• homme de taured
     
    Les univers parallèles ou les voyages dans le temps sont-ils une réalité ? La plupart d'entre nous seraient d'accord pour dire qu'il ne s'agit là que de la fiction. Et pourtant, il existe une histoire très étrange qui eut lieu en 1954 au Japon.
     
    Au mois de juillet 1954, un homme, à l'apparence plutôt ordinaire, arriva à l'aéroport de Tokyo. Seulement, en regardant son passeport, les douaniers remarquèrent quelque chose de vraiment inhabituelle. Il y était écrit que ce mystérieux touriste était originaire d'un pays totalement inconnu appelé « TAURED ». Le document était apparemment authentique.
     
    Étonnés, les autorités demandèrent à l'homme de leurs montrer, sur une carte du monde, la localisation de ce pays. Sans hésiter, il pointa du doigt un endroit situé à proximité de la principauté d'Andorre, un petit pays coincé entre la France et l'Espagne.
     
    Remarquant que son pays ne s'y trouvait pas, il commença à s'énerver et avait l'air confus. Plus surprenant, l'homme certifia n'avoir jamais entendu parler d'Andorre.
     
    Il affirma que son pays existait depuis plus de 1000 ans. D'ailleurs, comme l'indiquait son passeport, il avait déjà visité de nombreuses villes dans le monde, dont Tokyo, sans aucun problème.
     
    Les autorités étaient très perplexes comme aux dires de l'homme et décidèrent, le temps de faire la lumière sur cette affaire, de le placer dans une chambre d'hôtel soigneusement protéger par deux gardes placés juste devant la porte à l'extérieur.
     
    Lors de l'enquête, ils apprirent que la société dans laquelle l'homme prétendait travailler n'avait jamais entendu parler de lui bien qu'il possédait des documents prouvant le contraire.
     
    Quelques temps plus tard, les autorités entrèrent dans la chambre d'hôtel et constatèrent que l'homme s'était littéralement volatilisé. La police arrivée sur place certifia qu'il était impossible qu'il ait pu s'échapper par la fenêtre ou même franchir la porte.
     
    L'homme provenait-il d'un univers parallèle ? C'est la théorie la plus souvent admise dans cette curieuse affaire …
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  • MATRIX

    OU LE MYTHE DE L’ELU

     

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    Réveille-toi Neo… Suis le lapin blanc. Comment un jeune informaticien, pirate à ses heurs, peut-il en arriver à croire que son écran l’appelle et lui transmet des messages ? Le succès de Matrix ? Des univers parallèles qui se croisent sans cesse, à la recherche d’un « élu » qui ne sait finalement pas très bien qui il est ! Le point sur la dimension ésotérique de cette trilogie avec Patricia Chirot.

     

    -LE LAPIN BLANC D’ALICE…-
     
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    Le héros de Matrix s’appelle John Anderson : un nom banal pour un jeune homme discret à la vie quotidienne sans éclat. L’un d’entre nous, en, somme… John travaille dans une entreprise où règnent la compétition et le pouvoir ; chez lui, il pirate des logiciels qu’il vend à des clients louches. Alors John rêve, où plutôt, il croit rêver. Toujours le même rêve ou il se sent appelé. Comme certains d’entre nous ? Jusqu’au jour où son écran d’ordinateur l’interpelle, semblant déchiffrer ses pensées et ce qui va advenir dans son environnement. Le lapin blanc d’Alice au Pays des Merveilles… c’est lui qu’il doit suivre. Ce lapin détient le secret du passage dans un autre univers. John Anderson nous ressemble avec une facette honnête et une autre, secrète, qui se plaît à contourner les règles. Cependant, le moment vient où notre double identité chancelle et où le vrai personnage doit émerger. Mais quel est-il ?
     
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    -… ET LE MYSTERIEUX MR SMITH-
     
    John est traqué par un homme qu’il ne connaît pas et qui semble tout savoir de lui. Un homme banal, ce Monsieur Smith… mais terriblement dangereux, et capable de traverser la matière. Et qu’y a-t-il derrière cette frontière ? La désolation d’un monde à l’agonie. Alors à quoi sert-il de changer d’univers, si c’est pour retrouver un enfer similaire à celui que l’on quitte ? Pourtant, dans cet autre milieu… John y rencontre un être nouveau, une autre facette de lui-même. L’insaisissable Mr Smith montre que la soif de pouvoir ne connaît aucune limite et se joue des conventions posées par les consciences bien pensantes. Notre civilisation se retrouve aujourd’hui talonnée par ses mensonges et son désir d’assujettir autrui. Notre monde est exsangue, au bord de la faillite.
     
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    -NEO… OU NOE ?-
     
    Le lapin blanc d’Alice invite à franchir un miroir qui offre une vue inversée du monde connu. John s’appelle désormais Neo, ce qui en grec signifie « nouveau ». Et ce nom inversé donne « Noé » ! L’Ancien Testament relate l’histoire de ce Noé qui repeupla le Terre sinistrée, et la rendit neuve comme aux premiers temps du monde. Le monde de Neo est en ruines et son défi n’est pas de les transformer en merveilles. Les dés ont été jetés et les hommes ont irrémédiablement endommagé la planète. Non, John Anderson doit oublier son identité ancienne pour endosser celle qu’il a méritée. Car Neo est enfin éveillé et il doit connaître le secret de sa naissance. Une ligne de démarcation est alors franchie, et pour la première fois l’homme que nous sommes comprend qu’il se meut dans un monde qui lui ressemble : un univers de guerre et de mort. Ce savoir seul peut nous libérer afin que nous puissions entrer dans une nouvelle dimension.
     
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    -FILS DE LA MACHINE…-
     
    Neo n’est pas un humain : il rêve au sein d’une machine qui se nourrit de son énergie. Il n’est qu’un numéro saturé des images inculquées par sa mère-machine. Et après de longues années, il va enfin se séparer de ce milieu nourricier qui le drogue, et effectuer sa naissance dans le monde réel. Neo gardera toute sa vie les traces physiques de son asservissement, sous forme de trous où passaient des cordons d’alimentation de rêves et de succion d’énergie vitale. Qu’importe ! Il doit maintenant passer à l’action. Le temps presse, car le monde bascule dans une virtualité qui signifie que les machines l’emportent sur les humains. Ses nouveaux compagnons de route lui font intégrer un vaisseau, à l’image de Noé qui construisit son navire. Le responsable, Morpheus, porte le nom du Dieu grec du sommeil. Un autre monde virtuel ? Peut-on faire confiance à quelqu’un ainsi nommé ? C’est oublier que Morpheus est le frère de Thanatos… le dieu de la mort.
     
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    Neo est en réalité un zombie, qui vit par ordinateur interposé… un état que nous sommes nombreux à connaître. Il en est esclave, il se fait voler son énergie vitale. Prisonniers de nos valeurs, de nos envies, de notre soif de consommer, de nos fantasmes, nous peinons à nous sevrer de cette dépendance mortifère pour faire émerger nos capacités d’autonomie. Neo n’est pas plus informaticien que pirate, il est comme nous, une créature qui tente de découvrir ce qu’elle est. Le temps vient de comprendre ce que nous ingérons et comment nous acceptons de nous laisser vampiriser par nos mondes virtuels.
     
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    -… PAS ENCORE HUMAINS-
     
    Car Morpheus recueille les « nouveau-nés » à l’instant où ils s’éveillent de leur léthargie virtuelle. Il met fin à leur existence végétative pour les mener à une difficile naissance, et à la douloureuse découverte de leur état d’esclave. En tant que fondateur d’une nouvelle communauté de « réveillés », Morpheus est un ennemi pour Mr Smith, mais il se sait fragile et isolé. Qui continuera son œuvre après lui ? Il lui faut étendre son action, même si son propre entourage le prend parfois pour un idéaliste. Morpheus brise les consciences pour les déconditionner ; il croit en un mythe qui le maintien actif : celui de l’Elu.
    Sortir de ce sommeil de mort, c’est voir autrement. Neo découvre qu’il s’est inventé un monde, des règles, une cohérence… qui reposent sur les décombres d’idées mortes depuis longtemps, car elles n’ont plus été incarnées dans un être digne de ce nom. Morpheus représente ce principe de brisement du sommeil. Il pressent qu’un homme est promis à désenchaîner ses semblables, pourvu qu’il découvre ses véritables pouvoirs. Une question se pose alors : la force qui pousse à la vérité sera-t-elle assez puissante pour déraciner le simulacre de civilisation qui s’est instauré sur des mécanismes d’asservissement des hommes ?
     
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    -UN ELU QUI DOUTE…-
     
    « Tu es l’Elu » ; Neo est à peine remis du choc de sa « naissance » qu’il doit endosser un manteau et des lunettes qui lui confèrent un terrible statut : celui de sauveur de l’humanité. Les héros de la plupart des histoires accueillent en général très bien cette responsabilité ! Passé le moment grisant de découvrir de merveilleux nouveaux pouvoirs sur la matière qu’il domine, Neo se met pourtant à douter. Il se sent un être démuni, sans passé ni avenir. Dans ce désarroi, il lui manque un avis : celui de l’Oracle, dont tous s’accordent à reconnaître l’infinie sagesse. Quelle révélation excitante ! Neo se gave de ces nouvelles possibilités qui lui paraissent illimitées. Il vole dans le ciel, qu’il contemple pour la première fois. Son manteau le protège des autres, de ceux qui en sont restés à un stade ordinaire. Les lunettes de Neo et de ces compagnons procurent le regard qui dévoile les causes derrière les apparences. 
    Neo signe ainsi son appartenance à un nouvel ordre. Nous aimerions tant disposer de semblables capacités ! Et comme il serait agréable de fuir la médiocrité de notre quotidien… Pourtant, une sourde agitation travaille Neo : est-il taillé pour sa mission ? Quels critères ont présidé à ce choix de sa personne ?
     
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    -… ET UN ORACLE AUX PREDICTIONS AMBIGUES-
     
    Curieuse personne que l’Oracle, à l’opposé de tous les clichés de la magicienne : une femme noire âgée qui adore cuisiné ! Mais justement, consulter l’Oracle peut mener à briser les certitudes et les convenances. Elle ne fournit qu’une indication à Neo : il est ce qu’il croit être… L’Oracle ne propose aucune recette de cuisine miracle à Neo, car il doit devenir ce qu’il est dans a véritable nature, et qu’il ignore encore. Il doit comprendre qu’il se trouve face à lui-même et que personne ne peut le contraindre à accepter une vérité toute faite, Neo repart très déconcerté ; il va devoir se livrer à une activité nouvelle pour lui : réfléchir ! 
    Finalement, Neo découvre qu’aucun critère tangible ne le désigne comme l’Elu ! Il s’agit d’un mythe qui n’a de valeur que par rapport à lui-même ! Il lui faut donc se décider rapidement : veut-il rester ce qu’il est, c’est-à-dire un être conscient d’être encore sans identité, ou veut-il incorporer le mythe et entreprendre de sauver son humanité encore si fragile ? Il s’agit là d’un choix décisif, qui l’engage complètement. Aucune sagesse ne peut décider pour celui qui se trouve placé à la croisée de ces deux chemins, Neo est seul, tout comme nous sommes seuls.
     
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    -LA MAGIE DE L’AMOUR-
     
    Neo peut cependant compter sur l’appui de Trinity, celle qui l’a découvert. Elle va le sauver d’une mort certaine puis il lui rendra la pareille. Ensemble, ils combattent, planifient leurs actions, se risquent au péril de leur vie. Comme son nom l’indique, Trinity sert Neo de façon triple : elle le mène à découvrir une autre dimension, elle lui permet de renaître, et elle lui donne les moyens d’achever sa mission. Lorsque Neo sera sur le point d’accomplir sa tâche finale d’Elu, sa vie à elle sera terminée. Durant sa longue préparation et son cheminement, Neo n’aura finalement jamais été seul…
     
    Un Elu se trouve porté dans sa mission. Lorsque nous choisissons de devenir des êtres humains, d’autres êtres humains nous accueillent… qu’auparavant nous étions impuissants à voir ! Mais aussitôt, nous sommes happés par la nécessité de lutter contre les vieilles sirènes de la facilité, du goût de paraître et de dominer. Le Neo en nous peut œuvrer de façon neuve à condition de rester proche de Trinity, c’est-à-dire de la force qui nous permet, selon trois étapes, de mener à bien notre objectif. Lorsque nous risquons de nous laisser séduire par l’ancien monde, elle frappe à la porte de notre cœur pour nous aider à retrouver la vraie vie. Et elle s’effacera lorsque nous poserons le pas final sur notre chemin.
     
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    -DEVENIR LE MONSTRE !-
     
    L’influence de l’agent Smith grandit à mesure que les pouvoirs de Neo s’accroissent… L’Elu est-il bien le bon ? Les embûches s’accumulent et la communauté est menacée d’une mort certaine. Le combat que nous menons contre les illusions n’est-il qu’un leurre ? A quoi sert de résister ou de s’enfuir, puisque ce monde d’apparences reprend toujours le dessus ? Neo est acculé et doit oser l’impensable : s’incorporer à l’ennemi, devenir lui ! Car finalement, il est apparu en même temps que lui… Neo renonce à sa position en miroir, il se laisse volontairement envahir par le « mal ». La lutte n’a pas de fin, elle exige toujours plus de victimes. Nous ne pouvons nous maintenir dans cette opposition entre ce que nous voyons comme deux mondes. Ils sont liés car nous y contribuons. Le seul moyen de réconcilier la dualité est de réunir ces deux facettes complémentaires. La part de nous qui accepte cette démarche est plus grande que celle qui se complaît dans le paraître, et c’est pour cette raison qu’elle demeure inaltérable.
     
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    -LA VERITABLE IDENTITE DE L’ELU DEVOILEE-
     
    Un programme informatique… c’est ainsi que Neo se découvre. Un programme qui doit anéantir le virus Smith. Cette tâche accomplie, Neo doit se présenter au concepteur de son univers, le programmeur de ce « jeu » informatique qui asservit les êtres. Dans un monde neuf et ensoleillé, une petite fille-nouveau programme comprend que son tour de façonner l’environnement est arrivé, puisque Neo a assaini les bases de la création.
    Le monde des apparences a disparu en même temps que la lutte. L’Elu s’est offert au service des hommes. Les machines que sont nos désirs prennent leur vraie dimension : elles se mettent aussi au service des êtres qui se meuvent dans un monde réel. Chaque enfant de cet univers est enfin libre de donner forme à son idéal de beauté et de justice dans la sérénité et la joie de vivre.
     
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    Source- Le Monde de l’Inconnu n°325 d’avril-mai 2007   
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    LE PROJET MONTAUK

    CONTRÔLE MENTAL, PHENOMENES PSI & VOYAGES DANS LE TEMPS

     

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    Le projet Montauk- mis en place après le démantèlement du programme Phoenix- est régulièrement cité en référence par les spécialistes des « Black Programs », ces expériences menées dans le plus grand secret par les agences occultes du gouvernement américain. La base militaire de Camp Hero aurait ainsi servi tout au long des années 70 et 80 à pratiquer des tests totalement clandestins sur le contrôle mental et les voyages dans le temps. Avec des effets secondaires pas toujours maîtrisés… Nous vous proposons un dossier complet sur cette ténébreuse affaire peu connue du grand public.

     

    A L’ORIGINE : UNE VOLONTE DE CONTRÔLER LES MASSES

    Dès la Seconde Guerre Mondiale, et tout particulièrement depuis la guerre froide entre les Etats-Unis et l’Urss, les agences invisibles du gouvernement américain se sont lancées dans une myriade de programmes occultes et souvent totalement illégaux. Certains projets ont étudié les réactions d’un individu sous doses massives de LSD, d’autres se sont penchés sur l’espionnage par clairvoyance ou ont expérimenté les techniques de torture les plus efficaces. Mais un thème revient de manière quasi systématique lorsque l’on étudie les « Black Programs » américain : c’est celui du contrôle mental. Le Graal des cellules secrètes gouvernementales serait donc, selon les conspirationnistes, d’obtenir à tout prix la technologie qui permettrait de manipuler les réactions d’un individu et d’influencer ses actions ou ses décisions. Dans une logique militaire, il est vrai que le contrôle de l’esprit humain représente une forme d’armes absolue, imparable et implacable. Si un pays détenait un dispositif capable de conditionner le cerveau de l’ennemi, il pourrait en effet régner en véritable maître du monde ! Cela explique sans doute pourquoi des dizaines- voire des centaines- de programmes sur le conditionnement mental se sont développés ces soixante dernières années dans la confortable clandestinité des multiples bases top-secrètes de l’armée U.S.

     

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    Comme en témoigne le journaliste d’investigation Gordon Thomas dans son ouvrage « Les armes secrètes de la CIA », dans lequel il affirme qu’au cours de la période la plus intensive des « Blacks Programs », 149 projets sur le contrôle mental étaient financés simultanément ! Parmi eux le projet Montauk, un programme opérationnel dès le début des années 70 et installé dans les sous-sols de la discrète base de l’Air Force de Montauk, construite sur l’île de Long Island dans l’Etat de New York. Très actif durant la Seconde Guerre Mondiale, le site est alors semi-désaffecté et offre une couverture idéale pour la cellule opaque de Montauk, qui aménage des laboratoire à plusieurs dizaines de mètres de profondeur. A l’origine, la mission du projet est claire : poursuivre les phases d’expérimentation scientifique initiées depuis la seconde moitié du XXème  siècle sur le contrôle mental.

