• LES OVNIS JOUENT AVEC LES NOMS
     
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    Vous pourriez penser que les cas et les témoins d’ovnis se présentent de façon aléatoire, pourtant cela peut ne pas être nécessairement le cas. Le 7 août 1806, un groupe de colons observa un phénomène inhabituel autour de l’étrange formation naturelle dénommée Chimney Rock en Caroline du Nord.
     
     
    D’après le Révérend George Newton, de nombreux objets lumineux étaient apparus dans les airs autour de la haute colonne rocheuse dont certains prirent la forme d’êtres humains et leur luminosité était aveuglante. Une formation de lumières semblable réapparut au même endroit en 1811. Les Indiens Cherokees du coin ont des légendes qui remontent à des centaines d’années sur cet endroit. Un des principaux témoins cités dans le compte-rendu du Révérend Newton était Mme Patsy Reaves. 159 ans plus tard, un certain John Reeves fut impliqué dans une affaire d’atterrissage de soucoupe sensationnelle en Floride, dont on parla beaucoup. Le printemps suivant, en 1966, une certaine famille Reeves près de Salem, dans l’Oregon, fut tourmentée par d’étranges sphères lumineuses, apparemment sous le contrôle d’une intelligence, qui se déplaçaient dans les pièces de leur maison. Les officiers de police et les journalistes appelés sur la scène furent également témoins du phénomène.
     
    En apparence, ces incidents semblent être des coïncidences sans aucun rapport entre elles. Les témoins impliqués n’avaient aucun lien de parenté et étaient grandement séparés dans le temps et l’espace. En décembre 1967, le Silver Bridge surplombant la rivière Ohio à Point Pleasant, en Virginie Occidentale, s’effondra, causant la mort de 40 personnes. La ville de Point Pleasant fut très présente dans les informations cette année-là à cause des observations d’ovnis presque constante. Une des victimes de l’effondrement du pont était un officier de l’Air Force dénommé Alvie Maddox. Et trois mois plus tard, un officier de police au Texas, dénommé Alvis Maddox fut mentionné dans la presse après qu’il aurait vu et poursuivi une soucoupe volante dans une région où un autre homme, Caroll Watts, prétendait recevoir la visite régulière d’ovnis. Un autre incident célèbre tourna autour d’un californien dénommé Rex Heflin, qui prit une série de photos de soucoupe volante controversées en 1965. Le 2 avril 1971, un certain Morris Heflin aurait vu une machine volante métallique circulaire près d’Oklahoma City, dans l’Oklahoma. La répétition de ces noms est-elle dénuée de sens ?
     
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    Photo de R. Heflin prise à travers le pare-brise de son camion en 1965.
     
    Au cours de ces 28 dernières années, des centaines de milliers d’évènements extraordinaires ont été décrits dans des journaux, des magazines et des livres, et des centaines de milliers de témoins ont vu leur nom cités par écrit. Lorsque l’on a affaire à un corpus de preuves aussi grand, certaines lois des probabilités devraient émerger. Nous pourrions nous attendre à ce que davantage de Smith voient plus d’ovnis que n’importe qui d’autre, tout simplement parce qu’il y a bien plus de Smith sur le territoire. Mais en réalité, le nom Smith apparaît rarement dans les rapports d’ovnis. Nous pourrions également nous attendre à ce que la population de témoins se conforme à la distribution nationale racialement et religieusement.
     
    Donc, 10% des témoins devraient être noirs parce que 10%  de la population est noire. 5% devraient être juifs, 20% catholique, et ainsi de suite. Cependant, cela ne marche pas ainsi. Les observations de soucoupe volante et les phénomènes connexes semblent se produire sur une base choisie. Parmi les noms les plus fréquemment mentionnés dans les rapports d’ovnis, on trouve les Hill, les Allen et les Clark. Naturellement, un grand nombre d’autres noms apparaissent également. Statistiquement, si 1000 évènements aléatoires sont rapportés cette année, les noms et origines des témoins devraient en gros correspondre à la distribution de la population nationale. Quelles sont les chances pour qu’un Reeves voit un ovni cette année (ou un fantôme d’ailleurs) ? Elles sont approximativement de 400 millions contre 1. Voici une liste des 10 noms les plus courants aux Etats-Unis. Ces noms devraient dominer la montagne de données d’observations de ces 28 dernières années. Ca n’est pas le cas. Jones, par exemple, est en cinquième position sur la liste mais apparaît rarement dans les rapports ufologiques. Le cas le plus marquant était une observation à basse altitude d’une sphère métallique faite par Tad Jones au-dessus d’une autoroute près de Charleston, en Virginie Occidentale, en janvier 1967.
     
