• Etrangetés atmosphériques et astronomiques

     

     

    ETRANGETES ATMOSPHERIQUES ET ASTRONOMIQUES

     

     

    Les cieux nous ont toujours servi d’écran pour y projeter nos croyances et nos espoirs dans l’ordre du cosmos. Le temps pouvait rester imprévisible, le cycle  des saisons persistait derrière chaque orage et ouragan. Les météores et les comètes prenaient feu parfois, mais les « étoiles fixes » continuaient à tourner au-delà, chaque nuit.

     

    Jusqu’à une époque récente, on concevait les cieux comme un système unifié ; les variations atmosphériques, que nous appelons « temps », n’étaient pas nettement distinguées des mouvements célestes. On croyait que les événements qui se produisaient conjointement avaient entre eux une relation de cause à effet. La « canicule » de l’été remonte à l’observation égyptienne que le lever de Sirius, l’étoile du Chien, coïncide avec une période de très forte chaleur. Dans toutes les parties du monde, l’orientation de la lune croissante a été interprétée comme une indication de pluie ou de sécheresse. On ne peut rejeter toutes ces croyances comme des superstitions. Les liens entre les taches solaires et le climat, entre les positions de la lune et les orages sont l’objet d’études intensives aujourd’hui.

    Le temps ne pouvait être autrefois prévu à grande échelle. Aujourd’hui, le Réseau international de stations météo et les satellites fournissent des prévisions globales, mais paradoxalement, les prévisionnistes ne peuvent toujours pas préciser si tel nuage amènera de la pluie sur nous, sur nos voisins ou pas du tout. Les lois et statistiques générales concernant le temps, qu’ils appliquent sur une large échelle, servent peu à échelle réduite. Les mouvements continentaux de l’air qui caractérisent chaque saison sont en général moins stables d’année en année. Les plus petits courants, qui peuvent dégénérer en ouragans, ou cyclones, tendent à suivre des tracés répétitifs, mais devient parfois sans avertissement.

    Les tornades se montrent dangereusement capricieuses, les trombes et les tourbillons de poussière sont imprévisibles.

    Ainsi se produisent des événements atmosphériques locaux quelquefois incompréhensibles : trombes d’eau, brouillards anormaux, mirages inexplicables, tonnerre et autres bruits qui semblent venir de nulle part, boules de lumière, étranges effets d’aurores boréales, etc. Quelques-uns sont maintenant bien répertoriés. D’autres sont si rares qu’ils devront être considérés comme inexplicables jusqu’à ce que la chance fournisse à la fois les observations compétents, les instruments adéquats et les circonstances favorables.

     

    AVANT 1700

     

    Le 18 Juin 1178, des observations virent la corne supérieure de la nouvelle lune « fendue en deux » selon le chroniqueur, GERVAIS DE CANTERBURY.

    Du milieu de cette coupure jaillit une torche enflammée, crachant sur une distance considérable, du feu des morceaux de charbon brûlant et des étincelles. Pendant ce temps, le corps de la lune en dessous se tordait d’anxiété…  Ce phénomène se répéta une douzaine de fois ou plus, la flamme créant au hasard par ses volutes des formes variées et puis revenant à la normale. Après ces transformations, la lune, de corne en corne, revêtit une apparence obscure. Ces faits furent rapportés à l’auteur de cet écrit par des témoins visuels…

    *

    Presque 800 ans plus tard, le spécialiste de l’espace, Jack Harting, compara le récit médiéval  aux calculs modernes et supposa que Gervais pouvait bien avoir enregistré l’impact météoritique qui créa le cratère Giordano Bruno de 19 km de large.

    (Météorites, septembre 1076).

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    DE 1700 A 1800

     

    Un nuage lumineux fut aperçu qui évoluait avec quelque violence d’est en ouest où disparut sous l’horizon, le jour même où un tremblement de terre secouait Florence, en Italie, le 7 décembre 1731. Comme beaucoup de rapport sur les lumières liées aux séismes, celui-ci nous laisse sur notre faim. Il manque des détails permettant de les identifier comme émanation de gaz ou manifestation d’aurore boréale due aux effets magnétiques de ce séisme.

    (Rapport du congrès de la British Association for the Advancement of Science, 1852.)

     

    Avant l’aube du 23 octobre 1740, James Short, opticien expert et membre de la société royale, observait le ciel :

    Dirigeant mon télescope de 42 cm sur Vénus, j’aperçus une petite étoile à proximité, sur laquelle j’orientai un autre télescope, de distance focale égale, qui grossissait de 50 à 60 fois.