    *

    CONDITIONNEMENT MENTAL ET ONDES-RADIO PULSEES

     

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    En effet, les chercheurs des agences occultes s’étaient progressivement aperçus qu’une certaine fréquence d’ondes hertziennes pouvait perturber sensiblement le fonctionnement cérébral des personnes exposées au signal. Le programme Phoenix, conduit dans les années 60, avait déjà mis en évidence des changements d’humeur et de comportements sur des individus soumis à des micro-ondes et à certaines fréquences d’ondes radio. Certains devenaient violents ou au contraire somnolents, d’autres se mettaient à rire ou à pleurer, d’autres enfin sombraient dans un profond mutisme. Ainsi, des signaux émis sur une fréquence oscillant entre 400 et 425 mégahertz seraient parfaitement compatibles avec un conditionnement mental ! Ce n’est donc pas un hasard si les militaires de Montauk- baptisée depuis Camp Hero- car elle est équipée d’une antenne radar de modèle SAGE, un équipement déjà utilisé pour des expériences de conditionnement. Les premières études réalisées avec un matériel SAGE amélioré par les techniciens du projet Montauk débutent avec un objectif précis : réussir à contrôler les pensées et les comportements d’un sujet en le soumettant à une fréquence d’ondes adéquate. Selon Preston Nichols, qui a écrit pas moins de quatre ouvrages sur le sujet et affirme avoir directement participé au projet en tant qu’ingénieur, les expériences conduites sur la base de Montauk s’avèrent très rapidement fructueuses. La technique de conditionnement mental par ondes radio s’affine, même si entre-temps certains des « cobayes » exposés sont atteints de graves lésions cérébrales liées à une surdose de micro-ondes. Une fois parvenus à modifier sensiblement le comportement d’un seul individu, les techniciens renouvellent l’expérience avec un groupe de personnes de plus en plus important. Les essais sont là aussi un succès selon Nichols, ajoutant que de nombreux habitants des alentours ont été « testés » à leur insu, tandis que des agents gouvernementaux surveillaient discrètement leurs comportements et les éventuels effets secondaires.

    Au bout de quelques années, les scientifiques du projet Montauk seraient finalement parvenus à établir un tableau de contrôle complet des émotions humaines, chaque comportement étant identifié par un signal d’ondes prédéfini, chaque individu répondant à une « signature d’ondes » spécifique. La méthode semblait fiable, et les responsables du programme semblent être allés très loin pour s’en assurer : des expériences de conditionnement mental des masses auraient ainsi été ordonnées « sur le terrain » pour démontrer qu’il était possible d’influer sur le taux de criminalité d’une ville entière ou de provoquer dans certaines zones géographiques une recrudescence de suicides et de dépressions. Sur quelles régions américaines ces études ont-elles été pratiquées ? L’histoire ne le dit pas, même s’il est clair que les populations des Etats les plus proches de Long Island, (New Jersey, New York et le Connecticut), ont probablement payé le plus lourd tribut.

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    LA CHAISE DE MONTAUK : UN AMPLIFICATEUR D’EFFETS PSY ?

     

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    Le radar « SAGE » sur la base de Camp Hero

    Devant ces résultats stupéfiants, le temps était venu de passer à la vitesse supérieure ; il est demandé aux techniciens de Montauk de créer un dispositif permettant de contrôler une pensée et de diffuser un signal de conditionnement mental dans n’importe quelle région du monde. En quelques mois, les ingénieurs vont au-delà de leurs espérances, bien aidés selon plusieurs observateurs par une mystérieuse technologie extraterrestre à base de cristaux et de bobines électromagnétiques. Ils mettent ainsi au point une machine capable de capter et de contrôler les pensées d’un individu à plusieurs centaines de kilomètres de distance. Baptisée « chaise de Montauk » - car l’expérimentateur doit s’asseoir sur une chaise inclinée bardée de capteurs reliés à de puissants ordinateurs » - le dispositif s’avère très vite encore plus puissant que les scientifiques ne l’imaginaient :

    « Ca ressemblait à un fauteuil de dentiste, la personne était assise là, avec un casque relié à d’immenses salles d’ordinateurs tout autour. Vous installiez un sujet « psychic » dans la chaise et il créait des pensées électro-magnétiquement dans ce dispositif ; elles pouvaient être amplifiées et conservées dans les ordinateurs afin d’être retransmises » confie Stuart Swerdlow, qui affirme dans plusieurs reportages télévisés avoir été l’un des testeurs de la chaise.

     

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    Représentation 3D de la chaise par un artiste

    Plus incroyable encore, lorsque des cobayes déjà exposés aux émissions d’ondes du radar SAGE prennent place sur la chaise de Montauk, leurs facultés psychiques sont comme décuplées et d’étranges phénomènes psy se produisent, notamment avec un sujet nommé Duncan Cameron. Preston Nichols dit avoir été témoin d’un incroyable évènement lorsque Duncan était sur la chaise de Montauk, placé en état de conscience altérée : la création de matière par la seule force de la pensée… Il semble que Duncan Cameron soit ainsi parvenu à faire apparaître plusieurs objets dans la base rien qu’en les visualisant dans son esprit. Les objets matérialisés étaient de plus en plus gros : un crayon, une caisse, une jeep militaire jusqu’à… un bâtiment entier ! « Parfois l’objet apparaissait comme un fantôme, parfois il était solide et palpable » précise Nichols, en constatant que la plupart des objets s’évaporaient une fois que Duncan était « débranché » de la chaise de Montauk ; seuls quelques-uns restaient de manière « permanente ». Ce matériel donnait également la possibilité de réaliser des expériences de télépathie – Duncan parvenant à transmettre ses pensées de la base de Montauk à une autre base de l’US Air Force située à plusieurs centaines de kilomètres – ainsi que des phénomènes de télékinésie avec déplacement ou destruction d’objets à distance.

    *

    PREMIERES EXPERIENCES TEMPORELLES

     

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    Grisés par une technologie si sophistiquée, les scientifiques de Montauk vont toujours plus loin dans les phases de tests puisque la chaise de Montauk offre la possibilité d’accroître les facultés psychiques des individus et de matérialiser des objets, ils souhaitent désormais l’utiliser pour créer… un vortex temporel ! C’est une nouvelle fois Duncan Cameron qui a pour mission de visualiser un tunnel d’espace-temps afin de le faire apparaître sur la base de Montauk. D’après Nichols, Duncan est ainsi parvenu à créer un portail temporel, maintenu en place par de puissants champs magnétiques. S’ensuivent plusieurs années d’études et de phases expérimentales sur les voyages dans le temps. Assis sur la chaise de Montauk, Duncan réussit à interférer avec des évènements passés et futurs, une des expériences consistant même à revenir à la date exacte de la fameuse expérience de Philadelphie- accomplie en 1943- une opération top-secrète devenue légendaire qui, en cherchant à rendre invisible un navire de guerre sur les radars, a engendré accidentellement un phénomène de téléportation aux conséquences dramatiques (de nombreux membres de l’équipage seraient morts lors de la phase de dématérialisation, d’autres seraient devenus déments en basculant dans une autre dimension). Selon divers témoins ayant assisté à ces scènes dignes d’un film de science-fiction à gros budget, il était possible avec les vortex créés par Duncan d’atteindre d’autres époques, d’autres mondes et d’autres dimensions.

    Voici comment Stuart Swerdlow décrit le portail temporel :

     

    « C’est comme un cadre immense… une technologie utilisant un miroir qui crée des fréquences vibratoires, lesquelles peuvent correspondre à des localisations spatio-temporelles, et vous marchiez littéralement en les traversant. C’est ainsi qu’ils téléportaient des gens à partir de Montauk ». Des vortex créés par Duncan auraient en outre relié le site militaire de Camp Hero à une base située sur Mars, où des très anciens artefacts auraient été découverts. Les tunnels temporels étaient également utilisés semble-t-il pour entrer en contact avec certaines civilisations extraterrestres…

    *

    LE MONSTRE DE MONTAUK

     

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    En juillet 2008, la ville de Montauk refaisait parler d’elle dans d’étranges circonstances : le cadavre d’une créature non-identifiée venait d’être retrouvé échoué sur la plage de cette modeste bourgade de Long Island ! Le « Monstre de Montauk », qui possède un étrange « bec de dinosaure », a fait couler beaucoup d’encre.  Créature marine inconnue ? Animal préhistorique ? Monstre expérimental qui s’est échappé d’un laboratoire secret avant de se noyer (un centre gouvernemental de tests sur les animaux se trouve à proximité, le « Plum Island Animal Disease Center ») ? Si la créature n’a jamais pu être formellement identifiée- le corps ayant été emporté par un mystérieux anonyme avant que les forces publiques n’arrivent sur place- plusieurs paléontologues estiment qu’il s’agirait du cadavre d’un raton-laveur qui se serait décomposé dans l’eau. D’autres spécialistes parlent de la carcasse d’un porc, d’un chien ou encore d’une tortue sans carapace… On ne saura sans doute jamais avec certitude ce qu’était la créature de Montauk.

    *

    PRESTON NICHOLS : UNE MEMOIRE SOUS HYPNOSE

     

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    L’essentiel des informations dont nous disposons aujourd’hui sur le dossier Montauk provient de Preston Nichols, qui se dit avoir été le témoin direct des expériences en tant qu’ingénieur en radioélectrique et directeur technique des opérations ; il aurait alors été spectateurs de nombreuses scènes pour le moins… sidérantes. Les souvenirs sur sa participation au programme Montauk ne lui seraient revenus que plusieurs années après le démantèlement du projet, suite à une régression hypnotique. Il affirme avoir subi des lavages de cerveau réguliers entre la fin des années 70 et le début des années 80. Il travaillait alors le jour dans une entreprise d’électronique en contrat avec l’armée, avant de rejoindre la nuit les souterrains de la base militaire de Montauk pour améliorer et moderniser le dispositif d’émission d’ondes du radar SAGE, utilisé dans les expériences de contrôle mental. Le plus surprenant est que Nichols ne semble pas avoir eu conscience à l’époque de sa double vie ; sa mémoire aurait été effacée après chaque mission ! En 1992, Preston Nichols décide de raconter sa version de l’histoire : il s’associe avec l’éditeur Peter Moon de Sky Books et publie (« The Montauk Project- Experiments in Time »). Le livre sera suivi de trois autres ouvrages apportant chacun un nouvel éclairage sur le dossier, et laissant entrevoir une vaste conspiration occulte des agences secrètes visant à contrôler les populations. Preston Nichols, qui dit avoir également travaillé sur des engins extraterrestres capturés par l’armée U.S, est membre de l’USPA (United States Psychotronic Association), un organisme dont les conférences traitent de multiples thématiques comme les médecines alternatives, les études sur les différents niveaux de conscience, les énergies éthériques ou encore… les voyages dans le temps.

    *

    LA FIN DU PROJET : DEUX VERSIONS CONFUSES…

     

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    Le projet Montauk s’arrête brusquement, en 1982 ou 1983 selon les sources. Les causes du démantèlement de cette cellule secrète demeurent floues et les versions divergent sur les conclusions à apporter à ce dossier. Pour certains spécialistes des « Black Programs », les scientifiques de la base de Montauk mirent brutalement fin aux expériences de la chaise de Montauk suite à un terrible évènement : une créature inconnue se serait soudainement matérialisée sur le site de Camp Hero, causant d’énormes dégâts matériels et humains. Pris de terreur en voyant que le monstre ne se dématérialisait pas même après avoir coupé l’alimentation électrique, les techniciens n’eurent d’autres choix que de détruire l’émetteur du dispositif pour qu’enfin l’horrible bête retourne dans les limbes. Certains enquêteurs estiment qu’il s’agit d’un acte de sabotage délibéré : un des testeurs aurait fait apparaître cette créature par visualisation pour semer la panique dans la base et mettre fin au programme.

    Après cet évènement, les scientifiques survivants et complètement traumatisés auraient rapidement abandonné la base et stoppé définitivement le projet Montauk. D’autres observateurs apportent une version très différente de l’histoire : ils racontent qu’à force de multiplier les expériences de voyage dans le temps, les scientifiques auraient fini par créer des paradoxes temporels pouvant engendrer de graves répercussions sur le fonctionnement du monde. Le dispositif aurait alors été détruit et les failles temporelles ensevelies sous la base militaire, à plusieurs centaines de mètres dans les entrailles de la terre. Quoi qu’il en soit, les responsables du projet Montauk se sont certainement retrouvés face à une complication dramatique pour être contraints de démanteler en quelques semaines un programme aux enjeux si fantastiques. Rendu à la Commission des Parcs de l’Etat de New York en janvier 1986 et ouvert au grand public en septembre 2002, la zone englobant l’ancienne base militaire de Montauk distille toujours un entêtant parfum de mystère.

    Les nombreuses entrées bouchées au béton de ce qui semble être un secteur souterrain, les bunkers et les tunnels, vestiges de la Deuxième Guerre Mondiale, ne font qu’ajouter au mythe. Les visiteurs s’engagent dans les allées du parc de Montauk et flânent souvent aux abords de la base radar désaffectée de Camp Hero, espérant y glaner une trace encore perceptible du projet Montauk. Mais si le fameux radar SAGE est toujours en place, on peut imaginer que les agences secrètes se sont assurées avant leur départ d’effacer toute empreinte de leurs sombres activités sur le contrôle mental et les voyages dans le temps.

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    Source- Revue Mondes Etrange N°10/janvier 2011 par Benjamin Domis

     

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    Quelques liens :

     

    http://www.esoterisme-exp.com/Section_dossier/Terre_creuse/TerreCreuse.php?page=menu11

    http://www.conspirovniscience.com/montauk.php

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    LE VOYAGE DANS LE TEMPS

    Utopie fascinante ou une réalité à venir… ?

     

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    En août 1901, deux Anglaises, Miss Moberly et Miss Jourdain décident de visiter Versailles pour la première fois. Elles se dirigent ainsi vers les jardins du Petit Trianon, où se trouve le fameux Hameau de la Reine. Elles parcourent les allées ombragées, tout en croisant de nombreux visiteurs. C’est alors qu’elles vont connaître une aventure extraordinaire qui va bouleverser leur vie. En effet, les deux Anglaises vont franchir les barrières du temps et se retrouver à l’époque de Louis XVI et de Marie-Antoinette, en 1789. Puis, un deuxième voyage dans le temps reproduit le même phénomène, lorsque Miss Jourdain retourne à Versailles, le 21 janvier 1902.

     

    Cocteau écrira : « leur aventure est sans doute la plus considérable de toutes les époques et il est dommage que la science répugne à ces phénomènes exceptionnels, car sinon elle en éclairerait considérablement sa lanterne ». « Il paraîtrait, écrit encore Cocteau, qu’une récente découverte apporte la preuve que le kiosque vu par les dames d’Oxford aurait été prévu et jamais exécuté par le jardinier paysagiste anglais de la reine Marie-Antoinette, en 1789. Cela compliquerait l’énigme et lui vaudrait un intérêt nouveau, celui du libre arbitre en tant que possibilités diverses composant la matière fixe que l’espace et le temps nous découlent. Ce qui aurait pu être ou ce qui pourrait être possédant de par ce principe, la même puissance projective que ce qui a été ou que ce qui est ».

     

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    Avec cette hypothèse le débat va plus loin, puisqu’il admettrait l’existence visuelle du kiosque décrit avec précision par les demoiselles, que celui-ci ait été ou non matérialisé. Interrogé, paraît-il, sur l’histoire de ces deux Anglaises, Einstein aurait répondu : « Alors, si c’est vrai, elles ont trébuché dans le temps ! ». Ainsi pour lui, on peut « trébucher dans le temps comme on rate une marche d’escalier ». Il peut donc arriver que des personnages du passé viennent ainsi s’égarer dans notre présent et parmi nous. Rappelons que les physiciens en construisant la première bombe atomique ont inventé sans le vouloir la « thermogravure », comme une signature inscrite dans les choses qui témoignent, puisque après le flash inouï d’Hiroshima qu’on a comparé à « dix mille soleils », des ombres ont arrêté le temps. Un soldat a, en effet, laissé son ombre sur le mur.

     

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    Ombre d’une vanne portée par la chaleur, trois mois après l’incident, sur un réservoir

    De même, les réservoirs de l’usine à gaz de Hiroshima portent toujours les ombres de l’explosion. Bien des auteurs de science fiction ont développé le thème du voyage dans le temps, sans que les physiciens n’envisagent l’éventualité d’un tel voyage, même si la relativité en admet le principe théorique. Selon Einstein, en voyageant plus vite que la lumière, on remonte dans le temps. Il est donc possible d’envoyer des signaux dans le passé. Pourtant, si la physique moderne tient la vitesse de la lumière pour une barrière infranchissable, on a pourtant réussi à faire voyager une particule plus vite que la lumière. La plupart des expériences sur le franchissement de la vitesse de la lumière font appel à l’effet tunnel permettant ainsi à certaines particules subatomiques de passer à travers un mur sans faire de trou. Quelle étrange propriété que celle de l’effet tunnel ! Quand des particules de lumière, des photons, traversent le tunnel, elles voyagent plus vite que la lumière… Comme le déclare un physicien : « c’est comme si l’espace avait disparu dans la barrière ».

