• 28 mars 1964- L'affaire Gérald Gateau

     

    L'AFFAIRE GERALD GATEAU

     

    "...On nous cache tout, on nous dit rien, on nous informe vraiment sur rien..." C'est ce que chantait déjà Jacques Dutronc en 1966 ! Force est de constater que les choses n'ont pas beaucoup changé... On entend aussi souvent dire que si l'existence d'une vie extraterrestre était prouvée, cela remettrait en cause l'existence de Dieu... Mais force est de constater que ce ne sont pas des "milices religieuses" qui empêchent les témoins de témoigner... Alors qui a intérêt à cacher l'existence de la vie extraterrestre et pourquoi ? Toute vérité ne serait-elle pas bonne à dire ?

     

     

    Région troyenne. 6H00 du matin. Il fait bien froid en ce 28 mars 1964 : "Tiens ! Une citerne à bestiaux" se dit Gérald Gateau en voyant à flanc de coteau, en plein milieu d'un pâturage un objet d'apparence métallique, qui brille dans la clarté du matin. Il se dit : "Comment se fait-il qu'il y ait une citerne en plein hiver, surtout qu'il n'y a pas de vaches ici". Intrigué, il se gara, sorti de sa voiture et marcha en direction de cette "chose". Tout à coup il aperçut au milieu du champ un engin d'environ une dizaine de mètres de long sur à peu près quatre mètres de haut qui s'éleva du sol très rapidement. "Nom de Dieu ! " dit-il en se retournant vivement. Pris de panique il s'enfuit à toutes jambes. Et toute la journée il travailla sans rien dire de ce qu'il vit le matin. De retour chez lui, même mutisme auprès de son épouse : "Si je lui dit ça, elle va me prendre pour un fou". La semaine se passa ainsi, mais le samedi suivant, il prit son courage à deux mains, il retourna sur le lieu même où il vit la "chose". A la hauteur présumée où la "citerne" s'envola, l'herbe était rase, plus ou moins grillée par le gel de l'hiver. Il remarqua, brillant sur le sol, des morceaux de métal. Il y en avait six qu'il ramassa et qu'il enveloppa dans du papier journal. Rentré chez lui, il les rangea dans une boîte en carton, qu'il glissa dans un coin de son atelier. De temps à autre, il regardait sa trouvaille, se posant la question pourquoi il avait ramassé ces morceaux ? Pourquoi il s'était arrêté ? Et les années passèrent...
    Nous voilà en 1978 et Gérald apprend qu'un journaliste nommé Guy Capet donnera une conférence sur les Ovnis à Troyes. En effet, la presse s'était souvent faite l'écho d'observations d'engins étranges dans la région troyenne et Gérald, en secret, suivait les diverses annonces concernant ces objets vus dans le ciel de sa région. Aux yeux de Gérald Gateau, ce Guy Capet lui sembla un homme de bonne foi. Très vite, il lui expliqua son histoire et sa trouvaille : ses cinq morceaux de métal ! Prescience ? Preuve d'équilibre psychologique, intuition ou méfiance ? Gérald confia à Capet les cinq morceaux, mais conserva le sixième secrètement ! Ce n'est qu'en 1993, lorsqu'Hugo Nhart prendra l'affaire en mains que réapparaîtra ce sixième morceau.


    L'affaire fit grand bruit à l'époque et le 17 octobre 1978 Gérald Gateau, Guy Capet et Gérard Lebat, fondateur et président du G.E.O.S ( Groupe d'Etudes des Objets Spatiaux de France ) passèrent aux actualités régionales de 19H40 ainsi qu'à l'échelon national sur TF1, qui programma au Journal Télévisé de 13 heures le témoignage de Gérald. Un exemplaire du métal fut envoyé au GEPAN (Groupe d'Etudes des Phénomènes Aériens Non identifiés), à Toulouse pour analyses. Et puis tout à coup, ce fut le mutisme, comme si rien ne s'était passé, comme si personne n'avait jamais témoigné... L'affaire fut carrément étouffée par les plus hautes instances gouvernementales. Et les jours passèrent...


    Il faudra encore attendre 14 années pour que cette affaire rebondisse. Hugo Nhart reprend l'affaire. Il essayera de démèler la vérité et de comprendre où sont passés les cinq morceaux de métal. Il fera appel aux médias en faisant éclater l'affaire au grand jour pour l'émission "Mystères" sur TF1.


