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    LE CARROUSEL DE WASHINGTON DE 1952

    LE PREMIER CONTACT AVEC LES ETATS-UNIS ?

     

     

    Les années 50 marquent pour les gens qui croient aux O.V.N.I.s, la fin de l’isolement. Le 25 août 1951, une trentaine de lumières bleuâtres passent silencieusement dans le ciel de Lubbock (Texas). Elles volent, semble-t-il en formation. Toute la ville est témoin du phénomène. Elles sont de nouveau observées cinq jours plus tard et photographiées. Mais il faudra attendre le survol de Washington, en juillet 1952, pour sensibiliser les sphères officielles aux phénomènes O.V.N.I.

     

    Avant de nous pencher sur l’évolution de phénomène et des sentiments qu’il a suscités jusqu’ici, nous citerons deux cas particulièrement troublants. Ils justifient l’étude et défient la négation systématique. En effet, dans le premier, l’objectivité du radar, est alliée à la subjectivité de la vue. Il est raconté dans son livre The Report on Unidentified Fling Objets, par le capitaine Ruppelt ancien directeur de la commission de l’U.S. Air Force Projet Book chargée d’analysé le phénomène. Dans le second, il y a eu observation d’un O.V.N.I. pendant une durée appréciable par l’équipage et tous les passagers d’un avion. Ce sont des faits irrécusables. Ils demeurent inexpliqués.

    L’avion en provenance de Dayton, Ohio, se posa à National Airport, l’aérodrome de Washington D.C. Il était 10 heures du matin. L’un des passagers, un officier de l’Armée de l’Air, se dirigea d’un pas nonchalant vers la station de taxi.

    En passant devant un kiosque à journaux, un titre attira son attention : DES INTERCEPTEURS FONT LA CHASSE AUX SOUCOUPES VOLANTES AU-DESSUS DE WASHINGTON D.C.

    C’est ainsi que le capitaine Ruppelt, chef de la commission, Projet Book, organisme chargé d’enquêter sur les objets volants non identifiés, apprit, en se rendant dans la capitale pour une visite de routine au Pentagone, la présence d’engins mystérieux dans le ciel de Washington. Ruppelt acheta le journal, se précipita dans une cabine téléphonique et appela le commandant Fournet, un officier de renseignements du Pentagone.

    NI UN BALLON- NI UN AVION-NI UN METEORE

    Au pentagone, on ignorait tout. Personne n’avait cru bon d’avertir les services de renseignements et le commandant Fournet, comme Ruppelt, avait appris l’événement par les journaux. Depuis le début de la matinée, il était harcelé par une meute de reporters. Et parce qu’il ne pouvait donner la moindre explication, ceux-ci en conclurent qu’on leur cachait la vérité. Dans les éditions suivantes, de nouveaux titres parurent à la une : L’ARMEE DE L’AIR NE VEUT PAS PARLER.

    Dans l’après-midi, Ruppelt se rendit chez le commandant Fournet, où se trouvait déjà l’officier de renseignements de la base aérienne de Bolling, qui avait été chargé de procéder aux premières constatations. L’affaire avait commencé onze jours plus tôt. Ce jour-là, 10 juillet 1952, l’équipage d’un appareil de la National Airlines avait aperçu une lumière « trop brillante pour être un ballon éclairé et trop lente pour être un gros météore », tandis qu’il volait à une altitude de 2000 pieds, presque à la verticale de Quantico, en Virginie, au sud de Washington.