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    L’annuaire téléphonique de New York (Manhattan) répertorie approximativement 900 000 personnes. Sur celles-ci, il n’y en a que 13 qui s’appellent Reeves, et 10 Reaves, soit 23 sur 900.000. (Il y a 9 pages de Smith). Si une soucoupe volante devait apparaître à New York et si elle devait n’être vue que par 3 personnes, les chances sont bien plus grandes que l’une de ces personnes s’appelle Smith plutôt que Reeves. Heflin est un nom encore plus rare. Il n’y en a que 4 listés dans l’annuaire. Pourtant, deux Heflin ont non seulement été impliqués dans d’importants incidents ovnis mais ont aussi vécu des évènements consécutifs. Rex Heflin aurait reçu des visites de faux officiers de l’Air Force après que l’existence de ses photos eut été révélée. Morris Heflin a vu son mystérieux ovni une seconde fois, le 8 mai 1971. C’est comme la foudre qui frappe deux fois au même endroit. Un autre nom rare est Kiehl. Il n’y en a que 3 répertoriés dans l’annuaire de Manhattan. Peu de temps après que l’intérêt de l’auteur pour le phénomène ovni devint de notoriété publique en 1966, un William J. Kiehl émergea sur la Côte Ouest et révéla une observation incroyable qui avait eu lieu 50 ans plus tôt au Canada. Enfant, il avait vu un objet en forme de soucoupe planer au-dessus d’un lac et de petits hommes étaient visibles. Pour ce qu’on en sait, aucun Kiehl/Kiel/Keel n’a été témoin d’un quelconque phénomène relaté. Cela rend le récit de William J. Kiehl des plus remarquables.
     
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    Le nom Clark est 18ème sur la liste de la Sécurité Sociale. Il y a au moins 385.206 Clark aux Etats-Unis. De nombreux Clark sont connus en ufologie. Au fil des ans, plusieurs Clark ont été nommés dans des rapports d’observations. Hill est un autre nom qui semble surgir fréquemment, le plus célèbre étant Barney Hill qui aurait vécu une expérience de contact extraordinaire. Hill est au 32ème rang sur la liste (il y en a 289.655 dont 480 sont répertoriés dans l’annuaire de Manhattan). Un autre contacté célèbre, George Adamski, porte un nom encore plus rare. A peine 3 sont listés à Manhattan. Dans une longue série de récits de contacts controversés, les ufonautes se présentaient avec des variantes du nom Allen. La personnalité de la radio, « Long John » Nebel a fréquemment commenté cette corrélation. Le nom Allen est 26ème sur la liste de la Sécurité Sociale et environ 960 Allen sont répertoriés dans l’annuaire de New York. Comme les Clark, les Allen apparaissent fréquemment dans les rapports d’observations et de nombreux Allen sont importants dans le domaine ufologique- Carlos Allende, le Dr Gordon Allen, les Alyn mentionnés par divers contactés, etc.
     
    Si les observations d’ovnis sont totalement sporadique et accidentelles, comme la plupart des passionnés le croient, alors nombre de ces coïncidences auraient été quasi impossibles. Apparemment, il y a un facteur caché ici- un facteur de sélectivité. Soit le phénomène lui-même choisit certains témoins à cause de quelque obscur facteur généalogique (c’était entre parenthèses, ce que prétendait Adamski). Soit, si l’on se soucie d’être plus pragmatique, certaines lignées dans certaines familles souffrent de caractéristiques héréditaires qui les rendent sujettes aux hallucinations ou aux expériences psychiques. En fait, il y a des preuves intéressantes que la capacité psychique soit héritée. Ralph Blum, l’écrivain new-yorkais, auteur de Beyond earth : Man’s Contact with UFO’s, a affirmé qu’il s’intéressait aux étranges coïncidences impliquant les noms. Nombre des noms de lieux et des noms de personnes dans les rapports ufologiques, remarque-t-il, font référence à l’eau de diverses manières. Le nom Reeves ressemble au mot français « rive ». En anglais, « reeve » est un terme nautique qui signifie passer un cordage. Dans le numéro spécial « Au-delà de Condon » du magazine Flying Saucer Review, on peut remarquer que les noms adoptés par les entités dérivent généralement de la mythologie antique. Les évènements ovnis, ainsi que religieux, sont souvent allégoriques et contiennent de subtils indices cachés. Il faudrait un projet informatique pour passer au crible et corréler les nombreux milliers de noms cités dans les rapports de ces 28 dernières années. Statistiquement, ces rapports devraient être dominés par des Smith, des Johnson, des Williams, des Brown, et ainsi de suite. En réalité, des noms moins largement distribués tendent à dominer dans les rapports. Ceux qui ont enquêté et relaté des évènements extraordinaires dans leur propre région pourraient lister les noms de tous les gens impliqués et essayer de déterminer leur corrélation.
     
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    Il est toujours important de collecter aussi les origines ethniques et religieuses des témoins. Un nombre incroyable de témoins américains sont soit des Indiens de race pure, soit on du sang indien dans leurs origines. Dans un cas récent en cours d’enquête dans l’Indiana, le seul Indien à 300 km à la ronde a vécu une série d’expériences répétées avec des ovnis volant à basse altitude. Les soucoupes volantes ne défient pas seulement les lois de la gravité et de l’inertie, elles défient aussi les lois des probabilités avec leur troublante sélection des témoins. Si les ovnis sont un réel phénomène ultra-terrestre (inter-dimensionnel) ou extra-terrestre, alors tout ceci indique qu’ils en savent beaucoup plus sur nous, en tant qu’individus, qu’on ne peut le suspecter ou le rationaliser. La grande question à laquelle font face les psychiatres et psychologues actuellement plongés dans les études ufologiques est : les ovnis choisissent-ils leurs témoins, ou des personnes spécifiques tendent-elles à créer elles mêmes des expériences ovnis par quelque processus mental inconnu ?
     
