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    Les reliques, vraies ou fausses, ont jalonné l’'histoire de la chrétienté. Une multitude de linceuls ayant soi-disant appartenues au Christ ont été exhibés lors d’'ostensions telles d'’authentiques reliques sacrées. Le linceul de Turin correspondrait au suaire dont se serait servi Joseph d’'Arimathie pour recouvrir le corps de Jésus lors de sa mise au tombeau. Le suaire de Turin, plus connu sous le nom de Saint Suaire est considéré par beaucoup comme étant authentique. La science moderne s'’est penchée sur la question et a tenté d’apporter des réponses à cette énigme qui passionne l'’opinion depuis des siècles.

     

     

    Voici son histoire : Ce linge sacré est conservé dans la cathédrale de Turin ( Italie ) depuis 1578 et n’est présenté à la foule que lors de rares cérémonies. Il est remarquable de noter que la dernière ostension autour du linceul a rassemblé plus de trois millions et demi de pèlerins durant trois jours ! Cet engouement populaire est la preuve que l’opinion publique considère cette relique comme authentique. Ce linge cristallise les passions religieuses et scientifiques car on y distingue une image en négatif qui serait celle du Christ. Il est évident qu'’une telle relique, si elle s’avérait être authentique, serait un témoignage quasi-historique de l’existence du Christ ; c’est pourquoi son authenticité est sujette à caution depuis déjà bien longtemps. Certains affirment qu’'il s’'agirait d'’un faux datant du Moyen Age, tandis que d’'autres estiment, preuves scientifiques à l’'appui, être en face du véritable linceul funéraire de Jésus. Avant de retracer l'’histoire mouvementée de cette relique, attardons-nous quelques instants sur un ouvrage médiéval datant du XII° siècle ; le codex Pray.

     

     

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    Il s’'agit du plus ancien texte conservé en langue hongroise. Il contient notamment des partitions musicales qui ont permis de le dater d’avant 1150. Dans cet ouvrage figurent plusieurs petites illustrations représentant des scènes de la Passion du Christ. Sur ces illustrations, ont remarque que le Christ décédé est représenté complètement nu, ce qui est rare dans la tradition funéraire juive, de plus, comme sur l’'image du linceul, les illustrations ne laissent apparaître que quatre doigts au lieu de cinq. Sur une autre illustration on reconnaît le Suaire en question, et le dessin figure quatre petits points qui correspondent à quatre petits trous existants sur la relique ; des trous consécutifs à un accident d'’encensoir. Il semble logique que l'’enlumineur de codex Pray ait été en contact avec le linceul, ainsi, la relique serait déjà antérieure à 1150 !

     

     

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     On sait que le linceul en question a disparu de Constantinople en 1204 pour réapparaître à Lirey en France en 1357. On sait que la quatrième croisade s’'est terminée par le sac de Constantinople par les croisés vénitiens et français. On sait également qu'’en 1237, le roi Saint Louis a acheté à l’'empereur d’'Orient une grande quantité de reliques dont une partie de suaire du Christ. Mais cette hypothèse peut-être remise en question car elle supposerait que le suaire disparaisse de Constantinople en 1204 pour y réapparaître en 1237 lors de la vente de reliques aux roi de France. Le morceau de suaire acquis dans le lot par Saint Louis serait donc vraisemblablement faux. La piste athénienne est sans doute la plus fiable ; on apprend par un certain Théodore Ange que le linceul en question se trouverait en Grèce. Certains historiens pensent qu’'un chevalier croisé, Othon de la Roche aurait dérobé le linceul à Constantinople en 1204, puis l’'aurait caché à Athènes avant de le rapatrier en France où, par le biais des mariages et des héritages, il serait passer en possession de la famille de Charny. Si cette famille a acquis la relique de façon illégale, on comprend mieux le fait que la présence du linceul soit passée sous silence pendant une longue période… En possession de Geoffroy 1er de Charny, noble influent, la relique est exposée lors de diverses ostensions ; c'’est à partir de ce moment que les contestations quant à son authenticité apparaissent. En effet, le suaire ne peut-être authentique car les Evangiles n’'en font pas mention. Les guerres et autres aléas de l’histoire vont alors ballotter le linceul de ville en ville ; en 1578, le suaire est à Turin d’'où il ne bougera plus jusqu’à nos jours.

     

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    C'’est justement à l’'occasion de la dernière ostension, en 1898, que des clichés révélèrent l'’image d’'un homme imprimée en positif sur le linceul. Les négatifs étaient plus précis encore et montraient l'’image d'’un homme, certainement celle du Christ ! Immédiatement, la controverse débute, certains développent la théorie de la falsification médiévale, tandis que d’'autres, partisans de l’'authenticité de la relique, tentent d’étayer leur point de vue à grand renfort de théories scientifiques. Les uns avancent l’'argument de la radioactivité, d’'autres celle de la vapographie…. En 1950 a lieu en Italie le premier congrès de sindonologie : la science du suaire. Mais les études menées n’'ont que les clichés pour support, il faut attendre 1969 pour qu’'une commission étudie dans le plus grand secret le vrai linceul. En 1976, une quarantaine de scientifiques se regroupe dans une association d’étude du Suaire de Turin. Les résultats de ces recherches semblent déboucher vers le verdict de l’'authenticité du linge. Il s’'agirait bien du linceul dans lequel le Christ aurait été porté au tombeau. Légué au Saint Siège en 1983, la vérité sur son origine est confié à des spécialistes par Sa Sainteté Jean Paul II qui encourage la science à authentifier la véritable origine de la relique. Récemment, le linge a subi une foule d’'études et d'’analyses scientifiques dans le but de montrer son origine véritable. Le tissu est d'’une matière et d’'une facture très rare en Occident, tandis qu'’on rencontre fréquemment ce type de tissu dans la Syrie antique. La facture des points est la même que celle que l’'on rencontre sur des tissus antiques fabriqués sur des métiers à tisser à quatre pédales tels ceux que l’'on pouvait rencontrer dans la Syrie de l’'antiquité. De plus le tissu est d'’excellente qualité et les chercheurs pensent que l’'on aurait pas utilisé un tel tissu pour envelopper n’'importe qui. De plus le linceul avait été acquis par Joseph d’'Arimathie que les Evangiles mentionnent comme quelqu'’un de fortuné. Le linge comprend des fibres de coton d’'une qualité que l’'on trouve au Moyen Orient, le métier à tissé utilisé pour le linceul aura servi à tisser des tissus de coton auparavant. Ces indications, si elles ne constituent pas des preuves formelles de l’'authenticité du linceul, montre que ce linge date de l'’Antiquité. Les poussières et les pollens présents sur le linceul proviennent majoritairement du bassin méditerranéen. De plus, on a relevé à l’'emplacement du nez et des pieds du linge des traces d’'aragonite, poudre de calcium qui viendrait des pierres utilisées dans la construction des villes méditerranéennes, et notamment de Jérusalem. Les détracteurs de l’'authenticité du suaire affirment que l’'image ne serait en fait qu’'une peinture, ils avancent comme preuve le fait que le linge comprennent des traces d’'éléments chimiques servant à la peinture. En fait, ces éléments proviennent des nombreux peintres qui ont été en contact avec la relique pour en faire des tableaux où des enluminures. La silhouette que l’on distingue sur le linceul est pleine de blessure et de marques qui font penser à des tâches de sang. Des chercheurs italiens ont confirmé qu’il s’agissait bien de sang, du groupe AB.

