• homme de taured
     
    Les univers parallèles ou les voyages dans le temps sont-ils une réalité ? La plupart d'entre nous seraient d'accord pour dire qu'il ne s'agit là que de la fiction. Et pourtant, il existe une histoire très étrange qui eut lieu en 1954 au Japon.  
     
    Au mois de juillet 1954, un homme, à l'apparence plutôt ordinaire, arriva à l'aéroport de Tokyo. Seulement, en regardant son passeport, les douaniers remarquèrent quelque chose de vraiment inhabituelle. Il y était écrit que ce mystérieux touriste était originaire d'un pays totalement inconnu appelé « TAURED ». Le document était apparemment authentique.   Étonnés, les autorités demandèrent à l'homme de leurs montrer, sur une carte du monde, la localisation de ce pays. Sans hésiter, il pointa du doigt un endroit situé à proximité de la principauté d'Andorre, un petit pays coincé entre la France et l'Espagne.   Remarquant que son pays ne s'y trouvait pas, il commença à s'énerver et avait l'air confus. Plus surprenant, l'homme certifia n'avoir jamais entendu parler d'Andorre.   Il affirma que son pays existait depuis plus de 1000 ans.
     
    D'ailleurs, comme l'indiquait son passeport, il avait déjà visité de nombreuses villes dans le monde, dont Tokyo, sans aucun problème.   Les autorités étaient très perplexes comme aux dires de l'homme et décidèrent, le temps de faire la lumière sur cette affaire, de le placer dans une chambre d'hôtel soigneusement protéger par deux gardes placés juste devant la porte à l'extérieur.   Lors de l'enquête, ils apprirent que la société dans laquelle l'homme prétendait travailler n'avait jamais entendu parler de lui bien qu'il possédait des documents prouvant le contraire.   Quelques temps plus tard, les autorités entrèrent dans la chambre d'hôtel et constatèrent que l'homme s'était littéralement volatilisé. La police arrivée sur place certifia qu'il était impossible qu'il ait pu s'échapper par la fenêtre ou même franchir la porte.   L'homme provenait-il d'un univers parallèle ? C'est la théorie la plus souvent admise dans cette curieuse affaire …
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  • MATRIX

    OU LE MYTHE DE L’ELU

     

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    Réveille-toi Neo… Suis le lapin blanc. Comment un jeune informaticien, pirate à ses heurs, peut-il en arriver à croire que son écran l’appelle et lui transmet des messages ? Le succès de Matrix ? Des univers parallèles qui se croisent sans cesse, à la recherche d’un « élu » qui ne sait finalement pas très bien qui il est ! Le point sur la dimension ésotérique de cette trilogie avec Patricia Chirot.

     

    -LE LAPIN BLANC D’ALICE…-
     
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    Le héros de Matrix s’appelle John Anderson : un nom banal pour un jeune homme discret à la vie quotidienne sans éclat. L’un d’entre nous, en, somme… John travaille dans une entreprise où règnent la compétition et le pouvoir ; chez lui, il pirate des logiciels qu’il vend à des clients louches. Alors John rêve, où plutôt, il croit rêver. Toujours le même rêve ou il se sent appelé. Comme certains d’entre nous ? Jusqu’au jour où son écran d’ordinateur l’interpelle, semblant déchiffrer ses pensées et ce qui va advenir dans son environnement. Le lapin blanc d’Alice au Pays des Merveilles… c’est lui qu’il doit suivre. Ce lapin détient le secret du passage dans un autre univers. John Anderson nous ressemble avec une facette honnête et une autre, secrète, qui se plaît à contourner les règles. Cependant, le moment vient où notre double identité chancelle et où le vrai personnage doit émerger. Mais quel est-il ?
     
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    -… ET LE MYSTERIEUX MR SMITH-
     
    John est traqué par un homme qu’il ne connaît pas et qui semble tout savoir de lui. Un homme banal, ce Monsieur Smith… mais terriblement dangereux, et capable de traverser la matière. Et qu’y a-t-il derrière cette frontière ? La désolation d’un monde à l’agonie. Alors à quoi sert-il de changer d’univers, si c’est pour retrouver un enfer similaire à celui que l’on quitte ? Pourtant, dans cet autre milieu… John y rencontre un être nouveau, une autre facette de lui-même. L’insaisissable Mr Smith montre que la soif de pouvoir ne connaît aucune limite et se joue des conventions posées par les consciences bien pensantes. Notre civilisation se retrouve aujourd’hui talonnée par ses mensonges et son désir d’assujettir autrui. Notre monde est exsangue, au bord de la faillite.
     
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    -NEO… OU NOE ?-
     
    Le lapin blanc d’Alice invite à franchir un miroir qui offre une vue inversée du monde connu. John s’appelle désormais Neo, ce qui en grec signifie « nouveau ». Et ce nom inversé donne « Noé » ! L’Ancien Testament relate l’histoire de ce Noé qui repeupla le Terre sinistrée, et la rendit neuve comme aux premiers temps du monde. Le monde de Neo est en ruines et son défi n’est pas de les transformer en merveilles. Les dés ont été jetés et les hommes ont irrémédiablement endommagé la planète. Non, John Anderson doit oublier son identité ancienne pour endosser celle qu’il a méritée. Car Neo est enfin éveillé et il doit connaître le secret de sa naissance. Une ligne de démarcation est alors franchie, et pour la première fois l’homme que nous sommes comprend qu’il se meut dans un monde qui lui ressemble : un univers de guerre et de mort. Ce savoir seul peut nous libérer afin que nous puissions entrer dans une nouvelle dimension.
     