     

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    Mais la théorie de la relativité débouche sur le paradoxe du voyage dans le futur. C’est pourquoi dès les années trente, le physicien français Paul Langevin imagine un voyageur quittant la Terre avec une vitesse inférieure à celle de la lumière. Le voyageur s’éloigne pendant un an, fait demi-tour et revient. Pour lui, mesuré avec les horloges qu’il possède à bord, le voyage a duré deux ans. A son arrivée, il trouve la Terre vieillie de deux siècles. Il a effectué un bond dans l’avenir. Mais si l’on pense que c’est la Terre qui s’éloigne à une grande vitesse et non pas le voyageur, ce serait dans ce cas la Terre qui resterait jeune, tandis que le voyageur est, en effet, le seul à subir une accélération. Ce paradoxe a été vérifié expérimentalement à plusieurs reprises. Des horloges embarquées à bord d’une fusée ou d’un avion ont, en effet, enregistré des décalages de temps par rapport à celles restées au sol. Une autre expérience a montré que le temps ne s’écoule pas exactement à la même vitesse au sommet d’un gratte-ciel et au rez-de-chaussée d’un immeuble, puisque, nous disent les physiciens, le champ gravitationnel n’est pas tout à fait le même aux deux endroits. La différence a été détectée au moyen d’horloges atomiques capables de mesurer un intervalle d’un mille milliardième de seconde.

    Le deuxième paradoxe est celui du temps à rebours, puisqu’il concerne la possibilité théorique d’un voyage dans le passé. Si l’objet (même si on ne sait pas quelle est sa réalité physique) va nettement plus vite que la lumière, il voyage alors dans le passé. Remonte-t-il le cours du temps comme un saumon remonte la rivière ? Inutile de dire que ces questions suscitent de vives polémiques. Cependant comme l’écrit Thomas Hardy, dont la pensée s’applique à ce que nous dit la physique quantique d’aujourd’hui : « Si bien des choses sont trop extraordinaire au point de ne pas être vraie ».

     

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    Vue d'ensemble des installations du LHC (Large hadron Collider/Grand collisionneur d’hadrons) du CERN à Genève

    En 1995, il y eut une première mondiale, celle de l’antimatière, lorsque neuf atomes d’anti-hydrogène ont été créés au Centre Européen pour la Recherche Nucléaire (CERN) à Genève. Cette antimatière pourrait alors être utilisée comme une source d’énergie fabuleuse ou comme système de propulsion pour des vaisseaux intersidéraux, à l’image du vaisseau de la série « Star Trek ». Par conséquent, commencera l’ère des voyages dans le temps. Un pas décisif vient tout juste d’être franchi, car, des chercheurs ont réussi à téléporter des particules. Alors pouvons-nous jouer à Mr Spock, le héros de Star Trek ? Seulement en considérant que l’on sache déjà téléporter un atome, l’Homme en totalise 10 puissance 30. Mais l’état d’un photon (particule qui compose la lumière) est transmis à des kms, sans aucun support matériel, sans onde. Autrement dit- on a réussi à téléporter l’état quantique d’un photon, c’est-à-dire sa carte d’identité en quelque sorte. Au début des années 80, l’équipe d’Alain Aspect, à Orsay, a montré de manière irréfutable que les particules interagissaient à grande distance, sans l’aide d’aucune « entité cachée ». L’aventure de la téléportation commençait. Donc l’énergie peut voyager sans aucun support matériel, puisque les particules restent corrélées en physique quantique (c’est-à-dire subatomique) à distance. En d’autres termes, photocopier la matière est devenue réalité. Et l’on sait désormais qu’aucune loi physique n’interdit la téléportation.

     

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    L’Enterprise de la série Star Trek. Sa spécialité : la téléportation

    Dans les années soixante, Star Trek avait popularisé l’idée, pourtant, saugrenue de la téléportation. Alors un jour on pourra sans doute téléporter un homme. Mais : « ce n’est pas vraiment un clone qui réapparaîtrait. Cela ne marche pas comme un fax dont on garderait l’original. Non, dans la téléportation, l’original est obligatoirement détruit. Il faudra donc que l’homme en question accepte de mourir dans un monde pour réapparaître dans un autre, mais dans quel état ? » (Professeur Dan B.Ostrowsky). Il est intéressant de remarquer que le non clonage quantique nous interdit de faire la copie conforme d’une personne. De nouvelles découvertes expérimentales ont relancé le débat sur la possibilité d’un voyage dans le temps. Si la plupart des physiciens restent sceptiques, certains envisagent très sérieusement la possibilité de remonter le temps ou d’aller à l’autre bout de l’univers en un clin d’œil. C’est pourquoi il est légitime de définir l’antimatière comme de la matière qui remonte le temps. La science rattrape la science-fiction avec une cinquième dimension et des univers parallèles. Par exemple, on ne cherche plus la masse manquante de l’univers : on nous dit qu’elle est collée sur un univers parallèle. Ainsi, l’antimatière couramment fabriquée au CERN, remonte le temps. Et il est probable que tout se déroule à l’envers.

    Et si voyager dans le temps n’était pas la seule possibilité ? Dans Star Trek, le voyage d’un bout à l’autre de la galaxie a l’air d’un jeu d’enfant, puisque un télé-transporteur dématérialise le capitaine Kirk et le transporte à la surface de n’importe quelle planète. En réalité, le plus étrange, c’est qu’à une vitesse supérieure à celle de la lumière, on remonte le temps. Après tout si nous voyageons à une vitesse proche de celle de la lumière, nous pouvons aller virtuellement partout dans l’Univers en un instant, comme le Vaisseau Enterprise de Star Trek. Seulement voilà, pendant que le voyageur fera l’aller-retour, le temps aura passé beaucoup plus vite sur Terre.

     

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    Scène de téléportation sur le vaisseau Enterprise

    Il faut rappeler que pour Einstein, la présence d’un corps très massif accentue la courbure de l’espace ce qui, en apparence, « raccourcit » les dimensions pour un observateur donné. Tout se passe comme si les étoiles étaient des billes de métal dispersées sur un drap qui n’est pas trop tendu. Chaque bille déforme le drap autour d’elle. « Plus il y a de billes sur le drap, plus il est déformé et plus la distance d’un bord à l’autre décroît. C’est un peu ce qui se passe dans la réalité : plus une étoile est lourde, plus elle déforme l’espace autour d’elle ». Comme nous l’avons dit les personnages à bord du vaisseau spatial de Star Trek sont « télé-transportés ». Des expériences actuelles laissent espérer que la science rattrapera la fiction. Un chercheur a calculé que s’il y avait un moyen de compresser l’espace-temps juste devant un vaisseau spatial et de le décompresser derrière lui, cela marcherait ! Autrement dit en déformant l’espace-temps, la distance est éliminée et le voyage devient instantané. Mieux, a-t-on affirmé, le temps reste le même, pour les voyageurs et pour les personnes restées sur Terre.

    Alors il n’y a pas de « déficit de temps » et le voyage interstellaire devient possible.

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    En octobre 1943, la marine américaine tenta une expérience « top secrète », nommée Operation Rainbow, dans le port de Philadelphie. Les marins du destroyer Eldridge furent soumis à un champ magnétique très puissant qui fit disparaître le navire pendant quelques instants. Or, on apprend que le bouillonnement de l’eau et l’ionisation de l’air environnant entrainèrent des perturbations « dimensionnelles », alors qu’on cherchait seulement à créer l’invisibilité de l’Eldridge en courbant la lumière, afin d’obtenir l’effet de « mirage » désiré !

    Alors les marins sont-ils entrés dans la cinquième dimension ?

    En janvier 1995, Gunther Mimtz affirma avoir réussi à faire voyager des micro-ondes plus vite que la lumière en transmettant des bribes de la quarantième symphonie de Mozart à 4,7 fois la vitesse de la lumière sur une distance de douze centimètres. A l’appui de sa thèse, il passa une cassette du signal, et les participants purent entendre quelques notes ! Pour cela, Mimtz utilise une machine qui fait appel à l’effet tunnel. Certains physiciens conviennent qu’il est possible qu’il existe des mondes parallèles à « quelques dixièmes de millimètres de nous ». Et certains de préciser « des dimensions temporelles enroulées seraient des machines à remonter dans le temps ». Donc le temps ne se déroule plus : il est enroulé sur lui-même. Autrement dit, on remplace la flèche du temps par une boucle. Rappelons que selon la physique, trois flèches du temps distinguent effectivement le passé du futur : « ce sont les flèches thermodynamique, direction du temps dans laquelle nous nous souvenons du passé et non pas du futur ; et cosmologique, direction du temps dans laquelle l’univers se dilate au lieu de se contracter ».

    Il faut également mentionner qu’en 1929, Edwin Hubble fit une découverte cruciale : où que nous regardions, les galaxies lointaines s’enfuient rapidement. En d’autres termes, l’Univers est en expansion. De même, c’est parce que la vitesse de la lumière est limitée dans le vide qu’aucun évènement auquel nous assistons dans l’Univers, nous est contemporain. Comme cela a été dit, d’Andromède par exemple, on pourrait voir aujourd’hui l’éveil de l’humanité sur notre planète. Alors comment faire demi-tour dans le temps ? Le physicien  américain John Wheeler avait déjà appelé, dès les années 1960, des wormholes, littéralement des « trous de ver » par analogie avec les tunnels que creusent les vers pour traverser le sol. Dès que l’on trouve un trou de ver, on peut toujours l’utiliser pour réaliser une machine à voyager dans le temps. Car le passage instantané permet de dépasser la lumière. Et les trous de ver amplifient ce phénomène de renversement du temps. Cependant la grande majorité des physiciens estiment que construire une machine à voyager dans le temps est impossible.

     

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    La réplique du film « La machine à explorer le temps » de G. Pal en 1960

    Les auteurs de science-fiction ont souvent utilisé le paradoxe temporel. C’est le cas du voyageur temporel qui explore son passé familial et remonte dans le temps avant sa propre naissance. Il rencontre son grand-père, l’assassine, alors que celui-ci n’a pas encore eu d’enfants. Mais la contradiction est flagrante. Car le voyageur temporel ne peut donc revenir en arrière dans le temps pour assassiner son ancêtre. Alors la notion même de voyage dans le passé est contradictoire. Cependant des auteurs de science-fiction, tel par exemple H.G.Wells dans « La machine à explorer le temps », permettent à leurs personnages de voyager dans le temps tout en leur rendant impossible de changer le passé.

    Selon le professeur Régis Dutheil, il existerait un second univers symétrique au nôtre où les vitesses seraient supérieures à celle de la lumière. Dans cet univers la notion du temps n’existerait plus puisque l’on pourrait se déplacer d’une manière instantanée dans le passé, le présent et le futur. On retiendra aussi le principe de Mach, qui pourrait s’énoncer comme suit : « la totalité de l’Univers est présente d’une façon ou d’une autre à chacun de ses endroits et à chacun de ses moments ». Ainsi un observateur situé dans n’importe quelle galaxie se croit au centre de l’Univers. Et ce centre est situé partout et nulle part. D’ailleurs en application de ce principe, le pendule de Foucault oriente ses oscillations en fonction de l’Univers tout entier et non de l’environnement terrestre et astronomique local.

    S’il paraît prudent d’écarter la possibilité de détection et de contacts extragalactiques, compte tenu des distances incommensurables, il n’est pas interdit d’envisager que d’éventuelles civilisations nous « visitent », au moyen d’un procédé instantané. La distance ne semble pas avoir d’importance, que ce soit de quelques mètres ou par exemple de la Terre à une autre planète d’un autre système stellaire à plusieurs années-lumière, la téléportation doit être instantanée. Mais la téléportation d’organismes vivants est trop complexe. Autre objection : on ne peut pas écarter le risque que l’esprit de l’individu téléporté ne soit pas reproduit ou ne le soit pas entièrement, ou encore ne soit pas conforme à l’original. Alors serait-il possible que des extraterrestres dotés d’un psychisme très supérieur, aient résolu ces difficultés en procédant à des sortes de bilocation, créant instantanément des hologrammes représentant des doubles d’humanoïdes et d’engins d’exploration utilisés sur leurs planètes, par exemples en forme de disques ou de fusées. Rappelons que la bilocation est le fait de se trouver à deux endroits en même temps.

     

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    Or sur Terre, la bilocation a été constatée par des témoins dignes de fois concernant saint Antoine de Padoue, Catherine de Sienne, Don Bosco, mère Yvonne Aimée de Malestroit et le padre Pio. En téléportation, le rôle du psychisme serait pratiquement inopérant, tandis qu’en bilocation, c’est lui qui déclencherait l’hologramme constituant un double du sujet dans un endroit déterminé à l’avance. Ici pas de risque de modification du corps ni de l’esprit du sujet lors de la duplication. Pour Freeman Dyson de l’université de Princeton, nous allons déceler un jour une activité extraterrestre. Il s’agira sûrement d’une détection de flux de communications et d’activités liées à la manipulation de matière et d’énergie à l’échelle de plusieurs planètes… Cest pourquoi les voyageurs temporels remplaceraient alors les extraterrestres. Désormais sont privilégiées les variantes comme celles des machines à remonter le temps, la terre actuelle servant de « musée historique » vivant à nos descendants du futur qui reviendraient nous observer subrepticement sans, surtout, interférer avec notre réalité, ce qui mettrait leur propre existence en péril !

    Alors si une civilisation avancée pouvait construire une machine à remonter le temps, pourquoi ne pas envisager celle-ci en utilisant des projections astrales pour venir sur Terre, mais tout en reconstituant leurs composants à l’arrivée, à partir d’éléments trouvés sur place ? En résumé, Richard Feynman, prix Nobel 1965 de physique, décrit le positron comme un électron qui recule dans le Temps. D’autres physiciens postulent un univers qui recule dans le Temps par rapport au nôtre. Norbert Wiener, l’inventeur de la cybernétique, envisage la même possibilité. Finalement comme l’écrit le physicien Olivier Costa de Beauregard : « L’univers matériel étudié par la physique n’est pas le Tout de l’univers, mais il masque, démontre et laisse entrevoir l’existence d’un autre Univers, bien plus primordial, de nature psychique, dont il serait comme une doublure passive et partielle ». Enfin d’après Jacques Bergier, il existerait des « maîtres secrets du temps » qui semblent bien être venus du futur pour vivre à notre époque ou aux siècles passés. Et ces dépositaires de la science du futur ont laissé filtrer une partie de leur connaissance supérieure à l’époque qu’ils avaient choisi de visiter.

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    Source- Revue Mondes Etranges n°6 de janvier 2010

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    LA MACHINE A VOYAGER DANS LE TEMPS

     

     

    Il est difficile de rester raisonnable quand on s’attaque au mystère du Temps. Quelqu’un a dit : le Temps c’est Dieu, car il est infini, éternel, inconnaissable et tout-puissant. Les dimensions, les notions, tout ce qui est matériel et tout ce qui ne l’est pas, tout peut disparaitre, sauf le Temps qui défie le néant lui-même. Le Temps bleu ou noir, indestructible et patient, tissé de silence et d’inaccessibilité, indomptable.

      

    Dans le domaine scientifique, le Temps est une inconnue qu’on interprète et accommode avec toujours, en fin de compte, une erreur inévitable. Nous ne savons absolument pas en quelle année nous vivons, 19XX-19YY-19ZZ  sont des approximations appuyées sur une incertitude majeur : la date de naissance du Christ. Le Voyage dans le Temps appartient à certaines nécessités mythiques comme l’amour, le rêve, le désir de voler dans l’espace, de gouverner le monde, de punir les méchants et de récompenser les bons. De tous ces vieux désirs, il est le plus tenace et le mieux ancré car dans tout les temps, passés, présents et futurs, il n’y eut, il n’est et il ne sera jamais un homme n’aspirant à un retour sur la chaine de vie.

    Redevenir jeune, revenir seulement une heure, une minute en arrière, miracle auquel s’accroche le malheureux qui tombe dans un précipice, qui voit bondir sur lui l’auto meurtrière ou s’écrouler, frappé à mort, l’ami qu’il aurait pu sauver. Le Voyage dans le Temps est possible, mais, et c’est là ce qui prouve son caractère absolument exceptionnel, il est possible pratiquement et impossible en théorie. Par le cinéma, par le disque, par la pensée, par le rêve. L’homme peut, sinon se projeter dans le futur, du moins se retrouver ou cheminer dans le passé. Ce ne sont là que des évasions spirituelles ou sensorielles auxquelles notre corps ne  participe pas.

     

    Le rêve seul offre l’illusion du voyage réel, avec sensations physiques parfaitement imitées (et souvent parfaitement réelles) : la rose émet son parfum, le coup de canon est assourdissant, le café est amer ou délicieux, la femme que l’on admire est adorablement belle, la volupté que l’on ressent est matériellement vraie. Notre subconscient connait donc un mécanisme scientifique pour se déplacer dans le Temps alors que la science expérimentale, à l’état de veille, ne connait qu’un autre mécanisme, loin d’être aussi dynamique. Mais le mécanisme du subconscient, le Voyage dans le temps du rêve, ne peut être accompli sur commande, il est fortuit. Il n’est aussi illusion et ne ressuscite la vérité du Passé que par des fantasmes et des apparences. Dans le rêve, tout est faux, arbitraire, mesures de distances, temps, opacité, pesanteur, sens logique. Trois vérités seulement sont absolues : le rire, les larmes, la jouissance, et c’est pourquoi le rêve est malgré tout imparfait et que la nécessité du Voyage dans le temps à l’état de veille a toujours hanté les hommes. Parcourir la chaine du Temps présente pour le moment de grandes impossibilités techniques et aussi des impossibilités théoriques dont même les auteurs de science-fiction n’ont pu venir à bout. La science cependant résoudra ce problème – peut-être l’a-t-elle résolu autrefois – puisque déjà la contraction du temps par la vitesse permet d’échafauder des hypothèses de moins en moins invraisemblables.