     

     

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     L'’image révèle un homme relativement jeune d’'une taille approchant les 1m80 ; la forme du nez et du front serait de type sémite, et sa coiffure aux cheveux longs et tressés rappelle les disciples de Moïse qui ne se coupaient pas les cheveux conformément aux vœoeux du naziréat. D'’autres détails plaident en faveur de l’'authenticité du linceul car il le confirment comme datant de l’'antiquité. Effectivement, le corps a été enseveli nu dans un linceul, coutume funéraire courante pour l’'époque dans cette partie du monde. Par contre, le corps ne semble ne pas avoir été nettoyé, détail étrange qui ne correspond pas à la tradition juive ; vraisemblablement, la mise au tombeau s'’est effectuée rapidement à cause de la proximité du shabbat qui interdit toute manipulation funéraire. Une autre hypothèse explique ce non lavement du corps ; la religion juive proscrit le nettoyage du corps d'’un homme mort de mort violente. Si le linceul est un faux réalisé à l’'époque médiévale, le faussaire devait maîtriser parfaitement les rites juifs antiques, ce qui est peu probable car le Moyen Age est une période parfaitement ignorante des coutumes de l’'Antiquité, censure ecclésiastique oblige. Sur le suaire, on distingue un net renflement à l’'emplacement des yeux du défunt, cette protubérance correspondrait à des pièces de monnaies qui auraient été posées sur les yeux afin de les fermer, tradition très répandue dans le Moyen Orient antique. La position du corps montre de façon très nette que le défunt a subit le supplice romain de la crucifixion, l'’homme du suaire a été crucifié à l’'aide de trois clous plantés dans les os à la manière des bourreaux romains. L’'abdomen semble enflé, comme celui de quelqu’'un mort par étouffement ; c’'est le sort qui attendait les crucifiés. Dans l’'Evangile selon Jean il est mentionné qu’'un soldat a violemment frappé le cadavre du Christ de sa lance, l'’image du suaire montre une plaie restée béante, donc produite après la mort puisqu’'elle n’a pas commencé son processus de cicatrisation. Le visage porte de nombreuses marques brunes occasionnées par la couronne d’épines.

     

    *** info 2005/08 ***

     

    ***Jésus serait mort...d'une embolie pulmonaire; la crucifixion engendre en effet 3 facteurs déclencheurs de thromboses: des traumatismes multiples, une immobilisation et une déshydratation. Jésus aurait succombé après qu'un vaisseau sanguin ait atteint ses poumons. Le fait que Jésus de Nazareth soit originaire d'une région ( galilée ), où les hommes présentent une forte prédisposition à développer des caillots sanguins... ***

     

     

     

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    Les genoux sont abîmés comme ceux de quelqu'’un qui aurait chuté de nombreuses fois sous un poids important, celui de la croix. L’'image du dos du cadavre montre des traces venant de deux côtés, le supplicié aurait été fouetté par deux tortionnaires certainement romains car il y a plus de quarante traces de coups et la loi juive limite le châtiment à quarante coups.… En conclusion, l’'analyse des liquides, du tissu et celui de l’'image démontre bien que ce linceul a recouvert un homme sémite du bassin méditerranéen ayant vécu dans l’'Antiquité et mort sur la croix ! Jusqu’'en 1988, les analyses scientifiques du Suaire de Turin semblaient accréditer la thèse de l’'authenticité de la relique.

     

     

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    Mais, coup de tonnerre, en 2000, la datation au carbone 14 des fibres du linceul jetaient un pavé dans la mare : le linceul daterait des années 1260-1390 ! Les partisans de la thèse du faux médiéval relancèrent la polémique. Les fragments du suaire analysés au carbone 14 correspondent à des régions abîmées et légèrement brûlées qui ont été soumises à plusieurs manipulations à travers les siècles, de plus les résultats de l’'analyse des trois morceaux ont été compilés en une seule fourchette large de 130 ans. Cette évaluation est controversée par les spécialistes de la datation eux-mêmes car il est très difficile de dater une étoffe ; dans certains cas, des erreurs de quatre cents ans se sont déjà produites. En effet, les tissus sont des matières facilement contaminables par l'’atmosphère ambiante et les manipulations. Une historienne affirme que comme la relique a été plusieurs fois restaurée, les fragments d’'étoffes étudiés pourraient effectivement dater du Moyen Age, ce qui n'’implique donc pas qu'’il s’'agisse d’'un faux. La quasi-totalité des études récentes effectuées sur le linceul, à l’'exception de celle au carbone 14 soumise à caution, semble pencher vers l’'accréditation de la thèse de l’'authenticité du linceul. L'’hypothèse du faux est presque improbable, il aurait fallu que le falsificateur soit un génie universel pour cumuler autant de connaissances relatives à l‘'époque, à la région et à la coutume. De plus, il aurait du lire le fameux codex Pray qui n’'existe qu'’en un seul exemplaire. Le Suaire de Turin est donc le linceul d'’un crucifié antique du Moyen Orient, qu'’il soit celui du Christ est une autre affaire. En comparant les autres reliques christiques, on constate une concordance entre elle concernant les stigmates de la Passion. La présomption qu’'il s'’agisse du vrai linceul du Christ est donc forte…

     

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    Le Christ vu par la Nasa d'après le linceul

     

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    La taverne de l’'étrange- 27 janvier 2006- (mise à jour 22/11/2012)

     


      

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  • Prémonition : des cas troublants…

     

     

    description ...sentiment inopiné plus où moins vague, qui annonce un évènement en dehors de toute déduction rationnelle..."

     

    Le naufrage du Titanic, l’'assassinat des frères Kennedy, le drame de la ville minière d’'Aberfan au pays de Galles : toutes ces catastrophes avaient été annoncées. Certains rêves prémonitoires stupéfient les hommes de science.

     

     

    David Booth est un employé de bureau de Cincinnati, dans l’'Ohio ; c’'est un américain modèle. Pourtant, lorsque le mois de mai 1979 se termine, sa vie est complètement perturbée : il ne peut plus s'’endormir sans faire un horrible cauchemar, toujours le même, si « vrai » qu'’il se réveille en tremblant et qu'’il a peur de se recoucher. Depuis le milieu du mois, toutes les nuits, il assiste, impuissant mais comme « en direct », à la même tragédie : son rêve l’'emporte près d’'un grand aéroport, non loin des pistes. Là, il admire les avions qui décollent. En voici un gros, aux couleurs américaines ; ses réacteurs hurlent, on dirait qu'’il a du mal à s’'arracher à la piste.

     

     

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    Dans son rêve, D. Booth entend le déchirement des moteurs poussés à fond et voit le gros porteur hésiter à prendre son envol, se cabrer et… retomber en s’'écrasant sur le sol. Le feu prend aussitôt : une immense gerbe de flammes lumineuses, couronnées d'’une épaisse fumée noire. L’'employé de bureau croit même sentir sur ses bras nus et sur son visage la chaleur dégagée par l'’incendie qu'’alimentent les réservoirs crevés. Et c’'est toujours à ce moment-là qu'’il se réveille…. Les premiers jours, David a gardé son cauchemar pour lui, puis il a consulté son psychiatre, qui s'’est montré intéressé. Il a même téléphoné aux autorités aériennes de l’'aéroport de Cincinnati, où son rêve a été suffisamment pris au sérieux pour que, aussitôt, une équipe tente de deviner, d’'après les détails fournis par la « vision », de quel aéroport il peut bien être question. La compagnie Américan Airlines renforce même ses mesures de sécurité. Que faire, sinon attendre ? Plus les jours passent et plus le cauchemar devient précis. « Ce n’'était pas comme dans un rêve, a expliqué David, j’'avais le sentiment d’'être là, entrain de regarder la scène comme si je regardais la télévision. » Le 26 mai, la nouvelle tombe brutalement sur les télescripteurs du monde entier : un DC-10 de l’'Américan Airlines vient de s’'écraser au sol, en décollant de l'’aéroport international de Chicago. Deux cent soixante-treize personnes ont péri carbonisées dans ce qui devient le plus terrible désastre aérien de l’'histoire américaine. En apprenant la nouvelle, les autorités de l’'aéroport de Cincinnati ont du mal à admettre l'’incroyable exactitude avec laquelle le drame de Chicago a reproduit le rêve de David. Il le faudra pourtant car le « rêveur » de mauvaise augure, son cauchemar a disparu le soir même. Cet exemple de prémonition, incontestable parce que noté et vérifié point par point par plusieurs témoins dignes de confiance, nous introduit dans le monde déroutant de ceux qui peuvent « dire » le futur. En 1979 toujours, à Philadelphie, Helen X est tirée d’un profond sommeil par des coups frappés contre sa porte, c’'est sa mère, qui habite à un pâté de maisons de là. Sans laisser le temps à sa fille de placer une parole, Mme X mère lui demande pourquoi elle a tenu à la réveiller, en venant frapper chez elle quelques minutes auparavant…. Surprise mutuelle ; chacune déclare à l’'autre qu’elle est sûre de ce qu’elle avance. La fille n'’a pas bougé depuis la veille ; la mère affirme avoir parlé à sa fille. Au même moment, une violente explosion secoue la rue, les deux femmes se précipitent à la fenêtre et constate qu'’à la place de l'’immeuble où habitait sa mère, il ne reste qu’'une façade béante !

