• Peut-on vraiment voyager dans le temps ?

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    Après avoir passé en revue  les hypothèses scientifiques expliquant la nature de certains fantômes, d’autres cas d’apparitions semblent provenir soit d’une distorsion du temps, soit d’un brusque passage entre un univers à plusieurs dimensions et la nôtre. Pour étudier ce genre d’apparition, nous nous bornerons à un épisode connu sous le nom du « mystère du Petit Trianon ». Le samedi 10 août 1901, deux jeunes Anglaises, Miss Moberly et Miss Jourdain, visitent le château  de Versailles. Vers cinq heures du soir, elles sont dans le parc, cherchant à se diriger vers le Petit Trianon. Longeant un mur, elles trouvent une petite porte qui leur permet de pénétrer dans l’ancien domaine de la reine et, dès qu’elles y sont, elles ressentent une impression bizarre. « Nous eûmes l’étrange illusion, raconta plus tard Miss Jourdain, de marcher dans un rêve. Les arbres, les feuilles, le paysage ne nous parurent plus naturelles ; tout prit l’aspect rigide et figé d’une tapisserie. » Les deux touristes croisent dans cet état des personnages étranges vêtus à la mode du XVIIIe siècle, échangent quelques mots avec certains d’entre eux et aperçoivent une femme inconnue qui ressemble à Marie-Antoinette. Puis un jeune homme à l’aspect d’un valet de pied les conduit à une petite porte qu’elles franchissent, regagnant le parc du château et ayant alors l’impression de se trouver dans le présent. Cette aventure intrigua Albert Einstein, qui s’intéressait beaucoup plus aux phénomènes mystérieux que ses disciples veulent bien le dire. Selon lui, une scène du passé qui s’est déroulée en 1789 appartient en 1901 au présent d’un observateur situé à cent douze années-lumière de Versailles (1901-1789) et au futur pour un observateur situé au-delà. La seule difficulté, c’est de savoir comment cette contraction de l’espace-temps a pu se produire en 1901 pour des observateurs terrestres. Mais il n’y a là dedans rien d’anti-scientifique. René Alleau, bien connu pour ses recherches sur l’ésotérisme, s’est penché à son tour sur cette affaire. Nous avons supposé qu’il existait au moins  un fait réel dans l’expérience des deux touristes, écrit-il, et une théorie possible, celle de la relativité. En fonction de ces deux données, nous avons appliqué un raisonnement classique en supposant le problème résolu. Dans cette hypothèse, Miss Moberly et Miss Jourdain auraient réellement des scènes passées. Mais comme il s’agissait d’un phénomène anormal dans un cadre habituel de l’espace-temps, il devait être possible de le vérifier dans le temps lui-même qui, ce même jour, doit avoir présenté, ailleurs qu’à Versailles et pour d’autres observateurs, des anomalies dont il fallait retrouver les traces. René Alleau dépouilla pour son enquête la presse du jour et s’aperçut que des faits énigmatiques s’étaient produits en même temps que les deux Anglaises vivaient leur aventure. Certains concernaient des familles princières liées aux Bourbon ou à la famille impériale d’Autriche, dont était issue Marie-Antoinette : le prince Henri, arrière-petit-fils de Louis Phillippe, vient de mourir. En Allemagne, on célèbre les obsèques de l’impératrice douairière. Au garde-meuble national on découvre par hasard dans une caisse oubliée dans un grenier la couronne en vermeil de Charles X et plusieurs objets ayant servi au sacre. D’autres faits insolites ont attiré l’attention de René Alleau ; mais nous nous contenterons de ceux-là. Tout porte à croire qu’il s’est produit le 10 août 1901 quelque chose d’inconnu, un « accident » dans la succession du temps, qui a concerné au premier chef Marie-Antoinette et ses descendants. Miss Jourdain et Miss Moberly n’auraient pas vu des « fantômes », mais auraient tout simplement assisté au déroulement d’une scène passée.<o:p></o:p>

    Comme si elles  avaient regardé à la télévision la retransmission d’un événement en différé.<o:p></o:p>

