• …OU DONC REPOSENT LES DISPARUS CELEBRES ?

     

    OU DONC REPOSENT LES DISPARUS CELEBRES ?

    PLEYEL, DELACROIX, KARDEC, CHOPIN…

     

     

    Chaque année, le 2 novembre, les tombes d’hommes et de femmes illustres reçoivent l’hommage de la postérité. C’est qu’en plus des morts de notre famille, il est bien d’autres disparus qui ont mérités notre gratitude pour la part de génie personnel qu’ils ont apportée à la masse scientifique, artistique et littéraire du monde entier. Les trois grandes nécropoles de Paris, notamment, détiennent une multitude de défunts célèbres dont les noms résonneront longtemps dans la mémoire des générations futures.

     

    AU PERE-LACHAISE

    C’est le plus spacieux et le plus populaire des cimetières parisiens. Les célébrités y sont très nombreuses et diverses. Un caveau est beaucoup visité et abondamment fleuri : celui d’Alfred de Musset. Le buste du poète des Nuits s’adosse à un jeune saule (son prédécesseur étant mort de vieillesse), comme il l’avait souhaité. Devant le magnifique mausolée de Sarah Bernhardt où les orchidées voisinent avec d’humbles bouquets de violettes, défile chaque année encore, l’interminable théorie des fidèles admirateurs et des curieux.

    Les musiciens sont représentés ici par Chopin, Bizet, Lecoq, Planquette, Chérubini, Pleyel, Rossini, Pierné, Auber, Hérold, Grétry, Boieldieu… Citons les écrivains : La Fontaine, Balzac, Alphonse Daudet, Oscar Wilde, Michelet, Delavigne, Scribe, Hanotaux ; quelques maréchaux également : Murat, Lefebvre, Suchet, Ney, Masséna ; des savants aussi : Arago, Monge, Gramme, Gay-Lussac ; n’oublions pas les peintres : Delacroix, Ingres, Le Sueur ; des hommes d’Etat tel : Thiers, Félix Faure, Casimir-Périer, Ledru-Rollin, Garnier-Pagès, Cambacérès, Bartou. Voici également les amants :

    Héloïse et Abélard, le statuaire David d’Angers, le comédien Talma, les actrices Rachel et la Patti, le baryton Fugère, l’agronome Parmentier, l’architecte Visconti, la chanteuse Edith Piaf entre autre…

     

    A MONTPARNASSE

    Le vaste cimetière Montparnasse est coupé en deux par une rue ; il est entouré de nombreuses et hautes maisons d’habitations. Là, ce n’est point le calme qu’implique le mot « cimetière » (du grec koimêterion, lieu où l’on dort). On y découvre les sépultures de Guy de Maupassant, de Sainte-Beuve, de Leconte de Lisle, de Larousse, de César Frank, de Saint-Saëns, de Bourdelle, de Rude, des généraux Dubail et Mangin, de l’historien Henri Martin, de François Coppée, de Baudelaire, de Montalembert, des Quatre Sergents de la Rochelle, du peintre baron Gérard, du comédien de Max, de Leverrier, d’Hégésippe Moreau, de Dumont d’Urville, de Pigeon (l’inventeur de la lampe), etc.

     

    A MONTMARTRE

    Dans ce quartier des cabarets de nuit, des chansons et des rires, dans ce Montmartre qui est la capitale de l’esprit et de l’humour français, les morts voisinent littéralement avec les joyeux noctambules. Bruyant le jour et la nuit, en raison du pont métallique qui l’enjambe, le cimetière Montmartre renferme les dépouilles de quelques grands personnages. Voici, entouré de lierre, le tombeau de Lucien et Sacha Guitry, puis le buste de Zola sur son cénotaphe (on sait que le corps du romancier fut transféré au Panthéon).

     

    A SAINT-VINCENT

    Ici repose Alexandre Dumas fils, et non loin, son héroïne Alphonsine Plessis, la pathétique « Dame aux Camélias ». Le caveau d’Alfred de Vigny est entouré d’immortelles. Le peintre Greuze se signale par une cruche cassée ; Berlioz, par une partition musicale gravée dans le marbre. Le tendre poète des élégies, Marceline Desbordes-Valmore, a son monument sur l’allée des Platanes. Le président Waldeck-Rousseau, le peintre Cormon et le président Brisson sont côte à côte. Sur la stèle de Théophile Gautier, on lit ce quatrain :

    L’oiseau s’en va, la feuille tombe ; l’amour s’éteint car c’est l’hiver. Petit oiseau viens sur ma tombe, chanter quand l’arbre sera vert.