     

     

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    L'’appartement de sa mère s’'est volatilisé. « Si elle avait été dans son lit à ce moment là, elle ne serait plus parmi nous ». constate un des pompiers. Helen, la fille, était-elle somnambule ? A-t-elle pressenti le danger qui menaçait sa mère ? Ou, au contraire, la mère a-t-elle « prévu » ce danger et s’'est-elle inconsciemment réfugiée chez sa fille ? Personne ne peut donner d’'explications satisfaisantes. Devant les innombrables preuves de prémonitions, la science officielle piétine. En 1979, cette fois en Espagne : un hôtelier fait un rêve pendant lequel une voix lui assure qu'’il ne verra pas la naissance de l’'enfant que sa femme attend dans quelques mois. Impressionné, mais réaliste, J. Castel décide de contracter une assurance sur la vie, très chère, mais qui laissera de quoi vivre à sa famille en cas de malheur. Quelques temps plus tard, une voiture lancée à toute allure percute le véhicule de l’'hôtelier, de manière complètement fortuite. Il meurt sur le coup et l’'assurance est obligée de payer la somme souscrite par J. Castel : pas moins de 50 millions de centimes. Les agents de l'’assureur ont beau retourner le problème sous toute ses faces, ils ne trouvent rien à redire. Ordinairement, une mort aussi rapide après une souscription cache une manoeœuvre frauduleuse. Là, rien, sinon la malchance et une terrible prémonition… Un autre cas de prémonition subie par la victime : celle d' Eryl Mai Jones, une petite Galloise de neuf ans. Le 20 Octobre 1966, en se réveillant, elle raconte à sa mère un rêve bizarre : elle était allée à l’'école, mais il n’y avait plus d’'école ! La scène se passe à Aberfan, une petite ville minière de l’'Est britannique. Le lendemain, un demi-million de tonnes de poussières de charbon dévalait sur la cité, engloutissant Eryl, son école et 139 de ses petits camarades…

     

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    Après ce désastre, le docteur John Barker, un psychiatre londonien, est frappé par le nombre de personnes qui prétendent avoir eu une prémonition de la catastrophe. Après enquête, il retiendra le témoignage de soixante d’'entre elles et fondera le Bureau anglais des prémonitions, dont il faut bien dire qu'’il n’'a guère eu l’occasion, jusqu’'à présent, de prouver son utilité. Sur la côte ouest des Etats-Unis, en Californie, un Bureau identique est déjà opérationnel. Son but : tenter de prévoir, en recueillant tous les rêves prémonitoires des Californiens, le tremblements de terre gigantesques que les scientifiques prédisent aux Californiens. L'’hypothèse de départ est simple : on espère que, dans les jours qui précèderont le drame, les sujets les plus sensibles verront leurs rêves perturbés. Le seul vrai problème est que l’'on ne saura si ça marche… qu'’après ! Le plus magnifique exemple de prémonition reste pourtant l’'aventure littéraire de Morgan Robertson,

     

     

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    Un écrivain sans grand génie mais tout à fait digne de passer à la postérité. En 1890, il publie un petit roman qui met en scène « le plus grand paquebot jamais construit par l’'homme ». C’'est le Titan, 70.000 tonnes, 2500 passagers et à peine 24 chaloupes de sauvetage, ce qui provoquera un drame puisque, dans ce roman, le géant des mers percute un iceberg en plein Atlantique et coule en emportant la plupart de ses passagers.

     

     

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    Le Titan faisait sa première traversée. Le 14 avril 1912, les 66.000 tonnes du Titanic, le plus grand paquebot de l'époque, s’'engloutissent au large de Terre-Neuve à environ 500 km de Brest en Bretagne. Un iceberg vient d'’éventrer la coque, il n’'y a qu’'une vingtaine de chaloupes à bord : sur les 2300 passagers, à peine 800 s'’en tireront. Le Titanic effectuait sa première liaison transatlantique…

     

     

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    morgan robertson

     

    Ironie du sort : on comptait parmi les victimes le fameux journaliste W.T Stead, qui avait conclu un article sur le livre de Robertson par ces mots : « C’'est exactement ce qui pourrait se passer si les grandes compagnies de paquebots persistent à ne pas prévoir assez de chaloupes pour tout le monde ! » Bien entendu, les sceptiques doutent des prémonitions en opposant celles qui se réalisent aux milliers d’'autres qui sont dépourvues de tout intérêt. En 1979, la Mind Science Foundation de San Antonio, dans le Texas, a entrepris de tester les capacités prémonitoires du public. C’'était à l‘'époque où la capsule Skylab venait d’'échapper au contrôle de la NASA et s’'apprêtait à retomber sur la Terre. Il s’'agissait de deviner où et quand elle pénètrerait à l'’intérieur de l’'atmosphère. Les résultats ont été plutôt décevants. Autre mauvais exemple de prémonitions : les prophéties historiques. Celles de Nostradamus sont célèbres.

     

    Esotériques à souhait, elles peuvent convenir à plusieurs épisodes de l’'histoire, sans se déjuger. En fait, elles ne sont valables qu'’après l’'événement. Avant, elles ne signifient rien ; ainsi, la célèbre tirade « Près d’'un port et de deux villes  se produisent des fléaux qui n’'auront jamais été vus auparavant  » s'’est successivement appliquée à plusieurs drames avant d’'être accolée à Hiroshima et Nagasaki. Une bonne prémonition doit être explicite avant ce qu’'elle annonce ? En 1952, alors qu’'elle priait à la cathédrale St Matthew de Washington, Jeanne Dixon est soudain victime d’une sorte d’hallucination.

     

     

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    Devant ses yeux, une vue de la Maison-Blanche et quatre chiffres en surimpression : 1-9-6-0. Elle « voit » un jeune homme aux yeux bleus ; une voix lui dit qu'’il est démocrate, qu'’il sera président en 1960 et qu'’il mourra assassiné. C'’était John F. Kennedy ! De la même manière, en 1968, au cours d’'une Convention tenue à l'hôtel Ambassador de Los Angeles, elle annonce, en réponse à une question, que Robert Kennedy ne sera jamais président des Etats-Unis. « En entendant le nom de Robert Kennedy, a-t-elle racontée, j’'ai vu comme un rideau noir tomber entre la salle et moi. » Elle va jusqu'’à préciser qu'’il lui arrivera quelque chose, dans ce même hôtel. Une semaine plus tard, le frère du président assassiné était à son tour abattu à coups de revolver dans le hall de l’'hôtel. Même pour Jeanne Dixon, la plus célèbre voyante des Etats-Unis, les prémonitions ne sont pas toujours aussi spectaculairement vérifiées. On estime à 70% au grand maximum leur taux de réussite. Les sceptiques font d'’ailleurs remarquer que le flou artistique de la plupart des prédictions favorise, par la simple absence de précisions, ce taux élevé. On pourrait ainsi accumuler des milliers d'anecdotes. Sans répondre à la vraie question : est-il possible de voyager ainsi dans le futur, du moins par la pensée ? La science se borne à constater ces impossibles incursions hors des règles communément admises de l’'espace-temps. Elle ne les explique pas. Effet subtil, la prémonition échappe aux vérifications en laboratoire, ce qui empêche souvent de la prendre au sérieux. Et pourtant…. Derrière ces interrogations se cache peut-être un nouveau mode d’'appréhension des rapports de l’'homme avec son monde.

