• 1970- Nom de code : Grudge 13

     

    Nom de code : Grudge 13

     

    Un B-52 aurait été abattu par un ovni lors de la guerre du Viêt-nam : tel serait le secret consigné dans un rapport introuvable publié par l’armée américaine. Que dissimule t-il et existe-t-il vraiment ?

     

    Les derniers mots prononcés par le radio de bord du bombardier américain B-52 avant son crash dans la jungle laotienne furent : « Une explosion de lumière blanche… » Le 8 mai 1970, l’équipe de secours de William English localisait les lieux du drame par hélicoptère. La forteresse volante gisait sur le sol, comme écrasée par une main géante.

     

     


     

     

    Intact le chargement de bombes, intacte la végétation environnante. Les secouristes se hissèrent dans le cockpit. Une vision d’horreur les y attendait. Attachés à leurs sièges, les pilotes et leurs compagnons avaient subi d’atroces mutilations. Etrangement, il n’y avait aucune trace de sang dans les alentours. Les secouristes retirèrent des uniformes les plaques d’immatriculation et récupérèrent le livre de bord. Après quoi, peu soucieux d’accorder à leurs compatriotes une sépulture décente, ils firent exploser l’appareil. Pour info, ce scénario me fait penser à un film sorti en 1987, avec Arnold Schwarzenegger « Predator ». Est-ce là un clin d’œil ?

     

     

     

    *** Un ovni dans la jungle ***

     

     

     

     

     

    Selon les dires de William English, son équipe tomba peu après dans une embuscade et fut faite prisonnière. Lui seul réussit à s’échapper ; trois semaines plus tard, des soldats américains le retrouvèrent dans la jungle, épuisé. Ce récit fut à l’origine d’un débat interminable tournant autour de la question suivante : le B-52 avait-il été abattu par les ennemis, ou était-il entré en collision avec un énorme engin extraterrestre ? La réponse devait se trouver dans l’un des quatorze dossiers consacrés aux avions américains abattus pendant la guerre du Viêt-nam. Et plus précisément dans le dossier n° 13, lequel n’a jamais été retrouvé, ou plus sûrement, divulgué officiellement. Dès lors, l’opinion publique américaine imagina que le gouvernement le gardait secret en raison des révélations explosives qu’il contenait… à savoir la preuve qu’un engin extraterrestre avait bien heurté le B-52 au-dessus du Laos.

     

     

     

    Le gouvernement américain répondit à ses allégations par une déclaration nette et sans appel : « Jamais aucun engin extraterrestre n’a mis en péril l’un de nos bombardiers. » Elle fut insérée dans le rapport officiel où étaient compilés les résultats de l’enquête sur les phénomènes ovnis, le fameux « programme Blue Book », dont la première mouture datait de 1952. Il y était fait mention de 121.618 observations d’engins extraterrestres, recensées par le célèbre ufologue J. Allen Hynek. Cependant, durant deux décennies, l’existence et la nature du « dossier n° 13 » demeurèrent un prétexte à controverses. En 1980, celles-ci volèrent en éclats avec l’intervention de l’ancien combattant du Viêt-nam William English, le secouriste du B-52, seul survivant de la mission de secours. Ce dernier quitta l’armée américaine en 1973.

     

    Aux environs de 1976, il travaillait comme analyste sur la base aérienne de Chicksands, l’un des plus importants centres britanniques d’écoutes électroniques secrètes. Non loin de là, sa femme enseignait dans une école primaire. Le 29 juin 1976, on confia au jeune analyste un document de 625 pages. Il devait en évaluer l’intérêt. Son nom : le Grudge Book Report n° 13. S’agissait-il du fameux dossier disparu, comme la similitude de numérotation pouvait le laisser supposer ? La suite allait venir corroborer cette hypothèse.