    Le 13 juillet, les membres de l’équipage d’un appareil d’un autre avion de ligne rapportèrent avoir aperçu, alors qu’ils se trouvaient à quelque 100 kms au sud-ouest de Washington, une lumière au-dessus d’eux. Elle monta à leur hauteur, glissa en planant puis, s’éleva brusquement lorsque le pilote alluma ses feux d’atterrissage. Le 14 juillet, l’équipage d’un appareil de la Pan Am qui effectuait un vol New York-Miami, signala la présence dans le ciel de Newport News, en Virginie, de huit O.V.N.I. Deux nuits plus tard, dans la même région deux hommes observèrent, mais cette fois du sol, des objets mystérieux dans le ciel. L’un d’eux était ingénieur civil du National Advisory Aeronautics Laboritory de la base de Langley et son témoignage ne pouvait être mis en doute. C’est trois nuits plus tard qu’eut lieu le ballet aérien au-dessus de Washington. Cette nuit-là, le trafic était fluide à National Aéroport. Un seul opérateur se trouvait dans le centre radar de contrôle de la circulation aérienne lorsque parut sur l’écran un groupe de sept  cibles, à un point situé à l’est et un peu au sud de la base aérienne d’Andrews. Les cibles auraient pu être des avions, mais aucune formation n’était attendue dans ce secteur.

    Perplexe, le contrôleur regarda avec attention les cibles qui semblaient voler à une vitesse de 150 à 200 km/h. Soudain, deux d’entre elles se déplacèrent à une vitesse foudroyante et disparurent de l’écran et ont fit venir deux autres opérateurs. Tous furent d’accord : il ne pouvait s’agir d’avions. Peut-être était-ce dû à un mauvais fonctionnement du radar. On manda un technicien. L’homme fut formel : l’installation fonctionnait parfaitement. Le chef contrôleur appela alors la tour de contrôle de National, où se trouvait un radar à plus courte portée, et la base aérienne d’Andrews. Les deux radars avaient détecté également les O.V.N.I et tous les opérateurs ont constatés la vitesse fantastique à laquelle les deux cibles étaient sorties de l’écran. L’une d’elle, estimaient-ils devait voler à 11000 km/h.

    AU-DESSUS DE LA MAISON BLANCHE

    Le chef contrôleur jeta un nouveau coup d’œil sur son écran : les O.V.N.I. étaient maintenant dans la zone interdite aux avions et survolaient la Maison Blanche et le Capitole. Il réclama immédiatement l’intervention des chasseurs-intercepteurs.

    Peu après minuit, il appela le pilote d’un appareil de la Capital Airline qui venait de décoller de National et lui demanda de se tenir aux aguets et de lui signaler toutes les lumières inhabituelles. « ou autre chose » - qu’il apercevait. Il n’avait pas fini de parler que le pilote se mit à hurler. – En voilà une… là…sur la droite et … elle a disparu. Le contrôleur, l’œil sur l’écran, remarqua effectivement qu’un écho avait soudainement surgi puis disparu sur la droite de l’avion de la Capital Airline. Pendant les quatorze minutes suivantes, le pilote signala six autres lumières mystérieuses. Deux heures après, le pilote d’un appareil s’apprêtait à se poser à National, venant du sud, appela la tour de contrôle. D’une voix excitée, il signala qu’une lumière le suivait à « huit heures ». Le contrôleur vérifia sur son écran. Il y avait en effet une cible derrière l’avion, un peu sur la gauche. Au centre radar de contrôle de la circulation aérienne, l’objet inconnu avait été vu aussi. L’O.V.N.I. suivit l’avion en restant légèrement sur sa gauche jusqu’à ce qu’il fût à 6 kms environ de la piste d’atterrissage.

    Au cours de la nuit, les trois radars, celui de la base d’Andrews et les deux de National, détectèrent encore une cible à un point situé à environ 5 kms au nord de Washington. Soudain, elle disparut simultanément des trois écrans. Au petit jour, le contrôleur de C.R.C.C.A. appela une nouvelle fois la tour de contrôle d’Andrews et signala aux opérateurs que sur son écran était apparue une cible qui s’approchait de la station de radio d’Andrews. Les opérateurs regardèrent au-dehors et virent « une sphère énorme, flamboyante, de couleur orange » qui planait dans le ciel, juste au-dessus de leur station radio. C’est à ce moment qu’un chasseur F-94 décolla pour une « mission d’observation ». Mais il était trop tard. Toutes les cibles étaient sorties des écrans. L’équipage fouilla le ciel pendant quelques minutes. Ne trouvant rien d’anormal, il retourna à sa base.