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    La taverne de l’'étrange- 20 Janvier 2006 (mise à jour 22/11/2012)

        

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    Une réalité ?

    Implants Extraterrestres

     

    Depuis 1995, une dizaine de personnes aux Etats-Unis ont subi une opération chirurgicale destinée à retirer de leur corps de minuscules et mystérieux « objets ». Le Dr Roger K. Leir, qui a pratiqué ces extractions pense avoir entre les mains les fruits d’une technologie non humaine. Au yeux de certains, ces objets seraient la preuve d’une intervention extraterrestre.

      

     

    Fonctionnaire dans le secteur de la défense aux Etats-Unis, Don entend des voix depuis des années. Un jour qu’il se plaint aussi de problèmes dentaires, on réalise une radiographie de sa mâchoire : on découvre alors un minuscule triangle métallique dans son maxillaire inférieur gauche. Depuis l’extraction de ce bout de métal, Don dit ne plus entendre les voix. Affaire classée ? Pas si l’on en croit le Dr Leir ! Car ce dernier a fait analyser, par différents laboratoires, des morceaux de métal extraits dans des circonstances sinon similaires, du moins aussi étrange. Et il en a conclu ceci :

     

    Une réalité ? 

     ces objets sont d’une nature mixte, biominérale; ils ont été manufacturés en vue d’être tolérés par un organisme pendant des années; ils ont été connectés au système nerveux de leurs hôtes; enfin, leur sophistication rendrait improbable une fabrication humaine. Le Dr Leir rapporte tout cela, ainsi que l’histoire de Don et sept autres cas semblables, dans Ovnis & Implants, publié en 1999. Il est spécialiste également en podologie et chirurgie du pied. En 1995, Derrel Sims, un enquêteur ufologue texan, lui soumet un cas assez particulier : une personne, qui pense avoir été enlevée par des E.T des années auparavant, présente à la radiographie un petit objet dans le pied.

     

    Une réalité ? 

     Leir accepte d’extirper l’objet ; mais il sait que des opérations de ce type ont déjà été effectuées et que, au contact de l’air, les objets retirés se sont désintégrés, liquéfiés ou vaporisés. Il met alors au point un protocole d’extraction qui prévoit notamment de recueillir un peu de sérum du patient afin d’y conserver l’objet mystérieux. C’est ainsi que, le 19 Août 1995, il ôte deux pièces métalliques du pied gauche de Patricia, 52 ans, et une de la main gauche de Peter, 47 ans. Suivront des extractions d’autres objets d’une épaule gauche, d’une jambe gauche, d’un maxillaire gauche…Toujours le côté gauche, celui du cœur. Entre 1995 et 2001, Leir procédera, en tout, à dix opérations de ce genre.

     

    Une réalité ? 

     Le 1er objet repéré dans le pied de Patricia a la forme d’un T de 5 mm de haut ; le second, cinq fois plus petit, a celle d’un pépin de melon. Quand le chirurgien touche l’un des objets de la pointe de son bistouri, Patricia  ressent une douleur intense. On procède donc à une injection supplémentaire de lidocaïne. Mais lorsque la lame touche de nouveau l’objet, elle continue à provoquer une douleur, très localisée. Leir finit par sortir le T : celui-ci est entouré d’une sorte de membrane gris foncé, qui brille…et résiste au scalpel. La même membrane enveloppe l’objet en forme de pépin, et le même « pépin de melon » sera extrait de la main de Peter.

     

    Une réalité ? 

    Le Dr Leir prélève sur les patients les tissus qui étaient accrochés à la membrane et les envoie au laboratoire sous la mention : « Parties molles dans l’environnement d’un corps étranger ». Les analyses font état de l’absence de réaction inflammatoire et notent la présence de cellules nerveuses- ce qui expliquerait la douleur ressentie au contact du bistouri. Quant à la membrane gris foncé, elle est constituée de trois protéines qui, séparément, sont normalement présentes dans le corps humain, mais qui n’y sont jamais assemblées entre elles. Et cet assemblage, ce composé poly-protéinique, résiste à une lame de scalpel ! De minuscules ouvertures permettent à la membrane de « s’amarrer » à l’objet qu’elle enveloppe. Au cours des dix opérations qu’il pratiquera, Leir extraira au total sept objets métalliques recouverts d’une membrane (toujours formée des mêmes constituants), deux objets non-métalliques et sans membrane, et un simple morceau de verre. S’il a accepté de pratiquer de telles extractions, c’est que le Dr Leir n’est pas hostile à l’ufologie ;

     

    Une réalité ? 

     son cousin est K. Ring, un psychologue connu pour ses travaux sur les expériences de mort imminente ( EMI ) ; il a notamment établi des rapprochements entre des récits d’EMI et des « témoignages » de personnes qui disaient avoir été enlevées par des extraterrestres. Leir a lui-même vécu une EMI et il s’intéresse aux Ovnis depuis que son père est rentré, un jour, à la maison avec un journal dont la une titrait : « L’Air Force récupère les débris d’un disque volant à Roswell ! ». Ses deux premiers patients, Patricia & Peter, auraient tous deux vécu des épisodes d’enlèvement ( abduction en anglais ) par des E.T…En 1969, alors qu’ils font du camping, Patricia, son mari et ses enfants auraient été réveillés par l’arrivée d’un ovni.

     

    Quelques instants plus tard, ils se seraient tous retrouvés en état de choc, sans le moindre souvenir de ce qui s’était passé entre-temps. Patricia aurait vécu une autre « rencontre rapprochée » l’année suivante. Quant à Peter, il raconte qu’une nuit de 1954, il avait 6 ans alors, des lumières l’auraient attiré hors de sa maison. Après avoir vu un ovni, il aurait ressenti une vive douleur à la main gauche. De tels souvenirs ne sont pas toujours considérés comme crédibles. Mais les objets récupérés dans le pied de Patricia et dans la main de Peter sont bien réels. A propos de ses patients, Le Dr Leir, en 1998, écrit ceci :

     

    « Certains ont un souvenir conscient de la façon dont ils pensent que l’objet est entré dans leur corps par contre chez d’autres, les objets ont été découverts par hasard ». L’une de ces personnes a eu un accident de voiture à la suite duquel on a fait une radio de son avant-bras, et le médecin lui a dit : « mon Dieu ! quand avez-vous été opéré de la main ? » Le patient a répondu : «  Je n’ai jamais été opéré ». Le médecin a alors insisté, lui montrant le cliché : « Vous l’avez certainement été puisque vous avez un dispositif de stabilisation des os, ici-même ».

     

    Le patient n’a pu que lui répéter qu’il n’avait jamais subi d’opération…Par la suite le Dr Leir collaborera avec l’écrivain Whitley Strieber en 1998 sur ces travaux dans le livre Confirmation. En février 1999, la chaîne NBC consacre une émission spéciale à une opération d’extraction ; au même moment, Leir sort un second ouvrage, The Aliens and the Scalpel.

     

    Une réalité ?

     Le Dr Leir & Bud Hopkins

     

    Cette médiatisation ruine ses chances de publier ses études dans une revue scientifique. La compétence médicale et l’honnêteté du docteur sont alors mises en cause. L’équivalent californien du conseil de l’ordre des médecins ressort une ancienne plainte portée contre lui… et lui interdit d’exercer sa profession pendant 3 ans ; cette suspension sera finalement annulée dès l’été 1999. En 2000, son livre The Aliens and the Scalpel ressort dans une édition augmentée : Alien Implants. En 2003, l’ouvrage est enfin publié en France, sous le titre Ovnis & Implants. A cette occasion, la prestigieuse Society for Scientific Exploration invite le Dr Leir à exposer ses travaux lors de son congrès annuel, qui se tient à Paris en 2003. Revirement de la communauté scientifique ?