     

    Le voyage dans le Temps n’est pas lié seulement à la curiosité des hommes, il se rattache à la conquête spatiale. L’étoile la plus proche de la Terre, Alpha du Centaure, est en effet à 4, 5 années-lumière, ce qui, à la vitesse de 36000 km/heure représente déjà un voyage de 130000 ans (2600 ans à 1800000 km/heure). Soit une impossibilité pratique. Pourtant, il semble que les astronautes des OVNI, aient trouvé la solution du problème, soit en contractant le temps, soit en contractant l’espace. Actuellement, aucune donnée scientifique ne permet d’imaginer une telle hypothèse, mais nous avons la prémonition, la certitude même que le temps et l’espace du voyage seront un jour vaincus et que les hommes sauront aller en une fraction de seconde jusqu’aux lointaines frontières du Cosmos. Peut-être par une opération mathématique, peut-être par désintégration, réintégration et transmission de la personnalité à la vitesse de la pensée, qui est infiniment plus grande que celle de la lumière, c’est-à-dire à la vitesse zéro.

     

    L’INGENIEUR EMILE DROUET

     

    En attendant cette lointaine échéance un seul essai sérieux a été tenté par un français, l’ingénieur astronome Emile Drouet. Pendant des années – à dater de 1946 – nous avons participé avec une chimiste, Melle Lucile Berthelot (parente de Marcelin Berthelot), et un lieutenant de l’armée de l’air, aux travaux d’Emile Drouet. Un tableau synoptique accroché au mur de notre studio nous rappelait les premières bases de départ :

    Vitesse Zéro = éternité

    300000 + x = passé

    Zéro—x = futur

    Très vite, le problème de 300000 + x s’était changé en absurdité apparente.

     

    Imaginons un canon braqué sur notre poitrine. On introduit dans le canon un obus qui va être (c’est toujours l’hypothèse) propulsé à la vitesse de plus de 300000 km/seconde. Que va-t-il se passer ? Allons-nous être transpercé, volatilisé désintégré ? Non, Dépassant la vitesse de la lumière, l’obus va retourner dans le passé, c’est-à-dire qu’il va retourner dans la main du servant, dans l’obusier, dans l’arsenal, dans l’usine, dans la mine. Il ne sortira jamais de la volée (le tube) et nous serons sains et sauf.

     

    Mais comment concevoir ce départ de l’obus à 300000 km/seconde ?

     

    En « réalité théorique », les choses ne se passent pas ainsi, mais de toute façon il était techniquement impossible, de 1946 à 1951, d’imaginer un solide atteignant ou dépassant la vitesse de la lumière. Et plus impossible encore – si l’on peut dire – d’aller à la vitesse zéro et plus lentement que le zéro à l’heure. (Ne jamais oublier que la vitesse zéro existe pas dans l’univers). Voici comment Emile Drouet établit d’abord son projet et ensuite une maquette.

    En bref, la Terre tourne sur elle-même et autour du Soleil. L’ensemble tourne en spirale dans le Cosmos à destination de l’Amas d’Hercule où notre galaxie ira s’abimer dans x  millions ou milliards d’années. En synthétisant à l’extrême, la Terre s’achemine de la Nébuleuse originelle à l’amas d’Hercule. Le temps, bien entendu, est immuable (Pour Dieu éternel tous les temps sont présents. On ne saurait admettre l’Eternité si on lui fixe un commencement et une fin, un Passé et un Futur) et c’est nous qui passons, nous, le globe, les montagnes, les océans, les cités, les maisons, les hommes, comme si, sur une chaine vibratoire, une succession d’images naissaient et mourraient sans relâche. Cette chaine vibratoire, infinie, parait couler comme un paysage vu d’un train alors que seul le voyageur, en réalité se déplace.

    Sur le trajet Nébuleuse-Amas d’Hercule, autrement dit Ponex-Apex, la Terre se situe par exemple au chiffre de l’année 1000 pour le siècle de la Grande Peur, 1789 pour la révolution, 1914 pour la Grande Guerre.

     

    Admettons que nous entreprenions de voyager dans le passé jusqu’à l’an mille. Que va-t-il se passer ? Nous devons quitter notre XXI° siècle à bord d’une fusée spatiale très rapide, perpendiculairement au plan de l’écliptique en direction du Ponex jusqu’au point théorique où se trouverait la Terre de l’an mille. Mais nous ne la verrons point. En effet, nous sommes accordés sur une longueur d’onde-temps en perpétuelle croissance et nous ne percevons que les êtres et les objets accordés à cette longueur d’onde.

    Par exemple, l’homme H = 29 – I – 19XY – 23 h 52’ 24’’ 18/100+  ne peut s’intégrer que dans l’univers-temps de même valeur. Et il change d’univers continuellement à un certain rythme inconnu de périodes-seconde (1/15 pour la perception rétinienne) qui le fait mourir x fois par seconde et ressusciter autant de fois. Cela s’appelle vieillir.

    Donc, nous sommes dans la Ponex, aux portes de l’an mille dont il faut accrocher la longueur d’onde-temps. Un second vaisseau spatial qui a suivi le nôtre possède à bord un radar à modulation de fréquence qui nous met en accord avec cette longueur d’onde-temps de l’an mille (ou avec une harmonique). Immédiatement nous quittons notre XXI° siècle, nous le perdons de vue et nous apercevons le royaume français du roi Robert le Pieux où notre fusée, qui a subi la même transformation que nous, peut se poser.

    Voilà le premier stade du Voyage dans le Temps, expliqué de façon quelque peu romanesque, car les dossiers de l’ingénieur Drouet ne s’adressent pas à un large publie :

     

    L’appareil est libéré, sur place, de la pesanteur par une double rotation engendrant l’accélération centrifuge composée de l’effet de Coriolis, laquelle est perpendiculaire aux axes horizontaux d’une batterie de gyroscopes disposés à l’intérieur. Il faut, mais il suffit que cette force centrifuge soit égale à la pesanteur = I G.

    Condition réalisable par application de la formule :

     

    Je  =  m(2  xr   sin   a  Vr) 2

    ----------------------------

    R

     

    dans laquelle Jc est l’accélération composée, m, la masse des corps soit P= 0’1 tandis que 2 xr exprime la vitesse angulaire de rotation du corps, d’où l’on déduit…

    Ce court extrait n’est que la préfiguration la plus sommaire d’un exposé qui recouvre 200  pages de papier quadrillé.

     

    Ce voyage dans le Passé était un voyage sans retour. Le projet définitif prévoyait un Tore astronautique, ancêtre et père des OVNI, déjà réalisé en maquette en 1946, comme en témoignent plusieurs journaux (Dont Jeudi-Magazine, n° 19, du 10-10- 1946). Ce tore, propulsé de l’équateur par la force centrifuge de la Terre, était un engin parfaitement réalisable, infiniment plus rationnel, plus « intelligent », plus scientifique que les satellites.

    A bord du Tore d’Emile Drouet, se trouvait le radar à modulation de fréquence qui faisait corps avec l’engin et s’accordait avec lui, permettant des raids vers l’Apex ou le Ponex sans nécessité de revenir à la base. La seul base fixe, obligatoire, figée dans le Temps et dans le Cosmos était l’énergie du vide – comme dans l’agravitation – qui existait aussi bien en l’an 1000 qu’en l’an  -- 250000.

    Nous vous ferons grâce des détails techniques, qui furent étudiés par James Forrestal, pour un projet de satellite terrestre américain, et par le Centre de Recherches Scientifiques de Meudon.

    On réalisera l’importance de la découverte de l’ingénieur Drouet en sachant que son Tore astronautique de 200 mètres de diamètre (là se trouvait peut-être l’écueil, encore que la résistance des matériaux eût été sévèrement calculée), ce Tore donc, pourvu de gyroscopes, tournait sur le un lac équatorial et était propulsé par la force centrifuge terrestre à la vitesse  initiale de 108000 km/heure sans accélération. Ces 108000 km/heure sont exactement la vitesse de la rotation de la Terre autour du soleil. Nous nous en accommodons fort bien.

    Ainsi se trouvait résolu, théoriquement, le problème du Voyage dans le temps. Le milliardaire Williamson, roi du diamant, fut contacté pour la réalisation du projet Drouet. Son coût, en 1946, était de 2 milliards de franc et, il faut bien le reconnaitre, avec des risques immenses d’échec qui effrayèrent M. Williamson. Une telle entreprise ne pouvait être envisagée qu’à l’échelle d’une grande nation.

     

    LA VICTOIRE DE WATERLOO

     

    La maquette du Tore Astronautique ne connut qu’une heure de gloire : sur le plan d’eau d’une sablière à Vigneux-sur-Seine, à l’intention des photographes. A vrai dire, cette solution du Voyage dans le Temps laissait subsister de nombreux points obscurs. Revenons à notre hypothèse : les Voyageurs du Temps vont sur la Terre de 1815, à Waterloo, guident Grouchy vers le champ de bataille, déroutent Blûcher et donnent la victoire à Napoléon. Allons plus loin : nos Voyageur vont en l’an 1769 et assassinent Bonaparte enfant ; Napoléon n’existera jamais ! Comment concilier l’inconciliable, ce qui fut avec ce qui ne fut pas ? Napoléon victorieux alors qu’il fut battu ? L’ingénieur Drouet ne voulait pas entendre parler de cette évidence absurde, et se cantonnait dans son rôle d’ingénieur astronome.

    Vous me parlez philosophe, disait-il, et je ne suis pas un philosophe !

    Si bien que pour demeurer dans la logique et pousser jusqu’au bout l’expérience, nous dûmes échafauder une théorie fascinante : les harmoniques de la chaine vibratoire de vie. L’histoire des hommes, la vie des hommes se déroulerait sur une chaine vibratoire de vie ou chaine principale.

     

    Sur cette chaine – pour prendre le cas de Napoléon, - nous trouvons le coup d’Etat du 18 Brumaire – Bonaparte 1 er Consul – couronné empereur – la victoire d’Austerlitz – l’abdication de 1814  Waterloo en 1815 – la mort à Sainte-Hélène en 1821. Rappelons-nous les anciens postes de radio - ceux de 1927 – si peu sélectifs que l’on prenait une émission à la fois sur la longueur d’onde 522 mètres, et sur toutes les harmoniques de 522 : soit 696 mètres – 870 mètres – 1044 mètres, etc. On pouvait, en se branchant sur 1044 mètres, entendre en même temps un poème sur 1044 mètres, de la musique espagnole sur 870 mètres et une chanteuse d’Opéra sur 522 mètres. Cependant, à puissance égale d’émission, c’est le poème qui dominait les autres perceptions, musique et chant ne formant en somme qu’un fond sonore.

    Or, c’est ce qui se produit avec une vibration : Elles ont toutes des harmoniques et la Chaine de Vie a des harmoniques où Napoléon nait, gagne des batailles, en perd d’autres et meurt à Sainte-Hélène. Que les Voyageurs se déplacent dans le Temps, et ils atterriront mathématiquement sur un des harmoniques, lesquels sont en nombre infini. Sur cet harmonique, tout s’est passé comme sur la chaine principale, mais en pointillé si l’on peut, dire ou encore de manière révocable, car il ne s’agit en fait que d’une induction. Si l’on fait passer un courant propre à cet harmonique, c’est ce courant qui l’emportera.

     

    Sur l’harmonique n° 1, les Voyageurs du Temps pourront donc faire gagner Napoléon à Waterloo et, en 1821, il sera le Maitre du Monde.

    Sur une harmonique n°2, Bonaparte manquera son coup d’Etat, sera condamné à mort, gracié, envoyé en exil.

    Sur un harmonique n° 3, il échouera encore le 18 Brumaire, prendra la fuite et finira sa vie dans un monastère.

    Sur une harmonique n°4, les Voyageurs ont apporté un virus grippal avec eux et Bonaparte meurt à 8 ans. Napoléon n’existera jamais.

     

    Voilà peut-être résolu un problème qui arrête tous les théoriciens : retourner dans le Temps, modifier le déroulement de l’Histoire et pourtant conserver la vérité historique vécue. Là encore, les dossiers de l’ingénieur Drouet et nos propres notes n’empruntent pas exactement – tant s’en faut – au vocabulaire de cet article. Il était question de vérité absolue, de vérités relatives et de vérités en projection. Admettons, écrivait l’ingénieur astronome, la simultanéité des contraires et le principe des harmoniques de la Chaine de Vie, perceptibles dans l’astral sur l’écran d’un radar à modulation de fréquence…

     

    Le Voyageur dans le Temps – Passé et Futur – selon le projet Emile Drouet, se composait d’une première partie techniquement réalisable (ou qui sera dans un proche avenir) : le voyage vers le ponex et vers l’apex avec le Tore astronautique. D’une seconde parie incertaine : l’accord avec le radar à modulation de fréquence. D’une troisième partie hypothétique : la théorie des harmoniques. D’aucuns jugeront que ce voyage dans le Temps relève uniquement de la science-fiction. C’est partiellement vrai, pourtant le Tore astronautique d’Emile Drouet nous paraît plus scientifiquement valable que les fusées dans l’espace ou tous satellites. C’est un principe analogue qui, un jour, détrônera le système boulet du canon et alors peut-être songera-t-on à étudier et à mettre au point un accordeur d’ondes-temps. Et si déjà des Voyageurs du Temps étaient parmi nous ? S’ils se cachaient à l’intérieur du mont Shasta ? Il est curieux de signaler, ne fût-ce que pour les archives des temps à venir, que des théoriciens avancent cette hypothèse :

     

    On peut admettre que dans plusieurs siècles, voire même dans plusieurs millénaires, le Voyage dans le Temps sera une réalité et une possibilité pratique.

     

    Or, si par exemple, en l’an 5000 des hommes peuvent remonter le Passé ou parcourir le Futur, il devient il devient vraisemblable de penser qu’ils ont eu le désir ou la curiosité de s’intégrer à notre époque. Les OVNI sont peut-être le mode de locomotion de ces pirates du Temps ?

    Nos savants, les magnats du capitalisme, du marxisme et de toute puissance sociale ou politique, sont peut-être des Voyageurs du Temps. Ils agiraient soit dans de buts lucratifs, soit comme conducteurs éclairés. Comme le savoir.

     

    Semblables à Moïse, à Gerbert, à Jechiélé, à tous les grands initiés de l’histoire (qui étaient peut-être des hommes des années 5000 ? 10000 ? ou 1000000 après J.C.) ils tiendraient secret leur caractère, leur nature, leurs connaissances supérieurs en biologie et en physique transcendante, connaissances leur permettant d’usurper par induction psychique (en habitant l’intellect conscient ou le subconscient) la personnalité de Nixon et de Mao, ou de Chirac.

     

    A l’insu, bien entendu Voyage dans le Temps, des êtres dont ils violent le « moi » et dirigent l’action. De toute façon, induction ou incarnation, leur identité physique serait indécelable. Le Voyage dans le Temps, réalité de demain, nous donne la certitude que les voyageurs du futur sont parmi nous. S’identifiant à la Conquête du Cosmos, le Voyage dans le Temps, aussi longtemps qu’il ne sera pas résolu, constituera la Mur de la Défense que des forces supérieures semblent  avoir édifié entre l’homme et les connaissances sacrilèges. Mais l’homme n’a peur de rien, pas même de son destin tragique, et même s’il doit perdre une seconde fois sa part de Paradis, il forcera la porte interdite.

      

    CLAUDE BURKEL pour la taverne de l'étrange 

    Sources : Les grands Secrets de Chantelain.

    Mes recherches personnelles et celles de Robert Charroux- mai 2009


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    L'ANTI-TERRE

     

    UNE MYSTERIEUSE PLANETE QUE LES GRECS AVAIENT NOMME ANTECHTON

     par Jacques Bergier

     

    Les Grecs de l'Antiquité en savaient plus long qu'on ne l'estime d'ordinaire. On peut même se demander, si les dieux de leur Olympe n'étaient pas autre chose que des personnages mythiques, et par définitions, mythologiques, mais plutôt des grands initiés, des géants de la connaissance scientifiques extra-terrestres. On n'a pas cessé de célébrer la philosophie et l'art de ces fameux Grecs de jadis. Avec quelle raison d'ailleurs !

     

    Tandis qu'on se référait au seul Euclide pour les mathématiques et qu'en matière de sciences physiques  on  permettait tout juste à ce petit baigneur d'Archimède de surnager, d'émerger du lot. Que d'injustice dans cette méconnaissance d'autres grands esprits ! On se la reproche surtout depuis la découverte de certaines réalisations techniques- hellènes à cent pour cent- et, plus spécialement, de  la machine à calculer d'Anticythère. Elle seule suffit à démontrer que les savants étaient en nombre sous le règne resplendissant de Périclès, que toutes nos conceptions sont à réviser, sur le chapitre, comme le rappelait récemment le très érudit Hubert Reeves, et que les enseignements à puiser dans ce très grand patrimoine intellectuel prennent, souvent, un aspect déconcertant sinon effrayant.

     

    En tête de ces idées oubliées qu'il serait temps de réexaminer ou figurent les théories relatives à la planète Antechton, l'anti-Terre.