    A CACHE-CACHE AVEC LES CHASSEURS

    Une grande agitation régnait au Pentagone, ce lundi 21 juillet 1952. Au premier étage on s’efforçait d’écarter la presse ; au quatrième, on tenait des conférences très sérieuses entre officiers des renseignements.

    Les sceptiques disaient qu’il s’agissait d’inversions de température. Mais un bon opérateur radar sait reconnaître les cibles provoquées par les « inversions ». Et les contrôleurs, tous gens très expérimentés, étaient formels. Ils déclarèrent que les échos radar en questions étaient causés par la réflexion des ondes contre un objet solide. D’autre part, on ne pouvait négliger les rapports faits par les pilotes des avions de ligne. Mais pour l’instant, les militaires du Pentagone étaient confrontés avec un problème plus urgent que celui de découvrir quels étaient ces objets mystérieux observés dans le ciel de Washington.

    Il y avait ces maudits journalistes, au premier, qui cherchaient à les intimider en leur déclarant qu’ils allaient faire intervenir un membre du Congrès, s’ils n’obtenaient pas une déclaration officielle, et rien n’est plus déplaisant pour un militaire que ce genre de menace. Il y eut beaucoup de paroles prononcées, au cours de la journée, mais peu de décisions prises et moins encore d’actions entreprises. Finalement, à 16 heures, on décide de s’en tenir à un no comment et de poursuivre l’enquête. Les jours suivants, le capitaine Ruppelt, de retour à Dayton, reçut des informations en provenance de tous les coins des Etats-Unis concernant des observations d’O.V.N.I. On en avait vus au Texas, en Floride, dans le Massachusetts, dans le New-Jersey. Des copies de tous les cas signalés furent envoyées au Pentagone. Peu de temps après, dans le ciel de Washington, les O.V.N.I. faisaient une nouvelle apparition.

    Le samedi 26 juillet 1952, vers 22h 30, les mêmes opérations radar de National qui avaient observé les O.V.N.I. sur leurs écrans, la semaine précédente, détectèrent plusieurs cibles qui se déplaçaient très lentement. Les objets mystérieux formaient un arc de cercle autour de Washington, depuis Herndon, en Virginie, jusqu’à la base d’Andrews. Cette fois, il n’y eut ni hésitation, ni flottement. Une étiquette de plastic représentant un O.V.N.I. fut aussitôt placée près de chaque écho visible sur l’écran et, lorsque toutes les cibles eurent été soigneusement marquées, le C.R.C.C.A. appela les opérateurs de la tour de contrôle deNational et de la station radar de la base d’Andrews. Eux aussi avaient des O.V.N.I.s. sur leurs écrans. Vers 23 h 30, quatre des cinq cibles étaient suivies par trois radars dans tous leurs déplacements et l’intervention de chasseurs  intercepteurs fut réclamée. Il y eut encore du temps perdu mais vers minuit, deux F-94 de la base de New Castle décollaient et se dirigeaient vers la zone où les O.V.N.I. avaient été aperçus.

    Au moment où les deux jets approchaient du point signalé, les cibles sortirent de l’écran. Du sol, on dirigea les F-94 dans les secteurs où le radar, pour la dernière fois, avait suivi les cibles, mais bien que la nuit fût claire, les pilotes ne virent rien. Les-deux F-94 patrouillèrent un moment puis regagnèrent leur base. Quelques minutes après qu’ils eurent quitté la zone de Washington, les O.V.N.s. réapparaissaient sur les écrans des trois radars.

    Ce que les contrôleurs ignoraient, c’est qu’au moment même où les O.V.N.I. disparurent de leurs écrans, les habitants de la région de Newport News commençaient à appeler la tour de contrôle de la base militaire de Langley, toute proche, pour signaler la présence, dans le ciel, d’une série de « points lumineux qui tournoyaient et changeaient de couleur ».