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    -FILS DE LA MACHINE…-
     
    Neo n’est pas un humain : il rêve au sein d’une machine qui se nourrit de son énergie. Il n’est qu’un numéro saturé des images inculquées par sa mère-machine. Et après de longues années, il va enfin se séparer de ce milieu nourricier qui le drogue, et effectuer sa naissance dans le monde réel. Neo gardera toute sa vie les traces physiques de son asservissement, sous forme de trous où passaient des cordons d’alimentation de rêves et de succion d’énergie vitale. Qu’importe ! Il doit maintenant passer à l’action. Le temps presse, car le monde bascule dans une virtualité qui signifie que les machines l’emportent sur les humains. Ses nouveaux compagnons de route lui font intégrer un vaisseau, à l’image de Noé qui construisit son navire. Le responsable, Morpheus, porte le nom du Dieu grec du sommeil. Un autre monde virtuel ? Peut-on faire confiance à quelqu’un ainsi nommé ? C’est oublier que Morpheus est le frère de Thanatos… le dieu de la mort.
     
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    Neo est en réalité un zombie, qui vit par ordinateur interposé… un état que nous sommes nombreux à connaître. Il en est esclave, il se fait voler son énergie vitale. Prisonniers de nos valeurs, de nos envies, de notre soif de consommer, de nos fantasmes, nous peinons à nous sevrer de cette dépendance mortifère pour faire émerger nos capacités d’autonomie. Neo n’est pas plus informaticien que pirate, il est comme nous, une créature qui tente de découvrir ce qu’elle est. Le temps vient de comprendre ce que nous ingérons et comment nous acceptons de nous laisser vampiriser par nos mondes virtuels.
     
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    -… PAS ENCORE HUMAINS-
     
    Car Morpheus recueille les « nouveau-nés » à l’instant où ils s’éveillent de leur léthargie virtuelle. Il met fin à leur existence végétative pour les mener à une difficile naissance, et à la douloureuse découverte de leur état d’esclave. En tant que fondateur d’une nouvelle communauté de « réveillés », Morpheus est un ennemi pour Mr Smith, mais il se sait fragile et isolé. Qui continuera son œuvre après lui ? Il lui faut étendre son action, même si son propre entourage le prend parfois pour un idéaliste. Morpheus brise les consciences pour les déconditionner ; il croit en un mythe qui le maintien actif : celui de l’Elu.
    Sortir de ce sommeil de mort, c’est voir autrement. Neo découvre qu’il s’est inventé un monde, des règles, une cohérence… qui reposent sur les décombres d’idées mortes depuis longtemps, car elles n’ont plus été incarnées dans un être digne de ce nom. Morpheus représente ce principe de brisement du sommeil. Il pressent qu’un homme est promis à désenchaîner ses semblables, pourvu qu’il découvre ses véritables pouvoirs. Une question se pose alors : la force qui pousse à la vérité sera-t-elle assez puissante pour déraciner le simulacre de civilisation qui s’est instauré sur des mécanismes d’asservissement des hommes ?
     
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    -UN ELU QUI DOUTE…-
     
    « Tu es l’Elu » ; Neo est à peine remis du choc de sa « naissance » qu’il doit endosser un manteau et des lunettes qui lui confèrent un terrible statut : celui de sauveur de l’humanité. Les héros de la plupart des histoires accueillent en général très bien cette responsabilité ! Passé le moment grisant de découvrir de merveilleux nouveaux pouvoirs sur la matière qu’il domine, Neo se met pourtant à douter. Il se sent un être démuni, sans passé ni avenir. Dans ce désarroi, il lui manque un avis : celui de l’Oracle, dont tous s’accordent à reconnaître l’infinie sagesse. Quelle révélation excitante ! Neo se gave de ces nouvelles possibilités qui lui paraissent illimitées. Il vole dans le ciel, qu’il contemple pour la première fois. Son manteau le protège des autres, de ceux qui en sont restés à un stade ordinaire. Les lunettes de Neo et de ces compagnons procurent le regard qui dévoile les causes derrière les apparences. 
    Neo signe ainsi son appartenance à un nouvel ordre. Nous aimerions tant disposer de semblables capacités ! Et comme il serait agréable de fuir la médiocrité de notre quotidien… Pourtant, une sourde agitation travaille Neo : est-il taillé pour sa mission ? Quels critères ont présidé à ce choix de sa personne ?
     
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    -… ET UN ORACLE AUX PREDICTIONS AMBIGUES-
     
    Curieuse personne que l’Oracle, à l’opposé de tous les clichés de la magicienne : une femme noire âgée qui adore cuisiné ! Mais justement, consulter l’Oracle peut mener à briser les certitudes et les convenances. Elle ne fournit qu’une indication à Neo : il est ce qu’il croit être… L’Oracle ne propose aucune recette de cuisine miracle à Neo, car il doit devenir ce qu’il est dans a véritable nature, et qu’il ignore encore. Il doit comprendre qu’il se trouve face à lui-même et que personne ne peut le contraindre à accepter une vérité toute faite, Neo repart très déconcerté ; il va devoir se livrer à une activité nouvelle pour lui : réfléchir ! 
    Finalement, Neo découvre qu’aucun critère tangible ne le désigne comme l’Elu ! Il s’agit d’un mythe qui n’a de valeur que par rapport à lui-même ! Il lui faut donc se décider rapidement : veut-il rester ce qu’il est, c’est-à-dire un être conscient d’être encore sans identité, ou veut-il incorporer le mythe et entreprendre de sauver son humanité encore si fragile ? Il s’agit là d’un choix décisif, qui l’engage complètement. Aucune sagesse ne peut décider pour celui qui se trouve placé à la croisée de ces deux chemins, Neo est seul, tout comme nous sommes seuls.
     