    De quoi s'agit-il au juste ? Les Grecs, qui savaient parfaitement que la Terre tourne autour du Soleil, affirmaient qu'une autre  planète exactement semblable à la notre, sa jumelle, en quelque sorte, participait à la même gravitation, mais en sens inverse. C'est le soleil lui-même, disaient-ils, qui nous la cache, si bien que personne n'a jamais pu l'entrevoir. Conception pleine de séduction, certes, et qui présente, en particulier, l'avantage, d'expliquer l'origine des visiteurs lointains apparus sur la terre en diverses périodes de son histoire. Plus besoin de leur supposer des origines extérieures à notre système solaire : ils pouvaient très bien venir de cette mystérieuse Antechton. De plus, les origines étant rigoureusement semblables, ils ne pouvaient avoir qu'une forme physique et organique identique à la notre. Je tiens pour conception recevable en matière d'anti-Terre.

    Précisons d'abord qu'anti-Terre, ne veut pas dire « anti-monde ».

    Il n'y a dans cette appellation aucune idée d'antagonisme. Et, si des astronautes accédaient, à un moment donné, à cette planète invisible ; ils ne reviendraient pas « inversés ». Mais ils auraient toutes chances de trouver des continents, des océans, des hommes et des femmes parfaitement semblables à ceux de la Terre. La science-fiction s'est bien sûr intéressée à ces merveilleuses hypothèses. L'un des auteurs les plus prolifiques dans le genre, c'est l'Anglais Edgar Wallace à qui nous devons, entre autre, le scénario du film  «  King Kong », avait inventé, dans son roman « Planétoïde 127 », une variante fort ingénieuse de la même idée.

    Son « Antechton » à lui était, en effet, le sosie de la Terre, mais elle avait sur celle-ci quelques mois d'avance. Si bien qu'il suffisait de savoir ce qui se passait sur elle, ce qui faisait le héros du roman grâce à une liaison radio, pour connaître notre avenir avec une extraordinaire précision. Revenons, toutefois, à des données plus scientifiques. Les détracteurs de ce globe invisible font bien sûr valoir qu'une autre planète du système solaire n'as de jumelle, nos télescopes les auraient détectés depuis belle lurette, ainsi que nos sondes. Est-ce un argument suffisant ? Pourquoi exigerait-on de toutes les planètes qu'elles aient les mêmes caractéristiques ? Pourquoi refuserait-on à la Terre d'avoir une différence notable ? Avec les autres, alors qu'elle présente déjà cette particularité plus considérable d'être le seul monde habité du système solaire. Autre objection basée, cette fois, sur des calculs d'une grande complexité, cette « anti-Terre » devrait, forcément, produire des effets gravitationnels propres capables d'affecter le mouvement de notre globe. Or nous n'avons jamais enregistré de telles perturbations. L'affaire paraît sérieuse. Et pourtant ! Tout, dans cet exposé, repose sur la conception d'un soleil parfaitement sphérique. Mais il n'est pas prouvé du tout qu'il se présente sous une forme de boule aussi parfaite. Des études actuels viennent de faire ressortirent, que par sa rotation le Soleil est plus enflé a l'équateur, il est déformé, si l'on peut s'exprimer de la sorte.

     

    PLUS COMPLIQUE QUE LA THEORIE DE LA RELATIVITE

     

    Hypothèse hardie, on le voit, et même scandaleuse en ce sens qu'elle remet en question la théorie de la relativité énoncée par Einstein et qui parait avoir acquis valeur de dogme. Mais hypothèse utile, en même  temps, voire essentielle, puisque cette, forme bizarre du soleil suffit à réduire l'argument des effets gravitationnelles de l'éventuelle « anti-Terre ». Il ressort de tout ceci qu'absolument rien ne nous permet de façon  catégorique l'existence d'Antechton. Mais, demandera t-on, si l'anti-Terre, est impossible à détecter, même avec les puissants dispositifs d'investigation et d'observation dont nous disposons maintenant, comment les Grecs de l'Antiquité ont-ils pu la découvrir ?

    Je ne trouve qu'une réponse à apporter, une Porte temporelle, ou la planète peut apparaître et disparaître d'une dimension à l'autre. C'est que les Grecs n'ont pas vu eux-mêmes cette « terre » invisible. Ils ont reçu, en revanche, la visite d'un certain nombre de ses habitants. C'est, à tout prendre, une explication plus raisonnable que bien d'autres aux venues d'extra-terrestre, véritables hommes eux-mêmes, mais beaucoup plus avancés que leurs « jumeaux » terriens sur le plan de la science et de la technique. Avancés jusqu'où, au juste ? Jusqu'à notre stade actuel, peut-être, et rien de plus. Car un voyage de l'anti-Terre à la Terre, ou l'inverse, est beaucoup plus facile à considérer qu'un transit entre galaxies. L'utilisation de cette porte d'une dimension à l'autre, est  alors évidente. C'est une hypothèse passionnante et moins extravagante qu'il n'y parait. Et l'on comprendrait mieux, du même coup, les aventures très humaines prêtées à ces fameuses divinités, tout  au long de l'immense épopée connue sous le nom de mythologie.

    Les Grecs anciens ne se contentaient pas d'être les citoyens les plus intelligents de leur temps. Ils étaient sceptiques, aussi. Alors, s'ils ont ajouté foi à ces peu crédibles récits de l'univers olympien, n'avaient-ils pas leurs raisons, leurs preuves évidentes et irréfutables ?

    *

    article de Jacques Bergier, extrait du magazine nostra n° 215 du 19 mai 1976

     

     La taverne de l'étrange- 29 janvier 2009

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    TELEPORTATION :


    INCERTITUDE SUR LE PRINCIPE OU PRINCIPE D’ INCERTITUDE ?

     

    En cette année de disgrâce pétrolière 2008, où l’on perd de vue le baril dans le feuillage des plus hautes branches des arbres de la forêt des prix, grimpant lestement vers les sommets, il est bon de rêver à la téléportation. Partir de chez soi en tenue négligée en pénétrant dans la cabine du transmetteur de sa maison, pour aller passer un agréable week-end dans sa résidence secondaire de la planète Mars, et s’y retrouver instantanément, sans fatigue ni perte de temps, quel plaisir et quel confort ! hélas, fiction de roman et du cinéma.



    Ce moyen de transport, appelé aussi radio-transmission de la matière ( RTM ) dans les années cinquante, fut l’objet de certaines recherches aux Etats-Unis. Evidemment, et ce n’est pas une surprise, nous ignorons si elles se poursuivent, ou si elles ont cessé, faute de résultats probants.

     

    Les producteurs de la fameuse série télévisée « Star Trek » mettant en scène le capitaine James T. Kirk et le vulcain aux oreilles pointues, Spock, imaginèrent cette solution économique pour eux, et en même temps en accord avec ce futur spatial, pour débarquer sur les planètes. Ce qui évitait d’alourdir le budget des épisodes et de perdre du temps, en utilisant des navettes. Procédé repris dans « La nouvelle génération » avec Jean-Luc Picard, « Voyager » et « Deep Space Nine ». De plus, coup de génie, si un émetteur est nécessaire à bord du vaisseau l’Enterprise, pour dissocier les composants des corps humains ou humanoïdes, animaux, matériel, et marchandises diverses, il n’est pas besoin de récepteur pour recomposer l’ensemble des éléments à l’arrivée. Et ce, avec une précision absolue, dans un espace totalement libre, et sans danger de se retrouver à l’intérieur d’un corps solide, avec l’explosion qui en résulterait.


    Plus récemment, dans la série « Stargate », qui reprenait la suite du film éponyme, en le prolongeant, avec des acteurs plus ou moins différents, ce transmetteur est remplacé par un vortex, qui permet « seulement » d’envoyer les équipes sur d’autres mondes se trouvant à des millions d’années-lumière, mais avec un récepteur. Ce qui imposa auparavant aux créateurs, les « Anciens », d’aller sur place de manière traditionnelle, par astronef, pour installer ce récepteur, qui devient à son tour un émetteur, permettant de partir vers une autre destination. Ce réseau essaime ainsi de nombreuses galaxies, ce qui laisse la porte ouverte à de multiples aventures. Cependant, si les distances couvertes sont considérables, cet équipement n’est pas aussi transportable que celui de Star Trek. Par contre, les Asgards, beaucoup plus avancés techniquement ( et pour cause, puisqu’ils ressemblent aux ufonautes petits gris, mais gentils ceux-là ! ), disposent de ce matériel dans leurs gigantesques vaisseaux. Mais qu’en serait-il dans la réalité de la vie quotidienne ? hormis le fait que les routes, les voies de chemin de fer n’existeraient plus, que la nature retrouverait ses droits, on pourrait aussi dire adieu sans regrets aux engins volants bruyants et gourmands en kérosène, et au béton de leurs longues pistes d’atterrissage. L’âge pointerait enfin le bout de son nez d’Or.


    Du rêve ? eh oui mon brave monsieur et ma bonne dame. Le procédé n’est pas facile à mettre au point, on s’en doute. Et il est possible, sinon certain, que l’énergie indispensable à ce transfert soit considérable. Avec nos moyens actuels, pourrait-on même la fournir ?

    Et tout ceci n’est que la partie émergeante de l’iceberg de la difficulté, car à partir de là commence la véritable base de travail : peut-on intégralement, et sans danger, de manière répétitive, dissocier l’agrégat moléculaire d’un assemblage complexe, quel qu’il soit, et le reconstituer dans ses moindres détails, et sans aucun manque, ou interférence entre les différents matériaux le composant ? par exemple une voiture, avec tout ce qu’elle comporte de diversités ( vitres, métaux, plastiques, cuirs, caoutchoucs, carburant…), tout en restant en parfait état de marche ? Je fais abstraction du corps humain, qui non seulement, doit rester vivant lors de sa reconstitution, mais aussi en bonne santé, et dans un excellent état physique et physiologique général, les organes fonctionnant parfaitement. Par ailleurs, quels seraient les effets sur les innombrables neurones cérébraux ? Ici intervient alors le principe d’incertitude énoncé par le physicien allemand Heisenberg. Pour plus de compréhension, reprenons la définition du dictionnaire Hachette, qui l’explique de manière claire :


    « Il n’est pas possible de mesurer simultanément avec précision la vitesse ( donc la quantité de mouvement ) et la position d’une particule atomique ; la même indétermination existe à propos de l’énergie et de la durée de l’expérience. »


    Eh bien dites donc, avec tout ça nous ne sommes pas près de partir dans les étoiles par le vortex de « Stargate », dont pourtant il m’a été dit, ainsi qu’à d’autres personnes, en octobre 2005, que ce qui ce passait dans cette série était vrai à 85 %. Peut-être que les 15 % d’invention sont-ils justement la RTM ? Francis Carsac, le meilleur auteur français de science-fiction, partant sans doute de ce principe d’incertitude, écrit dans « Les montagnes du destin », que tout ce que l’on met dans le transmetteur de matière, sort en poussière impalpable.

    Il semble évident qu’avec ces quatre paramètres insaisissables, la téléportation ne puisse jamais voir le jour ; le point faible étant : simultanément. On pourrait peut-être, je dis bien peut-être, résoudre le problème pour une seule particule, avec une science plus avancée que la nôtre. Mais avec des milliards de particules différentes ? Je vais essayer de fournir une analogie très approximative, en prenant une situation très actuelle dans la vie de tous les jours.



    Sur une autoroute, un radar mesure la vitesse d’une voiture ( la particule ), à un moment donné et un endroit précis ; fort bien. Il reste à déterminer l’énergie employée, et la durée de l’expérience. Mais pour un corps composé de plusieurs particules, il faut répéter simultanément cette opération avec tous les véhicules circulant sur ladite autoroute. Autrement dit, un radar par voiture couplé à un ordinateur central, et ce, à un même moment donné, sur une seule durée précise. Dans le cas du corps humain, machine vivante effroyablement complexe, c’est non seulement sur toutes les autoroutes de France, qu’il faudrait répéter l’opération, mais certainement sur toutes celles de l’Europe, et encore plus probablement sur celles du monde entier. Sans réfléchir plus avant, on déduit tout de suite qu’il n’existe pas d’ordinateur super puissant capable d’ingérer, de gérer, de coordonner cette visualisation à un instant précis, et de la restituer fidèlement, que ce soit à cent mètres ou a des millions d’années lumière.

    Une constatation : si la matière est de l’énergie condensée, elle-même issu d’une vibration primordiale, le CERN ne construit pas son anneau accélérateur de 27 kilomètres, en remplacement de l’ancien, plus court et donc moins puissant, pour casser des boules d’énergie, mais bien des particules solides, qui en se heurtant violemment, en libèreront d’autres plus petites. Atteindra-t-on cette fois la vibration unitaire ? et grâce à cette nouvelle avancée, parviendra-t-on à s’approcher de la possibilité de créer un transmetteur de matière ? En fait, si on veut contourner le principe d’incertitude, c’est peut-être vers cette voie qu’il faudra se diriger. C’est-à-dire ne pas s’arrêter au niveau des particules, mais descendre encore plus bas dans les constituants de la matière. Les Responsables des OVNI, dans leur grande mansuétude, nous ont peut-être fourni un exemple de faisabilité de téléportation. A nous d’en tenir compte, pour ne pas nous décourager et continuer ou reprendre cette recherche.

    En 1873, à Saint-Bauzille de la Sylve, ce fut le transport à grande vitesse à travers les ceps de vignes et les souches, enlacés les uns dans les autres, et offrant un rempart infranchissable, du voyant par la Sainte Vierge. Les témoignages formels et unanimes des personnes présentes, ébahies par ce prodige, ne furent jamais mis en doute. Auguste Arnaud lui-même, dira qu’il ne sut comment il avait parcouru la distance à la vitesse de l’éclair. Il y eut obligatoirement dissociation de la matière, soit du corps du voyant, soit des ceps et des souches, et reconstitution après.

     

    Si c’est le cas, cela démontrerait que la téléportation est au-delà du rêve, une réalité coutumière pour les Responsables des OVNI ; la Sainte Vierge l’utilisant apparemment sans support matériel visible. A moins que tel l’Enterprise, ce soit un OVNI qui dirigea la manœuvre ?

     

    Comme une note chantée peut briser un verre en entrant en résonance avec lui, il n’est pas impossible que l’inverse soit vrai. Le corps du voyant de Saint-Bauzille, tout en gardant sa cohésion d’ensemble, a pu être mis en harmonie avec les vibrations des différents matériaux : feuilles, fruits, bois, armatures, pour qu’il puisse passer sans dommages à travers. Le trajet fut parcouru à une vitesse telle que le cœur et les principaux organes n’ont pas eu le temps de subir le moindre arrêt dans leur fonctionnement.

    Sur des distances plus importantes se chiffrant en années-lumière, de quel ordre serait ce temps ? il faut obligatoirement qu’il soit nul ou le plus court possible. Ce qui amène sur le tapis le débat sur la sacro-sainte limite de la vitesse de la lumière. Mais dans les conditions de sécurité de la vie humaine, il est hors de question que la téléportation dure un temps infini du même ordre que la distance à franchir, soit des années ou des dizaines de millénaires. Ce qui d’ailleurs ôterait tout intérêt à ce mode de transport. Dans les limites de notre environnement terrestre, la téléportation pourrait être acceptable en termes de temps à la vitesse luminique. Au-delà de la Lune, elle ne serait plus valable. On se rend mieux compte quel casse-tête prodigieux représente la radio transmission de la matière, en gardant toute son intégrité physique, et à une vitesse qui soit quasiment instantanée. J’ai parlé de mansuétude, mais est-ce bien le mot qui convient ? ne vaudrait-il pas mieux le remplacer par : avertissement aux ufologues et scientifiques de notre époque, à travers cette expérience mariale ? elle marque une supériorité technologique des Responsables des OVNI, supérieure à ce que nous pouvons imaginer. Si un conflit éclatait entre eux et nous, il leur serait facile de transférer ailleurs, au Sahara où n’importe quel autre désert, des flottes entières d’avions, de missiles, de chars, de sous-marins nucléaires, et autres babioles de ce genre. Sans aucune perte humaine, il faut le souligner, mais laissant les militaires déconfits, ulcérés et baignant dans leur rage impuissante. Perspective amusante !


    Autre chose encore, concernant une éventuelle téléportation naturelle. Il existe des portes invisibles itinérantes, qui s’ouvrent sur un continuum espace-temps, mondes dits parallèles, ou univers totalement différents. Cela est bien connu, et ne se discute plus, à travers les disparitions de certaines personnes. Tel David Lang, qui, le 23 septembre 1880 , se volatilisa sous les yeux de sa famille et d’un ami qui arrivait, alors qu’il empruntait un chemin foulé d’innombrables fois, pour se rendre dans un champ. On ne le revit jamais.


    Toutefois, un homme est revenu de ce voyage insolite, pour mourir 74 ans plus tard, âgé de 29 ans, renversé par un taxi.


