• Une mystérieuse créature dans un lac sibérien

    En fait, nous sommes en Sibérie, non loin du village d’Oïmiakon, l’endroit le plus froid de la planète après l’Antarctique. Et plus précisément au bord du lac Labynkyr, large de 4 km et long de 14 km. Profondeur moyenne : 52,6 m avec des fissures descendant jusqu’à 80 m. Un lac ténébreux qui, de plus, serait relié à d’autres par des galeries souterraines. Et qui, jusqu’à récemment, n’avait jamais été exploré.
     
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    C’est le cri du cœur de Vladimir Golishev, un homme de 60 ans qui, en 2010, a vu l’un de ses amis disparaître dans le lac. Alors qu’il pêchait a été soudainement entraînée dans l’eau par sa prise avec une force inouïe, puis tirée sous l’eau, témoigne son compagnon. Son corps n’a jamais été retrouvé, pas plus que ceux des 19 personnes disparues elles aussi sur le lac durant les trois précédentes années. Un chiffre officiel qui, pour les habitants, serait sous-estimé. 
    C’est aujourd’hui chose faite grâce à des chercheurs de la Société géographique de Russie. L’équipe de Dimitry Schiller a en effet réalisé une plongée dans ce lac énigmatique. Objectif de l’aventure : prélever des échantillons de flore et de faune, observer les reliefs et fissures. Mais aussi vérifier une rumeur persistante : le lac Labynkyr abriterait en effet une créature monstrueuse surnommé le « monstre du Loch Ness russe » ou « Le Diable ».
     
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    Echo sonar enregistré par Lyudmila Emeliyanova © veslo.ru
     
    Les difficiles conditions de plongée, dans une eau à-2°C, n’ont pas permis d’atteindre le fond, mais les plongeurs ont pu remonter des échantillons de végétation. Et surtout, les scanners des plongeurs ont détecté des restes de mâchoire et de squelette d’un animal de très grande taille d’après la Société géographique de Russie. Un élément de plus qui accréditerait l’existence de ce « monstre » aquatique… 
     
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    -UNE IMMENSE CREATURE DETECTEE A PLUSIEURS REPRISES-
     
    Les Evenks et les Iacoutes, peuplades autochtones, évoquent depuis longtemps sa présence dans le lac. Dans les années 20, Gennady Borodulin raconte dans son livre Voyage au pôle froid l’histoire d’une famille de nomades evenks, qui perdit l’un de ses enfants emporté par une créature inconnue, de couleur sombre, au centre du lac. Mais ce qui ne pourrait être qu’une légende locale va connaître un nouveau rebondissement en juillet 1953, comme l’atteste le journal tenu par Viktor Tverdikhlebov. Ce géologue, rattaché à l’Académie des sciences de l’URSS, y raconte en détails l’effrayante rencontre que lui et son équipe firent sur un lac voisin, probablement relié au lac Labynkyr par une galerie souterraine :
     
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    « C’était une bête. Elle s’est déplacée en arc de cercle, d’abord le long du lac, puis directement vers nous. Dès qu’elle s’approchait, nous étions pris d’une torpeur étrange, la même qui survient dans le froid. Au-dessus de l’eau se dressait une forme ovale et grise, un peu sombre. On pouvait distinguer clairement deux taches blanches symétriques, semblables aux yeux de l’animal, et de son corps dépassait quelque chose comme un bâton, sa nageoire peut-être ?... Nous n’avons vu qu’une petite partie de l’animal, mais on sentait la présence d’un corps très massif. Il y avait un prédateur devant nous, sans aucun doute, l’un des prédateurs les plus puissants du monde… »
     
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    Informées, les autorités soviétiques avaient pourtant classé le dossier sans suite. Dans la région, un autre récit circule également. Celui fait par deux pêcheurs dont le bateau de 10 mètres de long aurait été soudainement soulevé par un gigantesque animal aquatique. « Les pêcheurs étaient terrifiés mais ne voyaient rien » précise le Pr Lyudmila Emeliyanova de l’Université de Moscou. En 2012, cette biogéographe a participé à une expédition de plusieurs jours sur le lac. « C’était notre 4e ou 5e jour sur le lac quand notre sonar a détecté un énorme objet dans l’eau sous le bateau. Il est clair que c’était une créature vivante et elle était trop grande pour appartenir à la douzaine d’espèces connues dans le lac. (…) Pour le moment, en tant que scientifique, je ne peux apporter aucune explication sur sa nature. »
    En 2006, d’autres chercheurs avaient pu lire des échos semblables sur leur sonar, enregistrant une silhouette de plus de 6 mètres de long.
     
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    Source- Le Monde de l’Inconnu n°367 d’avril/mai 2014
     

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