• Une base américaine ultrasecrète détectée grâce à Google Earth

    Le site est situé dans le Nevada non loin de la Zone 51, un autre terrain d’essais top-secrets.

    Tout internaute peut désormais examiner avec attention une des bases aériennes américaines les plus secrètes au monde, annonce Las Vegas Review-Journal. Le logiciel Google Earth a dévoilé les images de la Zone 6, désormais visible par tout un chacun.

    ​Située à environ 130 km au nord-ouest de Las Vegas, sur le terrain de stockage de déchets radioactifs à Yucca Mountain (Etat du Nevada), la Zone 6 est destinée aux essais de drones et d'avions militaires de petite taille. Auparavant, le terrain avait été le théâtre d'essais nucléaires souterrains ultrasecrets.

    L'édition fait remarquer que la base dispose d'une piste d'atterrissage d'environ 1.500 mètres de longueur, d'un grand hangar et d'une série de bâtiments techniques.


    D'après la source, la dénomination officielle du site repéré n'est pas connue, toutefois plusieurs touristes voyageant à travers le Nevada en bus ou en auto affirment pouvoir remarquer la clôture de la Zone 6.

    La Zone 6, dont la construction a couté aux autorités 9,6 millions de dollars, a été créée dans les années 1950. Cependant, son existence n'a été officialisée par le gouvernement des Etats-Unis qu'en 2013.

    Une base américaine ultrasecrète détectée grâce à Google Earth

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  • Le XR-7 Aurora

    le XR-7, le programme Aurora

     

    Il existe aux Etats-Unis trois cercles de secrets militaires. Le troisième cercle, le plus extérieurs, recouvre tous les secrets militaires dont on soupçonne l’existence dans la presse et les médias. Ces secrets incluent les armes nucléaires, les avions invisibles ( furtif ) aux radars, les moyens de communications et les radars les plus sophistiqués, les missiles anti-missiles et antisatellite ainsi que les armes à faisceau laser et à ondes radio. Le second cercle est totalement ignoré de la presse et souvent même des gouvernements, il inclue la propulsion électromagnétique, les armes plasma à faisceau d’énergie dirigée, les sources d’énergie à antimatière ainsi que les armes à antimatière. Le premier cercle est totalement ignoré des gouvernements et des scientifiques, à l’exception de la Russie et de la Chine. Il recouvre les véhicules à anti-gravité, les armes électromagnétiques scalaires et le pompage de l’énergie quantique du vide. Beaucoup de choses inexactes ayant été dites sur le programme Aurora, certaines des informations publiées ici contredisent formellement des informations publiées sur Internet.

     

    Le XR-7 Aurora

    Est-ce l'Aurora ici, pris tout à fait par hasard ce jour là ?

      

    Mercredi 15 mars 2003, GMT, Zone 51, Groom Dry Lake Air Base, Nevada, USA : un van climatisé blanc se gare sous un immense avion triangulaire noir, sans aucune marque distinctive, à l’entrée de la piste de 12 km ( la plus longue du monde ) de la base. Etrangement, malgré la chaleur du désert, l’avion est recouvert de givre et entouré d’un brouillard blanc de condensation lui donnant une allure fantomatique.

     

    Le XR-7 Aurora

     

    Deux officiers de l’US Air Force, engoncés dans des combinaisons oranges pressurisées ( les mêmes que celles des astronautes de la navette spatiale ), quittent le van et intègrent le cockpit en tandem du grand avion noir. Sur leur épaule droite, leur insigne d’escadrille : une tête d’oiseau « road runner » ( l’oiseau Bip-Bip du dessin animé avec Vil Coyote ) entourée de l’inscription en lettres dorées sur fond noir « Space Defense Command- Road Runners Squadron ». Après avoir salué l’équipage d’un familier « Bip-Bip suckers ! », l’ingénieur mécanicien vérifie la fermeture du cockpit totalement opaque à l’exception d’une petite verrière, rétractable en vol, à trois facettes aux reflets dorés. Peu après, le son lugubre des sirènes d’alerte retentit sur toute la base de la zone 51, afin que le personnel se mette à l’abri dans les bâtiments.