     

    Comme le résume le Dr Jacques Costagliola, les cas exposés par le Dr Leir soulèvent de vraies questions : « Il n’y a pas de réaction inflammatoire autour du corps étranger, ni de rejet, ni d’enkystement. La présence de neurones dans le tissu cellulaire sous-cutané est aberrante. La combinaison de protéines constituant la membrane qui entoure les objets est unique en biologie. […] La membrane est dure et insécable, mais se transforme en gelée dans un liquide et devient parfois transparente. On ne trouve pas de cicatrice, de « porte d’entrée » de l’objet sur la peau des hôtes. Les objets sont faits dans des alliages très particuliers de métaux et métalloïdes ; certains sont magnétiques ou magnéto-conducteurs, et virent au vert fluorescent à la lumière noire ». A quoi ressemblent ces objets ?

     

    Il y a des pépins, des triangles, des microbilles, des T  ( ces derniers sont composés de plusieurs pièces microscopiques ), leur taille varie de 1 à 10 mm. Et de quoi sont-ils faits ? Trois sphères blanches non métalliques sont constituées de nombreux éléments atomiques ; placées dans le sérum du patient, elles prennent un aspect gélatineux ; à l’air libre, elles redeviennent rigides. Certains objets sont formés de composants évoquant ceux que l’on trouve dans les météorites. Le laboratoire New Mexico Tech propose une analogie avec les céramiques utilisées en dentisterie, mais Leir rejette cette hypothèse, puisque ces matériaux provoquent des réactions inflammatoires- or, ses patients ne présentaient aucune réaction de ce type. D’autres implants, transmis au laboratoire de Los Alamos, contiennent du fer, du calcium, de l’aluminium, du baryum, mais aussi de l’europium, du ruthénium, du samarium. Ces trois derniers éléments n’existent pas sur Terre à l’état individuel, juste en mélange dans des minerais, et leur extraction est délicate.

     

    L’observation au spectroscope fait apparaître des structures inclues dans les objets : tige, cœur…Certains implants créent un champ magnétique tant qu’ils sont dans le corps du patient mais ce magnétisme disparaît une fois qu’ils en ont été extraits. Bref, selon le Dr Leir, «  rien dans ces objets n’indique une technologie connue ». Quant aux patients, que sait-on d’eux ? D’abord, certains d’entre eux racontent avoir été mis en présences d’extraterrestres. Ensuite, les analyses biologiques montrent que leurs tissus, entre la peau et l’implant, ont été exposés à un rayonnement ultraviolet très localisé et très court. Et puis, leur peau marque une petite dépression au niveau de l’objet ; enfin, tous mangent exagérément salé, et tous ont eu des réactions anormales aux anesthésiques. A la lumière de tels éléments, le Dr Leir privilégie l’hypothèse d’une greffe bio-minérale qui utiliserait les constituants de l’hôte pour neutraliser son système immunitaire. « Nous pouvons dire que ce que nous avons là est la fumée qui signale le feu, confie-t-il lors d’une émission de radio.

     

    C’est peut-être la preuve physique qui indiquera que l’humanité a eu des interférences avec des extraterrestres. Quant aux motivations, la seule chose que nous puissions faire, de façon scientifique, est de proposer certaines théories. Elles devront être testées et démontrées dans les laboratoires. L’une de ces théories est qu’il s’agit de dispositifs permettant de suivre un individu, comme nous le faisons avec des animaux, ou de contrôler son comportement. » Le thème des implants reste l’un des plus controversés de l’ufologie moderne. Sans doute parce que le Dr Leir a commis l’erreur de l’aborder sur la place publique avant d’alerter la communauté scientifique…

     

     

    La taverne de l’étrange- 15 Janvier 2006 (mis à jour le 12/5/2017).

     

    le site officiel :

     

     http://www.alienscalpel.com/main.htm


     pour info :

     

    Une réalité ?

     

    Durant les années 1990, il aurait extrait des implants d'origine inconnue sur des personnes prétendant avoir été enlevées par des extraterrestres (abduction). Il a publié divers témoignages sur les implants extraterrestres et présenté ses travaux de recherche dans plusieurs pays. Il a été l'un des sept chercheurs américains choisis comme porte-parole à l'occasion de l'inauguration du Musée de l'Aéronautique et des OVNIS au Japon.

     

    Le Dr Roger K. Leir nous a quitté le 14 mars 2014...

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    JACK THE RIPPER

    jack

     

     

    " Un jour, les hommes me rendront hommage car je serai

    celui par qui le 20ème siècle est né " 

     

    Jack l’Eventreur

     

     

    sang

     

     

    Whitechapel, dans les quartiers industriels de Londres, le 9 Novembre 1888 à 10h45 du matin, John Bowyer, employé d’une agence immobilière, se rend à Miller’s Court afin de récupérer quelques loyers en retard. Arrivant au N° 13, il frappe à la porte de Mary Jane Kelly, une jeune prostituée. Son appel restant sans réponse, il décide d’interpeller la jeune femme par le petit carreau cassé donnant sur la cour. Après avoir poussé la veste faisant office de rideau, Bowyer s’approche puis observe l’intérieur de la pièce ; soudain, celui-ci reste paralysé face à son effroyable découverte. Devant lui, gisant sur son lit, Mary Kelly baigne dans le sang, le corps atrocement mutilé…Jack l’éventreur alias Jack The Ripper- venait à nouveau de frapper, et ce, pour la cinquième et dernière fois. Depuis ce meurtre, la police, la presse et de nombreux « ripperologues » n’ont pu définir l’identité exacte du tueur. Du coup, l’affaire du « boucher » de Whitechapel va bon train.

     

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    Le film avec Johnny Depp incarnant l'inspecteur Abberline dans le film "From Hell".

     

    De rebondissement en rebondissement, elle abreuve depuis plus d’un siècle le mythe de l’Eventreur sans jamais pour autant l’avoir élucidé. Tout commence le 31 Août 1888, avec le meurtre de Polly Nichols qui mit en émoi la population londonienne. Puis, suivront Annie Chapman le 8 Septembre, ainsi qu’ Elizabeth Stride et Catherine Eddowes le 30 Septembre et enfin Mary Kelly le 9 Novembre.

     

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    Le rapport entre ces cinq victimes tient uniquement en deux points : elles étaient toutes prostituées et vivaient à Whitechapel. Toutes les cinq ont également subi d’horribles mutilations, voire l’ablation et la disparition de certaines parties de leur corps. Une chose était donc sure : il s’agissait d’un seul et même homme…mais qui ? Depuis cette époque, l’affaire de l’Eventreur sut s’entretenir de délires. Ainsi, de nombreux essais et fictions ont suspecté le monstre d’être un druide, un magicien noir, un homme invisible, un voyageur temporel, un orang-outan (singe ), et même, un gorille ! La police, pour sa part, fit arrêter et interroger sur le vif différents suspects, suite à ces arrestations, d’éventuelles solutions furent invoquées. C’est ainsi que des médecins, internes, vétérinaires, avorteurs, et infirmières furent confondus en « docteur jack » et que des policiers, militaires, marins, fous, syphilitiques, mendiants et autres riches furent pressentis comme « l’assassin éventreur ».
     
    Sir Melville Macnaghten, directeur adjoint du Criminal Investigation Department de Scotland Yard en 1890 explique qu’en 1888, Scotland Yard soupçonnait trois inconnus : un jeune avocat raté du nom de Montague John Druitt retrouvé noyé dans la Tamise juste après le dernier meurtre, Aaron Kosminski (le coupable supposé, voir dernier article du 8/09/2014), coiffeur juif polonais interné dans un asile à cause d’hallucinations qui le poussaient à d’extrêmes comportements et à des violences sexuelles, et Michael Ostrog un repris de justice russe, dangereux mais dont Scotland Yard ignorait les faits et gestes lors de cette vague de crimes.