    Pourquoi les Allen, Hill, Reeves et Heflin voient-ils plus de ces choses que les Smith, les Johnson et les Brown ?
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    Un article de Raymond Terrasse évoque aussi les coïncidences des noms des témoins tel Maurice Masse, Marius Dewilde, Antoine Mazaud… Plus d’infos sur cet article passionnant des surprises de l’ufologie Mariale :
     
     
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    Source- Revue trimestrielle « ALIENS » n°14 de décembre 2012
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    OVNI, DES MORTS SUSPECTES…

     

     

    Les témoignages concernant les O.V.N.I. fournissent un éventail assez riche des réactions diverses que peuvent provoquer, chez les témoins, les apparitions extra-terrestres. Cependant, le dossier des O.V.N.I. comporte des pages infiniment plus noires. En effet, certains témoins – rares, il est vrai- n’ont pas survécu à leurs rencontres avec des engins mystérieux et leur mort tragique mérite d’être évoquée ici.


    Le premier récit de ces apparitions aux conséquences fatales émane d’un riche fermier brésilien de l’Etat de Goiás. Cet homme, qui a gardé secrète la mort d’un de ses employés pendant un an, a finalement accepté d’apporter son témoignage indirect, sous la condition que son anonymat soit strictement respecté. Voici le récit de Mr A.S.M. :

    « Les faits se sont produits le 13 août 1967. Je suis arrivé à la ferme trois jours après les évènements et je ne savais rien. A la descente de mon avion particulier, mon employé Inacio de Souza m’attendait et il me dit qu’il était souffrant. Comme c’était un homme fort et qu’il ne s’était jamais alité, je me suis rendu le lendemain à son appartement et, en le voyant couché, je lui ai dit avec énergie :

    -Qu’avez-vous mon garçon ?

    Alors, il me répondit :

    -Patron, j’ai tué un homme !

    Je suis resté pantois et je lui ai demandé :

    -Mais comment as-tu pu faire cela ?

    Pressé de questions, Inacio finit par raconter à son patron sa terrible aventure. Le 13 août 1967, Inacio et sa femme revenaient chez eux, dans la ferme de Santa Maria, entre Crixas et Pilar de Goias, dans l’Etat de Goias. En arrivant près de la maison, rapporte Inacio, nous vîmes un étrange objet ayant la forme d’une cuvette dont l’ouverture serait tournée vers le bas. L’objet avait 35 mètres de diamètre (…) Entre l’appareil et la maison, se trouvaient trois inconnus. J’ai pensé que c’étaient des gens qui venaient nous rendre visite, mais j’étais un peu effrayé du genre d’avion qu’ils avaient. C’étaient des personnes de même apparence que nous, sauf qu’ils paraissaient chauves. Ils étaient en train de jouer, de folâtrer comme des enfants, mais en silence. Quand ils nous aperçurent, ils me désignèrent du doigt et se mirent à courir dans notre direction. J’ai crié à ma femme de rentrer en courant à la maison. Comme j’avais avec moi une carabine, j’ai tiré sur celui qui était le plus proche. A ce moment est sortie de sous l’avion, comme d’une lanterne, une lumière verte qui m’a atteint à la poitrine du côté gauche. Je suis tombé à terre. Ma femme a couru vers moi, en prenant l’arme, mais les hommes étaient déjà rentrés dans l’avion qui s’est élevé en vol vertical, à grande vitesse, et en faisant un bruit semblable à celui des abeilles. »

    Le lendemain, le fermier se décide à examiner les lieux dans l’espoir de trouver d’éventuelles taches de sang laissées par l’homme que la balle tirée par Inacio a pu atteindre. Aucune trace n’apparaît. Pourtant, Inacio a précisé : « J’ai bien visé la tête du joueur ». Et A.S.M. sait que son employé n’a jamais manqué un tir à 60 mètres de distance : Inacio, cela est connu, est un excellent tireur. Le fermier poursuit ses révélations :