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    -LA MAGIE DE L’AMOUR-
     
    Neo peut cependant compter sur l’appui de Trinity, celle qui l’a découvert. Elle va le sauver d’une mort certaine puis il lui rendra la pareille. Ensemble, ils combattent, planifient leurs actions, se risquent au péril de leur vie. Comme son nom l’indique, Trinity sert Neo de façon triple : elle le mène à découvrir une autre dimension, elle lui permet de renaître, et elle lui donne les moyens d’achever sa mission. Lorsque Neo sera sur le point d’accomplir sa tâche finale d’Elu, sa vie à elle sera terminée. Durant sa longue préparation et son cheminement, Neo n’aura finalement jamais été seul…
     
    Un Elu se trouve porté dans sa mission. Lorsque nous choisissons de devenir des êtres humains, d’autres êtres humains nous accueillent… qu’auparavant nous étions impuissants à voir ! Mais aussitôt, nous sommes happés par la nécessité de lutter contre les vieilles sirènes de la facilité, du goût de paraître et de dominer. Le Neo en nous peut œuvrer de façon neuve à condition de rester proche de Trinity, c’est-à-dire de la force qui nous permet, selon trois étapes, de mener à bien notre objectif. Lorsque nous risquons de nous laisser séduire par l’ancien monde, elle frappe à la porte de notre cœur pour nous aider à retrouver la vraie vie. Et elle s’effacera lorsque nous poserons le pas final sur notre chemin.
     
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    -DEVENIR LE MONSTRE !-
     
    L’influence de l’agent Smith grandit à mesure que les pouvoirs de Neo s’accroissent… L’Elu est-il bien le bon ? Les embûches s’accumulent et la communauté est menacée d’une mort certaine. Le combat que nous menons contre les illusions n’est-il qu’un leurre ? A quoi sert de résister ou de s’enfuir, puisque ce monde d’apparences reprend toujours le dessus ? Neo est acculé et doit oser l’impensable : s’incorporer à l’ennemi, devenir lui ! Car finalement, il est apparu en même temps que lui… Neo renonce à sa position en miroir, il se laisse volontairement envahir par le « mal ». La lutte n’a pas de fin, elle exige toujours plus de victimes. Nous ne pouvons nous maintenir dans cette opposition entre ce que nous voyons comme deux mondes. Ils sont liés car nous y contribuons. Le seul moyen de réconcilier la dualité est de réunir ces deux facettes complémentaires. La part de nous qui accepte cette démarche est plus grande que celle qui se complaît dans le paraître, et c’est pour cette raison qu’elle demeure inaltérable.
     
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    -LA VERITABLE IDENTITE DE L’ELU DEVOILEE-
     
    Un programme informatique… c’est ainsi que Neo se découvre. Un programme qui doit anéantir le virus Smith. Cette tâche accomplie, Neo doit se présenter au concepteur de son univers, le programmeur de ce « jeu » informatique qui asservit les êtres. Dans un monde neuf et ensoleillé, une petite fille-nouveau programme comprend que son tour de façonner l’environnement est arrivé, puisque Neo a assaini les bases de la création.
    Le monde des apparences a disparu en même temps que la lutte. L’Elu s’est offert au service des hommes. Les machines que sont nos désirs prennent leur vraie dimension : elles se mettent aussi au service des êtres qui se meuvent dans un monde réel. Chaque enfant de cet univers est enfin libre de donner forme à son idéal de beauté et de justice dans la sérénité et la joie de vivre.
     
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    Source- Le Monde de l’Inconnu n°325 d’avril-mai 2007   
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    LE PROJET MONTAUK

    CONTRÔLE MENTAL, PHENOMENES PSI & VOYAGES DANS LE TEMPS

     

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    Le projet Montauk- mis en place après le démantèlement du programme Phoenix- est régulièrement cité en référence par les spécialistes des « Black Programs », ces expériences menées dans le plus grand secret par les agences occultes du gouvernement américain. La base militaire de Camp Hero aurait ainsi servi tout au long des années 70 et 80 à pratiquer des tests totalement clandestins sur le contrôle mental et les voyages dans le temps. Avec des effets secondaires pas toujours maîtrisés… Nous vous proposons un dossier complet sur cette ténébreuse affaire peu connue du grand public.

     

    A L’ORIGINE : UNE VOLONTE DE CONTRÔLER LES MASSES

    Dès la Seconde Guerre Mondiale, et tout particulièrement depuis la guerre froide entre les Etats-Unis et l’Urss, les agences invisibles du gouvernement américain se sont lancées dans une myriade de programmes occultes et souvent totalement illégaux. Certains projets ont étudié les réactions d’un individu sous doses massives de LSD, d’autres se sont penchés sur l’espionnage par clairvoyance ou ont expérimenté les techniques de torture les plus efficaces. Mais un thème revient de manière quasi systématique lorsque l’on étudie les « Black Programs » américain : c’est celui du contrôle mental. Le Graal des cellules secrètes gouvernementales serait donc, selon les conspirationnistes, d’obtenir à tout prix la technologie qui permettrait de manipuler les réactions d’un individu et d’influencer ses actions ou ses décisions. Dans une logique militaire, il est vrai que le contrôle de l’esprit humain représente une forme d’armes absolue, imparable et implacable. Si un pays détenait un dispositif capable de conditionner le cerveau de l’ennemi, il pourrait en effet régner en véritable maître du monde ! Cela explique sans doute pourquoi des dizaines- voire des centaines- de programmes sur le conditionnement mental se sont développés ces soixante dernières années dans la confortable clandestinité des multiples bases top-secrètes de l’armée U.S.

     

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    Comme en témoigne le journaliste d’investigation Gordon Thomas dans son ouvrage « Les armes secrètes de la CIA », dans lequel il affirme qu’au cours de la période la plus intensive des « Blacks Programs », 149 projets sur le contrôle mental étaient financés simultanément ! Parmi eux le projet Montauk, un programme opérationnel dès le début des années 70 et installé dans les sous-sols de la discrète base de l’Air Force de Montauk, construite sur l’île de Long Island dans l’Etat de New York. Très actif durant la Seconde Guerre Mondiale, le site est alors semi-désaffecté et offre une couverture idéale pour la cellule opaque de Montauk, qui aménage des laboratoire à plusieurs dizaines de mètres de profondeur. A l’origine, la mission du projet est claire : poursuivre les phases d’expérimentation scientifique initiées depuis la seconde moitié du XXème  siècle sur le contrôle mental.