     

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    Bref, faute de preuves, la police décréta un non-lieu, mais ces trois hommes restent les éventuels coupables. Une récente affaire racontait la découverte, en 1991, des carnets de l’inspecteur dirigeant l’enquête à Whitechapel, le détective inspecteur Frederick George Abberline écrits en 1896. Ce mémoire, un faux avéré, mentionnait un complot mené par Albert Victor, duc de Clarence, petit-fils de la reine Victoria, par lord Randolph Churchill- le père de Winston- et Sir William Gull, le propre chirurgien de la reine Victoria. La même année, en 1991, Melvyn Fairclough publiait « The Ripper and the Royals ». Hypothèse reprise dans «  Jack l’Eventreur  », téléfilm anglais de D. Wickes avec l’acteur Michael Caine.

     

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    Michael Caine dans le film "Jack The Ripper" en 1989

     

     

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    Sir William Gull médecin personnel de la reine
     
    Ce document accuse- de nouveau- Sir William Gull avec l’aide de son cocher d’être le célèbre meurtrier. Malheureusement, en plus des 72 ans de Gull et de ces nombreuses crises de paralysie, le carosse dans lequel les victimes auraient été éventrées, était bien plus large que les rues étroites de Whitechapel. Cette solution fût donc considérée comme fausse, repoussant ainsi la découverte de l’identité du monstre. Une autre accusation salit à nouveau la famille royale, celle d'Albert Victor, duc de Clarence, petit-fils de la reine Victoria qui passa également pour être l’éventreur. Rumeur vite étouffée puisque Victor se trouvait très éloigné de Londres pendant certains crimes, et de plus, au vu et au su de nombreux témoins. Une autre solution concernait la confession écrite d’un certain « docteur Stanley » dont le fils serait mort d’une syphilis contractée chez une prostituée à Whitechapel. Retrouvant la trace de la coupable, il décida de la tuer ainsi que toute personne pouvant la prévenir. S’ensuivent tous ces massacres, jusqu’au crime de la fautive : Mary Jane Kelly.

     

    Cette conclusion fût déclarée incohérente ; la période d’incubation de la syphilis étant de 10 à 20 ans, Mary Kelly étant morte à 25, celle-ci aurait dû fauter avec le fils du docteur entre l’âge de 5 et 15 ans… Cela dit, l’assassin ignorait peut-être la durée d’incubation… Face aux séries de meurtres de l’Eventreur, aux pressions de la foule et à l’inefficacité de Scotland Yard, la presse improvisa la protection du citoyen en s’appuyant sur quelques idées extravagantes : « le quartier servant de terrain de chasse à l’Eventreur devra être divisé en districts qui seront sous couvert d’une patrouille de nuit composée de volontaires. Les infortunées, qui sont l’objet des attaques de l’assassin devront être suivies à distance par un ou deux détectives amateurs. Des sifflets et des systèmes de signaux devront être également fournis… ». L’idée de permettre aux prostituées d’exercer leur profession sous la protection bienveillante de vigiles peut faire sourire, mais étant donné la psychose ambiante, on était prêt à tout pour combattre le monstre. D’autres idées encore plus folles suivront : on proposera de déguiser les policiers en prostituées, ou encore de remplacer les chaussures trop bruyantes des agents par des semelles caoutchoutées.

     

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    Un journaliste menant son enquête déguisé en femme finira même au poste de police, tandis que d’autres de ses confrères seront arrêtés par erreur… La Jack-mania se transformera en paranoïa ! Bref, plus d’un siècle vient de s’écouler, de nombreuses histoires et d’éventuelles solutions ont proliféré, mais l’identité de Jack L’Eventreur demeure toujours inconnue. Et pourtant, cette affaire que l’on croyait sans issue, rebondit à nouveau en 1993, avec la découverte d’une pièce à conviction plutôt étonnante :

     

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    le journal du bon vieux Jack en personne, ou plutôt celui d’un certain Maybrick James… Marchand de coton et membre de la bonne société de Liverpool, Maybrick semble pourtant avoir été traumatisé par quelques évènements de sa vie. En effet, d’une part, il se droguait d’un mélange d’arsenic et de strychnine censé soigner sa malaria, et d’autre part, il endurait l’adultère actif de sa jeune épouse. Ce serait donc uniquement par vengeance et sous l’influence de sa drogue que Maybrick s’en serait pris aux prostituées de Whitechapel. Délirant donc sur une soixantaine de pages, notre bon James confesse, d’une écriture névrosée, ses crimes au détail près ; du dépeçage de ses victimes à la jouissance de son acte…

     

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    Menant intuitivement l’enquête, l’instigatrice de cette trouvaille, Shirley Harrison, reste tout de même sur ces gardes, en rappellant au passage l’affaire des faux « carnets d’Hitler » où le journal allemand Stern soucieux d’une exclusivité avait été victime d’un énorme canular. Après de brêves recherches, il apparaît que le journal présumé de l’Eventreur provient d’un brave ouvrier de Liverpool, Mickael Barrett, qui en échange du journal n’a demandé qu’une somme dérisoire. De plus, l’objet semble, après expertise, provenir effectivement de l’époque victorienne, ainsi que l’encre recouvrant les pages- quoique des experts américains affirment que celle-ci est postérieure à 1921 ! Le contenu, pour sa part, fait allusion à différentes situations connues seulement de l’assassin, dont Scotland Yard ne dévoila le secret qu’aux alentours de 1987… De ce fait, de nombreuse attaques allèrent à l’encontre de ce pauvre Barrett. Cherchant à se défendre, il déclara : « cette découverte m’a stressé plutôt qu’autre chose, voilà maintenant qu’on m’accuse d’être un menteur et un faussaire ». Alors, journal authentique ou faussaire patenté ?

     

     

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    A ces propos, Stéphane Bourgoin « ripperologue » confirmé et auteur d’un livre sur l’énigmatique monstre, le plus complet à ce jour affirme que ce journal est un faux. Selon lui, d’une part, une erreur intervient dans une indication de Maybrick expliquant qu’il déposa les parties mutilées de Mary Kelly sur la table de nuit ; selon un rapport d’autopsie retrouvé en 1993, certaines parties de son corps, en l’occurrence les seins, furent disposés sous la nuque et les jambes de la victime. Cet oubli prouve qu’il n’a pas été écrit par Jack l’Eventreur. D’autre part, il manque les vingt premières pages du journal ; il est vrai qu’il suffirait à un faussaire de trouver un journal de l’époque victorienne, d’y ajouter les « confessions » du monstre et d’arracher les pages « usagées » de l’ancien propriétaire, subtil et facile…Le fameux journal a été soi-disant retrouvé dans la maison de Maybrick lors de travaux d’électricité, pourtant, ni les ouvriers, ni les nouveaux propriétaires ne peuvent confirmer l’information…Alors, s’agit-il ici d’un véritable document du boucher de Whitechapel confessant ses crimes, des aveux d’un fou se prenant pour le monstre, ou bien d’un plaisantin cherchant à mettre un terme au plus obscur fait divers jamais élucidé ? A ce jour cela reste un mystère entier.