    ON ENTERRE LE MYSTERE

    Le 27 juillet vers 10 heures, on téléphone de la Maison Blanche : le Président TRUMAN voulait savoir « ce qui se passait ». Ruppelt, prudemment, répondit que les cibles d détectées par les radars pouvaient avoir été provoquées par des phénomènes météorologiques mais aussi par les choses extérieures a notre monde, mais il qu’il n’avait aucune preuve. Et d’heure en heure, de nouveaux ces observations d’O.V.N.I. au-dessus des Etats-Unis étaient signalées. Une chose troublait particulièrement les experts. Pour la première fois, une même observation avait été faite simultanément par l’œil et par le radar, et pas seulement à Washington

    En Californie, la même nuit, un pilote de F-94 avait, selon sa propre expression, « joué au chat et à la souris » avec un objet mystérieux, et il n’avait « pas aimé cela du tout ». Pendant plusieurs minutes, le F-94 avait poursuivi un O.V.N.I. et le radar du sol, comme celui du bord avaient montré que dès que le  jet se rapprochait de la cible, presque à porté de tir, celle-ci, brusquement, s’éloignait à des vitesses terrifiantes. Puis, une minute plus tard, elle ralentissait suffisamment pour que le F-94 pût se rapprocher. Le mardi matin, le général John Samford, chef des services de renseignements de l’U.S. Air Force au Pentagone, décida de donner une conférence de presse pour tenter d’éclaircir l’affaire des soucoupes volantes.

    Cette conférence fut la plus longue et la plus importante donnée par l’Armée de l’Air depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le général Samford fit un louable effort pour expliquer clairement la situation mais comme l’affaire n’était pas claire, ses explications ne le furent pas non plus. A ses côtés se tenait le capitaine Roy James, de l’A.T.I.C. James était là pour répondre aux questions concernant le radar, mais comme il était arrivé de Dayton le matin même et ne connaissait de l’affaire que ce qu’il avait lu dans les journaux, que de plus, il éluda habilement les questions gênantes et se lança dans des explications d’ordre technique propres à rassurer le public.

    Enfin, le commandant Fournet et le lieutenant Holcomb, qui étaient tous deux dans la salle de contrôle de National Airport la fameuse nuit du 26 juillet, brillaient par leur absence. Assez curieusement, cette conférence de presse pour le moins confuse, eut le résultat que souhaitait l’Armée de l’Air : la presse cessa de harceler ses services. Les réponses du capitaine James estimant que les cibles apparues sur les radars avaient pu être causées par des « inversions » dues à des phénomènes météorologiques furent interprétées par les journalistes comme une déclaration officielle de l’U.S.A.F.  Et le lendemain, de Bangor à Bogota, on pouvait lire dans les journaux :

    « L’ARMEE DE L’AIR RAMENE L’AFFAIRE DES SOUCOUPES VOLANTES A SES JUSTES PROPORTIONS : IL S’AGISSAIT DE PHENOMENES NATUREL ! »

    Mais dans l’entourage du capitaine Ruppelt, beaucoup étaient convaincus que les O.V.N.I. étaient des vaisseaux interplanétaires et un groupe d’officiers de renseignements entreprit, dès la fin du mois de juillet, une campagne pour faire reconnaitre l’existence des O.V.N.I. Au sein de la commission Project Blue Book, on s’efforçait toujours de demeurer impartial, mais, comme le fera remarquer le capitaine Ruppelt, «  parfois, c’est difficile de dire la vérité ».