    « Les premier et second jours, Inacio a souffert de nausée, de fourmillements et d’un engourdissement de tout le corps, et ces jours-là ses mains tremblaient. Je me suis décidé à l’emmener à Goiânia (à 180 km de la capitale du Brésil, Brasilia) pour lui faire subir un examen complet et je lui ai recommandé de garder le silence sur l’évènement. A Goiânia, le médecin, sans savoir ce qu’il avait, constata l’existence d’une brûlure circulaire de 15 cm de diamètre environ sur la partie gauche du tronc, presque à l’épaule. Pour soigner la brûlure, il décida d’appliquer le remède appelé Unguento picrato de Butesin. En ce qui concernait les autres symptômes, il diagnostiqua comme origine une cause végétale, il pensa qu’Inacio avait pu manger quelque mauvaise herbe. Je me suis décidé à relater au médecin ce qui était arrivé. Surpris, il demande à Inacio : « Quelqu’un d’autre a-t-il vu ces hommes ? » Inacio répondit : « Ma femme ». Alors le médecin me prit à part et me demanda si j’avais jamais parlé à Inacio des « O.A.N.I. » (objets aériens non identifiés). Je lui dis que non. Il se décida alors de demander à Inacio s’il n’avait jamais vu en quelque autre occasion ce type d’avion ou si quelqu’un lui en avait déjà parlé. Inacio répondit : « Non, monsieur, je n’en ai jamais vu ni entendu parler ». Le médecin prescrivit alors à Inacio qu’il se fasse admettre en clinique et demande à subir un examen complet des matières fécales, de l’urine et du sang.

    Quatre jours après avoir été mis en observation, poursuit A.S.M., Inacio fut renvoyé chez lui. Surpris qu’on ne l’eût pas gardé en traitement plus longtemps, j’allai voir le médecin. Celui-ci me dit alors que le cas d’Inacio était fatal, que les examens avaient montré qu’il était atteint de « leucémie », le cancer du sang, et qu’il ne lui restait que 60 jours de vie, au maximum. Il me dit encore : « Et le monsieur (le malade) m’a suggéré d’oublier tout ce qui lui était arrivé… il sera entendu qu’il n’a rien vu. Il a un nom à préserver et tout cela ne ferait que créer une panique. Quant à moi, je n’ai rien entendu et je ne sais rien. J’ai une réputation et, pour moi, son cas est un cas de leucémie. » La femme d’Inacio a relaté au fermier les derniers instant du mourant. D’après son récit, il présentait sur tout le corps des taches d’une couleur jaune blanchâtre, de la taille d’un ongle, et il ressentait des douleurs atroces. Il maigrissait à vue d’œil, au point qu’avant de mourir il n’avait plus que la peau et les os. Sa femme se souvient de ses dernières recommandations qui revenaient comme un leitmotiv : brûler le lit, le matelas et toute la literie après son décès. Sa mort survint le 11 octobre 1967, et, selon son vœu, toutes ses affaires personnelles furent brûlées.

    La mort tragique d’Inacio de Souza est-elle due à une leucémie provoquée par la « lumière verte » de la soucoupe volante ? C’est en tout cas l’avis du professeur Felipe Machado Carrion qui a expliqué de façon extrêmement précise les effets mortels des radiations ionisantes. Voici son rapport établi, le 30 janvier 1969, à Porto Alegre :

    « Inacio de Souza présentait les symptômes classiques de la leucémie d’origine radioactive, de laquelle il est mort dans les 60 jours prévus par le médecin. A partir du moment où il a reçu le faisceau lumineux vert, sa santé a été ébranlée et il a commencé à présenter tous les symptômes caractéristiques de l’exposition à des radiations ionisantes mortelles. La partie du corps humain sur laquelle apparaissent les premiers indices physiques résultant d’une dose d’irradiation est la peau, où l’on observe une irritation semblable à celle causée par une brûlure. Dans le cas d’Inacio, une brûlure était nettement visible dans la région atteinte par le rayon lumineux. Tous les symptômes présentés par notre homme étaient ceux d’une leucémie causée par une forte dose de radiation. »

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    Le second cas de mort consécutive que nous allons évoquer est due à une observation d’O.V.N.I. se situant également au Brésil. C’est, nous allons le voir, dans des conditions atroces qu’a péri, un Brésilien de 40 ans, du nom de Joao Prestes Filho.

    A Aragariguama, petit bourg tranquille de l’Etat de Sao Paulo, un phénomène curieux alimente les conversations de ses habitants : pendant la nuit, des lumières étranges évoluent dans le ciel en décrivant par bonds des trajectoires irrégulières, au-dessus des monts et des bois de la région… En 1946, le jour du Mardi-Gras, Joao Prestes Filho et son ami Salvador dos Santos quittent tôt le matin le village pour une partie. Avant de partir, Joao a demandé à sa femme, qui devait emmener leurs fils aux divertissements du Carnaval, de laisser une des fenêtres de la maison entrebâillée pour lui permettre de rentrer. C’est vers 19 heures que les deux pêcheurs regagnent le village. Une heure plus tard, Prestes, l’air terrorisé, fait irruption dans la maison de sa sœur Maria et explique, en bredouillant, que lorsqu’il a tenté d’ouvrir la fenêtre de sa maison, un faisceau de lumière, venu d’on ne sait où, l’a atteint. La sœur de Joao appelle immédiatement les voisins. Parmi les personnes accourues, il y a Aracy Gomide, inspecteur fiscal de la préfecture de Sao Roque. Gomide, qui possède des connaissances médicales pratiques, a l’habitude de soigner les maladies bénignes de ses voisins. Principal témoin, celui-ci précisera plus tard que les yeux, les paupières et les sourcils de Joao, que ce dernier disait avoir protégés avec les mains, semblaient parfaitement normaux. De même, toujours selon Gomide, les parties couvertes par les vêtements ne présentaient aucune trace de brûlure.