     

     

    la base secrète de Chicksands en Angleterre

     

    En effet, le rapport Grudge contenait des informations sur la capture d’un engin extraterrestre, son armement et même les autopsies des corps de l ‘équipage… Mieux encore : dans le dossier figuraient des photos que William English avait lui-même prises, où l’on voyait les cadavres mutilés du B-52, qui s’était écrasé au Laos en mai 1970. Mais on n’y faisait pas clairement état d’une collision éventuelle entre l’ovni et le bombardier. Sa mission achevée, English reprit tranquillement son travail habituel. Par la suite, il fut relevé de ses fonctions et chassé du Royaume-Uni et reconduit par avion aux Etats-Unis. Il regagna sa maison de Tucson en Arizona. Il décida alors de prendre contact avec l’ufologue Stanton Friedman au Pima Community College pour l’informer de ses mésaventures. A partir de ce moment-là, il travailla auprès de l’organisation de recherches sur les phénomènes aériens, basée à Tucson. Il y fit la connaissance de J.Allen Hynek, astronome et conseiller au Blue Book. Hynek ne rejeta pas, semble-t-il, l’authenticité des documents du rapport Grudge 13.

     

    Mais il avertit English qu’il nierait en avoir eu connaissance s’il rendait public leur entretien. Dans cette histoire rocambolesque, un nouveau rebondissement survint en 1980. Il reçut la visite inopinée du colonel Black- l’officier qui l’avait chassé de la base de Chicksands- et de son opérateur radio. Ils lui apprirent qu’ils avaient été exclus à leur tour de l’armée de l’air américaine pour des raisons directement liées au rapport Grudge 13. On ne leur avait donné d’explication supplémentaire. Le colonel précisa alors le motif de sa visite : « J’ai la preuve qu’un énorme ovni, responsable de la destruction du B-52, se trouve enfoui quelque part aux environs du centre d’essais de White Sands au Nouveau-Mexique. Nous décidons de nous y rendre, voulez-vous faire partie de notre équipée »? William English accepta d’emblée.

     

     


     

     

    Il vendit sa fabrique d’objets en cuir afin de participer aux frais : achat d’un van, équipé de caméras vidéo, de magnétophones, de détecteurs sonores et d’appareils à infrarouges. Mais l’expédition n’arriva jamais à destination. A mi-chemin, alors qu’il était sorti se promener, loin de son véhicule, des hélicoptères surgirent et criblèrent de roquettes le malheureux van. Il fut pulvérisé, ses deux compagnons de route moururent sur le coup. Désespéré, il regagna Tucson à pied et se réfugia chez l’ufologue Wendelle Stevens, car sa propre maison était placée sous surveillance. Il fut obliger de quitter l’état et s’installa à Lynchburg, en Virginie.

     

     

    la base d'essai de White Sands au nouveau-mexique ( ici le musée...)

     

    Hanté par ces tragiques souvenirs, il décida en 1988, de sortir de l’ombre et de rendre publique sa dramatique aventure. Il la communiqua à tous ceux qui voulurent bien l’entendre. Puis en décembre de la même année, il la raconta sur internet. Il déclara avoir été victime de quinze tentatives d’assassinats depuis son retour aux Etats-Unis. La raison en était simple : il en savait trop sur le fameux rapport Grudge 13. Quelle mesure faut-il accorder aux récits, sinon extravagants de William English ? Une revue s’intéressant à son histoire finit par le retrouver. Mais il refusa de répondre aux déclarations fracassantes qu’il fit sur ce fameux rapport. La revue enquêta et montra que ces affirmations ne reposaient sur aucune base solide. L’armée américaine affirma qu’aucun B-52 ne s’était écrasé entre juillet 1969 et juillet 1972. Et si c’était le cas, une opération de dissimulations de preuves aurait été faite par les plus hautes autorités. Dans le conflit à l’époque, l’envoi d’une équipe spéciale à la recherche du bombardier abattu était exceptionnelle ; si un tel ordre avait été donné, l’équipe aurait eu pour consigne de rapporter des informations précises : numéro d’immatriculation de l’appareil, noms des membres de l’équipage.