    *

    Source : Extrait du rapport Ruppelt (Pentagone) et du journaliste

    Lina Creton (Historia N° 46 de 1976)

     

    Claude Burkel
     
    CLAUDE BURKEL pour la taverne de l'étrange
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     UNE AFFAIRE CAPITALE NUIT D’ALERTE A ORLY


    UNE AFFAIRE QUI DOIT ETRE MIS DANS LES MEMOIRES DES UFOLOGUES FRANÇAIS

     

     

    La nuit du 17 au 18 février 1955 donna lieu au spectacle le plus extraordinaire que les radaristes de l’aéroport d’Orly aient jamais observé sur leurs écrans. Ce fut, en tous points, une réédition complète de la nuit de 20  juillet 1952 à Washington.


    Il était 22 h 55 quand le phénomène commença de se manifester par des brouillages de l’écran des radars du centre de contrôle régional : des taches, en forme de croissant, de « bananes », se formèrent sur leurs écrans. Et soudain,  au milieu de ces taches, un « bip » apparut. Il était plus large, et plus intense que les habituels points lumineux signalant un avion dans le ciel. Il avait la même luminosité verdâtre. Croyant à un dérèglement du radar, le chef de l’équipe de quart M. Devaux, appelle l’ingénieur de service. Un examen approfondi, diverses vérifications, confirmèrent que le radar fonctionnait normalement. Pendant ce temps, l’engin inconnu parcourait le ciel de l’île de France, disparaissant, reparaissant, s’immobilisant, puis parcourant l’espace à des vitesses que des recoupements permirent d’évaluer à 2600 km/h avec des pointes frôlant les 4000 km/h.

    Vers minuit, le DC3 d’Air-France, Paris-Londres, décolla. Comme il arrivait vers 1500 m d’altitude, le contrôle d’Orly l’appela. « Attention ! Un engin non identifié se dirige vers vous… » Le DC3 était alors à la verticale d’Orgeval. Sur la droite, le pilote, le commandant Dessavoi, aperçut une lumière rouge qui clignotait. Il dégagea sur sa gauche pour l’éviter. Pendant trente secondes l’équipage suivit des yeux la lueur insolite qui, maintenant, filait vers Le Bourget. Mais le radar du Bourget ne devait rien enregistrer : radar d’atterrissage à porter restreinte, il était trop faible pour attraper la chose qui pendant deux heures encore allait mener une sarabande effrénée, jouant à cache-cache avec les avions, fonçant sur eux pour les éviter à la dernière seconde, puis se lançant dans de nouvelles et fulgurantes évolutions.

    Vers deux heures du matin, elle disparut à la verticale de la balise d’Orly.

    M. Devaux se mit à rédiger son rapport. Celui-ci, les jours suivants, allait être épluché méthodiquement par les techniciens de l’aviation, les spécialistes de radar, les enquêteurs de la D.A.T. Tous espéraient qu’il leur serait possible d’expliquer le phénomène par un dérèglement du radar. Celui-ci fut à nouveau soigneusement vérifié, l’épreuve, une fois encore, fut concluante, radar était en parfait état de marche. De toute façon, un point ne collait pas avec cette éventuelle explication : si le radar avait été déréglé, cela n’eut pas expliqué l’observation visuelle de l’équipage du DC 3 et d’autres témoins qui se firent connaître par la suite, dans la région parisienne, le Massif central et en Bourgogne. Eux aussi avaient vu dans la nuit un engin aux dimensions formidables qui, marquant parfois des temps d’arrêt, fonçait à d’autres moments à des vitesses fantastiques. J’ai la certitude, et la preuve, que le Bureau scientifique s’est intéressé à deux au moins de ces témoignages, admettant ainsi à priori un rapprochement possible entre cette observation et celui de Washington.

    Il faut dire aussi que pendant 2 heures le trafic des avions à été perturbé et dévier sur le Bourget.

     

     

    Source: Etude personnelle du dossier/avril 2008


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    MYSTERIEUX ATTERRISSAGE D’UN ENGIN DANS LE JURA


     


     

    LES GRANDES OBSERVATIONS ANCIENNES EN FRANCE

     

     

    Dense et silencieuse, la nuit d’automne a depuis longtemps confondu les noirs sapins de la forêt jurassienne et les maisons montagnardes accrochées aux pentes de Prémanon. La pluie de ce 27 septembre 1954 épaissit encore les ténèbres où le village est englouti. Là-haut, en bordure de l’étroit plateau franco-suisse, à près de 800 mètres d’altitude, des lumières brillent encore dans la ferme des Rolland, isolée dans les pâturages.