     

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    info du 21/11/2006

     

    la photo du monstre reconstituée par des profilers anglais

     

    -Mise à jour de l'article le 8 septembre 2014-

     


     

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    Film à voir : From Hell des frères Hugues, 2002 avec Johnny Depp et H. Graham

     

    Jack L Eventreur Mysteres Tf1 par Hybride54

     


     

    La taverne de l’étrange- 13 Janvier 2006

     

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  • Vague d’Ovni en Belgique

     

     
     

    Pendant deux ans, la Belgique a été survolée par des Ovni. Traqués par les radars, vus par des centaines de témoins, pourchassés par des F-16 de l’armée belges, Les Ovni conservent leur mystère…

     

     

     Le 27 Septembre 1989, un Ovni aurait atterri près de Moscou, et de cet objet serait sorti un grand humanoïde à trois yeux. Lorsque les journalistes belges annoncent la nouvelle sur les deux chaînes de télévision nationale, le ton est proche de la moquerie. Les commentaires ne manquent pas de faire référence aux martiens traditionnels, …et à la vodka. Autant dire que le climat n’est pas propice aux observations d’Ovni, et que le courage est une qualité dont disposent les quelques 125 témoins qui se manifestent deux mois plus tard, pour annoncer qu’un mystérieux objet a survolé la Belgique. C’est en effet le 29 Nov. 1989, dans une région très limitée, que 125 personnes, dont deux gendarmes, signalent avoir été témoins de ce qu’il est convenu d’appeler une véritable vague d’Ovni.

     

    La présence des gendarmes est importante, car elle représente l’autorité digne de foi par excellence. De plus, l’habitude de la précision des rapports les conduit à relater des observations de façon extrêmement concise, ce qui se révèle être précieux pour les ufologues. Lors d’une patrouille, à la fin de cette belle journée, les gendarmes de la brigade d’Eupen remarquent une grande plate-forme, éclairant un champ jouxtant la route sur laquelle ils roulaient. La partie éclairée du champ se trouve à 50m d’eux. Au départ, ils pensent à l’un des hélicoptères qui assurent la navette entre les hôpitaux d’Eupen et d’Aix-la-Chapelle, mais l’objet qu’ils scrutent est parfaitement silencieux et immobile ; sa taille, qu’ils peuvent estimer en se référant à la tour de communication de la gendarmerie d’Eupen, doit approcher les 35 m de longueur de base. L’objet se présente sous la forme d’un triangle dont la hauteur mesure environ 25 m, pour 2 m d’épaisseur. Il est muni de 3 énormes phares fixés sur les trois sommets. Chacun est estimé à environ 1 m de diamètre. Au centre du triangle, un petit gyrophare rouge clignote avec une période d’environ une à deux secondes.

     

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     Au départ, l’immobilité de la masse sombre exclut l’hypothèse d’un avion, puis l’Ovni se déplace très lentement, à une vitesse avoisinant les 60 km/h. Un avion capable de voler à 120 m du sol dans le silence le plus total, et surtout à une vitesse aussi faible étonne les gendarmes qui avertissent immédiatement le central de la caserne d’Eupen. Il est 17h24. Après vérification, ils ont confirmation de l’absence de manœuvres militaires dans cette zone. Aucune expérimentation d’appareil secret n’est en cours et aucun AWACS n’est en vol. La camionnette tente alors de se placer sur la trajectoire de l’objet, mais, comme s’il l’objet avait deviner leur intention, l’Ovni s’arrête brusquement, fait demi-tour sur place et reprend le chemin inverse. Leur observation s’arrête momentanément ici, mais les recoupements effectués par la Société Belge d’Etude des Phénomènes Spatiaux ( sobeps ) montrent que l’objet a survolé la ville d’Eupen.

     

    Puis, les gendarmes, repartis sur la route des crêtes, vers Membach, sont à nouveau les témoins privilégiés d’un fabuleux spectacle. Dans une nuit noire, mais superbement étoilée, l’Ovni s’est posté à la verticale du lac de Gileppe. Après quelques minutes d’immobilité, il se met à émettre de manière répétée deux minces faisceaux rougeâtres dans des directions opposées. Au moment où les faisceaux disparaissent, une boule rouge se concentre aux extrémités. Ces deux boules reviennent alors vers l’objet, puis se mettent à tourner autour. L’étrange opération se répète jusqu’à 19 h, heure à laquelle l’Ovni se met en mouvement, pour disparaître dans la direction de Spa, laissant les deux gendarmes dans un brouillard de doutes…

     

    Le début d’une vague 

     

     

    …les données de la SOBEPS, alimentées par les gendarmeries et la presse locale montrent que les observations commencent dès le matin de 29 Nov. , vers 10h30, un militaire observe le même objet que celui décrit par les gendarmes. Grâce à la lumière diurne, il peut en discerner la couleur métallique, genre zinc. A 15 h, un grossiste en aliment pour bétail aperçoit un objet ovoïde d’environ 20 m sur 10, volant à une vitesse de 30 km/h à 150 m du sol. A 16 h, Mme F. aperçoit un énorme « cigare » volant. A 16 h 40, un écolier de Charneux voit un étrange triangle équilatéral, volant très lentement, à 100 m du sol. Au total, 125 témoignages sont recueillis par la SOBEPS, pour cette seule journée du 29 Nov. 1989. Les évènements, que l’on a crus exceptionnels, reprennent quelques jours plus tard et bientôt, les Ovni se mettent à couvrir la Belgique entière.

     

    Chaque jour est une nouvelle moisson de témoignages pour la SOBEPS ;  les quelques enquêteurs bénévoles passent leurs dimanches à rencontrer les témoins, les questionner, établir des plans, des schémas, des cartes. Les cassettes s’accumulent sur les bureaux, le répondeur est saturer d’appels. Scrupuleusement, les rapports d’observations sont conservés, classés et répertoriés afin de permettre un traitement efficace. Ainsi, les recoupements permettent de traquer les Ovni, définir leurs trajectoires et leur comportement ; les observations ont souvent lieu au-dessus des autoroutes. Les objets longent les grands axes d’un vol lent. Les rumeurs vont bon train : du dirigeable conçu par des étudiants farceurs au vulgaire ULM en passant par les inévitables envahisseurs, la presse a tout imaginé.

     

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    Un Avion Furtif ?

     

    Depuis le 10 Nov. 1988, Washington a annoncé l’existence d’un étrange avion, le F-117 A de la firme Lookheed, également appelé Stealth Fighter. Cet engin, de type furtif, existerait depuis une dizaine d’années ( à l’époque des faits ). La raison du silence planant autour de cette merveille de la technologie est qu’il s’agit d’un avion espion, indétectable au radar, il est également conçu pour laisser une très faible signature infrarouge. Il a la forme d’un boomerang noir et peut être perçu comme une grosse masse triangulaire sombre par un observateur non-averti. Son envergure est de 13 m, sa longueur de 20 m et sa hauteur de 3 m. Avec une vitesse d’approche à l’atterrissage de 278km/h, et une vitesse maximale d’environ mach 1 au-dessus de 10.000 m d’altitude, il constitue un véritable oiseau invisible. Il dispose de trois gros phares, sous la carlingue, qu’il allume à l’atterrissage. De plus, il est très silencieux, de quoi troubler les enquêteurs de la SOBEPS ... Non, d’une part, les phares d’approche ne se trouvent pas aux extrémités des ailes, mais au niveau des trains d’atterrissages.

     

     

    La grande vague sur la belgique 

     

    D’autre part, le F-117 A n’est capable ni de faire du vol stationnaire, ni d’évoluer à très faible vitesse. L’armée américaine confirme d’ailleurs aux autorités qu’aucun avion espion n’a violé le ciel belge ; et même si c’était le cas, quel serait l’intérêt de voler au dessus des axes les plus fréquentés, tout feux allumés. Ce serait le comble de la discrétion, surtout pour un avion furtif ne respectant pas les accords gouvernementaux…L’hypothèse du F-117 A s’écroule définitivement dans la nuit du 30 au 31 Mars 1990, en effet, c’est dans la soirée du 30 Mars que le gendarme Renkin observe un Ovni ; celui-ci, qui n’est pas en service, fait prévenir son collègue, le capitaine Pinson. Les évènements se précipitent, et Pinson appelle le radar de Glons. Effectivement un écho non-identifié a été relevé à l’endroit indiqué. A la demande du centre radar, l’armée belge fait immédiatement décoller deux de ces avions, des chasseurs F-16.