    Peu de temps après, sur les parties touchées par la mystérieuse lumière, la peau commence à se rider comme si elle était restée plusieurs heures dans de l’eau bouillante. Puis les chairs apparaissent et semblent se décoller des os. La pointe du nez commence à se désagréger ; les dents inférieures sont mises à nu. Sur les pieds et les mains décharnés, les ongles ont totalement disparu. Seuls, le palais et la langue ne paraissent pas touchés, car Joao parle normalement. Chose incroyable mais vraie : à aucun moment, Joao ne ressent la moindre douleur. Puis, brusquement, en l’espace de deux heures, le corps du Brésilien achève de se désagréger : les os et les dents sont complètement à nu ; le nez et les oreilles se détachent et roulent au sol. Ses yeux sont écarquillés de terreur et, de sa bouche désarticulée et grotesque, s’échappent des sons inaudibles. Atterrés par ce spectacle atroce, les voisins chargent Joao sur une charrette qui doit l’emmener jusqu’à l’hôpital le plus proche. Mais le malheureux ne l’atteindra pas : il meurt en cours de route, six heures après l’agression du faisceau de lumière. Il n’y eut pas d’examen médical. Seul un certificat de décès, signé par les témoins, fut dressé. Et sur ce certificat, une mention unique, qui ne reflète guère la mort effroyable de Joao : « Mort par brûlures généralisées. » Les services de police locaux, alertés par les témoins, effectuent quelques recherches qui se révèlent négatives : aucune trace ne put être relevées, ni sur les lieux de l’agression, ni à l’intérieur de la maison où rien n’avait disparu.

    Pendant plusieurs jours, après les sombres évènements du Mardi-Gras, les habitants d’Aragariguama voient encore les mystérieuses lumières se livrer à des évolutions désordonnées dans le ciel…

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    Source- Données et recherches personnelles/Mars 2010

     

     
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    Histoire énigmatique 3

     

    L’affaire de Shag Harbour, au Canada, ressemble à celle de Roswell, vingt ans plus tôt dans le désert du Nouveau-Mexique : elle met en scène un OVNI paraissant être en perdition et elle n’est revenue sous les feux de l’actualité que longtemps après un incident initial n’ayant connu qu’une brève couverture médiatique. Mais il existe entre les deux une différence de taille : l’objet tombé dans les eaux de Shag Harbour n’a pas été récupéré en dépit des efforts des pêcheurs, des garde-côtes et de l’Armée canadienne. Ce qui n’enlève rien au mystère, bien au contraire !

     

    Shag Harbour est un de ces minuscules ports de pêche qui s’accrochent au rivage de la Nouvelle-Ecosse, une des Provinces « Maritimes » de la côte Atlantique du Canada.

     

    *** La chute de « l’objet sombre » *** 

     

     

     

     

     
    Le jeudi 4 octobre 1967, la nuit était froide, claire et sans vent. Juste un peu après 23 heures, Laurie Wickens et quatre amis se trouvaient sur la Nationale 3, à l’entrée est de Shag Harbour lorsqu’ils virent se dessiner dans le ciel une forme indistincte le long de laquelle clignotaient en séquence quatre ou cinq lumières de couleur ambrée en ligne. Ce qui attira immédiatement l’attention des jeunes gens fut l’inclinaison de 45 degrés environ de l’ensemble et le fait qu’il descendait lentement vers les eaux du port. La voiture traversa le village et ses occupants perdirent de vue les lumières le temps de contourner une colline. C’est alors que l’un des passagers entendit un sifflement suivit d’un bruit d’impact. Quant la voiture se gara en catastrophe sur le parking de l’usine Irish Moss donnant sur le Sound, une étendue d’eau adjacente au port, les jeunes gens découvrirent avec stupéfaction qu’un « objet sombre » paraissait flotter ou planer sur l’eau calme à environ 200 m du rivage et que les lumières avaient disparu pour laisser place à une unique lueur jaune pâle située à son sommet. L’objet semblait faire 18 à 20 m de diamètre et 2 à 3 m d’épaisseur. L’absence de lune ne permettait guère d’en voir plus. La première réaction de Laurie Wickens et de ses amis fut de croire qu’il s’agissait là d’un avion qui venait de s’abîmer en mer.