    Trouvant Vénus très distincte, et par conséquent l’air très pur, je choisis une puissance grossissant 240 fois. A ma grande surprise, je constatai que cette étoile subissait la même phase que Vénus (le même mode d’éclairement et d’ombre indiquant qu’elle se trouvait proche de Vénus plutôt que distance)… Son diamètre semblait à peu près le tiers, ou moins, de celui de Vénus : son éclat n’était pas si brillant, mais relativement net et bien défini. Je la vis pendant une heure plusieurs fois ce matin, mais, en raison de l’augmentation de la lumière solaire, je la perdis vers 8 h 15. Je l’ai cherchée depuis, tous les matins de visibilité, mais je n’ai jamais eu la bonne fortune de la retrouver.

    Short fabriquait des télescopes, et il n’aurait pas pu être abusé par une «  Vénus fantôme » - une réflexion interne dans l’objectif - comme certains l’ont suggéré. D’autres aussi virent un satellite de Vénus, comme Cassini, le découvreur des quatre lunes de Saturne en 1672 et 1686, Meier en 1759, Webb en 1823 et Stuyvanert en 1884. Aujourd’hui, il ne reste plus aucune trace d’un satellite de Vénus.

    (Nature, juin 1876.)

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    Des soldats fantômes apparurent en Ecosse, au-dessus d’une montagne, le 23 juin 1744 ; Vingt-sept témoins, dont certains prêtèrent serment devant un magistrat local, observèrent les manœuvres aériennes pendant plus de 2 heures avant que l’obscurité escamote la parade. Sir David Brexster, dans ses Lettres sur la magie naturelle, suggéra qu’il devait s’agir d’un mirage de troupes sur le côté opposé de la montagne et lia ces troupes hypothétiques à la rébellion écossaise de l’année suivante.

    (Notes and Queries, mars 1853.)

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    Des séismes se produisirent en divers endroits d’Angleterre est à travers l’Europe en 1750. Plusieurs jours avant le tremblement de terre du 2 mars, à Londres, des arcs rougeâtres prirent dans l’air la même direction que la secousse. Au moment du séisme du 2 avril, à Warrington, le révérend Sedden vit «  un nombre infini de rayons de lumière se diriger de toutes les parties du ciel vers le zénith ». Une aurore boréale accompagna le séisme du 23 août à Spalding, et Northampton sentit la terre frémir.

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    Le 30 septembre, le Dr Doddridge fit état d’une boule de feu le matin, d’un ciel rouge la nuit suivante et, la nuit d’après, de « la plus belle aurore jamais vue ».

     (Magazine of Natural History, juillet 1834.)

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    Un brouillard extraordinaire stupéfia les colons du Connecticut un matin de 1758. Au lever du soleil régnait un brouillard si étrange et si extraordinaire qu’il nous remplit d’étonnement. Il arriva par gros pans, comme d’épais nuages, à ras de terre et, dans sa marche, il se heurta aux maisons, fractionna les volumes et les lignes culbutant tout. Il ressemblait à l’épaisse vapeur qui s’élève de l’ébullition du wort (une plante utilisé pour faire du savon) et se doublait d’une telle chaleur que nous pouvions à peine respirer. Quand je le vis pour la première fois, je crus réellement que ma maison était en flamme et sortis en courant pour voir ce qui se passait. Beaucoup de gens crurent que le dernier jour arrivait. Un de nos voisins qui était à Sutton, à 160 km à l’est, constata la même chose.

     (Annual Register, 1758.)

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    Un grand nombre de globes lumineux envahirent le ciel, le jour d’un tremblement de terre, à Boulogne (France), en 1779.

     (Félix Sestier, De la foudre, vol. 1, p. 169.)

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    Un coup de tonnerre souterrain fit sursauter les habitants de Guanajuato (Mexique), en 1784, alors qu’il n’y avait aucun tremblement de terre.

     (Philosophical Magazine, janvier 1900.)

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    Une boule de feu et de lumière éblouissante accompagnait l’ouragan qui ravagea l’Angleterre le 2 septembre 1786. On l’aperçut pendant 40 bonnes minutes, ce qui n’est pas le cas habituellement pour la foudre en boule.

    (Charles Fort, le livre des damnés.)

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    Après les observations de Sir William Herschel de « volcans » sur la lune en 1783 et 1787, un astronome allemand, nommé Joseph Hieronoymus Schröter, vit quelque chose d’encore plus étrange. En 1788, il remarqua à l’est des Alpes Lunaires et dans leur ombre « un point brillant, aussi brillant qu’une étoile de 5° magnitude, qui disparut après qu’il l’eut observé pendant 15 minutes ». Lorsque la lune eut suffisamment tourné pour que le site fût totalement ensoleillé, Schröter remarqua au même endroit une ombre ronde, évoluant du gris au noir. On supposa que Schröter avait d’abord vu un pic montagneux faisant saillie sur l’ombre projetée des Alpes lunaires. Mais comment un sélénographe aussi averti que lui se serait-il trompé à ce point dans son identification ? Et comment une montagne escarpée aurait-elle pu projeter une ombre arrondie sous un éclairage venant de n’importe quelle direction ?