    *

    CONDITIONNEMENT MENTAL ET ONDES-RADIO PULSEES

     

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    En effet, les chercheurs des agences occultes s’étaient progressivement aperçus qu’une certaine fréquence d’ondes hertziennes pouvait perturber sensiblement le fonctionnement cérébral des personnes exposées au signal. Le programme Phoenix, conduit dans les années 60, avait déjà mis en évidence des changements d’humeur et de comportements sur des individus soumis à des micro-ondes et à certaines fréquences d’ondes radio. Certains devenaient violents ou au contraire somnolents, d’autres se mettaient à rire ou à pleurer, d’autres enfin sombraient dans un profond mutisme. Ainsi, des signaux émis sur une fréquence oscillant entre 400 et 425 mégahertz seraient parfaitement compatibles avec un conditionnement mental ! Ce n’est donc pas un hasard si les militaires de Montauk- baptisée depuis Camp Hero- car elle est équipée d’une antenne radar de modèle SAGE, un équipement déjà utilisé pour des expériences de conditionnement. Les premières études réalisées avec un matériel SAGE amélioré par les techniciens du projet Montauk débutent avec un objectif précis : réussir à contrôler les pensées et les comportements d’un sujet en le soumettant à une fréquence d’ondes adéquate. Selon Preston Nichols, qui a écrit pas moins de quatre ouvrages sur le sujet et affirme avoir directement participé au projet en tant qu’ingénieur, les expériences conduites sur la base de Montauk s’avèrent très rapidement fructueuses. La technique de conditionnement mental par ondes radio s’affine, même si entre-temps certains des « cobayes » exposés sont atteints de graves lésions cérébrales liées à une surdose de micro-ondes. Une fois parvenus à modifier sensiblement le comportement d’un seul individu, les techniciens renouvellent l’expérience avec un groupe de personnes de plus en plus important. Les essais sont là aussi un succès selon Nichols, ajoutant que de nombreux habitants des alentours ont été « testés » à leur insu, tandis que des agents gouvernementaux surveillaient discrètement leurs comportements et les éventuels effets secondaires.

    Au bout de quelques années, les scientifiques du projet Montauk seraient finalement parvenus à établir un tableau de contrôle complet des émotions humaines, chaque comportement étant identifié par un signal d’ondes prédéfini, chaque individu répondant à une « signature d’ondes » spécifique. La méthode semblait fiable, et les responsables du programme semblent être allés très loin pour s’en assurer : des expériences de conditionnement mental des masses auraient ainsi été ordonnées « sur le terrain » pour démontrer qu’il était possible d’influer sur le taux de criminalité d’une ville entière ou de provoquer dans certaines zones géographiques une recrudescence de suicides et de dépressions. Sur quelles régions américaines ces études ont-elles été pratiquées ? L’histoire ne le dit pas, même s’il est clair que les populations des Etats les plus proches de Long Island, (New Jersey, New York et le Connecticut), ont probablement payé le plus lourd tribut.

    *

    LA CHAISE DE MONTAUK : UN AMPLIFICATEUR D’EFFETS PSY ?

     

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    Le radar « SAGE » sur la base de Camp Hero

    Devant ces résultats stupéfiants, le temps était venu de passer à la vitesse supérieure ; il est demandé aux techniciens de Montauk de créer un dispositif permettant de contrôler une pensée et de diffuser un signal de conditionnement mental dans n’importe quelle région du monde. En quelques mois, les ingénieurs vont au-delà de leurs espérances, bien aidés selon plusieurs observateurs par une mystérieuse technologie extraterrestre à base de cristaux et de bobines électromagnétiques. Ils mettent ainsi au point une machine capable de capter et de contrôler les pensées d’un individu à plusieurs centaines de kilomètres de distance. Baptisée « chaise de Montauk » - car l’expérimentateur doit s’asseoir sur une chaise inclinée bardée de capteurs reliés à de puissants ordinateurs » - le dispositif s’avère très vite encore plus puissant que les scientifiques ne l’imaginaient :

    « Ca ressemblait à un fauteuil de dentiste, la personne était assise là, avec un casque relié à d’immenses salles d’ordinateurs tout autour. Vous installiez un sujet « psychic » dans la chaise et il créait des pensées électro-magnétiquement dans ce dispositif ; elles pouvaient être amplifiées et conservées dans les ordinateurs afin d’être retransmises » confie Stuart Swerdlow, qui affirme dans plusieurs reportages télévisés avoir été l’un des testeurs de la chaise.

     

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    Représentation 3D de la chaise par un artiste

    Plus incroyable encore, lorsque des cobayes déjà exposés aux émissions d’ondes du radar SAGE prennent place sur la chaise de Montauk, leurs facultés psychiques sont comme décuplées et d’étranges phénomènes psy se produisent, notamment avec un sujet nommé Duncan Cameron. Preston Nichols dit avoir été témoin d’un incroyable évènement lorsque Duncan était sur la chaise de Montauk, placé en état de conscience altérée : la création de matière par la seule force de la pensée… Il semble que Duncan Cameron soit ainsi parvenu à faire apparaître plusieurs objets dans la base rien qu’en les visualisant dans son esprit. Les objets matérialisés étaient de plus en plus gros : un crayon, une caisse, une jeep militaire jusqu’à… un bâtiment entier ! « Parfois l’objet apparaissait comme un fantôme, parfois il était solide et palpable » précise Nichols, en constatant que la plupart des objets s’évaporaient une fois que Duncan était « débranché » de la chaise de Montauk ; seuls quelques-uns restaient de manière « permanente ». Ce matériel donnait également la possibilité de réaliser des expériences de télépathie – Duncan parvenant à transmettre ses pensées de la base de Montauk à une autre base de l’US Air Force située à plusieurs centaines de kilomètres – ainsi que des phénomènes de télékinésie avec déplacement ou destruction d’objets à distance.