     

    *** La police entre en scène ***

     

     

     

     

     

     

    Il fallait avertir au plus vite les autorités. Les jeunes gens allèrent à la plus proche station service situées à Woods Harbour pour téléphoner d’une cabine publique au détachement de la RCMP ( Royal Canadian Mounted Police ) de Barrington Passage, le plus proche des lieux. Laurie Wickens était si excité que le caporal Werbicki crut qu’elle était ivre. Mais le policier changea vite d’avis car il reçut un appel d’une femme nommée Mary Banks et qui l’avertissait qu’un avion venait probablement de tomber dans le Sound puis un autre, anonyme, d’un homme disant qu’il avait vu des lumières plonger en direction de Shag Harbour, comme si un avion était en difficulté. Le caporal rappela Laurie, à qui il avait dit de rester près du téléphone, et lui ordonna de retourner tout de suite au parking de l’usine et de surveiller ce qui se passait en attendant l’arrivée des policiers. Le temps qu’il demande aux patrouilleurs Ron O’Brien et Ron Pond de filer sur les lieux, il reçut encore deux appels confirmant les premiers. Après avoir pris la liste des patrons pêcheurs de Shag Harbour s’étant portés volontaires pour aider les garde-côtes en cas d’urgence, Werbicki sauta dans sa voiture de patrouille.

     

     

    *** Disparition et recherches infructueuses ***

     

     

     

      

     

     

    Quelques instants plus tard, les trois policiers et les cinq jeunes gens se retrouvèrent donc sur le parking de l’usine, au bord de l’eau. Ils ne tardèrent pas à y être rejoints par Wilfred Smith et son fils Norman qui avaient vu également les lumières descendre vers le port et étaient eux aussi convaincus qu’il s’agissait d’un avion en détresse. Entre-temps, l’objet avait un peu dérivé vers l’est et sa lumière s’était enfoncée, comme s’il était en train de couler. Le caporal chargea l’agent Pond de prendre les témoignages puis partit pour contacter les patrons-pêcheurs. Deux bateaux furent bientôt prêts à partir, le Rhonda D du capitaine L. Smith ( frère de W. Smith ) et le Joan Pricilla du capitaine B. Shand. Le caporal Werbicki monta à bord de ce dernier et l’agent O’Brien à bord du Rhonda D. Le RCC ( Rescue Control Center ) de Halifax, qui avait été contacté par O’Brien les avertit alors qu’il ne manquait apparemment aucun aéronef civil ou militaire à l’appel mais qu’ils envoyaient un bateau de Cape Sable Island ( le canot de Sauvetage 101 des garde-côtes ) en renfort.

     

    Une heure plus tard, vers 0h 45, une flottille de sept bateaux, six chalutiers et le Canot 101 se trouvaient sur zone. Les deux premiers à y être arrivés, le Rhonda D. et le Joan Pricilla n’avaient pas trouvé trace de l’objet et la lumière jaune avait elle aussi disparu. Mais, là ou l’objet avait dérivé se trouvait maintenant sur l’eau une bizarre couche d’écume épaisse et jaunâtre formant une bande de 25 m de large sur 800 m de long environ. Elle dégageait une odeur de souffre et des bulles remontant du fond venaient en agiter la surface. Enfin elle ne restait pas accrochée aux vêtements. Aucun des témoins n’avait vu cela auparavant. Malheureusement personne ne songea à récupérer un échantillon de cette « écume » avant qu’elle ne disparaisse. Les recherches menées activement par la flottille dans l’espoir de repêcher des survivants ne donnèrent aucun résultat. Et pour couronner le tout, le capitaine Ronnie Newell, du Canot 101 avait averti le caporal Werbicki un peu après son arrivée que le RCC de Halifax l’avait informé par radio qu’aucun avion n’était porté manquant entre le Labrador et la Caroline du Nord, aux Etats-Unis. Aussi lorsque les six petits chalutiers abandonnèrent leurs recherches le 6 octobre, au bout de plus de 24 heures, pour laisser d’autres prendre la relève, tous ceux qui se trouvaient à leur bord n’avaient plus qu’une question en tête : si ce n’était pas un avion qui était tombé, alors qu’est-ce que cela pouvait bien être ?

     

    *** Du solide dans l’ovni de Shag Harbour ***

     

     

     

     

    A Ottawa, la capitale fédérale du Canada, le chef d’escadrille William Bain, qui s’occupait du bureau de la RCAF ( Royal Canadian Air Force ) traitant notamment les observations d’OVNI, reçut le 5 octobre un message du RCC de Halifax et un autre de la RCMP ayant Shag Harbour sous sa juridiction. Ce fut lui qui classa immédiatement l’affaire sous le label « UFO ». Aucun des témoins n’avait évoqué au départ cette explication qui, on s’en doute, se retrouva vite en vedette. Dès le 5 octobre, quatre plongeurs de la Marine avaient été envoyés sur place. Leurs opérations durèrent de 13h ce jour-là à 18h 30 le lundi 8 Octobre. Les recherches firent la une de l’édition dominicale du Chronicle-Herald de Halifax, le principal quotidien de la Province, sous le gros titre : « IL POURRAIT BIEN Y AVOIR DU SOLIDE DANS L’OVNI DE SHAG HARBOUR ».