     

    Un hélicoptère UH60 Blackhawk, noir et sans immatriculation, survole la base à basse altitude, vérifiant avec sa caméra thermique qu’aucun être vivant ne se trouve à moins de 1 km de la piste. En effet, au décollage, les pulsations infra-soniques de l’avion sont mortelles à moins de mille mètres. Après avoir allumé les quatre réacteurs, le pilote enclenche la post-combustion puis la super post-combustion. D’immenses flammes bleues de 90 mètres accélèrent le pur sang noir à 450 km/h sur la piste, dans un sifflement grave et pulsé ( comparable au son émis en soufflant dans une bouteille ) qui fait trembler tous les bâtiments de la base. Au bout de cinq kilomètres, l’avion se cabre enfin doucement à 11 degrés et s’arrache du sol. Dans un grondement dantesque, capable de briser des vitres à plus de 50 km, il pointe son nez à 72 degrés vers le ciel. L’avion le plus secret du monde, l’hypersonique spatial XR-7 AURORA, vient de décoller.

     

    Le XR-7 Aurora

     

     Il atteint en quelques minutes une altitude de 30 km et la vitesse de 3500 km/h ( mach 3,2 ), soumettant son équipage à une accélération de trois G. ( trois fois la pesanteur terrestre ). A cet instant, l’ordinateur de bord commande l’arrêt des turboréacteurs et l’allumage des statoréacteurs qui le font bondir à la vitesse de mach 4 et à l’altitude de 40 km. Puis c’est au tour des fusées, intégrées aux statoréacteurs, de s’allumer durant une dizaine de secondes. Le méthane et l’oxygène liquide injectés dans les chambres de combustion accélèrent l’Aurora à mach 8 ( 10 000 km/h ) et à 60 km d’altitude. Simultanément, l’ordinateur enclenche le système de propulsion magnétohydrodynamique ( MHD ). Plus de 100 mégawatts d’énergie électrique sont injectés dans les milliers d’électrodes recouvrant l’avion, l’entourant d’un plasma lumineux doré qui le fait ressembler à une étoile filante. L’Aurora file vers l’Atlantique Nord en rebondissant sur les ondes de choc qu’il génère autour de lui, atteignant l’altitude de 87 km dans le vide spatial et redescendant à 60 km pour un nouveau rebond de 450 km de longueur. Au milieu de l’Atlantique, l’avion commute son propulseur MHD en mode freinage ce qui lui permet de ralentir à 900 km/h et de descendre à l’altitude de 12 000 mètres.

     

    Il est alors à l’Ouest de l’Ecosse où l’attendent un avion ravitailleur KC 135 et deux avions F-15 d’escorte. Après être remonté à 60 km et à mach 8, l’Aurora met le cap sur l’Irak qu’il atteint en vingt minutes. Derrière le pilote, l’officier en charge des systèmes d’espionnage électronique et de sécurité, le RSO ( Reconnaissance and Security Officer ), interrompt les impulsions du propulseur MHD afin que le plasma entourant l’avion soit transparent aux fréquences de son radar à balayage latéral ( SAR ). Avec une résolution d’image de 50 cm, les ondes du radar pénètrent le sol de la ville de Bagdad de plusieurs dizaines de mètres, donnant une image précise des concentrations d’êtres humains dans les PC de commandement souterrains de Saddam Hussein.

     

    Le XR-7 Aurora

     

    L’antenne de transmission satellite à réseau de phase placée sur le dos de l’avion, près du bord de fuite, transmet en temps réel les données du radar au PC des troupes américaines du Moyen-Orient, en Floride. En moins de quatre minutes, les ordinateurs du commandement de Floride ont détecté la présence de membres de l’Etat-major irakien dans deux des PC souterrains grâce aux données du radar. Douze minutes plus tard, quatre bombes JDAM à guidage satellite percutent les PC en plein centre de Bagdad. Moins de quatre heures après son décollage, l’Aurora se pose à Groomlake, sa mission accomplie. La deuxième Guerre du Golfe vient de commencer…

     

    *** La jungle des programmes ***

     

    Le XR-7 Aurora

     

     photos de l'avion prise en 1992 avec un téléobjectif des montagnes avoisinantes de la base secrète...

     

     

    Avant de détailler le programme Aurora, un bref rappel des règles de dénominations des programmes ultra-secrets américains semble utile. Avant de réaliser un prototype, un programme exploratoire théorique et technique est en effet mis en place et porte un nom dont le seul but est de ne donner aucune indication sur son contenu réel. Par exemple, le programme de recherche sur les technologies de furtivité radar fut baptisé Have Blue, alors que le programme de mise au point de l’avion furtif F-117 qui découlait directement de ces recherches fut baptisé Senior Trend. La mise au point des technologies du bombardier stratégique B2 Spirit se fit dans le cadre du programme Sabre Penetrator, alors que la mise au point du bombardier lui-même se fit dans le cadre d’un programme baptisé Senior Ice.

