquentait régulièrement. Il s'y trouvait et déjeunait avec le propriétaire du magasin et sa femme. Il était sur le point de partir lorsque le shériff Art Schley lui demanda de l'accompagner au poste pour lui poser quelques questions. Ed acquiesça sans sourciller. Le shérif Schley et le capitaine Schoephoester retournèrent à la maison de Gein avec des renforts. Ils se dirigèrent d'abord vers la grange mais celle-ci était fermée à clef. Le shérif trouva un moyen de pénêtrer à l'intérieur en enfonçant une barrière en bois. Il n'y avait pas d'électricité dans la grange alors il prit une lampe torche pour se frayer un chemin et balaya devant lui la première pièce dans laquelle il pénêtra... Ce qu'il découvrit lui glaça le sang : le corps pendu par les pieds d'une femme, dépecée, les jambes écartées et une longue entaille partant des parties génitales jusqu'à la gorge tranchée (la tête avait disparue). Les parties génitales avaient été prélevées, de même que l'anus de la victime. Il s'agissait de la dépouille de Bernice Worden... Dans la maison, il n'y avait pas non plus d'électricité. Les autorités utilisèrent donc une nouvelle fois des lampes torches et des lanternes pour s'éclairer. Il faisait sombre mais les policiers voyaient suffisamment pour constater que l'endroit était sale et le mobilier vétuste. Des dizaines de livres jonchaient le sol : des revues scientifiques, des ouvrages sur l'anatomie, des revues pornographiques, des romans d'horreur...
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    La cuisine de Ed Gein ou règne un désordre total...

    Mais le pire restait à venir. Ce qu'ils découvrirent dépassèrent tout ce que leur imagination aurait pu concevoir. Voici une partie importante de "l'inventaire" macabre que la police établit après avoir fouillé la maison de fond en comble :

     

    4 nez humains entreposés dans une boîte,
    1 bol de potage fait à partir de la moitié inversée d'un crâne humain,
    9 "masque de mort" (conçu à partir de la peau bien conservé de visages de femmes)
    10 têtes de femmes dont le haut du crâne avait été découpé juste au-dessus des sourcils et accrochés au mur,
    Des bracelets faits de peau humaine,
    1 bourse faite avec une poignée de peau humaine,
    1 gaine pour un couteau fait de peau humaine,
    1 paire de guêtres faites à partir de peau humaine,
    4 chaises avec les sièges remplacés par des bandes de peau humaine,
    1 boîte à chaussures contenant neuf vagins salés peints d'une couleur argenté,
    1 tête humaine accroché au plafond,
    1 abat-jour couvert de peau humaine,
    1 chemise faite en peau humaine,
    Un certain nombre de “têtes réduites”,
    Le "costume" de femme complet d'Ed Gein, comprenant bras, jambes, poitrine et visage,
    Le cœur de Bernice Worden dans une casserole sur le fourneau,
    Des dizaines d'organes humains stockés dans le réfrigérateur...

     

    D'après la police, Ed Gein avait du mutilé une quinzaine de corps de femmes pour la confection de ces "trophées". Des proches de Gein affirmèrent que ce dernier leur avait déjà apporté des morceaux de viande fraîche. Or, Ed avoua n'avoir jamais tiré un cerf de sa vie. Les gens furent pris de panique à l'idée d'avoir pu être mêlé à des histoires de cannibalisme...

     

    Une fin inéluctable

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    Le boucher de Plainfields lors de son arrestation.
      
      
     
     
     
    Edward Theodore Gein fut arrêté. Il avoua avoir commis le meurtre de Bernice Worden. Il confessera plus tard avoir tué Mary Hogan trois années plus tôt. Concernant la provenance des ossements et des organes humains trouvés dans la maison, Ed Gein avoua les avoir récupéré en profanant de nombreuses tombes. La police put vérifier les dires de Gein en déterra plusieurs tombes et en constatant que des organes et des membres avaient disparus... Les enquêteurs de l'époque étaient persuadés que Mary Hogan et Bernice Worden n'étaient très certainement pas les seules victimes de Gein. Les noms de Georgia Weckler (une jeune fille de 8 ans, disparue alors qu'elle était sur le chemin de l'école) et d'Evelyn Hartley (une adolescente de 15 ans, enlevée alors qu'elle faisait du baby-sitting) furent évoqués et on attribua leur disparition à Ed Gein. On évoque également ces deux chasseurs de cerfs disparus en 1952 : Victor Travis et Ray Burgess, comme étant des victimes potentielles de Gein. Mais la police n'avait découvert aucun reste « masculin » dans la maison de Gein donc il fut impossible d'établir un réel lien avec les disparitions des deux chasseurs...

     

    Ed Gein fut jugé malade mental à la fin de l'année 1957. Il fut interné au "Waupan State Hospital" et condamné à perpétuité. En 1978, il fut transféré au "Mendota Mental Health Institute" dans la ville de Madison, dans le Wisconsin. Il décéda des suites de problèmes respiratoires et d'une défaillance cardiaque le 26 juillet 1984 l'âge de 77 ans. Il fut enterré dans le cimetière de Plainfield. Fait notoire : bien des années plus tard, la pierre tombale de sa tombe fut volée...   

     

    Aura2
     


    http://www.phreak.org/index/archive01/misc/gifs/gifs.shtml ( images choc !).

     


        

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