     

     

    L’article expliquait que le chef d’escadrille Bain considérait que l’incident de Shag Harbour pourrait bien constituer un des très rares cas d’OVNI reposant sur du concret. Malheureusement, il se trouva que l’objet sombre avait bel et bien disparu après s’être enfoncé dans le Sound. Un pêcheur local du nom de Donald Nickerson raconta au chercheur canadien Don Ledger, qu’il avait vu aussi plusieurs sous-marins, dont un de l’US Navy, aller et venir en face de Shag Harbour alors que les plongeurs étaient encore au travail. Les opérations de recherches étaient-elles en réalité plus étendues qu’on ne le disait officiellement ? Incluaient-elles une traque par sonar plus au large ? Ceci nous amène à la question de savoir ce qui a bien pu arriver à l’Objet Sombre une fois qu’il eut coulé, rappelons-le, sous les yeux d’au moins dix témoins. Le Sound n’est profond que de 12 à 13 m à l’endroit en question et ses fonds sont plutôt dégagés. Donc, s’il était envisageable que l’objet soit invisible à la faveur de la nuit, puisque sa dernière lumière s’était éteinte, il n’aurait pas pu échapper aux plongeurs arrivés dès le lendemain. Ce qui ne laisse qu’une alternative : soit il avait été emporté en quelques heures par les forts courants, soit il s’était déplacé de lui-même. Compte tenu des conditions locales, l’hypothèse d’une dérive incontrôlée pouvait tenir à condition que l’OVNI soit resté entre deux eaux… Mais il avait pu tout aussi bien poursuivre sa route pour se mettre à couvert en eau profonde. Les déplacements sous-marins des OVNI sont loin d’être une nouveauté : on en parle depuis le XIXème siècle ! Ceci expliquerait la présence des submersibles pendant les recherches.

     

    A la suite de l’arrêt des recherches, l’intérêt pour l’affaire faiblit graduellement. Assez curieusement, le cas de Shag Harbour ne fut pas réellement repris en main avant 1993 par l’ufologue de Halifax Chris Styles, qui reçut plus tard le concours de Don Ledger. Ce dernier lui consacra d’ailleurs un chapitre de son livre sur les OVNI dans les Provinces Atlantiques, Maritime UFO Files ( Nimbus Publ., Halifax, 1998 ). A la fin de ce chapitre, Don Ledger laissait entendre, sans en dire plus, que l’histoire de Shag Harbour avait peut-être eu des évènements jusque ici inconnus du public.

     

    *** La fièvre du jeudi soir...***

     

     

     

      

     

     

    Premier point, l’incident de Shag Harbour ne fut pas isolé. En effet, il y eut un certain nombre d’observations détaillées faites au sud de la Nouvelle-Ecosse le soir du jeudi 4 octobre, à tel point qu’on peut presque parler de « mini-vague ».

     

     

    En voici un résumé très sommaire :

     

    -         Du coucher du soleil à environ 23 h, l’équipage du chalutier MV Nickerson qui se trouvait au large de l’île de Sambro, observa quatre lumières rouges brillantes, avec confirmation sur le radar de bord.

    -         A Halifax et dans les environs immédiats de la ville, plusieurs témoins indépendants les uns des autres ( dont le jeune Chris Styles, alors âgé de 12 ans ) rapportèrent avoir vu une sphère orange brillante survoler le port.

    -         A une soixantaine de km plus au sud, d’autres témoins, à Mahone Bay et à Puffy Cup Cove virent plusieurs objets de couleur orange et rouge manœuvrer dans le ciel. Wilfred Eisnor, un photographe professionnel put même prendre un cliché avec un temps d’exposition de 5mm.

    -         Une flottille de petits chalutiers, au large de l’île de Brier ( sud de la Baie de Fundy ) vit dans la nuit une lumière de la taille de la lune se départager en trois lumières formant un triangle. La formation manoeuvra dans le ciel avant de prendre la direction du sud-ouest et disparaître à l’horizon.

    -         Près du lac Arthur, à une trentaine de km de là vers l’est, un agent de la RPCM et trois gardes forestiers virent un objet lumineux se déplacer sans bruit en direction du sud-ouest. L’objet ressemblait à une flamme de bougie renversée et émettait des sortes d’étincelles. Il s’éloigna entre les arbres. Il est à noter, sans pour autant y voir absolument une identification, que les OVNI des deux dernières observations ci-dessus partirent chacun dans la direction générale de Shag Harbour. Quoi qu’il en soit, il apparaît donc que l’Objet Sombre tombé dans le Sound constitue le dernier cas connu d’une soirée bien remplie dans le Sud de la Nouvelle-Ecosse…

     

    *** Sur un air de conspiration ***

     

     

     

      

     