    (Popular Science Month, décembre 1888.)

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    DE 1800 A 1830

     

    Un mystérieux grondement marin stupéfia le naturaliste Alexander von Humboldt et les autres membres de son expédition en Amérique du Sud :

    Le 20 février 1803, vers 7 heures du soir, tout l’équipage fur abasourdi par un bruit extraordinaire qui ressemblait à celui de tambours. On l’attribua d’abord à des brisants. On l’entendait dans le vaisseau, surtout ver la poupe. C’était comme un bruit d’ébullition. Puis les marins se mirent à  craindre que le navire prenne l’eau. Incessant, ce bruit ébranlait tout le bateau et, finalement, vers 9 heures il s’arrêta.

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    Le contemporain français de Humboldt, le baron Cuvier, attribua le bruit à un poisson du groupe des Sciaenoïdes, mais des recherches ultérieures prouvèrent qu’il s’était trompé.

    (Nature, mai 1870.)

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    La lumière qui envahit le ciel de Londres dans la nuit du 1 er décembre 1814 fut attribuée à une météorite par les éditeurs d’Annals of Philosophy. Leur correspondant, John Wallis, la décrivit ainsi :

     

    A environ 10 h 40, j’arpendais un lieu découvert du village de Peckham… La nuit était couverte et sombre, mais dégagée et calme près du sol. Soudain je me vis baigné par une grande lumière. Je me souviens qu’à cet instant, je m’arrêtai et me courbai, redoutant quelque danger derrière moi. Je courus rapidement sur quelques pas puis me retournai, en quelques secondes… Mais je ne vis rien qui puisse expliquer cette lumière douce et pâle. Elle dura peut-être trois secondes. Je ne pus surprendre aucun bruit, m’attendant pourtant à une explosion. La puissance de la lumière égalait presque celle du jour ; tous les objets proches devenaient distincts. Cette nuit-là, personne ne pensa que ce fût un éclair, bien qu’on ne vît rien d’autre que cette lumière.

     (Annals of Philosophy, mars 1815.)

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    A Comrie, en Ecosse, on parle de mystérieux grondements depuis 1597. En 1816, un habitant observa «  une grosse masse lumineuse, recourbée comme un croissant, qui se déployait dans les cieux. »

     (The Edimburgh New Philosophical Journal, avril-octobre 1841.)

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    D’étranges bruits stridents dans l’air et de larges taches obscurcissant le soleil accompagnèrent un tremblement de terre à Palerme, en Italie, en avril 1817.

     (Rapport du 24° congrès de la British Association for the  Science, 1854.)

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    Ce qui semblait être une planète inconnue intrigua fort l’astronome allemand Stark,  à Augsbourg, le 9 octobre 1819. Elle traversait le disque du soleil. Il observa de nouveau le même phénomène le 12 février 1820. Il décrivit la seconde apparition comme « une tache circulaire bien délimitée, avec des indices d’atmosphère », comme si venait d’apparaître une planète possédant une orbite à l’intérieur de celle de la terre.

    (Monthly Notices of Royal Astronomical Society, janvier 1860.)

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    Un des plus longs jours obscurs de l’histoire se déroula à l’est du Canada et de la Nouvelle-Angleterre, le 10 novembre 1819. Le 8 novembre, une pluie épaisse s’abattit sur la région, laissant sur le sol un résidu crasseux. Puis, à Montréal :

     

    Dans la matinée du mardi, le 10, de lourds nuages envahirent de nouveau le ciel et évoluèrent d’un  vert profond à un noir de poix. Le soleil, que l’on entrevoyait par moments, paraissait d’un brun sombre ou d’un jaune inhabituel, puis de nouveau orange et même rouge sang… Le jour devint presque aussi obscur que la nuit ; les ténèbres augmentaient puis disparaissaient par intermittence. A midi, on dut allumer les lampes dans les endroits publics de la ville. Chacun se sentait plus ou moins oppressé. Vers le milieu de l’après-midi, un gros amas de nuages sembla soudain s’abattre sur la ville et l’obscurité tomba comme si c’était la nuit. L’immobilité et le silence se succédèrent pendant un instant, puis des éclairs les plus éblouissants jamais vus illuminèrent toute la région, accompagnée par un grondement de tonnerre qui secoua la ville sur ses fondations… (et) puis survint une légère averse de pluie, aussi épaisse que deux jours auparavant. Une nouvelle couche de nuages s’amassa. Un second éclair aveuglant brisa la flèche de la vieille église paroissiale des Français et joua curieusement avec la grande croix de fer à sa pointe avant de la jeter au sol. Chaque cloche de la cité se mit à sonner le tocsin et les habitants épouvantés se ruèrent dans les rues.