     

    Des incohérences encore, le fameux colonel Black, ne pouvait pas commander la base de Chicksands de septembre 1974 à août 1976, car ce fut un certain James W. Johnson Jr. Les militaires ont toujours nier l’existence de Grudge 13, car ce fameux rapport fut intégré dans le dossier Blue Book n° 14- lequel n’a pas disparu. Dans son livre Révélations, Jacques Vallée écrit à propos d’English et de ses compagnons : « Je ne mets pas en doute la bonne foi de leurs témoignages. Les documents en question relatant une prétendue collision entre un B-52 et un engin inconnu ont très bien pu être élaborés par leurs supérieurs hiérarchiques afin de tester leur capacité à faire barrage à la désinformation. Quoi de plus normal que de mesurer leur degré de crédulité et d’habileté en leur mettant sous les yeux un document mêlant des éléments authentiques à des informations grotesques. C’est le b a ba de toute technique de désinformation. Si les candidats ont flairé le piège, c’est qu’ils ont passé le test avec succès. » Alors William English fut t-il victime de sa naïveté ?

     

    A t-il été abusé par les services secrets américains ?  Faut-il voir là l’explication aux « mésaventures » d’English, à son expulsion brutale d’Angleterre ? Certains le pensent.

     

    Le rapport Grudge 13 existe peut-être réellement. Mais cela ne signifie nullement qu’ont eu lieu des rencontres entre des hommes et des aliens… et encore moins qu’un bombardier ait été abattu par un ovni. De par son caractère extravagant, l’affaire Grudge 13 pourrait bien être une opération de désinformation- en quelques sorte le pendant américain de l’affaire Ummo- montée comme elle par les services du contre-espionnage a fortiori. « Souvent, les gens croient plus aisément à la fiction qu’à la réalité, pour la simple raison que la fiction surpasse parfois la réalité, au point de paraître plus vraisemblable que les faits. C’est exactement le cas ici. »

     

    William English, à propos du rapport Grudge 13

     

     

    A quelques années de distance, d’étranges similitudes ont pu être établies entre le crash du B-52 dans la jungle vietnamienne prétendument provoqué par un ovni, et la chute inexpliquée d’un avion soviétique dans l’Oural. Le point commun : une rencontre soudaine dans les airs avec un engin extraterrestre. En 1961, neuf ans plus tôt, un avion postal russe Antonov AN-2P disparaissait des écrans radars alors qu’il volait entre Sverdlovsk ( aujourd’hui Ekaterinburg ) à l’est de l’Oural et Kurgan. Au même instant, le radar enregistrait le passage éclair d’un engin inconnu de grandes dimensions.

     

     

    l'avion postal Antonov AN-2P

     

    Dépêchés sur les lieux, des éléments aéroportés découvrirent l’avion postal intact, dans une clairière. Rien ne laissait supposer un crash brutal et mortel. Mais l’équipage avait mystérieusement disparu. La seule preuve établissant la présence d’êtres inconnus se résumait à la découverte- à cent mètres de l’Antonov- d’herbes brûlées formant un cercle d’une trentaine de mètres de diamètre. Le mystère ne fut jamais éclairci… et l’équipage ne fut jamais retrouvé.

     

     à voir :

     

     

    http://www.bluebookarchive.org/

    http://ufologie.net/htm/blulstf.htm

    http://www.rr0.org/BlueBook.html

     

     

    La taverne de l’étrange- 8 août 2006

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  • Commentaires

    1
    visiteur_mr x
    Samedi 3 Mars 2007 à 20:23
    je peux vous dire qu ils existes des cas similaires en france
    2
    loulouhugo
    Lundi 25 Avril 2011 à 18:48
    l'avion postal etait-il intact et opèrationnel? si oui ; les autoritès russe l'on-t-il rèutilisè comme si de rien n'etait après cet incident? et l'èqiupage n'a-t-il pas tout simplement dèsertè?
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