    *

    PREMIERES EXPERIENCES TEMPORELLES

     

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    Grisés par une technologie si sophistiquée, les scientifiques de Montauk vont toujours plus loin dans les phases de tests puisque la chaise de Montauk offre la possibilité d’accroître les facultés psychiques des individus et de matérialiser des objets, ils souhaitent désormais l’utiliser pour créer… un vortex temporel ! C’est une nouvelle fois Duncan Cameron qui a pour mission de visualiser un tunnel d’espace-temps afin de le faire apparaître sur la base de Montauk. D’après Nichols, Duncan est ainsi parvenu à créer un portail temporel, maintenu en place par de puissants champs magnétiques. S’ensuivent plusieurs années d’études et de phases expérimentales sur les voyages dans le temps. Assis sur la chaise de Montauk, Duncan réussit à interférer avec des évènements passés et futurs, une des expériences consistant même à revenir à la date exacte de la fameuse expérience de Philadelphie- accomplie en 1943- une opération top-secrète devenue légendaire qui, en cherchant à rendre invisible un navire de guerre sur les radars, a engendré accidentellement un phénomène de téléportation aux conséquences dramatiques (de nombreux membres de l’équipage seraient morts lors de la phase de dématérialisation, d’autres seraient devenus déments en basculant dans une autre dimension). Selon divers témoins ayant assisté à ces scènes dignes d’un film de science-fiction à gros budget, il était possible avec les vortex créés par Duncan d’atteindre d’autres époques, d’autres mondes et d’autres dimensions.

    Voici comment Stuart Swerdlow décrit le portail temporel :

     

    « C’est comme un cadre immense… une technologie utilisant un miroir qui crée des fréquences vibratoires, lesquelles peuvent correspondre à des localisations spatio-temporelles, et vous marchiez littéralement en les traversant. C’est ainsi qu’ils téléportaient des gens à partir de Montauk ». Des vortex créés par Duncan auraient en outre relié le site militaire de Camp Hero à une base située sur Mars, où des très anciens artefacts auraient été découverts. Les tunnels temporels étaient également utilisés semble-t-il pour entrer en contact avec certaines civilisations extraterrestres…

    *

    LE MONSTRE DE MONTAUK

     

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    En juillet 2008, la ville de Montauk refaisait parler d’elle dans d’étranges circonstances : le cadavre d’une créature non-identifiée venait d’être retrouvé échoué sur la plage de cette modeste bourgade de Long Island ! Le « Monstre de Montauk », qui possède un étrange « bec de dinosaure », a fait couler beaucoup d’encre.  Créature marine inconnue ? Animal préhistorique ? Monstre expérimental qui s’est échappé d’un laboratoire secret avant de se noyer (un centre gouvernemental de tests sur les animaux se trouve à proximité, le « Plum Island Animal Disease Center ») ? Si la créature n’a jamais pu être formellement identifiée- le corps ayant été emporté par un mystérieux anonyme avant que les forces publiques n’arrivent sur place- plusieurs paléontologues estiment qu’il s’agirait du cadavre d’un raton-laveur qui se serait décomposé dans l’eau. D’autres spécialistes parlent de la carcasse d’un porc, d’un chien ou encore d’une tortue sans carapace… On ne saura sans doute jamais avec certitude ce qu’était la créature de Montauk.

    *

    PRESTON NICHOLS : UNE MEMOIRE SOUS HYPNOSE

     

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    L’essentiel des informations dont nous disposons aujourd’hui sur le dossier Montauk provient de Preston Nichols, qui se dit avoir été le témoin direct des expériences en tant qu’ingénieur en radioélectrique et directeur technique des opérations ; il aurait alors été spectateurs de nombreuses scènes pour le moins… sidérantes. Les souvenirs sur sa participation au programme Montauk ne lui seraient revenus que plusieurs années après le démantèlement du projet, suite à une régression hypnotique. Il affirme avoir subi des lavages de cerveau réguliers entre la fin des années 70 et le début des années 80. Il travaillait alors le jour dans une entreprise d’électronique en contrat avec l’armée, avant de rejoindre la nuit les souterrains de la base militaire de Montauk pour améliorer et moderniser le dispositif d’émission d’ondes du radar SAGE, utilisé dans les expériences de contrôle mental. Le plus surprenant est que Nichols ne semble pas avoir eu conscience à l’époque de sa double vie ; sa mémoire aurait été effacée après chaque mission ! En 1992, Preston Nichols décide de raconter sa version de l’histoire : il s’associe avec l’éditeur Peter Moon de Sky Books et publie (« The Montauk Project- Experiments in Time »). Le livre sera suivi de trois autres ouvrages apportant chacun un nouvel éclairage sur le dossier, et laissant entrevoir une vaste conspiration occulte des agences secrètes visant à contrôler les populations. Preston Nichols, qui dit avoir également travaillé sur des engins extraterrestres capturés par l’armée U.S, est membre de l’USPA (United States Psychotronic Association), un organisme dont les conférences traitent de multiples thématiques comme les médecines alternatives, les études sur les différents niveaux de conscience, les énergies éthériques ou encore… les voyages dans le temps.

    *

    LA FIN DU PROJET : DEUX VERSIONS CONFUSES…

     

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    Le projet Montauk s’arrête brusquement, en 1982 ou 1983 selon les sources. Les causes du démantèlement de cette cellule secrète demeurent floues et les versions divergent sur les conclusions à apporter à ce dossier. Pour certains spécialistes des « Black Programs », les scientifiques de la base de Montauk mirent brutalement fin aux expériences de la chaise de Montauk suite à un terrible évènement : une créature inconnue se serait soudainement matérialisée sur le site de Camp Hero, causant d’énormes dégâts matériels et humains. Pris de terreur en voyant que le monstre ne se dématérialisait pas même après avoir coupé l’alimentation électrique, les techniciens n’eurent d’autres choix que de détruire l’émetteur du dispositif pour qu’enfin l’horrible bête retourne dans les limbes. Certains enquêteurs estiment qu’il s’agit d’un acte de sabotage délibéré : un des testeurs aurait fait apparaître cette créature par visualisation pour semer la panique dans la base et mettre fin au programme.