    Avec un grondement, la grande croix de fer et sa boule s’écroulèrent tout à coup et se brisèrent en morceaux. La nuit réelle commença. Quand se leva le matin suivant tout était redevenu limpide. Le monde était aussi naturel qu’auparavant. L’étrange nature de la pluie permet de croire à une éruption volcanique lointaine ou à un incendie de forêt – l’explication habituelle pour ce genre de phénomène. Mais l’orage électrique qui l’accompagna peut faire croire à un facteur supplémentaire. Les météorologistes ne savent pas encore grand-chose en ce qui concerne les effets sur le temps, ou l’espace temps, de tels nuages de fumée et de suie.

    (Scientific American mai 1881).

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    A Forest Hill (Arkansas), le ciel était limpide, ce 8 décembre 1847. Soudain, en milieu d’après-midi, des nuages tumultueux s’amassèrent. Ils avaient l’apparence d’une « toison noire éclairée d’en dessous par la clarté de nombreuses torches ». Une explosion retentissante secoua les maisons et fit résonner la cloche de l’église. Un objet enflammé de la taille d’un tonneau se fracassa sur le sol juste aux limites de la ville en creusant un trou de plus de 2 mètres de profondeur. Son diamètre dépassait les 60 cm. Au fond du trou, la roche fondue sentait le soufre et brûlait suffisamment pour porter à ébullition de l’eau jetée dessus. Vingt minutes plus tard, le ciel s’éclaircit et le soleil refit son apparition. S’agissait-il de l’impact d’une météorite ? En ce cas, on ne peut expliquer la présence des nuages antérieurs ; une météorite traverse l’atmosphère en quelques secondes sans affecter l’air de la zone d’impact. Est-il possible que la foudre ait fait fondre le sol en une masse compacte au fond du trou ? On n’a jamais entendu parler de fulgurites de la d’un tonneau, peut-être une porte sur une autre dimension avec une pierre venant d’un autre monde ?

    (The American Journal of Science and Arts, mai 1848.)

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    Une bataille fantôme se déroula à Büderich en Westphakie, le 22 janvier 1854 :

     

    Peu avant le coucher du soleil, on observa jusqu’à l’infini une armée composée d’infanterie, de cavalerie et d’un nombre impressionnant de chariots qui cheminaient à travers le pays en ordre de marche. On les vit si distinctement que l’on apercevait même le feu des mousquets et la couleur blanche des uniformes des cavaliers. Tout ce déploiement avançait dans la direction de la forêt de Schfthause. Lorsque l’infanterie pénétra dans les taillis, suivie par la cavalerie, les soldats disparurent avec les arbres dans une fumée épaisse. On vit aussi avec la même netteté deux maisons en flammes. Au coucher du soleil, le phénomène se résorba. Le gouvernement recueillit les dépositions unanimes de 50 témoins oculaires.

    Les habitants du pays considérèrent cette vision comme le «  second round » d’une bataille qui s’était déroulée quelques années plus tôt. Aucun conflit armé ne déchira l’Allemagne en janvier 1854, mais l’hypothèse du mirage d’une scène du passé est à peine plus crédible, et pourtant ?

    (Notes and Queries, mars 1854.)

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    Une planète plus rapprochée du soleil que Mercure (Vulcain) fut observé le 26 mars 1859 par un médecin de campagne français, astronome amateur, Lescarbault. Il la découvrit alors qu’elle passait devant le disque solaire, il finit de minuter le transit et inscrivit ses observations sur un tableau noir. Ces preuves s’avérèrent suffisantes pour convaincre Jean Joseph Le Verrier, l’astronome le plus illustre de France. Le Verrier émit l’hypothèse que l’attraction gravitationnelle de Vulcain expliquait la précession du périhélie de Mercure (le point de son orbite le plus rapproché du soleil) qui est de quarante-trois secondes d’arc tout les cent ans. Malheureusement, l’existence de la planète ne fut jamais confirmée. Aujourd’hui, on pense que le médecin de campagne et des centaines d’autres après lui se sont trompés, d’une manière ou d’une autre.

     (The American Journal of Science and Arts, mai 1860.)

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    DE 1860 A 1880

     

    Diverses espèces de lumières apparurent dans le cratère lunaire Platon, de la fin 1860 à 1871. Des sélénologues réputés les virent assez souvent pour les dénombrer et répertorier leurs variations d’éclats. W. R. Birt collecta plus de 1600 de ces observations et les déposa à la bibliothèque de l’Association royale astronomique. De nos jours en 1990 des lumières similaires ont étaient observées dans ce même endroit de la Lune.

    (Report of the 41 th Meeting of the British Ass, for. Adv. of Sciences, 1871.)