     

    Ainsi, le nom Aurora désigne en réalité le programme aérospatial ayant permis la mise au point de l’ensemble des techniques magnétohydrodynamiques qui déboucheront plus tard sur au moins trois véhicules différents : le démonstrateur hypersonique spatial abusivement nommé Aurora, un drone bombardier hypersonique, un missile de croisière hypersonique de forme discoïdale. Le démonstrateur hypersonique que l’on appelle Aurora, porte en réalité le nom de XR-7 « Gaspipe » et son programme de développement a été baptisé Senior Citizen. Toutefois, comme tout le monde, nous continuerons ici a l’appeler Aurora. Le programme Aurora est décidé en 1975 et ne commence réellement qu’en 1978 avec les tests en vol de différentes maquettes hypersoniques du constructeur Lockheed Martin. Ces maquettes propulsées sont larguées en vol depuis le dos d’un SR-71 Blackbird.

     

    Le XR-7 Aurora

     

     En février 1983, les premiers tests des moteurs en grandeur réelle de l’Aurora commencent sur la base de Groomlake dans le Nevada. C’est aussi à cette date que de nouveaux bâtiments, dédiés à l’Aurora, sont construits sur la base. Les premiers vols de l’avion ont lieu en 1986 mais se limitent à la vitesse de mach 6 ( 7000 km/h ) car l’avion n’est pas encore équipé de son système MHD. Le premier vol de l’Aurora avec son système MHD intervient au mois d’août 1989 et la première croisière à mach 8 en décembre 1989. Quatre campagnes d’essais et de mise au point de l’avion se dérouleront respectivement en novembre 91, février, août et octobre 1992. Alors que l’Aurora devait entrer en service opérationnel dans la neuvième escadre de reconnaissance stratégique à la base de Beale en Californie, des problèmes techniques, insurmontables à l’époque, obligent l’armée américaine à renoncer à l’utiliser comme remplaçant de l’avion espion SR-71. L’Air Force renonce ainsi aux 27 Aurora qui devaient être construits entre 1993 et 2000. ceci explique la remise en service actif, au mois d’août 1994, de trois avions SR-71.

      

    Le XR-7 Aurora

    le SR-71 Blackbird

     

    Les deux prototype Aurora déjà construits sont affectés au Space Defense Command et stationnés à Groomlake. Ils sont pilotés par des astronautes militaires, détachés de l’US Air Force et formés dans une académie militaire secrète à Colorado Springs. Les Aurora ne sont plus utilisés dans des missions militaires réelles qu’à titre expérimental. En 2001, ont été lancés deux programmes distincts qui succèdent au programme Senior Citizen. Le premier d’entre eux, baptisé Falcon comprend la mise au point de deux véhicules hypersoniques distincts. Le deuxième programme, baptisé Rascal porte sur la mise au point d’un lanceur spatial MHD réutilisable. Pour des raisons économiques, Air Force a confié à la NASA la mise au point d’un des véhicules du programme Falcon, le X.43, sans toutefois partager les techniques magnétohydrodynamiques avec elle. La maquette du X.43 a volé, propulsée par son super statoréacteur, à mach 7,4 au début de l’année 2004.

     

    Le modèle grandeur nature, à propulsion MHD, devrait voler en 2009 sous le nom de HCV Falcon ( Hypersonic Cruise Vehicle ou véhicule de croisière hypersonique ). Le second véhicule du programme Falcon est un planeur hypersonique, le CAV ( Common Aerospace Vehicle ou véhicule aérospatial polyvalent ), largué depuis un Falcon et capable de délivrer trois bombes guidées par satellite avec une précision de trois mètres. Le programme Rascal débouchera, en 2015, sur la mise en  service d’un avion hypersonique et magnétohydrodynamique, le SLV ( Space Launch Vehicle ou véhicule de lancement spatial ) capable de voler à mach 23 et de lâcher un deuxième étage sur son dos contenant la charge à mettre en orbite. Le deuxième étage sera l’une des mini-navettes en cours de développement.

     

    *** Le XR-7 Aurora ***

     

    Le XR-7 Aurora

     

    L’aile delta de l’Aurora a un angle de 75 degrés pour une envergure de 23 m et une longueur de 41 m. La hauteur maximum de l’avion ( train rentré ) est de 7,3 m, ses deux dérives ayant une hauteur de 2,3 m. Quatre turboréacteurs General Electric F118-GE-100, modifiés pour fonctionner au méthane, prennent place sous le fuselage. Ils sont équipés d’une tuyère spéciale, de forme rectangulaire, contenant un système de postcombustion ainsi qu’un étage de super postcombustion assurant une poussée unitaire maximum de 19 tonnes ( la poussée unitaire étant de 10 tonnes sans postcombustion ). Quatre statoréacteurs sont placés sous les quatre turboréacteurs. La vitesse maximale de l’Aurora varie selon son mode de propulsion. Avec ses seuls réacteurs, sans postcombustion, sa vitesse maximale est d’environ mach 1. S’il active la super postcombustion, sa vitesse alors passe à mach 3,4.