    Est-ce possible ? Des savants le nient. Pour eux, le temps n’a pas de nature physique, ce n’est qu’une succession d’instants. Le passé et le futur n’existent pas en tant que tels, soutiennent-ils, le passé étant du présent d’hier et le futur du présent de demain. Nous serons donc toujours dans un présent et tout voyage aussi bien dans le passé que dans le futur est utopique. Toutefois, ce n’est pas l’avis de tous, loin de là. La théorie de la relativité et la mécanique quantique ont bouleversé la conception qu’on avait du  temps et de l’espace, au point que tout est possible. C’est ce que l’on constate d’ailleurs dans la physique des particules. Il existe en effet des particules, les mésons, qui prennent naissance dans l’espace à <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:metricconverter ProductID="30 km" w:st="on">30 km</st1:metricconverter> de la Terre, et qui ont la particularité d’avoir une existence excessivement brève, de l’ordre d’un millionième de seconde. Or, ces mésons parviennent jusqu’à nous. Les physiciens peuvent les capter ou, au moins, en raison de leur brièveté, déceler leur arrivée sur la surface de notre globe grâce à un appareillage complexe. Pourtant, il leur faut un millionième de seconde pour franchir ces <st1:metricconverter ProductID="30 km" w:st="on">30 km</st1:metricconverter>. Alors s’agit-il de « fantômes » de particules ou bien ces mésons sont-ils capables d’échapper au temps ? En étudiant ce phénomène, Louis Pauwels et Jacques Bergier ont imaginé, dans le (Matin des magiciens), des tiroirs du temps, sortes d’anneaux creux dans lesquels les particules, entraînées à des vitesse très élevées par l’effet d’un énorme champs de forces, deviendraient « immortelles ». Ainsi, des physiciens pourraient observer durant des heures des particules dont la durée de vie s’exprime normalement en fractions de secondes. Par ailleurs, la mécanique quantique nous apporte la preuve qu’il est possible de remonter le temps. C’est l’enseignement tiré de l’étude des trous noirs. Une étoile ayant une masse dix fois supérieure à celle du Soleil imploserait (comme un poste de télévision). Si la chaleur de la fusion thermonucléaire qu’elle engendre n’entretenait pas en son cœur une pression suffisante. Lorsque l’étoile a épuisé son combustible nucléaire, ce qui demande des milliards d’années, la pression interne devient insuffisante et elle implose, s’écroulant sur elle-même : c’est un trou noir, ainsi nommé parce que la théorie de la relativité nous apprend qu’en raison de son intense gravité tout peut y tomber (c’est donc un trou) et rien ne peut y échapper, même, les photons qui constituent la lumière, ce trou est donc noir. Par principe, on ne peut les observer, mais ils émettent des rayons X, à défaut de lumière, et on a réussi pour la première fois à en déceler un en 1972 : Cygnus X-1. Deux ans plus tard, S. W. Hawking, professeur à l’université de Cambridge, s’aperçut que ce trou noir semblait émettre des particules en permanence. Toutefois, c’était théoriquement impossible et il fallait trouver une explication à ce mystère. On sait que l’espace-temps est rempli de particules de matière et d’anti-matière qui naissent en même temps par paires, s’éloignent les unes des autres, puis se rapprochent en s’annihilant. L’explication donnée par  le professeur Hawking, c’est qu’il faut considérer une particule de matière qui remonte le temps en sortant de ce trou. Cette spéculation paraît difficile à comprendre pour ceux qui ne sont pas accoutumés à la physique quantique. Essayons de mieux faire saisir ce problème par une comparaison quelque peu triviale. Des générations de conscrits se sont amusées en racontant l’histoire d’un adjudant punissant un soldat pour ce motif « A essayé de berner le sous-officier de service en sortant  de la caserne à reculons pour faire croire qu’il y entrait. » C’est de cela qu’il s’agit. L’observateur croit que la particule sort du trou noir alors qu’il voit une particule qui y rentre en remontant le temps. A l’extérieur du trou, cette particule est reprise par le champ de gravitation et suit le cours normal du temps, s’échappant à l’infini. Bien sûr, rien encore ne permet de prouver que ces aberrations de l’espace-temps sont responsables de ce  que l’on prend souvent pour des apparitions fantomatiques. Toutefois, c’est la seule hypothèse qui permette, en l’état actuel de nos connaissances, de leur apporter une réponse scientifique.<o:p></o:p>

    Fait le 25 Avril 2007


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  • Commentaires

    1
    visiteur_Top
    Dimanche 9 Septembre 2007 à 22:02
    Je nuancerai cette vision des choses: certains "fant?" sont peut-?e des visions du pass?ais d'autres, d'apr?certains t?ignages, interagissent avec notre environnement. Ce n'est donc pas possibles, dans ce cas-l?u moins, qu'ils ressurgissent du pass?
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