    Il est près de 9 heures. Malgré cette heure tardive pour les écoliers, les enfants ont reçu la permission de jouer un instant dans les dépendances de la ferme. Soudain, l’aîné, Raymond, douze ans, cesse de jouer et intrigué, prête l’oreille, aussitôt imité par Claude, son petit frère : dehors, le chien de la maison hurle inlassablement à la nuit comme pour avertir d’une arrivée ou d’une présence insolite. Les deux frères ne sont pas encore revenus de leur étonnement que la porte du fenil s’ouvre en coup de vent. Jeanine, leur sœur, 9 ans, surgit, pâle, tremblante, pour tout dire bouleversé. Surmontant son trouble, elle leur dit d’une voix vibrante d’effroi : Si vous saviez ce que je viens de voir dans la grange ! C’est un drôle de truc. On dirait un fantôme qui se promène sans bruit. A la mine de sa sœur, Raymond comprend qu’elle ne plaisante pas. Courageusement il fonce dans la grange. Mais il a beau en fouiller tout les recoins, elle est vide. Déjà il hausse les épaules : les filles, ça voit des fantômes partout.

    Cependant, pour en avoir le cœur net, il sort dans la cour de la ferme. Mais il n’a pas fait deux pas qu’il s’immobilise, sidéré.

    A quelques mètres devant lui, dans la pâle clarté diffusée par les lampes de la ferme, se tient le fantôme. Un de ces fantômes qu’une légende n’a jamais décris. C’était comme un énorme morceau de sucre, expliquera Raymond. Un sucre très brillant, fendu en bas, à peu près de ma taille et qui m’a paru avancer sur trois pieds. Revenu de sa stupeur, le garçonnet se met en devoir de chasser ce monstre « Sans bras », mais sans paraître émouvoir outre mesure le « machin » qui, immobile, semble le narguer. Raymond « s’arme » alors du pistolet à flèche qu’il porte à sa ceinture, vise l’intrus et tire. Pas plus de réaction ! Alors, sans se déconcerter, l’enfant s’approche. Au moment où je me trouvais à quelques pas de lui, racontera-t-il, j’ai senti une pression glacée contre moi, qui m’a renversé à terre. Terrorisé par ce fluide glacial, qui le couche au sol, Raymond hurle. Sa sœur Jeannine qui tient aux aguets dans le fenil l’entend. Elle ouvre la porte et voit le « morceau de sucre » géant s’éloigner en se dandinant sur ses trois pieds. Raymond, qui s’est relevé pour se réfugier près d’elle, scrute lui aussi les ténèbres pour essayer de voir et de comprendre.


    Puis, pris de panique, les quatre enfants traversent la cour à toutes jambes pour rentrer dans la maison d’habitation où se tiennent leurs parents. Au milieu de sa course, le petit Claude s’arrête et, désignant du doigt le pré qui s’étend devant la maison, il crie à sa sœur et son frère : « Oh ! Regardez ! » Les yeux agrandis par la stupeur, les enfants voient s’élever, à 150 mètres d’eux, une énorme boule rougeoyante qui voltige comme une feuille morte.

    Au bout de quelques secondes, elle semble brusquement absorbée par la nuit. Les quatre petits témoins gagnent alors leurs lits sans oser rien dire à leurs parents. Ce n’est que le lendemain, à l’école, que Raymond Rolland se décide à raconter son aventure à son institutrice. En entendant ce récit abracadabrant, elle n’en croit d’abord  pas ses oreilles. Elle sait pourtant que Raymond n’est pas un menteur ni un fabulateur, il ne peut, d’autre part, avoir inventé tous les détails de cette aventure. Dessine-moi ton monstre, lui dit-elle. Raymond va au tableau noir et, sans la moindre hésitation, il dessine le « morceau de sucre » sur son trépied. Convaincu de la sincérité, l’institutrice alerte la gendarmerie de Saint-Claude. Bientôt, le capitaine Brustel arrive sur les lieux. Il interroge les trois enfants et, frappé à son tour par la concordance de leur récit, il se fait conduire à l’endroit où ils ont vu s’élever la boule rouge.