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    On observa des bulles identiques par une température différente, à Ringstead Bay, en Angleterre, en août 1876. Une mère et sa fille se promenaient le long d’une falaise dominant la mer par une après-midi étouffante. La chaleur se manifestait par des éclaires diffuses, mais sans tonnerre :

     

    Au-dessus de la crête du terrain qui les entourait, du niveau du sol à un mètre de hauteur, de multiples globes lumineux de la taille de boules de billard montaient et descendaient en toute liberté, juste à côté des promeneuses mais sans jamais les toucher. Elles s’élevaient doucement et aussi doucement redescendaient comme des bulles de savon flottant dan l’air. Elles avaient toutes des couleurs vives. Leur nombre variait sans cesse ; parfois des milliers d’entre elles enveloppaient les dames puis, quelques minutes plus tard, leur nombre pouvait se réduire à une vingtaine. Mais aussitôt elles se multipliaient de nouveau. Aucun bruit, même léger, n’accompagnait ce ballet. Les promeneuses atteignirent la carrière et descendirent plusieurs fois le long de la falaise pour observer le phénomène. Celui-ci dura plus d’une heure. A environ dix heures du soir, un violent orage, accompagné d’averses, arriva de la mer.

     (Quarterly Journal of the Royal Meteorological Society, octobre 1887.)

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    DE 1880 A 1900

     

    Le «  jour jaune » qui survint en Nouvelle-Angleterre et dans l’Etat de New York, le 6 septembre 1881, a été attribué - comme beaucoup d’autres phénomènes - à un feu de prairie ou de forêt dans l’Ouest. Des remous atmosphériques locaux auraient concentré la fumée à haute altitude. Pourtant aucun, feu précis n’a pu être associé au « jour jaune ». Selon le Daily Republican de Springfield (Massachusetts), la journée débuta avant l’aube par un lourd brouillard : « lorsque le soleil invisible se leva par derrière, les vapeurs formèrent un rideau épais, cuivré, à travers lequel une étrange lumière jaune envahit l’air ». Elle décomposa les couleurs naturelles : les fleurs jaune parurent grises et l’herbe bleuâtre. En ville, on alluma les éclairages, mais leurs lumières semblèrent elles  aussi anormales. « On remarquait une luminosité particulière sur chaque clôture et chaque arête de toit, les arbres semblaient prêts à s’enflammer. » L’étrange lumière baissa, puis augmenta jusqu’à sa disparition définitive dans l’après-midi. A ce moment, le soleil surgit comme une boule rouge entourée de nuages jaune. Dans la journée, la température fut étouffante, ce qui provoqua lassitude et dépression.

    (Nature, 6 octobre 1881.)

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    Quatre personnes sur une avenue de Davidson’s Mains, un faubourg d’Edimbourg, en Ecosse, vécurent une expérience étrange, le soir du 23 juillet 1885. L’une d’elles la raconta comme suit :

     

    Nous vîmes un éclair médiocrement lumineux surgir du sol à une dizaine de mètres en bas de l’avenue. Il se mit à courir, en un mouvement houleux, à une vitesse d’à peu près 50 kilomètres à l’heure, puis sembla nous envelopper pendant un instant. Ma main gauche, qui pendait le long de mon corps, ressentit comme le choc d’une faible batterie galvanique. Environ trois minutes plus tard, nous entendîmes un coup de tonnerre. Un autre témoin le décrivit comme une sorte de nuage lumineux qui montait l’avenue tel une vague. Quand il fut à la hauteur de leur groupe, il quitta le sol et passa par-dessus deux d’entre eux en faisant fulgurer une espèce d’éclair sur leurs épaules. Le jardinier, aperçut un éclair dans la direction du nuage lumineux, mais latéralement, le sommet de la nuée se trouvait à environ un mètre du sol et elle s’éleva graduellement en s’éloignant. Lorsque la clarté atteignit le groupe, l’un d’entre eux devint visible grâce à elle.

    (Nature, 6 août 1885.)

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    On ne peut imputer à aucun feu de forêt ce qui arriva à Oshkosh (Wisconsin), le 19 mars 1886, Vers 15 heures, une obscurité nocturne envahit le ciel orageux pendant une période de cinq minutes. Ce fut assez effrayant pour perturber les chevaux et précipiter les gens dans les rues. Dix minutes plus tard, le phénomène cessa. Selon le journal local. Les villes situées à l’ouest observèrent le même phénomène avant qu’il se produit ici, ce qui prouve que la vague d’obscurité voyagea de l’ouest à l’est. Rien ne put prouver l’existence de courants aériens. Aucune éclipse solaire ne se produit ce jour-là.

    (Monthly Weather Review, mars 1886.)

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    Des sons aéroportés, doux, inexplicables, furent entendus par Edwin Linton, homme de sciences de la commission de la pêche américaine, alors qu’il travaillait près du lac de Yellowstone, Wyominng, en 1809. Lui et son guide entendirent des sons, comme des échos, percussions faiblement métalliques, provenant de l’air au-dessus du lac Shoshone. Les sons, émis dans l’espace, se répandaient vers le sud-ouest, par période de 30 secondes. Quelquefois ils vibraient comme du vent, mais aucun souffle n’agitait le lac ni les arbres avoisinants.