     

    L’objet qu’ils prennent en chasse vole de façon erratique à quelques 3000 m d’altitude, à une vitesse de 50 km/h ; en 75 mn, guidés par les radars au sol, les F-16 font neuf passages, et par trois fois l’interception est réussie. Cela signifie que, trois fois, le radar de bord des F-16 «  s’accroche » à l’objet, ce qu’on appelle le « lock-on ». Au moment du lock-on, la vitesse de l’Ovni est de 280 km/h, alors que les F-16 volent à 900km/h. Leur vitesse ne peut être supérieure, puisqu’ils survolent à une altitude relativement faible ( 3000m ) la banlieue sud de Bruxelles. Or, s’ils passaient le mur du son, le « bang » caractéristique pourrait endommager les vitres des habitations. Alors qu’ils interceptent l’Ovni, celui-ci passe quasi instantanément de 280 km/h à 1830 km/h.

     

    L’accélération avoisine les 40g – symbole de l’intensité de la pesantence, ce qui se traduit par le fait que l’éventuel pilote d’un tel appareil serait mort sur le coup, écrasé par son propre poids, 40 fois supérieur à la normale. Un autre mystère réside dans l’absence du « bang » généré par le passage du mur du son ; la boite noire vient confirmer les observations des pilotes, pourtant, ceux-ci n’ont eu aucun contact visuel. En revanche, des témoins au sol confirment le balai nocturne qui s’est offert à leurs yeux. Selon le colonel De Brouwer, maintenant général commandant la force aérienne belge, aucune explication ne peut être apportée aux évènements qui ont marqué la nuit du 30 au 31 Mars. Les explications consistant à mettre en cause une puissance étrangère – les Etats-Unis en l’occurrence- sont exclues, et l’énigme de l’aventure des F-16 ne peut être percée. Bilan : toutes les hypothèses sont permises, même les plus folles… En attendant, la SOBEPS vient de proposer une motion, déposée au parlement européen par le ministre belge de l’audio-visuel et de l’enseignement, visant à instaurer une collaboration des instances officielles ( armée, laboratoires…) dans le cas d’une vague d’Ovni.

     

     

    Ici le B2 furtif

     

    Les triangles volants ne sont pas une exclusivité belge, le 5 Nov. 1990, à 19h, la France entière a été survolée par un ou plusieurs objets, souvent décrits comme un triangle formé par trois gros phares. Cet Ovni volait à très basse altitude, et à faible vitesse. C’est en tout cas  ce que rapportait la majorité des témoins. Deux jours plus tard, le Centre National d’Etudes Spatiales de Toulouse annonçait que tous s’étaient laissés abusés par la désintégration d’un troisième étage de fusée russe, d’une vingtaine de m de long, à une altitude de 100.000 m… Boris Chourinov, vice-président de l’union Ufologique Russe ( organisme reconnu par l’état ) prétend avoir posé la question à ses collègues du complexe Energie : aucun troisième étage de fusée n’est retombé à cette date…

     

     

    A lire « Ovni Contact, une enquête choc : plus de 400 Ovnis sur la France… » de F. Marie

     

    Plus d’info ici :

     

    http://ufologie.net/htm/belstu01f.htm

     

    *** Mise à jour ***

     

    15/10/2013

     

    Suite à un e-mail reçu par une personne concernant des infos sur les crop-circles, voilà un témoignage sur la vague belge de 1990 vécu par cette personne qui souhaite rester anonyme. Je lui ai demander l'autorisation de publier ceci car je voulais que vous puissiez lire son histoire, et elle à accepter tout naturellement, merci à elle !

     

    voilà les faits :

     

    ... Effectivement, même si ce genre de manifestations ne se produit pas qu'en Belgique, il faut bien avouer que nous sommes relativement bien servis pour un si petit pays. Pour être sincère, j'ai une formation scientifique, je suis un épouvantable athée et ma seule religion est la science. Ceci en prélude à ce que je vais vous expliquer. Oui j'eprouve le besoin de me justifier car j'ai un peu de mal à gober tout et n'importe quoi; pourtant: Cela c'est passé environ 1 an et demi environ après la fameuse "vague d'ovnis belge". Je revenais vers 23h30 de chez un ami seul en voiture, (il y a 2 bases militaires stratégiquement importantes dans mon village) en passant à proximité d'une de ces bases, perpendiculairement à ma route, est passé devant moi le fameux triangle décrit maintes fois, à très basse altitude + - 100m et à très basse vitesse que je peux évaluer à environ 30km/h. L'engin à disparu ensuite derrière la caserne. Je suis rentré chez moi et n'en ai parlé à personne, d'autant que je m'étais pas mal moqué de témoignages qu'on m'avait fait (famille, amis...). Soit, 6 mois après, j'en parle à ma femme légèrement moqueuse, je laisse tomber. 2 mois plus tard, nous revenions ensemble d'un anniversaire (petite précision, j'ai travaillé 10 ans en psychiatrie, souvent avec des alcooliques et ce que j'en ai vu a fait de moi un total abstinant à l'alcool), à environ minuit et demi, 400M plus loin que la <script></script>première apparition de l'objet, le même appareil en vol stationnaire cette fois au dessus d'une maison, altitude environ 50M, même triangle noir, trois feux aux angles et une  lumière vague, orangée au centre. Cette fois je m'arrête et stoppe le moteur, j'ai pu l'observer durant 5min avec ma femme qui riait moins à ce moment là... L'engin à fait demi tour sur lui même et s'est dirigé à toute allure en direction de l'arrière de la caserne puis a pris rapidement de l'altitude et a disparu. Je suis un passionné d'aviation et d'astronomie, je n'ai jamais rien vu de semblable sinon sur certains sites décrivant le projet Aurora ( c'est ce qui pourrait y ressembler le plus). Mon village est situé au croisement de deux couloirs aériens importants, et nous avons l'habitude de voir passer toutes sortes d'avions civils et militaires. Mais ceci n'y ressemble pas. Petite précision, nous sommes descendus de la voiture après avoir coupe le moteur, il n'y avait aucun bruit, juste un léger sifflement quand l'engin s'est éloigné. (A cette altitude, un Harrier aurait soufflé le toit de la maison, sans compter le bruit...) Rappellez-vous lors de la vague d'ovnis belges, ils ont ete captés par nos radars militaires, et nous avons envoyé 2 F-16 à leur poursuite. Vous connaissez la suite... petite précision, la belgique est un des rares pays à posséder la même technologie embarquée que les F-16 américains (bien sur, tous les F-16 vendus dans le monde, ne le sont pas  "full version"...), il existe un accord de coopération entre les USA et la Belgique à ce sujet. La raison en est que nous avons un contrat avec eux et que nous fabriquons aussi le F-16.


    Voir historique :


    http://www.mil.be/vox/subject<wbr> <script></script>/index.asp?LAN=fr&ID=517&MENU<wbr></wbr></wbr>=693&PAGE=3

     


    Pour moi la seule explication serait un avion secret, mais alors, quelle technologie emploient-ils pour le vol stationnaire et pour voler à si basse altitude, si lentement et sans décrocher car même si l'on prend en considération les capacités supposées de l'Aurora, rien ne décrit ce genre de comportement.


    Voilà cher ami, un témoignage de plus, un parmis tant d'autres. Tous les gens qui ont pu observer cet engin en Belgique en gardent un souvenir très précis et nous sommes certains qu'il ne s'agit pas d'une hallucination collective ou alors les radars même les plus évolués eux aussi y sont sujets...
    Bien à vous, kenavo

    Mr Anonyme

     


     

    Info du 5 avril 2011- Si cette personne peut me contacter suite à son témoignage important. Mr Patrick Ferryn, coordinateur du Cobeps, aimerais rentrer en contact avec vous pour avoir plus d'éléments sur votre observation similaires à d'autres cas sur la Belgique a ce moment là merci !
     
     
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