    Les empreintes que ses gendarmes et lui-même y découvrent lui démontrent que les enfants n’ont pas inventé cet atterrissage d’engin mystérieux. Malgré la pluie qui n’a pas cessé de tomber, ils distinguent nettement dans le pré un cercle de 4 mètres de diamètre dessiné dans l’herbe couchée (et non tassée) et 4 trous rectangulaires d’environ 10 cm de côté. C’est la preuve qu’un engin s’est posé là sur 4 béquilles.

    Tout permet de supposer que le cercle a été dessiné par un champ de force, probablement magnétique, et gravimétrique, au moment du décollage de l’appareil.

    Enfin, tout près de là, un mât dressé par des campeurs porte des éraflures toutes fraîches…

    Après une minutieuse enquête et deux reconstitutions sur les lieux, l’officier de gendarmerie est formel, il déclare :


    « Pour plusieurs raisons, je suis convaincu que les enfants Rolland ne mentent pas. N’ayant jamais entendu parler de soucoupes volantes, ils n’ont pas pu inventer tous les détails de leur aventure. Leurs témoignages concordent parfaitement quand je les interroge séparément, et surtout, ces témoignages sont étayés par les traces relevées au sol. » Enfin, tous les habitants du village sont unanimes pour croire que Raymond dit la vérité. Il reste, bien sûr, à déterminer à quelle sorte d’extraterrestre appartient ce « morceau de sucre ». Il s’agit d’un nain, du type si souvent décrit par certains témoins, revêtu d’un scaphandre aux formes géométriques ou, plus simplement d’un robot téléguidé ? Le saura-t-on jamais ? Le « machin » de Prémanon présente en tout cas plusieurs points communs avec des « touristes » tout aussi mystérieux venus visiter notre planète en ce mois de septembre 1954. Il n’a pas  de bras, tout comme le petit homme vert qui 15 jours plutôt, après avoir atterri sur la voie ferrée de Quarouble (Nord) a rencontré Marius Dewilde ainsi que son fils René.


    Cependant, il ressemble davantage encore à  « l’épouvantail » qui, le 28 septembre, c’est-à-dire le lendemain de l’affaire de Prémanon, terrorise Mme Leboeuf, à Chabeuil (Drôme).

    En ce début d’après-midi, elle se promène près d’un bois quand se chienne manifeste, par ses hurlements, une nervosité excessive. Mme Leboeuf s’approche et demeure clouée sur place. Devant elle se tient un petit être à face humaine mais sans bras. Il est revêtu d’un scaphandre transparent. Il ressemblait à un enfant qu’on aurait mis sous cellophane, dira-t-elle. Effrayé, je suis allée me cacher dans une haie d’où j’ai vu bientôt s’élever, dans le champ de maïs voisin, un engin en forme de toupie qui s’est éloigné en rasant le sol. Mais le procès des écoliers de Prémanon n’est plus de mise. Car, si l’on considère le nombre d’atterrissages et de passages d’O.V.N.I. qui depuis ce jour de septembre 1954, on été observé par des témoins irréfutables dans cette région de France, il n’y a aucun doute à avoir. D’après mes recherches personnelles il y en a 47, voilà de quoi à revoir pas mal de dossiers les revoir ainsi a savoir la raison de leurs interventions dans ce secteur, nos ufologues ont de quoi s’occuper.

    *

     


     

    CLAUDE BURKEL

     

    Source : Archives personnelles, contact témoins 2008

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