    Mais encore une fois, l'entreprise capota et l'émission n'eut pas lieu ! Mais le 25 avril 1994, Hugo Nhart est contacté par Christophe Dechavanne et l'affaire est enfin présentée au cours de l'émission "Faut pas pousser". Pour cela, Gérald Gateau refit les gestes qu'il avait fait le jour où il découvrit les morceaux de métal. A la suite du reportage, des questions furent enfin posées à Jean Jacques Velasco, le monsieur-vérités du SEPRA (Service d'Etudes des Phénomènes de Rentrée Atmosphériques) afin de lui demander s'il avait retrouvé le dossier relatif à cette affaire. Il réitéra le fait qu'il n'avait retrouvé aucune trace de cette affaire, ni bien sûr les autres morceaux de métal. Il parut très embarrassé... Et peu de temps après l'émission, Hugo Nhart, qui possédait le sixième morceau de métal fut comme par hasard cambriolé. On lui déroba toutes ses archives personnelles, on lui vida complètement le disque dur de son ordinateur, il retrouva même des excréments disséminés dans sa maison ! Il fut aussi agressé plusieurs fois, fouillé et mis sur table d'écoute... Il porta plainte plusieurs fois au commissariat, mais force est de constater que jamais les plaintes n'ont abouti à quelque chose de sérieux. Bien d'autres détails de cette histoire sont racontés dans "Le Dissident du Silence" d'Hugo Nhart. Il faut croire que la vérité est gênante aux yeux de certains : Pourquoi le SEPRA fit la sourde oreille aux diverses demandes afin de retrouver le dossier ? Pourquoi dire que "l'on manque d'éléments relatifs aux circonstances pour continuer plus loin l'enquête" alors que tout fut expliqué dans divers dossiers passés à la télévision ? Pourquoi Gérald Gateau aurait-il caché cette histoire durant 35 ans s'il avait fait une farce de mauvais goût ? Il est assez intelligent pour savoir que des analyses pourraient le confondre ? Pourquoi ne retrouve t-on pas les autres morceaux de métal ? Pourquoi Gérald aurait-il menti à l'époque même à FR3 Champagne et TF1, avec les risques d'être tourné en ridicule ? Pourquoi Stanton Friedman, grand physicien nucléaire canadien, a -t-il avoué que cette affaire était dangereuse car "certains services américains" étaient dessus ? Pourquoi le SEPRA ne monte t-il pas au créneau et ne montre t-il pas le dossier afin de clore cette affaire une bonne fois pour toutes ? Les Services Secrets Américains auraient eu un ou deux morceaux entre les mains...
    Hugo Nhart a fait faire diverses analyses de ce morceau de métal, tandis qu'un ami, Christian Perrin de Brichambault, qui fut autrefois professeur à l'E.N.A puis Directeur de la Météorologie Nationale fit analyser un éclat par le laboratoire d'E.D.F dirigé à l'époque par Gilles Ménage. Les analyses pratiquées en aveugle donnèrent des résultats éloquents : "L'analyse effectuée par diffraction des rayons X indique la présence d'un corps amorphe et non amorphe. Ceci est très singulier. Trace de Cu, Ni, Cr et Mn. Le tout pour moins de 5%. C'est un matériau à gros grain, obtenu par "fonderie" et refroidissement lent. Ce matériau par son composant est fragile. On ne retrouve pas de traces de radioactivité. Pas de traces d'oxydations superficielles, ni de ferro-magnétisme. Les températures de fusion vont de 1202 à 1370°. Ce morceau de métal pose un problème original par une explication vraisemblable des "porosités" macroscopiques notées sur l'objet sous formes d'alvéoles cylindriques allongées et orientées. L'objet ne peut correspondre ni à une chute de météore, ni à un débris de satellite. Il est d'origine artificielle et a été déposé sur le sol. Les caractéristiques physiques de ce matériau ne permettent guère de préjuger de son intérêt pour une application quelconque. Il serait souhaitable de faire des analyses des gazs occlus dans le morceau de métal, pour en définir autant que faire se peut, l'origine terrestre ou spatiale". Des analyses faites par d'autres laboratoires donnent pratiquement les mêmes résultats. Fort de ces résultats, Hugo Nhart est allé consulter un grand scientifique spécialisé en métallurgie. A leur lecture, il me confirma qu'il est impossible de créér sur Terre un objet ayant ces particularités bien que l'on puisse trouver sur notre planète les minerais nécessaires pour le réaliser !

    Pourtant, ce 28 mars 1964, Gérald Gateau a bien vu et a bien ramassé ce qu'il a ramassé. Il en est absolument sûr car pour toute preuve, il reste encore un des six morceaux de métal, même si le souvenir de cette époque lui est resté à jamais profondément gravé à l'esprit. Mais Gérald a de la chance car il reste une trace ! Mais combien sont ceux qui ont témoigné de phénomènes curieux et qui ont vu leurs dossier classé.


    Assurément un bien trop grand nombre...

     

    souce de l'article - Alexandre de Chelle pour la revue "L'épée du ciel" N°15 de septembre 1997

     



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