    Après cet évènement, les scientifiques survivants et complètement traumatisés auraient rapidement abandonné la base et stoppé définitivement le projet Montauk. D’autres observateurs apportent une version très différente de l’histoire : ils racontent qu’à force de multiplier les expériences de voyage dans le temps, les scientifiques auraient fini par créer des paradoxes temporels pouvant engendrer de graves répercussions sur le fonctionnement du monde. Le dispositif aurait alors été détruit et les failles temporelles ensevelies sous la base militaire, à plusieurs centaines de mètres dans les entrailles de la terre. Quoi qu’il en soit, les responsables du projet Montauk se sont certainement retrouvés face à une complication dramatique pour être contraints de démanteler en quelques semaines un programme aux enjeux si fantastiques. Rendu à la Commission des Parcs de l’Etat de New York en janvier 1986 et ouvert au grand public en septembre 2002, la zone englobant l’ancienne base militaire de Montauk distille toujours un entêtant parfum de mystère.

    Les nombreuses entrées bouchées au béton de ce qui semble être un secteur souterrain, les bunkers et les tunnels, vestiges de la Deuxième Guerre Mondiale, ne font qu’ajouter au mythe. Les visiteurs s’engagent dans les allées du parc de Montauk et flânent souvent aux abords de la base radar désaffectée de Camp Hero, espérant y glaner une trace encore perceptible du projet Montauk. Mais si le fameux radar SAGE est toujours en place, on peut imaginer que les agences secrètes se sont assurées avant leur départ d’effacer toute empreinte de leurs sombres activités sur le contrôle mental et les voyages dans le temps.

    *

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    Source- Revue Mondes Etrange N°10/janvier 2011 par Benjamin Domis

     

    logosite

    Quelques liens :

     

    http://www.esoterisme-exp.com/Section_dossier/Terre_creuse/TerreCreuse.php?page=menu11

    http://www.conspirovniscience.com/montauk.php

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    LE VOYAGE DANS LE TEMPS

    Utopie fascinante ou une réalité à venir… ?

     

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    En août 1901, deux Anglaises, Miss Moberly et Miss Jourdain décident de visiter Versailles pour la première fois. Elles se dirigent ainsi vers les jardins du Petit Trianon, où se trouve le fameux Hameau de la Reine. Elles parcourent les allées ombragées, tout en croisant de nombreux visiteurs. C’est alors qu’elles vont connaître une aventure extraordinaire qui va bouleverser leur vie. En effet, les deux Anglaises vont franchir les barrières du temps et se retrouver à l’époque de Louis XVI et de Marie-Antoinette, en 1789. Puis, un deuxième voyage dans le temps reproduit le même phénomène, lorsque Miss Jourdain retourne à Versailles, le 21 janvier 1902.

     

    Cocteau écrira : « leur aventure est sans doute la plus considérable de toutes les époques et il est dommage que la science répugne à ces phénomènes exceptionnels, car sinon elle en éclairerait considérablement sa lanterne ». « Il paraîtrait, écrit encore Cocteau, qu’une récente découverte apporte la preuve que le kiosque vu par les dames d’Oxford aurait été prévu et jamais exécuté par le jardinier paysagiste anglais de la reine Marie-Antoinette, en 1789. Cela compliquerait l’énigme et lui vaudrait un intérêt nouveau, celui du libre arbitre en tant que possibilités diverses composant la matière fixe que l’espace et le temps nous découlent. Ce qui aurait pu être ou ce qui pourrait être possédant de par ce principe, la même puissance projective que ce qui a été ou que ce qui est ».

     

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    Avec cette hypothèse le débat va plus loin, puisqu’il admettrait l’existence visuelle du kiosque décrit avec précision par les demoiselles, que celui-ci ait été ou non matérialisé. Interrogé, paraît-il, sur l’histoire de ces deux Anglaises, Einstein aurait répondu : « Alors, si c’est vrai, elles ont trébuché dans le temps ! ». Ainsi pour lui, on peut « trébucher dans le temps comme on rate une marche d’escalier ». Il peut donc arriver que des personnages du passé viennent ainsi s’égarer dans notre présent et parmi nous. Rappelons que les physiciens en construisant la première bombe atomique ont inventé sans le vouloir la « thermogravure », comme une signature inscrite dans les choses qui témoignent, puisque après le flash inouï d’Hiroshima qu’on a comparé à « dix mille soleils », des ombres ont arrêté le temps. Un soldat a, en effet, laissé son ombre sur le mur.

     

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    Ombre d’une vanne portée par la chaleur, trois mois après l’incident, sur un réservoir

    De même, les réservoirs de l’usine à gaz de Hiroshima portent toujours les ombres de l’explosion. Bien des auteurs de science fiction ont développé le thème du voyage dans le temps, sans que les physiciens n’envisagent l’éventualité d’un tel voyage, même si la relativité en admet le principe théorique. Selon Einstein, en voyageant plus vite que la lumière, on remonte dans le temps. Il est donc possible d’envoyer des signaux dans le passé. Pourtant, si la physique moderne tient la vitesse de la lumière pour une barrière infranchissable, on a pourtant réussi à faire voyager une particule plus vite que la lumière. La plupart des expériences sur le franchissement de la vitesse de la lumière font appel à l’effet tunnel permettant ainsi à certaines particules subatomiques de passer à travers un mur sans faire de trou. Quelle étrange propriété que celle de l’effet tunnel ! Quand des particules de lumière, des photons, traversent le tunnel, elles voyagent plus vite que la lumière… Comme le déclare un physicien : « c’est comme si l’espace avait disparu dans la barrière ».