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    F.H. Bradley et Hugh M. Smith entendirent eux aussi le son, respectivement en 1872 et 1919. On prit suffisamment au sérieux sa « réalité » pour le faire figurer dans le Ranger Naturalis’ Manuel, mais il ne reçut jamais d’explication.

    (Science, 3 novembre 1893 ; 11juin 1926 ; 24 janvier 1930.)

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    DE 1900 A 1920

     

    Les montagnes qui jouent au ballon avec du feu furent décrites par Ellsworth Huntington, géologue en voyage dans les monts Taurus, en Turquie, au tout début du siècle. Les villageois lui racontèrent que le Keklujk et Ziaret « se battaient à coup de boules de feu à travers l’Euprate, quelquefois plusieurs fois par an ». D’abord sceptique, Huntington entendit «  à peu près la même histoire de la bouche d’une dizaine d’hommes que je vis en cinq endroits différents, à une distance de plus de 60 km. Je fus alors convaincu de sa véracité. Un paysan raconta qu’une lueur subsistait après l’éclair, mais tous les autres le contredirent. Selon un autre, de taille réduite au départ, la boule grossissait en franchissant le fleuve et puis rapetissait.

    (Monthly Weather Review, juillet 1900.)

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    L’été de 1902 amena de la sécheresse et des tempêtes de poussière en Australie. Les vents alizés soufflèrent une poussière si épaisse sur l’archipel malais qu’elle entrava la navigation. Le 12 novembre, des globes de feu commencèrent à frapper le continent entier. La poussière de l’air s’épaissit au point que les habitants de Sydney se virent contraints de s’éclairé de lanternes dans les rues. De Parramatta et Carcoar, on rapporta l’explosion de globes de feu-météorites, électriques ou autres. Le 20 novembre, pendant quatre minutes, Charles Todt suivit un globe de feu au-dessus de l’observatoire d’Adélaïde ; un météore progressant avec une telle lenteur ne devait guère être assez chaud pour s’enflammer. La dernière explosion affecta Ipswich, Queensland. Le 23 novembre.

    (Vincent Gaddis, Mysterious Fires and Lights, p. 81.)

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    Une tache blanche apparut sur Jupiter, le 17 décembre 1903, passant en cinq minutes de la dimension d’un point à celle d’une « fente oblique brillante ». L’observateur situé à Ceylan, un certain major Molesworth, écrivit à la Société astronomique royale que, « malgré sa profonde expérience de Jupiter, (il n’avait) jamais remarqué auparavant le moindre changement dans cette région de la planète. Pourtant il était certain de la réalité du phénomène. » Si tel était le cas, une surface extraordinairement étendue avait changé de couleur en un temps incroyablement court.

    (Nature, 29 juin 1905.)

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    Une obscurité brève et inexplicable s’abattit sur Wimbledon, en Angleterre, un jour d’avril 1904 ; Elle dura dix minutes : on ne constata aucune trace de nuages, de pluie ou de quelque concentration de fumée.

    (Symons’s Meteorological Magazine, mai 1903.)

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    Un étonnant spectacle aérien se déroula devant quatre témoins à Burlington, dans le Vermont (l’un d’eux était un ancien gouverneur de l’Etat). Un jour de 1907 ils entendirent un bruit de tonnerre. Ils aperçurent dans la rue, une masse de la taille d’une torpille… d’un peu moins de 2,20 mètres de diamètre, qui flottait à 15 m en l’air. Sa surface était sombre, percée ici et là de langues de feu. Elle ressemblait à du cuivre brut chauffé au rouge. Un halo de 6 mètres entourait l’apparition. Vingt minutes plus tard commença une pluie diluvienne sans coup de tonnerre ni éclair. Un témoin écrivit :

     

    Quatre semaines ont passé… mais l’image de cette scène et la commotion qu’elle provoqua sont demeurées vivaces en moi tandis que le grondement résonne encore à mes oreilles. J’espère ne jamais réentendre ni revoir un phénomène de ce genre.

     (Monthly Weather Review, 11 juillet 1907.)

