• IL EXISTE DES PIERRES MAUDITES !

     

    IL EXISTE DES PIERRES MAUDITES 

     

    « Grand Mogol, Régent ! » Les noms de ces pierres précieuses mondialement connues ont des résonnances magiques. Il est d’ailleurs, tout à fait vrai que certaines pierres peuvent avoir des influences maléfiques ou bénéfiques. Mais existe-t-il des pièces vraiment maudites ? Si nombre d’entre elles ont pu apporter la mort, c’est uniquement parce que au vu de leur immense valeur, des hommes sans scrupules se sont entre-tués pour leur possession. Reste, malgré tout, des exemples d’authentiques maléfices. 

     

    Dans leur cas précis, la valeur n’est pas forcément en rapport avec les malheurs provoqués et c’est bien le plus troublant. Il n’y a pas non plus, à leur propos, que des légendes du temps passé. Qu’on en juge. Un grand joaillier parisien de la rue Saint-Honoré nous a conté l’histoire d’une émeraude qui n’apportait que des ennuis. En 1957, Jean Vendome, ce joaillier, acheta un appartement. Apprenant sa spécialité, la vendeuse lui proposa une pierre de quatre carats environ, une émeraude dont elle voulait se dessaisir. Pour l’obliger, il accepta de s’occuper de l’affaire. Mais il fut stupéfait en entendant le prix demandé. C’était une somme dérisoire : environ 60.000 francs de l’époque. La dame lui avoua qu’elle avait peur de la pierre et qu’elle voulait s’en débarrasser sans idée de profit. Depuis qu’elle l’avait reçues en cadeau, rien n’allait plus, ni pour elle ni pour son entourage. Son mari, brillant polytechnicien, avait perdu sa situation. Et chaque fois qu’elle sortait l’émeraude du coffre de sa banque il arrivait un malheur. Un accident de voiture pour son époux ; une autre fois, une chute où elle se fractura la jambe. Cette pierre, sans être d’une très grande beauté, valait certainement quinze fois le prix demandé. Sceptique, Jean Vendome la montra à un confrère qui voulut bien se charger de sa vente. Mais au bout d’une semaine, ce second joaillier revint trouver le premier :

    « Tiens, je te rends ta pierre. Elle porte malheur. J’ai eu un accident de voiture ».

    L’émeraude fut encore deux ou trois fois confiée à des spécialistes. A chaque fois, elle revint : elle avait causé quelque nouveau désagrément. Jean Vendome lui-même devait être la victime de ses maléfices. Un jour, en ouvrant son magasin, il s’aperçut que tout avait été cambriolé. Rien ne restait… sauf l’émeraude. L’histoire commençait à courir dans le cercle très fermé des bijoutiers et des lapidaires. La pierre malgré son prix modique, était devenue invendable. La propriétaire vint donc la reprendre. En sortant du magasin, elle la jeta dans une bouche d’égout. Il ne faut pas conclure, pourtant, que toutes les émeraudes portent malheur. Leur mauvaise réputation vient plutôt du fait qu’elles sont souvent fragiles, qu’elles se fendent parfois, ce qui représente, bien sûr, une perte d’argent. L’opale a mauvaise réputation, en France, pour la même raison. En revanche, en Angleterre, elle est considérée comme une pierre porte-bonheur et c’est elle qu’on offre le plus souvent lors des fiançailles. Quant au rubis, si on le tient pour maléfique, cela vient de sa ressemblance avec une goutte de sang. Quelle erreur commettrait, en vérité, celui qui se méfierait des pierres précieuses ! Dans l’immense majorité des cas, elles sont étroitement associées à des évènements heureux de la vie, voire un triomphe, au couronnement d’une carrière.

    Jean Vendome, encore, le sait mieux que quiconque, lui qui s’honore d’avoir exécuté, entre autres merveilles, plusieurs épées d’académiciens. Celle de Julien Green, notamment, et celle de Maurice Schuman. Les pierres n’ont d’ailleurs pas besoin d’être onéreuses pour séduire raconte le joaillier. Lui-même avoue son affection pour de simples galets de nos grèves, d’humbles cailloux de nos chemins : ils ont souvent des formes si belles, ils ont tant de joliesse naturelle qu’ils peuvent enthousiasmer jusqu’aux plus prestigieux orfèvres, ces créateurs par excellence. Des charmes qu’auraient tort d’ignorer ceux qui déambulent sur nos plages et nos sentes de montagne. Des chefs-d’œuvre qui ne porteront jamais malheur… à moins de se laisser choir sur le pied. 

    Taverne de l'étrange - 11 septembre 2009


  • Commentaires

    1
    ZAMOURET
    Vendredi 11 Septembre 2009 à 21:45
    BONJOUR
    OUI CELA EXISTE IL Y A EU DE NOMBREUX CAS AU COURS DES SIECLES
    CELA RESTE UN MYSTERE
    JE PENSE A MON NIVEAU Q UELLES DOIVENT POSSEDER CERTAIN ELEMENTS DE RADIATIONS QUI PROVOQUE UN DESORDRE DANS LE SYTEME CELLULAIRE ???
    AVOIR ?
    CLAUDE BURKEL
    2
    lilo132
    Dimanche 30 Janvier 2011 à 15:06
    des pierres maudites !!! Et ben qu'est-ce qu'on peut pas inventer . MERCI DU RENSEIGNEMENT
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