    Rudolf Fentz, habitant New-York en 1876, avait l’habitude de se promener avant de se coucher en fumant un cigare hors de sa maison, pour ne pas déplaire à son épouse. Un soir, il ne revint pas…ce fut pour apparaître brusquement, toujours à New-york, mais au milieu de la circulation en 1950 ! et malheureusement, l’accident mortel empêcha de connaître les détails de son aventure. C’est une longue enquête qui permit de déduire ce qui se passa sans doute, en retrouvant un de ses descendants. Apparemment, cet homme fut victime d’un transfert temporel instantané couvrant 74 ans, mais est-bien le cas ? ne venait-il pas d’un New-York d’une autre dimension , où son 1876 coïncidait avec notre 1950 ? La question qui nous intéresse dans ce contexte, est : en franchissant une porte qui n’existait pas à cet endroit les autres soirs, Rudolf Fentz, garda-t-il son intégrité physique, ou fut-il dissocié avant d’être reconstitué en 1950 ? là aussi, sa mort brutale nous prive d’un renseignement capital. Si la téléportation est aussi habituelle que de respirer le parfum d’une rose, alors tous les espoirs sont permis. A moins que ces portes ravisseuses ne soient pas aussi naturelles qu’elles le paraissent. Nous n’avons pas d’exemple d’autres personnes qui auraient pu apporter des indications précieuses. Nous restons toujours dans l’ignorance à ce sujet.

     

    En définitive, pour arriver à résoudre le problème de la radio transmission de la matière il nous faudra encore progresser plus avant dans la connaissance des lois de la physique que nous utilisons. Ou bien, abandonner complètement celle-ci pour naviguer sur des sentiers inconnus, mais plus riches de promesses. Si les Responsables des OVNI ont réussi ce qui pour nous est encore du domaine de la science-fiction pour longtemps encore, à quel niveau sont-ils au-dessus de nous ?


    C’est l’incertitude sur le principe qui domine actuellement. A moins que la téléportation soit un leurre pour toutes les civilisations de l’univers.

     

    Auquel cas, c’est le principe d’incertitude qui aurait le dernier mot.



                       Raymond TERRASSE, le 03 juin 2008.

     

                         La taverne de l'étrange- 31 juillet 2008


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  • LA CONNAISSANCE DE L’AVENIR


    Les tentatives d’explication de la prédiction impliquent des hypothèses quant à l’avenir. La plus fondamentale est que les évènements futurs n’existent pas encore et ne peuvent donc produire des effets dans le présent. A partir de là, on est nécessairement conduit à envisager diverses conceptions de l’avenir, considéré comme une potentialité existant dans le présent.

     

    Sous une forme simpliste, ces conceptions admettent l’analogie de la graine et de la fleur. A la vue de la graine, le jardinier peut prévoir la fleur future. Certaines prémonitions procèdent en effet d’indices qui parviennent à peine à la conscience : un bruit insolite dans une voiture peut susciter la prémonition vérifiée d’un danger. La faiblesse de cette théorie, sous cette forme, est qu’elle exige du prescient une faculté supérieure d’analyse des signaux non seulement imperceptible aux sens ordinaires, mais impossibles à déduire logiquement.

     

    Dans l’environnement d’un rêveur, quels indices peuvent lui inspirer la pré connaissances d’une catastrophe qui aura lieu six mois plus tard ?

    Comment le futur peut être latent, mais connaissable, dans le présent ?

     

    L’hypothèse de Gerhard Dietrich Wasserman, professeur de physique mathématique à l’université de Durham, en Angleterre, est que tous les événements, existent à l’état de schémas mentaux intemporels, auxquels est associée toute particule vivante ou non de l’univers. Cette idée se réfère en partie à la très ancienne croyance selon laquelle l’univers, le macrocosme, renferme d’innombrables microcosmes, dont chacun reproduit les caractéristiques et l’ordonnance du grand tout. L’homme étant un microcosme de la terre, ses vaisseaux correspond aux fleuves et aux rivières, etc.…

     

    A la fin du XVII° siècle, le grand philosophe et mathématicien allemand G. W. Leibniz écrivain :

     

    Les diffèrent catégories d’êtres, dont toutes,dont l’ensemble compose l’univers, ne sont toutes, dans les desseins de Dieu qui connaît leur hiérarchie essentielle, que les ordonnées d’une seul et même courbe, si étroitement liées qu’il serait impossible d’en intercaler d’autres sans introduire le désordre et l’imperfection.

    Par conséquent, les divers ordres d’êtres, animés ou inanimés, sont si graduellement échelonnés dans leurs attributs et propriétés qu’ils forment une chaîne, aux maillons « si étroitement imbriqués qu’il est impossible de… déterminer avec précision le point où le suivant commence ». Dans cette théorie d’une « chaîne d’êtres », l’animer et donc le spirituel, ou spirituel, se trouvent coordonnés à l’inanimé par une graduation d’attributs partagés. Pour Leibniz, il s’ensuivait qu’une personne douée de suffisamment d’intuition « Verrait le futur dans le présent comme dans un miroir »

    En 1965, le mathématicien et physicien Adrian Dobbs, de l’université de Cambridge, proposa une autre version de cette latente cachée de l’avenir dans le présent. Selon lui, à mesure que les événements se déroulent, ils matérialisent un nombre relativement faible de possibilités de changement qui existent au niveau subatomique. En cours de processus surviennent des perturbations qui créent, dans une autre dimension du temps, ce que Dobbs appelle un « front d’onde psitronique » - lequel peut être perçu par les neurones du cerveau, du moins chez certains sujets particulièrement sensibles, et interprété. Une métaphore nous aidera à comprendre : imaginons un étang, d’où on lance un bateau miniature. A l’opposé se tient un très petit personnage : il ne peut voir le bateau, mais seulement les vagues soulevées par la proue et qui parviennent jusqu’à son côté de la rive. En se propageant à travers l’étang, ces vagues, ou ondes, contournent certains objets, herbes, feuilles, bouts de bois, les uns fixes, les autres à la dérive. Ces objets créent dans le front d’ondes des perturbations que le petit personnage remarque dans le moindre détail.

    Ses observations lui permettent non seulement de se former une image de ces objets, mais aussi de calculer le temps qu’il leur faudra pour dériver jusqu’à lui.

    Dans cette métaphore, le bateau représente un événement qui se déroule dans le temps, et son trajet l’une des nombreuses voies qu’il aurait pu suivre et la dimension du temps où il a lieu. L’étang figure une autre dimension du temps, dans laquelle interviennent d’autres facteurs. Le sillage de proue du bateau est le « front d’onde psitronique » de Dobbs, qui reçoit l’onde et la transforme en prédiction.

    Même en admettant que la théorie de Dobbs soit purement spéculative, de même que son « onde psitronique », par quel mécanisme neuronal un observateur pourrait il distinguer le front d’ondes d’un événement particulier du tourbillon de fronts d’ondes suscités par d’autres événements concomitants ? En outre, plus l’événement serait lointain dans l’avenir, plus nombreux seraient les fronts d’ondes et plus inextricable serait encore le problème.

    Telles sont, dans les grandes lignes, certaine des théories qui considèrent que le futur est une potentialité implicitement accessible dans le présent- et telles sont aussi les difficultés qu’elles soulèvent.


    Cet article fait suite à l’article sur « Les dimensions du temps »

     



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  • LES DIMENSIONS DU TEMPS

     

    Pour expliquer le phénomène de prophétie, on invoque souvent la thèse que le temps à plusieurs dimensions : au lieu de se dérouler de façon linéaire, le passé précédant le présent, et le présent précédant le futur, le temps pourrait, dans une autre dimension, être vécu comme simultané, en une coexistence du passé, du présent et du futur.


    La manière la plus aisée de rendre concevable cette notion des dimensions insolites du temps est de se référer aux dimensions familières que sont la longueur, la largeur, et la hauteur. Celles-ci, à leur tour, se conçoivent facilement à partir d’un point géométrique, qui a une localisation dans l’espace, mais nulle étendue. Un point déplacé dans l’espace trace une ligne, dont la seule dimension est la longueur. Une ligne déplacée dans l’espace engendre un plan à deux dimensions : la longueur et la largeur. Un plan déplacé dans l’espace engendre un volume, possédant les trois dimensions de longueur, de largeur et de hauteur. A l’inverse, en partant d’un volume, nous constatons que la coupe transversale d’un cube (à trois dimensions) est un plan (à deux dimensions), que la section d’un plan est une ligne (à une dimension) et que la section d’une ligne est un point, sans dimension. De cela, on peut interférer qu’un corps à trois dimensions est la section transversale d’un corps à quatre dimensions, ou encore qu’un corps à trois dimensions déplacé d’une certaine façon engendre un corps à quatre dimensions.

    Mais de quelle sorte de corps un volume pourrait-il être la section transversale ? Et dans quelle sorte de direction nouvelle pourrait se déplacer un corps à trois dimensions pour engendrer un qui en ait quatre, puisqu’un mouvement en haut ou en bas, en avant ou en arrière, ou d’un côté à l’autre ne saurait produire qu’une figure plus grande, mais non d’une dimension nouvelle ? La réponse est l’élément duré. Car, dès qu’un objet cesse de durer, il cesse d’exister. Au trois dimensions familières doit donc s’ajouter la quatrième dimension de la durée. Un corps ordinaire à trois dimensions devrait donc se considérer comme en possédant quatre, et un corps à trois dimensions serait celui qui n’aurait que la longueur, largeur et hauteur, mais pas la durée. Un tel objet est-il possible ? Oui, mais uniquement de façon hypothétique, de même que le point, la ligne et le plan n’existent pas objectivement. Toute ligne visible a une largeur comme une longueur (et une durée), de même que tout plan visible a une certaine épaisseur en plus de sa longueur et de sa largeur.

    Quel mouvement, donc, doit subir un volume par acquérir quatre dimensions ?

    Nous avons déplacé un plan en hauteur pour obtenir un cube : donc le déplacement d’un cube (hypothétique) dans la dimension du temps devrait engendrer un corps (réel) à quatre dimensions. Que signifie le mouvement dans la dimension du temps ?

    Ce doit être un mouvement dans une direction nouvelle, ni latérale ni verticale. Existe-t-il d’autres sortes de mouvement ? Pour commencer, il y a le mouvement de la rotation de la terre sur elle-même imprime à tout objet terrestre. Ce qui paraît immobile ne l’est donc pas. Et l’on peut dire aussi d’un corps à trois dimensions qu’il est la section transversale, hypothétiquement immobile, d’un corps réel, dont la quatrième dimension, la durée, est inséparable du mouvement que la rotation terrestre imprime à une chose. D’autres mouvements inévitables sont ceux de la terre autour du soleil, du soleil autour du centre de la galaxie, de la galaxie autour de quelque point inconnu. Etant donné que tout corps perceptible est en fait soumis à tous mouvements simultanément, on peut dire que toute chose possède ces dimensions. Comme ces mouvements et les dimensions qu’ils impliquent ne nous sont perceptibles que dans une structure temporelle, nous pouvons les désigner comme des dimensions-temps.

    Si la durée est un des aspects du temps, que peuvent être les autres ? Parmi plusieurs possibilités, citons l’apparition et la disparition, le changement et la récurrence. De toutes ces possibilités, seul la durée est perceptible. Quand nous disons d’une chose qu’elle apparaît ou disparaît, en réalité, nous énonçons le fait que nous remarquons soudain son existence ou sa cessation d’existence. Nous n’avons pas perçu le phénomène intermédiaire d’apparition ou de disparition. De même, nous parlerons de changement, concept formé par la perception d’un ensemble de caractéristiques qui existent, ou cessent d’exister. Nous inférons ainsi, sans les observer, la récurrence du coucher et du lever du soleil, le passage des saisons, la croissance d’un enfant. Et cependant, les choses apparaissent ou disparaissent, changent ou réitèrent. Dans notre esprit, elles sont hypothétiques avec la réalité dans d’autres dimensions du temps, de même que l’hypothétique corps tridimensionnel devient réel (perceptible) dans la dimension du temps appelée durée.

    Si l’accès à de plus hautes dimensions du temps est la propriété d’un corps, il doit être, en théorie du moins, la propriété de tous les corps. On peut supposer que cet accès s’opère au moyen de modes ou de niveaux de conscience paranormaux, dont l’une des manifestations est la prophétie et l’autre le poltergeist.



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    <o:p></o:p> 

    Après avoir passé en revue  les hypothèses scientifiques expliquant la nature de certains fantômes, d’autres cas d’apparitions semblent provenir soit d’une distorsion du temps, soit d’un brusque passage entre un univers à plusieurs dimensions et la nôtre. Pour étudier ce genre d’apparition, nous nous bornerons à un épisode connu sous le nom du « mystère du Petit Trianon ». Le samedi 10 août 1901, deux jeunes Anglaises, Miss Moberly et Miss Jourdain, visitent le château  de Versailles. Vers cinq heures du soir, elles sont dans le parc, cherchant à se diriger vers le Petit Trianon. Longeant un mur, elles trouvent une petite porte qui leur permet de pénétrer dans l’ancien domaine de la reine et, dès qu’elles y sont, elles ressentent une impression bizarre. « Nous eûmes l’étrange illusion, raconta plus tard Miss Jourdain, de marcher dans un rêve. Les arbres, les feuilles, le paysage ne nous parurent plus naturelles ; tout prit l’aspect rigide et figé d’une tapisserie. » Les deux touristes croisent dans cet état des personnages étranges vêtus à la mode du XVIIIe siècle, échangent quelques mots avec certains d’entre eux et aperçoivent une femme inconnue qui ressemble à Marie-Antoinette. Puis un jeune homme à l’aspect d’un valet de pied les conduit à une petite porte qu’elles franchissent, regagnant le parc du château et ayant alors l’impression de se trouver dans le présent. Cette aventure intrigua Albert Einstein, qui s’intéressait beaucoup plus aux phénomènes mystérieux que ses disciples veulent bien le dire. Selon lui, une scène du passé qui s’est déroulée en 1789 appartient en 1901 au présent d’un observateur situé à cent douze années-lumière de Versailles (1901-1789) et au futur pour un observateur situé au-delà. La seule difficulté, c’est de savoir comment cette contraction de l’espace-temps a pu se produire en 1901 pour des observateurs terrestres. Mais il n’y a là dedans rien d’anti-scientifique. René Alleau, bien connu pour ses recherches sur l’ésotérisme, s’est penché à son tour sur cette affaire. Nous avons supposé qu’il existait au moins  un fait réel dans l’expérience des deux touristes, écrit-il, et une théorie possible, celle de la relativité. En fonction de ces deux données, nous avons appliqué un raisonnement classique en supposant le problème résolu. Dans cette hypothèse, Miss Moberly et Miss Jourdain auraient réellement des scènes passées. Mais comme il s’agissait d’un phénomène anormal dans un cadre habituel de l’espace-temps, il devait être possible de le vérifier dans le temps lui-même qui, ce même jour, doit avoir présenté, ailleurs qu’à Versailles et pour d’autres observateurs, des anomalies dont il fallait retrouver les traces. René Alleau dépouilla pour son enquête la presse du jour et s’aperçut que des faits énigmatiques s’étaient produits en même temps que les deux Anglaises vivaient leur aventure. Certains concernaient des familles princières liées aux Bourbon ou à la famille impériale d’Autriche, dont était issue Marie-Antoinette : le prince Henri, arrière-petit-fils de Louis Phillippe, vient de mourir. En Allemagne, on célèbre les obsèques de l’impératrice douairière. Au garde-meuble national on découvre par hasard dans une caisse oubliée dans un grenier la couronne en vermeil de Charles X et plusieurs objets ayant servi au sacre. D’autres faits insolites ont attiré l’attention de René Alleau ; mais nous nous contenterons de ceux-là. Tout porte à croire qu’il s’est produit le 10 août 1901 quelque chose d’inconnu, un « accident » dans la succession du temps, qui a concerné au premier chef Marie-Antoinette et ses descendants. Miss Jourdain et Miss Moberly n’auraient pas vu des « fantômes », mais auraient tout simplement assisté au déroulement d’une scène passée.<o:p></o:p>

    Comme si elles  avaient regardé à la télévision la retransmission d’un événement en différé.<o:p></o:p>