    *

    Quarante à soixante globes de feu d’apparence météorique, mais évoluant si lentement que certains demeurèrent visibles quarante secondes passèrent au-dessus du Canada et de l’Atlantique, le 9 février 1913. Grâce à plus de 140 rapports, W.F. Denning établit qu’ils avaient parcouru 8800 km, selon des trajectoires quasi orbitales. La source d’une averse météorique (que l’on appelle leur radiant) devait en théorie se déplacer dans le ciel au fur et à mesure que la terre suit sa trajectoire circulaire autour de soleil. Cependant, W.F. Denning, qui étudia les météores et releva leurs radiants au début du XX° siècle, attira l’attention sur des averses qui semblaient provenir de la même région du ciel, pendant des mois. En 1913, il écrivit dans  The Observatory :

     

    Certains astronomes, conscients des difficultés insurmontables que l’on rencontre pour expliquer les radiants stationnaires, les rejettent comme sans fondement. Ils les attribuent à une succession d’averses, multiples mais distinctes, formant un radiant d’apparence unique durant de longs intervalles. Pourtant ces météores apparaissent régulièrement dans le ciel et, malgré toutes les théories, aucune observation n’a réussi ou ne réussira à les escamoter du firmament.

    Nous en savons plus aujourd’hui sur les météores mais l’énigme de Denning n’a pas trouvé de réponse. La plupart des averses météoriques se comportent comme il convient : leurs radiants se déplacent dans le ciel durant la nuit et leur trajectoire dominante se décale au fur et à mesure que la terre traverse un courant de débris cosmique en orbite autour du soleil.

    (Nature, 18 septembre 1913 ; 27 avril 1916 ; The Observatoiry, août 1913 ; Polular Astronomy, décembre 1922.)

    *

    DE 1920 A 1940

     

    Une comète exceptionnellement rapide fut aperçue par un astronome de Cracovie en Pologne, le 1 septembre 1926. Elle se déplaçait de 15 degrés par heure, assez rapidement pour passer d’un horizon à l’autre à l’autre en douze heures. Je ne crois pas qu’on ait enregistré un objet céleste, quatre qu’un météore, qui montre un mouvement apparent aussi rapide dans le ciel », écrit l'astronome.

    (Popular Astronomy, 1926.)

    *

    Un mystérieux objet noir traversa le disque du soleil, le 15 mars 1927, à la surprise d’un astronome de Hambourg. « La lenteur de sa marche, parcourant le disque du soleil en six secondes, fit penser que la distance et donc la taille de l’objet étaient considérable. »

     (Nature, août 1927.)

    *

    Les lumières aperçues pendant le tremblement de terre de la péninsule Izu, au Japon, le 26 novembre 1930, sont décrites dans plus de 1500 rapports :

     

    A un endroit de la côte orientale de la baie de Tokyo, la lumière fit penser aux barres de l’aurore polaire, rayonnement d’un point de l’horizon. D’autres décrivent les lumières comme celles de globes de feu. Lorsque le séisme culmina, un carrousel de masses lumineuses et rondes surgit au sud-ouest. Les feux sismiques ont été attribués à des dégagements gazeux, des effets de friction à grande échelle, des éclairs et des aurores polaires. Leur réalité n’a été reconnue que récemment, mais aucun des systèmes proposés n’explique leur variété.

    (Bulletin of the Seismological Society of America, décembre 1973.)

    *

    Le S.S. Nova Scotia traversa l’Atlantique Nord, le 24 mai 1931. A 1h30 du matin (heure de Greenwich), on constata que la mer et le ciel s’étaient soudain illuminés pendant environ trois secondes. Ce clignotement lumineux violacé ne semblait pas émaner d’un point quelconque. Les seuls nuages étaient des altostratus disséminés ne pouvant pas produire d’éclairs ni diffuser l’éclat d’un brillant météore.

    (The Marine Observer, mai 1932.)

    *

    Des points brillants au pôle sud de Mars furent observés à Nashville (Tennessee), le 30 mars 1937. Certains de ces points fusionnèrent pour former une tache d’un blanc éclatant qui devint jaune, puis rouge jaune.

    (Popular Astronomy, octobre 1937.)

    *

    Un mirage projeté à presque 500 km fut aperçu par le schooner, Effie M. Morrissey, le 17 juillet 1939. Le bateau voguait entre le cap Farewell, la pointe sud du Groenland et l’Islande. Le capitaine Robert Bartlett, bien qu’il ait parcouru les eaux polaires pendant quarante ans, n’avait jamais contemplé un mirage aussi net :

    A 16 heures, avec le soleil au sud-ouest, le Snaeflls Jôkull (1414 m) et d’autres repères d’Islande, surgirent comme s’ils se trouvaient à une cinquantaine de kilomètres (au lieu des cinq cents réels). Si je n’avais pas été certain de ma position et n’avais pas fait route vers Reykjavik, dit le capitaine Bartlett, je me serais attendu à arriver dans les heures suivantes. La rive et le sommet neigeux du Snaefells Jôkull se révélaient incroyablement proches.

     (Science, décembre 1939.)