    Tout au bout d’une allée, sur une pierre démantibulée, cette inscription fait frémir : « Sanson, exécuteurs des hautes œuvres. » Faisons une petite ascension sur la Butte et arrêtons-nous un instant au minuscule champ de repos Saint-Vincent, là-haut, à deux pas de la basilique du Sacré-Cœur-de-Montmartre. Ce tertre funéraire, soigné et intime, est celui du navigateur Bougainville, du peintre Jules Chéret, du cinéaste Harry Baur, de Jane Danjou, de la mère de Maurice Chevalier, du ténor Villabella.

     

    ICI ET LA, DE GRANDS ISOLES

    On ignore généralement que La Fayette repose au cimetière de Picpus ; que l’égérie de Victor Hugo, Juliette Drouet, et le journaliste Armand Carrel sont au cimetière de Saint-Mandé ; que Louis XVII (ou le prétendu tel) est au cimetière de la rue Saint-Bernard. Les naturalistes Daubenton et Guide La Brosse sont enterrés au Muséum d’histoire naturelle (Jardin des Plantes). Quant au cerveau de Buffon, il est enfermé dans le crâne de la statue du sculpteur Pajou. Cette étrange translation devait être provisoire. Elle a duré. Aux Invalides, les caveaux contiennent les dépouilles de Napoléon et de son fils, le roi de Rome ; des généraux d’Empire, Duroc et Bertrand ; des maréchaux Foch, Fayolle, Franchet d’Esperey, Maunoury et Leclerc. Coquelin est à Pont-aux-Dames ; Gambetta, à Nice ; Talleyrand, à Valençay ; Clémenceau, en Vendée ; Lamartine, à Saint-Point ; Ronsard, à St-Cosme-les-Tours ; Bossuet, à Meaux. Corneille, Diderot et Molière sont, les deux premiers, en l’église Saint-Roch ; le troisième, au cimetière Saint-Joseph (du moins en principe), car leurs sépultures ont disparu). Racine et Pascal sont à Saint-Etienne-du-Mont, à Paris ; Boileau, à Saint-Germain-des-Prés, à Paris ; Léonard de Vinci, à Amboise ; Rouget de Lisle, à Choisy-le-Roi.

    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la nécropole du Panthéon ne contient qu’une soixantaine de dépouilles d’illustres Français, dont une cinquantaine de tombeaux et une dizaine d’urnes renfermant les cœurs d’immortels, dont celui de Gambetta. A l’inverse des autres champs de repos, le Panthéon dispose de beaucoup de places inoccupées. Deux cents grands hommes (ou femmes) pourraient y loger encore. La première femme enterrée là fut Mme Marcelin Berthelot, décédée le même jour que son mari, le savant chimiste, le 18 mars 1907. Par un geste de touchante délicatesse, les autorités voulurent que le couple fût uni par-delà la mort. Il est communément admis que Pasteur repose au Panthéon. Il n’en est rien : Pasteur est placé dans la crypte de l’institut qui porte son nom. Il y eut aussi des « dépanthéonisés ». Le corps du tribun Mirabeau qui, le premier, eut les honneurs du Temple de la Gloire, en fut retiré à la suite de la découverte de la fameuse « armoire de fer », où certains documents firent apparaître sa duplicité. C’est un rapport présenté à la Convention, le 5 frimaire an II (27 novembre 1793) qui provoqua le vote de ce transfert. C’est la dépouille de Marat, « l’Ami du Peuple », qui prit la place de Mirabeau, le 21 septembre 1794. Mais à son tour, Marat fut délogé du Panthéon, le 8 février 1795, car on avait établi que son activité révolutionnaire était entachée « d’assouvissement de vengeances personnelles ». Le conventionnel Le Pelletier de Saint-Fargeau, assassiné par son garde du corps, le nommé Pâris, fut « dépanthéonisé » de même, à la suite d’enquêtes qui le révélèrent coupable lui aussi d’avoir exercé des vengeances personnelles.

     

    « Les morts ont de grandes douleurs », a écrit Baudelaire.

     

     


  • Commentaires

    1
    turbo210
    Vendredi 5 Novembre 2010 à 11:11
    Bonjour,un petit passage se matin,pour venir te souhaiter une très bonne journée,cool demain le week end,et mettre ma petite note.J'espére que tu vas bien.De gros bisous.
    http://bettyboop206.boosterblog.com
    2
    jmpc1
    Vendredi 5 Novembre 2010 à 12:32
    Intéressant, ... je rajouterais Jim Morrison (Doors) au Père Lachaise et Gainsbourg à Montpartnasse pour ne citer que les plus visitées.
    3
    SIRENE26
    Vendredi 5 Novembre 2010 à 13:01
    par contre, je me souviens de MOZART qui lui, est mort pauvre, et a été enterré à la "fosse commune" j'ai le film de sa vie - quand on pense à ses musiques!!!!!!!!!!!
    4
    stefymedium
    Vendredi 5 Novembre 2010 à 14:06
    bonne journée!! ;)
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