     

    Pour aller plus vite, l’Aurora doit tout d’abord fermer par des volets, les entrées d’air et les tuyères de ses turboréacteurs. Il peut alors allumer ses statoréacteurs qui lui autorisent une vitesse maximum de mach 4. En injectant, en plus du méthane, de l’oxygène liquide dans les chambres de combustion des statoréacteurs, ceux-ci se transforment en propulseurs fusées et permettent d’atteindre la vitesse de mach 8. Pour entretenir sa vitesse de mach 8, l’Aurora doit impérativement éteindre le mode fusée et le remplacer par une accélération des gaz des tuyères grâce à la MHD. Pour que les gaz puissent être accélérés par le système MHD, ils doivent être conducteurs de l’électricité ( ionisés ). C’est pourquoi le méthane est mélangé à de faibles quantités de césium avant d’être injecté dans les chambres de combustion des statoréacteurs.

      

    Le XR-7 Aurora

    le SR-71 Blackbird en postcombustion

     

    Voyons maintenant le principe de fonctionnement des statoréacteurs de l’Aurora. A 10 000 km/h, l’air ne peut plus suivre les contours de l’avion et forme ce que l’on appelle des ondes de choc. Ces ondes de choc ressemblent à des « murs » d’air superposés et inclinés au-dessus et en dessous de l’avion à des angles de plus en plus fermés au fur et à mesure que la vitesse augmente. Grâce au générateur MHD, la rampe placée sous le ventre de l’avion ralentit progressivement la vitesse de ces ondes de choc, ce qui fait que leur vitesse n’est plus que d’environ 7000 km/h à l’entrée des statoréacteurs. Quoique plus lente, cette vitesse génère encore plusieurs ondes de choc dans l’entrée du statoréacteur.

     

    C’est pourquoi un ralentisseur MHD supplémentaire est placé dans l’entrée d’air du statoréacteur, permettant ainsi à l’air d’entrer à moins de 5000 km/h dans celui-ci. Cette vitesse, même si elle paraît élevée, est idéale pour un rendement optimum du statoréacteur. En effet, c’est le passage dans une entrée d’air se rétrécissant qui assure la compression de celui-ci à l’intérieur du statoréacteur, transformant ainsi de la vitesse en pression. Une fois comprimé puis enflammé dans la chambre de combustion, l’air subit une expansion qui accélère dans la tuyère d’éjection. Il est alors accéléré encore plus par l’accélérateur MHD à une vitesse que nous ignorons, celle-ci restant un secret bien gardé par l’armée américaine.

     

    *** Les secrets technologiques de l’Aurora ***

     

    Il n’existe qu’un nombre limité de données techniques fiables sur les technologies utilisées dans la construction de l’Aurora. Ne vous attendez donc pas à voir exposé ici la totalité des détails de construction de l’avion. Ce que l’on sait de l’Aurora c’est que la surface de son fuselage et de ses ailes est très probablement en titane. On sait aussi que beaucoup de pièces de l’avion ont été empruntées à des avions existants. Par exemple, les instruments du poste de pilotage sont des versions adaptées des instruments de bord des avions F-16, F-18 Hornet et B2 Spirit. On sait aussi que les verrières du cockpits sont faites des mêmes matériaux que les hublots de la navette spatiale. De même, son train d’atterrissage est celui de la navette et ses turboréacteurs sont des versions modifiées et améliorées des réacteurs du B2 Spirit. On sait enfin que ses caméras de reconnaissance et son radar à ouverture synthétique sont strictement les mêmes que ceux du Lockheed Martin SR-71 Blackbird.

     

    En ce qui concerne les fabricants de l’avion, des dizaines de compagnies américaines ont participé au programme sans savoir, pour la plupart d’entre elles, qu’elles fabriquaient des pièces de l’Aurora. Seuls les principaux constructeurs avaient une vue d’ensemble du programme, à savoir Lockheed Martin et Boeing pour la conception générale de l’avion, TRW pour les composants supraconducteurs, les laboratoires Sandia et les laboratoires de Los Alamos pour la mise au point des composants supraconducteurs les plus novateurs, comme par exemple les électrodes pariétales couvrant la surface de l’avion.

     

    Le XR-7 Aurora

    Source de l’article- Revue HS Top Secret N°2 « L’arme ultime de l’Amérique »

    par Jean-Marc Roeder

      

    Le XR-7 Aurora

     

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