    Est-ce possible ? Des savants le nient. Pour eux, le temps n’a pas de nature physique, ce n’est qu’une succession d’instants. Le passé et le futur n’existent pas en tant que tels, soutiennent-ils, le passé étant du présent d’hier et le futur du présent de demain. Nous serons donc toujours dans un présent et tout voyage aussi bien dans le passé que dans le futur est utopique. Toutefois, ce n’est pas l’avis de tous, loin de là. La théorie de la relativité et la mécanique quantique ont bouleversé la conception qu’on avait du  temps et de l’espace, au point que tout est possible. C’est ce que l’on constate d’ailleurs dans la physique des particules. Il existe en effet des particules, les mésons, qui prennent naissance dans l’espace à <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:metricconverter ProductID="30 km" w:st="on">30 km</st1:metricconverter> de la Terre, et qui ont la particularité d’avoir une existence excessivement brève, de l’ordre d’un millionième de seconde. Or, ces mésons parviennent jusqu’à nous. Les physiciens peuvent les capter ou, au moins, en raison de leur brièveté, déceler leur arrivée sur la surface de notre globe grâce à un appareillage complexe. Pourtant, il leur faut un millionième de seconde pour franchir ces <st1:metricconverter ProductID="30 km" w:st="on">30 km</st1:metricconverter>. Alors s’agit-il de « fantômes » de particules ou bien ces mésons sont-ils capables d’échapper au temps ? En étudiant ce phénomène, Louis Pauwels et Jacques Bergier ont imaginé, dans le (Matin des magiciens), des tiroirs du temps, sortes d’anneaux creux dans lesquels les particules, entraînées à des vitesse très élevées par l’effet d’un énorme champs de forces, deviendraient « immortelles ». Ainsi, des physiciens pourraient observer durant des heures des particules dont la durée de vie s’exprime normalement en fractions de secondes. Par ailleurs, la mécanique quantique nous apporte la preuve qu’il est possible de remonter le temps. C’est l’enseignement tiré de l’étude des trous noirs. Une étoile ayant une masse dix fois supérieure à celle du Soleil imploserait (comme un poste de télévision). Si la chaleur de la fusion thermonucléaire qu’elle engendre n’entretenait pas en son cœur une pression suffisante. Lorsque l’étoile a épuisé son combustible nucléaire, ce qui demande des milliards d’années, la pression interne devient insuffisante et elle implose, s’écroulant sur elle-même : c’est un trou noir, ainsi nommé parce que la théorie de la relativité nous apprend qu’en raison de son intense gravité tout peut y tomber (c’est donc un trou) et rien ne peut y échapper, même, les photons qui constituent la lumière, ce trou est donc noir. Par principe, on ne peut les observer, mais ils émettent des rayons X, à défaut de lumière, et on a réussi pour la première fois à en déceler un en 1972 : Cygnus X-1. Deux ans plus tard, S. W. Hawking, professeur à l’université de Cambridge, s’aperçut que ce trou noir semblait émettre des particules en permanence. Toutefois, c’était théoriquement impossible et il fallait trouver une explication à ce mystère. On sait que l’espace-temps est rempli de particules de matière et d’anti-matière qui naissent en même temps par paires, s’éloignent les unes des autres, puis se rapprochent en s’annihilant. L’explication donnée par  le professeur Hawking, c’est qu’il faut considérer une particule de matière qui remonte le temps en sortant de ce trou. Cette spéculation paraît difficile à comprendre pour ceux qui ne sont pas accoutumés à la physique quantique. Essayons de mieux faire saisir ce problème par une comparaison quelque peu triviale. Des générations de conscrits se sont amusées en racontant l’histoire d’un adjudant punissant un soldat pour ce motif « A essayé de berner le sous-officier de service en sortant  de la caserne à reculons pour faire croire qu’il y entrait. » C’est de cela qu’il s’agit. L’observateur croit que la particule sort du trou noir alors qu’il voit une particule qui y rentre en remontant le temps. A l’extérieur du trou, cette particule est reprise par le champ de gravitation et suit le cours normal du temps, s’échappant à l’infini. Bien sûr, rien encore ne permet de prouver que ces aberrations de l’espace-temps sont responsables de ce  que l’on prend souvent pour des apparitions fantomatiques. Toutefois, c’est la seule hypothèse qui permette, en l’état actuel de nos connaissances, de leur apporter une réponse scientifique.<o:p></o:p>

    Fait le 25 Avril 2007


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    Noia0a

     

    RAPPORT NOIA

     

    Récit d’un voyage effectué dans le but de constater l’existence d’une porte inter-dimensionnelle en Galice, Espagne, près de la localité de NOIA, près du mont ARO, entre le 3/9/02 dans la nuit et le 7/9/02 au soir.

     

    L’ENDROIT :

     

    La Galice :

     

     

    Noia0

     

    La Galice est une zone géographique des plus riche au monde au niveau mégalithique, on y trouve plus de 3.000 endroits avec ces caractéristiques. (Dolmen, menhirs, restes de villages, labyrinthes…etc… C’est aussi une des zones les plus riche en Espagne au niveau de l’art rupestre et préhistorique ( plus de 500 lieux avec pétroglyphes et grottes, pas encore tous catalogués et étudiés).

     

    Le mont ARO et la localité de NOIA :

     

     

    Sur le mont ARO et à proximité, à côté de NOIA (Noé) où la tradition est de dire que Noé c’est échoué ou posé (selon diverses versions) avec son arche sur le mont ARO (Ararat), après plusieurs mois de dérive. Il y a également dans la zone de NOIA beaucoup de récits sur des géants venus de la mer et aussi sur des réfugiés du déluge dans les cavernes. La ville de Noia contient  entre autres choses, une église gothique au porche impressionnant, représentant les 12 apôtres sous des traits celtiques portant chacun un instrument de musique gaélique.

     

    Les deux villes importantes  les plus proches : LA CORUNA et SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE :

     

    La Coruna  au bord de la mer:

     

    Le roi Brath de la tribu gaélique des Tuatha-De Dannan après un voyage en Afrique serait arrivé en Galice, y eût un fils : Breogan qui construisit la fameuse ville de : Brigantia, l’actuelle La Coruna.  Bréogan serait un descendant direct de NOE.

     

    Saint-Jacques de Compostelle dans l’intérieur des terres :

    Sa réputation n’est plus à commenter…

     

     

    LES PERSONNES :

     

     

    Nous étions 8 en tout. ( Il semble qu’il faille être au moins 7 personnes avec leurs énergie et leur travail pour pouvoir avoir l’expérience d’une porte).

     

     

    Une mexicaine : Liza, un chilien-guatemaltèque : Carlos et 5 espagnols ( 3hommes, 2 femmes) et moi-même : M, française. Donc : 4 hommes et 4 femmes. ( Il semble que l’égalité des deux polarités soit importante) . La moyenne d’âge est d’une quarantaine d’année. Et pour le niveau d’études : 5 sur 8 ont fait des études universitaires.

     

    Un mois auparavant, j’étais déjà venue sur les lieux et j’avais fait la connaissance d’un galicien du groupe : Santiago, qui m’avait parlé du lieu et de ce qu’on pouvait y trouver.

     

     

    A part deux couples espagnols, personne ne se connaissait , sauf par e-mail et téléphone.

     

    Personnellement je n’avais eût de contact qu’avec Santiago, l’espagnol et Carlos qui avait voulu me contacter par e-mail. Qu’elle ne fut pas ma surprise en arrivant sur place de reconnaître Liza, comme une de mes correspondantes mexicaine ! Je l’avais rencontrée en Egypte pendant 24 heure en décembre 2001, pendant une de mes démonstrations avec les sons, depuis nous correspondons par e-mail de temps en temps…

     

     

    Noia1

     

    Ce que nous avons en commun :

     

    Une recherche sincère et profonde depuis plusieurs années de tout ce qui concerne l’origine, le bien-être et le futur de l’humanité ainsi que le pourquoi de l’existence  et l’immensité de l’univers. Cette recherche, nos interrogations persistantes, dépassent le cadre de nos simples vies et est devenue au fur et à mesure le centre de notre quotidien. Tous ont à leur actif , plus ou moins, une longue pratique de la méditation.

    Une joie de vivre visible .

     

    Ce qui nous différencie :

     

     

    Nos caractères très différents et plutôt bien trempés.

    Nos provenances.

     

    Les recommandations reçues avant de partir :

    <o:p></o:p><o:p></o:p>

     

    Reçues de Carlos par e-mail, car celui-ci à déjà vu des portes à plusieurs reprises en Amérique Latine et en a déjà explorée une :

     

    Pour venir, il faut se sentir « appelé »par quelque chose d’intérieur, dans la bonne attitude de confiance et d’ouverture. Et mettre le meilleur de soi-même dans la préparation. Il faut s’entrainer 8 jours à l’avance par un jeûne « liquide »( soupes et jus de fruit quand on le désire). Bien sûr ne pas fumer. Surveiller ses pensées et être « positif ». Santiago, qui lui, en avait déjà vu, mais de loin, me spécifia qu’il fallait s’habiller en matières naturelles pour éviter toutes intéractions électriques et apporter de bons pulls car nous allions vivre 5 jours (Pour moi 4 car j’arrivais un jour en retard) à la belle étoile au sommet d’un mont sauvage bordée d’un côté par l’océan Atlantique, et au pied d’une forêt de pins compacte, sans tentes, sans anoraks et sans duvets (car synthétiques),sans réchaud à gaz … (Il paraît que beaucoup d’autres ont pu accéder à des portes avec un régime moins strict mais Carlos voulait mettre le maximum de chances de notre côté)

     

     

    Noia3

     

    L’ARRIVEE SUR PLACE :

     

    Depuis 4 jours en Espagne, j’arrivais tardivement à NOIA dans la nuit du mardi au mercredi vers 3h 30 du matin, en voiture. Là on m’attendait dans une petite maison du bourg, ou Santiago qui était redescendu du mont pour m’accueillir, contrôla toutes mes affaires. Je laissais sur place : montre , portable, vêtement en partie synthétiques et repartie à pied avec lui,  juste munie de : 2 jeans, des pulls de laine, des t-shirts de coton,  des chaussures de toile, de quoi écrire et mon appareil photo (juste toléré).

     

    On marcha environ 2 heures, pour se trouver au sommet d’un mont en partie recouvert d’une forêt de pins et d’affleurements granitiques. L’accès est difficile : pas de chemin et beaucoup de brousailles, de plus la nuit était brumeuse et très humide.<o:p></o:p>

    Une fois arrivée au camps, je saluais ceux qui était encore réveillés et allais de suite me rouler dans les couvertures que l’on m’avait préparées.<o:p></o:p>

     

    LE SEJOUR :

     

     

    Le lieu est magnifique, très sauvage, et il n’est pas rare que des écharpes de brume recouvrent par pans entiers les versants du mont. L’odeur de l’Atlantique ainsi que le vent sont omniprésents. Les consignes sont de ne pas parler, on échange juste des : "  Bonjour ! Comment ça va ? Passe-moi le sel…etc, mais pas de bavardages…" Le silence sera observé pendant tout le séjour. ( Ceci à pour but d’éviter les conflits d’ego qui ne manquent pas de se manifester dans tout groupe humain, tôt ou tard) Le but est d’être le plus unis possible. Les jours vont s’écouler entre longues méditations, chants de toutes sortes, musique(quelqu’un avait une guitare), observation de la nature, lecture, écriture pour certains et corvées diverses. Nous avions toutes sortes de légumes,  des pommes de terre avec des condiments, des graines et de l’huile d’olive et nous faisions tous les jours une soupe consistante qui constituait notre unique ordinaire. Le plus difficile était le froid la nuit et une journée de pluie intense que nous avons eût au début…

     

     

     

    Chaque jour notre unité se solidifiait : l’atmosphère était plus détendue et les journées passaient plus vite. On m’avait expliqué auparavant que l’ouverture d’une porte inter-nest la plupart du temps un travail collectif. Et aussi que le fait d’être là ne garantit rien à personne, l’idée c’est de ne pas être seulement présent mais d’Etre soi-même dans toute sa différence.

     

     

    Noia4

     

    L’EXPERIENCE :

     

     

     

    Le vendredi en début d’après-midi (15 heure, heure du soleil), nous étions en pleine méditation, assis chacun à quelques mètres les uns des autres et nous pensions très fort aux consignes nécessaires à l’ouverture d’une porte dans notre 3ème densité d’espace-temps pour pouvoir connecter à volonté la 4ème densité, ( Eliminer toute négativité, toute peur dans notre esprit, se mettre en état de réceptivité maximum, compassion, humilité et conscience ) quand survint un phénomène :

     

     

    On sentit comme si l’ambiance se chargeait en électricité, en beaucoup d’énergie. On se mit à ouvrir les yeux :

      

     

    Un halo de lumière indigo claire nous couvrait…

     

     

    Mue comme par une obligation je me levais et je vis que Liza et Carlos faisait de même, on monta ensemble doucement la dernière pente du sommet. Les autres qui restèrent assis nous dirent plus tard, qu’en fait, le léger halo indigo nous couvrait et les avait quitté.

    Maintenant nous nous trouvions à 150m devant le groupe.

    Je regardais Liza et Carlos, et d’un commun accord nous avons commencé les clés.

     

    LES CLES :

     

     

    Il existe une clé sonore à actionner : qui est la même partout dans le monde et qui consiste en un mot à moduler de façon particulière, un peu comme un mantra. (Pour les Péruviens, elle est inca, pour beaucoup elle est égyptienne, d’autres disent qu’elle est tibétaine… A mon humble avis , et bien que je l’ai apprise il y a longtemps en Egypte, par les consonances, elle est typiquement sumérienne.) Cela permet d’élever notre fréquence vibratoire et en même temps de procéder à un échange d’information avec la lumière. Il s’ensuit comme une libération d’information.

     

    Et une clé gestuelle : Un geste particulier à exécuter en même temps.

    Et une clé visuelle : Une visualisation à faire.

     

    On commence à entendre, (même ceux assis à l’arrière) un bruit sourd, comme un battement en deux temps résonnant dans les graves.

     

     

    Noia5

     

     

    Au bout d’un moment, à 1m devant nous mais à environ 2m du sol, en hauteur se manifesta d’abord : une demie-lune bleu ciel se transformant en un grand ovale lumineux, azur… De la lumière dorée avait l’air de sortir en spirale de nos plexus, je sentais une énergie débordante et vibrante en sortir. J’essayais d’être calme et de ne pas être bloquée par l’émotion. J’avançais. Alors la porte devint très blanche et très brillante et se manifesta dans toute sa taille et « épaisseur ». Un peu comme un immense nombril ou plutôt : une tornade blanche horizontale avec un tunnel central. Cette porte me parut immense : Une hauteur de 2m75 / 3m avec une largeur d’environ 2m à l’intérieur et les murs apparemment épais d’un peu moins de 50 cm…

     

    Je levais mes mains pour la toucher avec mes deux amis. Personnellement, je sentis un froid intense ( mais les autres me dirent qu’ en fait c’était si brûlant que j’avais ressentie cela.. Je sentis comme une barrière de lumière que je traversais avec ma paume puis une très forte énergie vibrante en un flux permanent ( un peu comme un torrent). J’étais troublée par le fait que la porte se présentait en hauteur (j’avais jamais entendu parler d’un tel cas) et je me demandait mentalement comment j’allais faire pour y entrer, quand, aussitôt pensé, aussitôt fait , je me suis retrouvée dans la porte au début du tunnel. Les murs latéraux sont comme des vagues en forme de tourbillons. Apparence de l’eau, mais quand je touche cela ne mouille pas et n’est pas liquide( une autre densité de l’eau ?) C’est très brillant et j’ai toujours cette sensation de très grand froid quand je touche mais tout mon corps est brûlant, surtout mon front et le dessus de mes pieds. Devant moi le tunnel est long d’à peu prés 7 m.

     

    Je sens une odeur légèrement métallique. (Cela me fait penser au parfum des débris de quartz chauffé au soleil sur les plages). Une fois bien calmé, j’avance doucement et là je sens une vague de chaleur qui vient vers moi, j’ai la nausée tellement l’énergie dans laquelle je baigne est forte. Quand j’avance, j’ai une légère sensation de résistance sur ma peau (comme si j’entrais dans une substance gélatineuse mais il n’y en a pas). La sensation sous mes pas est molle( un peu comme lorsqu’on marche sur les anciens tapis roulants caoutchoutés).

     

     

    Noia6

     

     

    Je suis fascinée par la beauté des vagues perpétuelles se déroulant dans les murs.<o:p></o:p>

    Au bout j’aperçois quelque chose de sombre. A 1m de la sortie, dans l’ovale je vois un paysage nocturne qui me décontenance beaucoup :

     

     

    Un cirque de très haute montagne , de nuit . Trois sommets noirs se détachant sous un ciel bleu marine, couvert, sans étoiles. Mais à mes pieds, un précipice impressionnant, insondable…( On m’avait dit : Pour aller visiter de l’autre côté, ne t’inquiètes pas il y a toujours un chemin ou des marches, mais là rien…) Le précipice est peu engageant. En me penchant un peu je vois tout en bas, les toits d’une ville plutôt high-tech . ( Toits tous de la même forme et d’aspect métallique) . Un léger halo lumineux recouvre cette citée très discrète. Un grand silence règne. Mon mental reprend le dessus : je me vois pas sauter dans le vide. La peur a pris possession de moi, je sais que c’est terminé, il faut que je rebrousse chemin vite. Quand j’arrive à l’entrée, je remercie dans ma tête pour cette merveilleuse expérience et je me retrouve à nouveau à côté de Liza et Carlos …Tous ont les larmes aux yeux… Le groupe à l’arrière n’a pas vu la porte. Par contre ils m’ont vu totalement disparaître et ils ont vu Liza et Carlos apparaître et disparaître par intermittence quand ils ont levé la main pour toucher la porte.

     

     

    Noia7

     

    On resta encore 24 heure, cette fois ci en discutant pour se réhabituer tout doucement à ce qui allait nous attendre en bas. Toutes les pellicules photos du groupe assis ont été comme irradiées par une trop grande lumière. Seul l’enregistrement du bruit fut conservé.

     

    Il paraît que dans toutes les expériences de ce genre, seuls une ou deux ou trois personnes se sentent le droit d’approcher la porte et d’y éventuellement pénétrer…on peux une fois en voire une et même aller de l’autre côté et une autre fois ne rien voir absolument . Tout dépend de l’état d’esprit du moment et la détermination. Mais il faut toujours un minimum de personnes qui restent à l’arrière pour continuer à méditer. C’est une réussite collective. Et seule je n’aurais réussi à rien.

     

     

     Noia8

     

     

     Copyright : MdF - Les dessins sont de : G.B.