     

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    Mais la théorie de la relativité débouche sur le paradoxe du voyage dans le futur. C’est pourquoi dès les années trente, le physicien français Paul Langevin imagine un voyageur quittant la Terre avec une vitesse inférieure à celle de la lumière. Le voyageur s’éloigne pendant un an, fait demi-tour et revient. Pour lui, mesuré avec les horloges qu’il possède à bord, le voyage a duré deux ans. A son arrivée, il trouve la Terre vieillie de deux siècles. Il a effectué un bond dans l’avenir. Mais si l’on pense que c’est la Terre qui s’éloigne à une grande vitesse et non pas le voyageur, ce serait dans ce cas la Terre qui resterait jeune, tandis que le voyageur est, en effet, le seul à subir une accélération. Ce paradoxe a été vérifié expérimentalement à plusieurs reprises. Des horloges embarquées à bord d’une fusée ou d’un avion ont, en effet, enregistré des décalages de temps par rapport à celles restées au sol. Une autre expérience a montré que le temps ne s’écoule pas exactement à la même vitesse au sommet d’un gratte-ciel et au rez-de-chaussée d’un immeuble, puisque, nous disent les physiciens, le champ gravitationnel n’est pas tout à fait le même aux deux endroits. La différence a été détectée au moyen d’horloges atomiques capables de mesurer un intervalle d’un mille milliardième de seconde.

    Le deuxième paradoxe est celui du temps à rebours, puisqu’il concerne la possibilité théorique d’un voyage dans le passé. Si l’objet (même si on ne sait pas quelle est sa réalité physique) va nettement plus vite que la lumière, il voyage alors dans le passé. Remonte-t-il le cours du temps comme un saumon remonte la rivière ? Inutile de dire que ces questions suscitent de vives polémiques. Cependant comme l’écrit Thomas Hardy, dont la pensée s’applique à ce que nous dit la physique quantique d’aujourd’hui : « Si bien des choses sont trop extraordinaire au point de ne pas être vraie ».

     

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    Vue d'ensemble des installations du LHC (Large hadron Collider/Grand collisionneur d’hadrons) du CERN à Genève

    En 1995, il y eut une première mondiale, celle de l’antimatière, lorsque neuf atomes d’anti-hydrogène ont été créés au Centre Européen pour la Recherche Nucléaire (CERN) à Genève. Cette antimatière pourrait alors être utilisée comme une source d’énergie fabuleuse ou comme système de propulsion pour des vaisseaux intersidéraux, à l’image du vaisseau de la série « Star Trek ». Par conséquent, commencera l’ère des voyages dans le temps. Un pas décisif vient tout juste d’être franchi, car, des chercheurs ont réussi à téléporter des particules. Alors pouvons-nous jouer à Mr Spock, le héros de Star Trek ? Seulement en considérant que l’on sache déjà téléporter un atome, l’Homme en totalise 10 puissance 30. Mais l’état d’un photon (particule qui compose la lumière) est transmis à des kms, sans aucun support matériel, sans onde. Autrement dit- on a réussi à téléporter l’état quantique d’un photon, c’est-à-dire sa carte d’identité en quelque sorte. Au début des années 80, l’équipe d’Alain Aspect, à Orsay, a montré de manière irréfutable que les particules interagissaient à grande distance, sans l’aide d’aucune « entité cachée ». L’aventure de la téléportation commençait. Donc l’énergie peut voyager sans aucun support matériel, puisque les particules restent corrélées en physique quantique (c’est-à-dire subatomique) à distance. En d’autres termes, photocopier la matière est devenue réalité. Et l’on sait désormais qu’aucune loi physique n’interdit la téléportation.

     

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    L’Enterprise de la série Star Trek. Sa spécialité : la téléportation

    Dans les années soixante, Star Trek avait popularisé l’idée, pourtant, saugrenue de la téléportation. Alors un jour on pourra sans doute téléporter un homme. Mais : « ce n’est pas vraiment un clone qui réapparaîtrait. Cela ne marche pas comme un fax dont on garderait l’original. Non, dans la téléportation, l’original est obligatoirement détruit. Il faudra donc que l’homme en question accepte de mourir dans un monde pour réapparaître dans un autre, mais dans quel état ? » (Professeur Dan B.Ostrowsky). Il est intéressant de remarquer que le non clonage quantique nous interdit de faire la copie conforme d’une personne. De nouvelles découvertes expérimentales ont relancé le débat sur la possibilité d’un voyage dans le temps. Si la plupart des physiciens restent sceptiques, certains envisagent très sérieusement la possibilité de remonter le temps ou d’aller à l’autre bout de l’univers en un clin d’œil. C’est pourquoi il est légitime de définir l’antimatière comme de la matière qui remonte le temps. La science rattrape la science-fiction avec une cinquième dimension et des univers parallèles. Par exemple, on ne cherche plus la masse manquante de l’univers : on nous dit qu’elle est collée sur un univers parallèle. Ainsi, l’antimatière couramment fabriquée au CERN, remonte le temps. Et il est probable que tout se déroule à l’envers.

    Et si voyager dans le temps n’était pas la seule possibilité ? Dans Star Trek, le voyage d’un bout à l’autre de la galaxie a l’air d’un jeu d’enfant, puisque un télé-transporteur dématérialise le capitaine Kirk et le transporte à la surface de n’importe quelle planète. En réalité, le plus étrange, c’est qu’à une vitesse supérieure à celle de la lumière, on remonte le temps. Après tout si nous voyageons à une vitesse proche de celle de la lumière, nous pouvons aller virtuellement partout dans l’Univers en un instant, comme le Vaisseau Enterprise de Star Trek. Seulement voilà, pendant que le voyageur fera l’aller-retour, le temps aura passé beaucoup plus vite sur Terre.