    En fait, la désinformation concernant Shag Harbour a commencé très tôt. Pour cela, il suffit de lire les quelques pages qui lui a consacré l’année suivante le Rapport Condon de sinistre mémoire ( cas n°34 ) et qui concluent, on s’en serait douté, par une fin de non recevoir. On y lit en effet que la RPCM aurait indiqué par téléphone à l’enquêteur Levine que l’objet avait explosé au moment de son contact avec l’eau, ce qui est rigoureusement faux, on l’a vu et que le capitaine du MV Nickerson, qui avait eu un contact radar, n’aurait accordé aucun intérêt particulier aux quatre lumières. Or, bien au contraire, celui-ci s’est empressé de contacter le RCC de Halifax pour avoir des renseignements sur cette observation étrange. Des autres témoignages, pas de trace… Apparemment, l’armée canadienne avait une opinion différente puisqu’un rapport déclassifié de la RPCM indique qu’en novembre 1970, le colonel Calvin Rushton, commandant la base toute proche de Barrington demanda au poste de la RPCM de Barrington Passage une copie intégrale de tout le dossier Shag Harbour ainsi que la liste de tous les témoins civils. Que la base de Barrington ait fait partie alors du réseau du NORAD, le réseau de défense aérienne de l’Amérique du Nord est un détail intéressant à garder en mémoire.

     

    Lorsque Chris Styles s’est intéressé à l’affaire à partir de 1993, il s’est heurté à un mur du côté de tous les acteurs militaires ou gouvernementaux dès qu’il s’est agi de rouvrir le dossier. En outre, on lui a dit à plusieurs reprises que les témoins initiaux étaient sous l’emprise de la boisson et autres amabilités de ce genre. Mais en fouillant plus avant la documentation disponible et en interrogeant des militaires et des fonctionnaires après leur avoir assuré l’anonymat, Christ Styles et Don Ledger ont commencé à avoir vent de ce qui pourrait être une suite fascinante au « crash » du 4 octobre 1967.

     

     

    Il semblerait en effet que l’OVNI se soit bel et bien éloigné du Sound pour se déplacer en eau plus profonde vers l’est et qu’il se soit immobilisé à une trentaine de km de là à l’est en face de Shelbourne, localité abritant dans ses environs, à Government Point, une base d’écoute de sous-marins de l’OTAN. Là, il aurait été surveillé par sept vaisseaux de guerre qui auraient assisté sans intervenir à une « opération de sauvetage » par environ 30 m de fond de l’Objet Sombre par un autre OVNI du même genre arrivé sous la mer… Les navires auraient dû même obliger un sous-marin soviétique, trop curieux au point de franchir les limites de la zone maritime internationale, à rebrousser chemin. C’est à ce moment-là, le 11 octobre 1967, que les deux OVNI auraient quitté subitement les lieux pour se diriger vers le Golfe du Maine, repassant au large de Shag Harbour, avant de resurgir à l’air libre et s’évanouir dans le ciel. Ceci pourrait expliquer les observations de deux OVNI qui eurent justement lieu entre Shag Harbour et Yarmouth le soir de ce fameux 11 octobre.

     

    Ainsi, Lockland Cameron et plusieurs membres de sa famille, habitant Woods Harbour, virent vers 22 h une ligne de lumières rouges monter dans la nuit et rester stationnaires durant 7 à 8 minutes. La distance entre les deux lumières extérieures fut évaluée à 17 ou 18 m par les témoins. Un peu plus tard, quatre de ces lumières réapparurent en ligne puis partirent vers le nord-ouest. Alors qu’elles s’éloignaient, elles passèrent du rouge au jaune puis à l’orange.

     

    *** Accident ou mise en scène ? ***

     

     

     

      

     

    L’histoire ufologique du Canada recèle de nombreux cas importants mettant en scène les forces militaires du pays, comme les observations radar et aériennes à répétition aux environs de la base aérienne de Goose Bay dans le Labrador, au début des années 1950. Mais il se pourrait fort que l’affaire de Shag Harbour soit au-dessus du lot. L’enquête promet d’être encore longue même si elle a désormais attiré l’attention de la télévision et qu’elle va faire l’objet d’un documentaire long métrage au Canada. Comme celle de Roswell, elle a commencé un peu moins de 30 ans après les évènements, avec toutefois l’avantage de débuter dans un environnement désormais préparé à des histoires de crashes d’OVNI. Bien sûr, il n’est pas question ici de récupération d’épave ni de cadavres non-humains puisque, si la seconde partie de l’histoire se confirmait, l’Objet Sombre aurait pu repartir après avoir apparemment reçu de l’aide. Mais que se passait-il derrière tout ça ? Etait-ce un accident ou une mise en scène orchestrée à proximité de deux installations militaires de haut de gamme du système de défense nord-américain.

     

    On attire l’attention sur Shag Harbour pour monter un rideau de fumée puis on file discrètement au large de la base de Goverment Point où un déploiement de forces navales n’a rien d’exceptionnel. Et si les deux intrus sont restés durant presque une semaine à moins de 30 mètres sous la coque de sept navires de guerres, y a-t-il eu contact ou pas ? Des questions qui méritent qu’on leur cherche une réponse, positive ou non. Car n’oublions pas qu’en matière d’OVNI, même les interrogations les plus étranges à première vue ne doivent jamais être mises de côté… 

     

     

     

     

     

    Article de la revue LE MONDE DE L’INCONNU N°284- JUIN 2000

    par Richard D. Nolane

     

     

     
     

    La taverne de l’étrange- 5 janvier 2007

     

    aura animé zoom
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