     

    La taverne de l’étrange- 16 février 2007

     

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    Portes vers le passé et le futur

     

    p01 

     

    <o:p></o:p>

    En 1901, au château de Versailles, aux jardins du Trianon : deux anglaises en promenade prétendent se retrouver au beau milieu du XVIII° siècle, au temps de Marie-Antoinette. Albert Einstein aurait dit à propos de l'’énigme du Trianon, l’'une des plus célèbres de la parapsychologie : « Ces dames ont trébuché dans le temps. » Quant à Jean Cocteau, il estimait que, si un jour les avions volaient à la vitesse de la lumière, ils atteindraient un univers « dont une porte s’'est ouverte par erreur le 10 août 1901 pour miss Moberly et miss Jourdain ». Mais il existe d’autres endroits propice aux aventures temporelles, d’'autres lieux, des portes s’'ouvrent aussi sur le passé et le futur.

     <o:p></o:p>

    1- L’'affaire du Trianon :

     

     p02

     

    Le 10 août 1901, dans l’'après-midi, miss Moberly et miss Jourdain visitent le château, puis le parc de Versailles. Les voici qui dépassent le Grand Trianon et cherchent à gagner le Petit Trianon, mais sans connaître précisément l'’itinéraire. Le temps est couvert. Elles aperçoivent alors sur le pas d’'une porte une femme qui secoue une nappe blanche. A côté, une charrue et d’'autres outils qui semblent abandonnés. Plus loin, deux hommes, des jardiniers semble-t-il, coiffés de tricornes et vêtus de vestes vert-de-gris, se tiennent près d’'une brouette. Les demoiselles leur demandent leur chemin : ils disent de continuer tout droit.

     

     

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    versailles et son petit trianon

     

    L’'atmosphère se fait pesante. Les deux visiteuses ressentent une impression grandissante d'’inquiétude. Le paysage devient comme irréel, semblable à une tapisserie. Un homme est assis sur les marches d’'un petit kiosque. A l'’approche des deux demoiselles, il tourne la tête : son visage est sinistre, repoussant. Puis un autre homme arrive en courant. Comme le précédent, il est coiffé d’'un sombrero. Il leur dit : « Mesdames, il ne faut pas passer par là. Par ici, cherchez la maison. » Plus loin, apparaît le Petit Trianon : devant le bâtiment, une dame semble lire ou dessiner. Ses cheveux sont blonds ; elle porte une robe drapée et un fichu sur les épaules. Ensuite, un jeune homme indique leur chemin aux deux Anglaises et les accompagne. Elles quittent alors les jardins du Trianon.

     

    La véritable question qui se pose depuis près d'’un siècle est de savoir si les deux demoiselles ont réellement rencontré des personnages et un paysage d’'une autre époque et si la femme blonde était bien Marie-Antoinette, reine de France et épouse de Louis XVI. Mais l’'histoire ne s'arrête pas là ; miss Jourdain retournera seule à deux reprises sur les lieux. Le 2 janvier 1902, elle voit deux hommes vêtus de tuniques qui remplissent une charrette de fagots, puis entend des voix de femmes alors qu’en même temps retentit une étrange musique. Et le 12 septembre 1908, elle assiste à la dispute de deux femmes. Les deux protagonistes ont raconté leur histoire dans leur livre: Une Aventure, dont la première édition parut à Londres en 1911.  L’'une des éditions françaises, quasi introuvable, préfacée par J. Cocteau et présentée par le parapsychologue Robert Amadou, a été publiée en 1978 aux éditions du Rocher sous le titre: Les Fantômes de Trianon.

     

    p04 


    <o:p></o:p>

    Mais il y eu d’'autres témoins par la suite :

     <o:p></o:p>

    En 1908, une famille anglaises, les Crooke, aurait rencontré par deux fois une femme en train de dessiner. En 1935, le français Robert Philippe, futur professeur de dessin, se promène avec ses parents. Il engage la conversation avec une femme qui disparaît ensuite. D'’autres témoignages britanniques ont été signalés en 1928, 1937, 1938, 1949… Le 21 mai 1955, un avoué londonien et son épouse rencontrent à Trianon une femme en robe jaune accompagnée de deux hommes vêtus de costumes du XVIII° siècle.

     <o:p></o:p>

    Des analyses troublantes :

     <o:p></o:p>

    Les recherches menées par les deux Anglaises sur leur aventure ont montré les points suivants : La « dame » évoque le portrait de Marie-Antoinette peint par Wertmüller. Les gardes du XVIII° siècle portaient bien des tenues vertes ( ce n’étaient donc pas des jardiniers ). Il n’'y avait pas de charrue à Trianon en 1901. L'’homme qui courait avait indiqué une « maison » : or, la reine appelait le Petit Trianon sa « maison de Trianon ». La porte de la chapelle par laquelle sortit le jeune homme n’avait pas été ouverte depuis 1892. La musique entendue par miss Jourdain en 1902 serait caractéristique des partitions composées vers les années 1780.

     <o:p></o:p>

    Plusieurs hypothèses…

     

     

    p05
     

    <o:p></o:p>

    On a évoqué une hallucination ou une « mislocation », c’est-à-dire une fausse localisation des objets à la suite de perceptions confuses et d'’interprétations erronées. Faut-il alors envisager un rêve éveillé ? Peut-être, surtout s’il est associé à de la télépathie. Auraient-elles captées un rêve ? Celui de Marie-Antoinette… L'’intérêt de cette étrange histoire est qu’elle rayonne dans toutes les directions. Si A. Einstein s’y est intéressé à cette énigme, c'’est parce que, selon la théorie de la relativité, il ne serait pas impossible de voir de nos jours Marie-Antoinette dans les jardins de Versailles. Mais à une condition : être très loin de la Terre. En effet, un observateur se trouvant à deux cents années-lumières de notre planète et braquant un télescope vers la Terre, y verrait alors nos ancêtres d'’il y a deux siècles. Autre hypothèse évoquée, l’'univers parallèle. Nous vivons dans un univers à quatre dimensions : la longueur, la largeur, la hauteur et le temps. Les trois premières peuvent être parcourues dans les deux sens. Le temps, lui, ne peux l’'être que dans un sens seulement et à une vitesse constante.

    On peut donc imaginer un autre univers, un autre espace-temps, où le temps pourrait, lui aussi, être parcouru dans les deux sens et à vitesse variable. Supposons ensuite que ces deux univers, comparables à deux trains roulant sur des voies parallèles, entrent parfois en collision et que des portes ou des brèches s’ouvrent alors, permettant de passer de l’'un à l’'autre. On appelle ainsi ces portes des « points de conjonction spatio-temporels ».

     

    On a supposer que le site de Versailles serait propice à des phénomènes de ce type. Les conditions atmosphériques y seraient spéciales ; des courants telluriques parcouraient le sol. Ne serait-ce pas d’'ailleurs la connaissance de telles particularités qui aurait incité le roi Louis XIV à choisir ainsi Versailles comme capitale de son royaume ? 

     

     <o:p></o:p>p06

    Mais Versailles n’est pas le seul endroit propice aux aventures temporelles….

     

     <o:p></o:p>

    Dans son livre : Invitation au château de l'’étrange, l’'ethnographe Claude Seignolle raconte la bien étrange histoire arrivée à un certain Robert Philippe, devenu par la suite professeur d’'histoire de l’'art.

     

     Voici les faits :

     

    Alors que, jeune étudiant, il se promenait avec ses parents, un matin de juin, dans les jardins de Trianon, il s’'éloigna un instant pour allumer une cigarette. En relevant la tête, il eut la surprise de voir à ses côtés une jolie jeune femme, habillée à l'’ancienne, le regardant droit dans les yeux. Etonné, il balbutia quelques phrases de circonstance et, ne trouvant rien d’'autre à dire, demanda à cette étrange inconnue, qui semblait absorbée par la beauté du jardin, si elle était une habituée des lieux. Elle lui répondit que oui, et même qu’'elle habitait là. Le jeune homme s’'écria alors : « Mais, Trianon n’'est pas habité, c'’est fermé ! » ; le jeune femme sourit et lui répondit : « Oui, mais pas pour moi ! » Sa cigarette venait de s’'éteindre ; le temps de baisser la tête pour la rallumer et la jeune fille s’'était envolée ! Ses parents, par contre, étaient bien là, postés au bout de l’'allée… et ils étaient tout étonnés de l’'avoir vu parler tout seul pendant quelques instants.

     

     

    p07

     

    Toujours dans son même livre, une autre histoire, celle de Jean Romier, 24 ans et étudiant en médecine. En 1925, il profita d’'une belle journée pour aller réviser ses cours dans les jardins du Luxembourg, à Paris. Ce lieu allait s'’avérer être, comme Versailles, une de ces étranges portes vers le passé. Le futur médecin était penché sur ses notes quand vint s’'asseoir près de lui un vieil homme en redingote ( en 1925, ce n’'était pas un costume extravagant ). La conversation se noua autour de quelques sujets futiles et,  au bout d’'une petite heure, le vieillard invita l’'étudiant à un concert de salon qu’il donnerait le jeudi suivant dans sa maison de famille de la rue de Vaugirard. A la date et l’'heure dites, Jean Romier se rendit chez Mr Alphonse Berruyer, le vieil homme, qui l'’attendait avec une dizaine d’'autres invités. Cette soirée se déroula dans une douce atmosphère baignée par la musique de chambre. Vers 22 h, le jeune homme salua ses hôtes un à un et descendit dehors. A peine avait-il fait quelques pas dans la rue qu’il ressentit le désir de fumer une cigarette. Il s’'aperçut alors qu’il avait oublier son briquet chez son hôte. Il remonta et sonna à la porte, mais personne n’ouvrit. Alors que quelques minutes seulement ne s'’étaient écoulé depuis son départ… Finalement, le concierge, alerté, monta : « Monsieur Berroyer ? Connais pas ! Voilà vingt ans que cet appartement est inoccupé ! » Plus le jeune homme s’'expliqua, plus l’'affaire devint confuse. Elle se termina au commissariat du quartier en présence d’'un certain M. Mauger, propriétaire de l’'appartement en question. Le récit du jeune homme, pris pour un cambrioleur, étonna quand même tout le monde. Oui, l’'appartement avait bien été occupé par M. Berroyer, aïeul de M. Mauger, mais il était mort depuis plus de 20 ans !

     

     

    p08

    jardin du luxembourg

     

    On se décida à ouvrir les portes de l’'appartement : il n’'y avait plus trace du mobilier cossu entrevu quelques heures auparavant par l’'étudiant. Le parquet était recouvert de poussière, mais il reconnu, à son grand étonnement une photographie disposée sur une console : il reconnu le jeune séminariste avec lequel il avait pris plaisir à discuter. M. Mauger lui dit : « Cela m’'étonnerait beaucoup que vous ayez pu parler avec lui ce soir : c’'était mon grand oncle, mort en Afrique où il était missionnaire ! », « Mais ce n’'est pas possible répondit le jeune homme. Il y a à peine trois heures, nous étions là, près de la cheminée, à discuter en fumant ! » Comme pour asseoir sa conviction, il s’'approcha du tablier de marbre de la vieille cheminée. Là, couvert de poussière, reposait son briquet !

     

     

    p09

     <o:p></o:p>

    Si le « passage temporel » emprunté au jardin du Luxembourg reste d’'usage hasardeux, il n’'en va pas de même, d’'autres portes vers le passé qui semblent s'’entrouvrir de façon régulière, sinon permanente. Il en est ainsi dans la vaste forêt d’'Andaine, près de Juvigny-sous-Andaine ( Orne, France ). Il est fréquemment arrivé que des promeneurs ou chasseurs égarés s'’y retrouvent dans une clairière, attirés par les lueurs de grands feux visibles de loin. La scène entr’aperçue est toujours la même et personne n’a jamais osé en aborder les acteurs. Là, des hommes aux mines patibulaires, vêtus de la façon la plus fruste- de peaux de bêtes principalement !- , festoient, dévorant une carcasse animale. Leurs maisons, des huttes et des cabanes plantées autour de la place commune éclairée par un unique brasier, animent ce paysage semblant sortir tout droit d’'un livre d’'école consacré à la préhistoire. Tous ceux qui, avant de préférer retourner se perdre dans la forêt, ont observé un moment cette scène, sont convaincus d’avoir échoué en pleine préhistoire.

     

     

    p10

     

     Or, il se trouve que la forêt d’'Andaine, riche en polissoirs, était à l'’âge du bronze parsemée de petits villages forestiers. Autre porte vers le passé dont les manifestations sont constantes : les ruines de l’'ancienne abbaye de Lez, près de Saint-Martin-Lys ( Aude ). Il est fortement déconseillé de se promener entre les vieilles pierres dans les nuits des 15 au 16 août et des 1er au 2 novembre. Ce paysage abandonné, romantique à souhait, est alors l’'objet, à peine le soir tombé, d’'un phénomène étrange par sa constance. D’'abord, on entend des cloches distinctement tinter, puis des chants liturgiques collectifs qui semblent s’'élever des ruines, les voix se répercutant en écho entre les vieux pans de murailles. A la fin du XIX° siècle, l’'ingénieur Ernest Cros, physicien habitant la région, voulut en avoir le cœur net et passa l’'une des nuits fatidiques au milieu des ruines. Il ne put que constater ce bond dans le temps, la présence de ces voix- comme si, au même endroit, deux périodes pourtant très éloignées dans le temps se superposaient et se chevauchaient. En bon rationaliste, il ne put que mettre le phénomène sur le compte de « règles physiques inexpliquées ». Mais la vérité est sans doute tout autre. En 1573, l’'abbaye fut prise par des huguenots qui en faisaient le siège. C’'était au soir du 15 août. Ils passèrent la nuit à massacrer les 200 moines de la façon la plus ignoble. Les corps mutilés furent retrouvés le surlendemain par des paysans au lieu-dit la Plage. Depuis, les vestiges de l’'abbaye semblent franchir les barrières du temps deux fois par an. L'’un de ces passages a lieu à la date anniversaire des faits, comme si les deux calques, celui du passé et celui du présent, avaient besoin d’une superposition exacte pour entrer en syntonisation. L'’autre date, le 1er novembre, c’est la Toussaint, la nuit des défunts- moment ou s’'accomplit, selon les chrétiens, une complète connivence entre le monde visible et le monde invisible.

     

     

    p11

     

    A Verviers, en Belgique, il arrive aussi que les paysans du hameau se retrouvent, certains soirs de juin, au milieu d'’une exacte répétition de la bataille de Waterloo, comme si elle n’'avait jamais cessé de se jouer, quelque part dans les replis de l'’espace et du temps. Sur une plage de Dieppe en Normandie, deux pêcheuses à pied qui arpentaient la grève eurent la surprise de se retrouver projetées d’'un coup dans une réplique exacte du « débarquement ». En fait, en 1942, les alliés avaient procédé à un test en grandeur nature des capacités de défense des Allemands, organisant un faux débarquement. Ce fut une boucherie. Presque tous les jeunes soldats qui, trompés, étaient persuadés de participer à une véritable invasion, y laissèrent leur vie. C'’est cette scène d'’horreur qui, sous ces terribles pressions, semble avoir fait voler en éclat une des cloisons séparant entre elles les strates du temps. …Un cas semblable est encore régulièrement observable, près de Saint-Martin-de-Ré, sur l’'île de Ré, près du vieux pont du Fénau. En 1627, une tentative de débarquement anglais y fut réduite à néant. Depuis, il est arrivé à des témoins de se retrouver projetés cette année-là, mais dans une superposition cette fois imparfaite des deux époques, les manifestations étant seulement sonores. Qui ne serait surpris, en un lieu désert, d’'être enveloppé de cris de guerre et de terribles gémissements de mourants ? Encore un cas, ici près de Montlaur ( Aude ), le paysage qui entoure la vieille métairie des Ilhes s’'anime étrangement certains soirs ; cliquetis d’armes, jurons incompréhensibles, hurlements de douleur : ici se rejoue la grande bataille qui eut lieu au VI° siècle de notre ère près du mont Alaric. Dans les plaines de Saint-Etienne-du-Vigan ( Haute-Loire ), le phénomène bat tous les records de longévité, puisque c’est une bataille datant de la guerre des Gaules qui s’y déroule encore épisodiquement. L’'archéologie est venue depuis démontrer que de très âpres combats avaient dû y avoir lieu vers 52 avant notre ère. Dans presque tous les cas analysés ici, c'’est le visiteur qui est projeté vers le passé et non pas les temps anciens qui viennent à lui. Ce qui a toujours marqué les témoins de telles scènes, c’'est, qu’'à leur grand soulagement, les combattants du passé un moment entrevus- parfois de très près ! – ne semblaient même pas les voir. Pourtant, il existe un endroit où ces manifestations ont donné lieu à mort d'’hommes. Ainsi, dans les paysages marécageux d’'Auray ( Morbihan ), on peut parfois avoir la malchance de tomber en pleine guerre de Cent Ans. Il s’y déroula, en 1364, un très sauvage combat. Les témoins visuels ayant assisté et survécu à ces scènes parlent toujours de chevaliers en armes, couverts de sang, marchant et titubant les uns vers les autres, armes à la main. Ces émergences du passé, sorte de kaléidoscope nocturne, seraient l’'unique cause d'’inexplicables décès par crise cardiaque survenus sur des paysans de la région. On les retrouva raides morts, au petit matin, dans les sinistres marécages bretons…

     

     

    p12

     

    Vous voilà prévenus, alors si le coeœur vous en dit, osez et tenter l’'aventure dans ces lieux étranges, du voyage dans le temps. Mais attention car …il n’'est pas dit que le voyageur dispose toujours d’un billet de retour !

     <o:p></o:p>

    La taverne de l’'étrange- 7 août 2006

     


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