    *

    DE 1940 A 1960

     

    La Seconde Guerre mondiale avait débuté et l’Angleterre subissait le blitz de novembre 1940. Par  un temps clair, E. Matts, de Coventry, travaillait dans son jardin peu après midi quand soudain :

     

    Il me sembla que j’étais dans une obscurité intense et baissant les yeux, je vis à mes pieds une boule d’environ 60 centimètres. D’un bleu-vert pâle, elle semblait d’une épaisseur d’environ un demi-centimètre. Après quelque secondes, la boule s’éleva du sol, illumina une rangée de maisons, et en retombant, endommagea un pub en explosant. « Je ne sentis aucune peur, ce qui s’expliquer par le fait qu’il y avait à cette époque des bombardements impressionnantes.

     

     (Weather, juillet 1864.)

    *

    Dans la nuit du 13 au 14 août 1942, les détecteurs londoniens enregistrèrent un sursaut d’émission de rayons cosmiques sans précédent. On sait que des particules de très haute énergie règnent dans l’espace intergalactique. On ne constata aucune tempête magnétique solaire ou terrestre pour l’expliquer. Parce que les rayons cosmiques voyagent à une distance considérable et que leur direction varie, ils ont généralement une distribution égale et uniforme. Un sursaut d’émission devait provenir d’un phénomène violent et étrange.

    (Nature, mars 1943.)

    *

    Une inexplicable étendue d’eau libre au milieu d’une tempête facilita la traversée du yacht Yvancha, le 16 septembre 1958. Voguant vers Lisbonne, au Portugal, le capitaine venait de doubler le cap Saint-Vincent et devait affronter une mer houleuse et des vents de nord-ouest de force 5 à 6 (de 30 à 50  kilomètres à l’heure) :

     

    Cependant, en réduisant notre vitesse de 10 à 6 nœuds, l’allure devint plus confortable. Nous devions encore passer d’assez mauvais moments, quand surgit devant nous une zone absolument calme, sans grosses vagues. Une bonne demi-heure de navigation nous en rapprocha. J’étais complètement ahuri. Cette zone de grand plat avait une largeur d’au moins 200 mètres en s’étendait vers le nord-est sur environ 50 km. Je réussis à la longer à pleine vitesse pendant trois heures dans le calme presque complet alors que de l’autre côté se déchaînait une mer démontée. La route était absolument droite et il fallait pour y croire voir la ligne séparant les grosses vagues des autres sur cette autoroute marine. Je conservai la route et naviguai droit vers Setubal sans que notre pont reçoive la moindre goutte d’eau. J’ai passé plus de trente années en mer et ai fait maintes traversées vers la Méditerranée, mais je n’ai jamais vécu un phénomène semblable. Ce calme ne provenait pas d’un largage d’huile. La route était toute droite pendant 50 km avec des bordures nettement délimitées à bâbord et à tribord. Si elle avait été provoquée par une fuite d’huile, elle se serait incurvée sous la poussée.

    (Weather, mars 1961.)

    *

    DEPUIS 1960

     

    D’étranges spirales atmosphériques marquèrent la trace d’une fusée Centaur, lancée du cap Kennedy le 27 novembre 1963. Trois navires les aperçurent dans l’Atlantique. Leurs volutes purent être provoquées par de forts tourbillons de vent ou bien par des particules de tempêtes solaires entraînées dans le champ magnétique terrestre.

    (The Marine Observer 1964.)

    *

    Un demi-cercle de lumière laiteuse, se dilatant au-dessus de l’horizon à l’occident, le 20 mars 1969, fut observé sur deux bateaux au sud-est des Bermudes. Vue de l’Otaio, la luminosité surgit, augmenta, puis s’affaiblit en envahissant plus de la moitié du ciel entre l’horizon et le zénith. Observée du Port Victor, elle débuta par un « globe lumineux bien délimité. »

    Pour devenir irrégulière lorsqu’elle se diffusa jusqu’à baigner entièrement la lune croissante. (The Marine Observer, janvier 1970.)

    *

    Crash fantôme sur le Parmelan (Annecy), le 21 novembre 1996, à 5 h 00, des témoins entendent un avion évoluer à basse altitude. Le survol est suivi d’une forte explosion, un bruit sourd et un éclair. D’autres observateurs parlent d’une immense lueur blanche. Seulement, malgré des recherches poussées sur le terrain, on ne retrouva rien ! La gendarmerie de Thônes confirme qu’un patrouille a bien vu des lumières rouges dans le ciel, le 21 novembre à 5 h 03 et qu’un bang a bien été entendu par les militaires de sortie, mais pas d’avions signalés manquant.

    (Le Dauphiné Libéré du 22 novembre 1996.)

    *

    Parmi toutes les observations citées, combien ont une relation avec les O.V.N.I. ? Difficile à dire, mais à méditer.

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    Source : Extrait du grand livre du mystérieux du Reader’s Digest, Paris-Bruxelles-Montréal-Zurich- 1985

     

    claude burkel
     
    Claude Burkel pour la taverne- Mars 2009
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