• Un doigt de mystères se lève sur le Yeti !

    Des éléments d’une main censée appartenir à un abominable homme des neiges et découverte au Népal ont subi un test ADN. Les résultats ont été rendus publics hier.
     
    De mystérieux ossements découverts dans un temple népalais, un doigt momifié qui se fait dérober et qui réapparaît à Londres. Tous les ingrédients du roman fantastique sont réunis. Et pourtant, tout est vrai. Depuis des années, un doigt suscite beaucoup d’interrogations et de curiosité. Car il appartiendrait à un yéti. 
     
     
    Le mystère de cette phalange a été levé hier. Des analyses ADN réalisées par des scientifiques du Zoo d’Edimbourg et rendues publiques hier ont prouvé que les restes étaient d’origine humaine. «Nous avons comparé les fragments à notre base de données et nous avons trouvé de l’ADN humain», a expliqué à la BBC le Dr Rob Ogden. Ce qui n’étonne pas le primatologue Ian Redmond. «D’après ce que nous savons des yétis, je me serais attendu à un doigt plus robuste et plus long, avec des poils sur le dessus.» Le spécialiste précise que sans son histoire extraordinaire, ce doigt aurait probablement suscité moins d’engouement.
     
    En 1958, une expédition britannique part sur les traces du yéti. Parmi les aventuriers, Peter Byrne, explorateur et alpiniste. Arrivé près du temple de Pangpoche, au Népal, il entend parler d’une main de yéti qui serait conservée par les moines. Byrne va constater de visu de quoi il en retourne. «Cela ressemblait à une large main humaine, a-t-il déclaré à la BBC. Elle était recouverte d’une peau noire et craquelée.» Lorsque, une fois rentré à Londres, il raconte cela à un professeur du Royal College of Surgeons, celui-ci le supplie de retourner au Népal pour tenter de ramener la main. Ou au moins une partie de la relique. Pour faciliter les choses, le professeur lui donne un doigt humain pour remplacer la phalange momifiée.
     
    L’échange, accompagné d’une donation, est accepté par le monastère. Le doigt peut alors prendre la direction de la Grande-Bretagne. Pour éviter tout problème avec les douanes, Peter Byrne met au point un stratagème. Après avoir rencontré l’acteur James Stewart et sa femme en Inde, il planque la relique parmi les sous-vêtements de l’épouse. Le tout arrivera à bon port. Mis de côté, le doigt finira dans un tiroir jusqu’en 2008 où il sera redécouvert à l’occasion d’un inventaire. La main, quant à elle, a été volée au temple dans les années 1990.
     
    Si les tests ADN permettent de clore le dossier de la main de Pangpoche, ils ne remettent pas en cause l’existence du yéti. «Il y a beaucoup de reliques de ce style dans les monastères népalais et tibétains, explique Eric Joye, fondateur de l’Association belge d’étude et de protection des animaux rares. Ce sont des instruments de culte qui ont pour fonction de représenter le yéti. Et comme pour les reliques de Jésus ou de saints, ce n’est pas parce que des analyses prouvent que tel ou tel ossement n’est pas authentique que ces personnages n’ont pas existé.» Persuadé de la réalité du yéti, le spécialiste relève les nombreux témoignages effectués à travers l’histoire. «On a effectué moins de recherches sur le yéti que sur le bigfoot américain car le premier vit dans des régions peu accessibles. Mais cela commence à changer. Les Chinois, par exemple, travaillent énormément sur le yeren, le yéti chinois.» Celui qu’on surnomme peu affectueusement l’abominable homme des neiges est, semble-t-il, loin d’avoir livré tous ses secrets.
     
     
     
     

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