     

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    Scène de téléportation sur le vaisseau Enterprise

    Il faut rappeler que pour Einstein, la présence d’un corps très massif accentue la courbure de l’espace ce qui, en apparence, « raccourcit » les dimensions pour un observateur donné. Tout se passe comme si les étoiles étaient des billes de métal dispersées sur un drap qui n’est pas trop tendu. Chaque bille déforme le drap autour d’elle. « Plus il y a de billes sur le drap, plus il est déformé et plus la distance d’un bord à l’autre décroît. C’est un peu ce qui se passe dans la réalité : plus une étoile est lourde, plus elle déforme l’espace autour d’elle ». Comme nous l’avons dit les personnages à bord du vaisseau spatial de Star Trek sont « télé-transportés ». Des expériences actuelles laissent espérer que la science rattrapera la fiction. Un chercheur a calculé que s’il y avait un moyen de compresser l’espace-temps juste devant un vaisseau spatial et de le décompresser derrière lui, cela marcherait ! Autrement dit en déformant l’espace-temps, la distance est éliminée et le voyage devient instantané. Mieux, a-t-on affirmé, le temps reste le même, pour les voyageurs et pour les personnes restées sur Terre.

    Alors il n’y a pas de « déficit de temps » et le voyage interstellaire devient possible.

    *

     

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    En octobre 1943, la marine américaine tenta une expérience « top secrète », nommée Operation Rainbow, dans le port de Philadelphie. Les marins du destroyer Eldridge furent soumis à un champ magnétique très puissant qui fit disparaître le navire pendant quelques instants. Or, on apprend que le bouillonnement de l’eau et l’ionisation de l’air environnant entrainèrent des perturbations « dimensionnelles », alors qu’on cherchait seulement à créer l’invisibilité de l’Eldridge en courbant la lumière, afin d’obtenir l’effet de « mirage » désiré !

    Alors les marins sont-ils entrés dans la cinquième dimension ?

    En janvier 1995, Gunther Mimtz affirma avoir réussi à faire voyager des micro-ondes plus vite que la lumière en transmettant des bribes de la quarantième symphonie de Mozart à 4,7 fois la vitesse de la lumière sur une distance de douze centimètres. A l’appui de sa thèse, il passa une cassette du signal, et les participants purent entendre quelques notes ! Pour cela, Mimtz utilise une machine qui fait appel à l’effet tunnel. Certains physiciens conviennent qu’il est possible qu’il existe des mondes parallèles à « quelques dixièmes de millimètres de nous ». Et certains de préciser « des dimensions temporelles enroulées seraient des machines à remonter dans le temps ». Donc le temps ne se déroule plus : il est enroulé sur lui-même. Autrement dit, on remplace la flèche du temps par une boucle. Rappelons que selon la physique, trois flèches du temps distinguent effectivement le passé du futur : « ce sont les flèches thermodynamique, direction du temps dans laquelle nous nous souvenons du passé et non pas du futur ; et cosmologique, direction du temps dans laquelle l’univers se dilate au lieu de se contracter ».

    Il faut également mentionner qu’en 1929, Edwin Hubble fit une découverte cruciale : où que nous regardions, les galaxies lointaines s’enfuient rapidement. En d’autres termes, l’Univers est en expansion. De même, c’est parce que la vitesse de la lumière est limitée dans le vide qu’aucun évènement auquel nous assistons dans l’Univers, nous est contemporain. Comme cela a été dit, d’Andromède par exemple, on pourrait voir aujourd’hui l’éveil de l’humanité sur notre planète. Alors comment faire demi-tour dans le temps ? Le physicien  américain John Wheeler avait déjà appelé, dès les années 1960, des wormholes, littéralement des « trous de ver » par analogie avec les tunnels que creusent les vers pour traverser le sol. Dès que l’on trouve un trou de ver, on peut toujours l’utiliser pour réaliser une machine à voyager dans le temps. Car le passage instantané permet de dépasser la lumière. Et les trous de ver amplifient ce phénomène de renversement du temps. Cependant la grande majorité des physiciens estiment que construire une machine à voyager dans le temps est impossible.

     

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    La réplique du film « La machine à explorer le temps » de G. Pal en 1960

    Les auteurs de science-fiction ont souvent utilisé le paradoxe temporel. C’est le cas du voyageur temporel qui explore son passé familial et remonte dans le temps avant sa propre naissance. Il rencontre son grand-père, l’assassine, alors que celui-ci n’a pas encore eu d’enfants. Mais la contradiction est flagrante. Car le voyageur temporel ne peut donc revenir en arrière dans le temps pour assassiner son ancêtre. Alors la notion même de voyage dans le passé est contradictoire. Cependant des auteurs de science-fiction, tel par exemple H.G.Wells dans « La machine à explorer le temps », permettent à leurs personnages de voyager dans le temps tout en leur rendant impossible de changer le passé.

    Selon le professeur Régis Dutheil, il existerait un second univers symétrique au nôtre où les vitesses seraient supérieures à celle de la lumière. Dans cet univers la notion du temps n’existerait plus puisque l’on pourrait se déplacer d’une manière instantanée dans le passé, le présent et le futur. On retiendra aussi le principe de Mach, qui pourrait s’énoncer comme suit : « la totalité de l’Univers est présente d’une façon ou d’une autre à chacun de ses endroits et à chacun de ses moments ». Ainsi un observateur situé dans n’importe quelle galaxie se croit au centre de l’Univers. Et ce centre est situé partout et nulle part. D’ailleurs en application de ce principe, le pendule de Foucault oriente ses oscillations en fonction de l’Univers tout entier et non de l’environnement terrestre et astronomique local.

    S’il paraît prudent d’écarter la possibilité de détection et de contacts extragalactiques, compte tenu des distances incommensurables, il n’est pas interdit d’envisager que d’éventuelles civilisations nous « visitent », au moyen d’un procédé instantané. La distance ne semble pas avoir d’importance, que ce soit de quelques mètres ou par exemple de la Terre à une autre planète d’un autre système stellaire à plusieurs années-lumière, la téléportation doit être instantanée. Mais la téléportation d’organismes vivants est trop complexe. Autre objection : on ne peut pas écarter le risque que l’esprit de l’individu téléporté ne soit pas reproduit ou ne le soit pas entièrement, ou encore ne soit pas conforme à l’original. Alors serait-il possible que des extraterrestres dotés d’un psychisme très supérieur, aient résolu ces difficultés en procédant à des sortes de bilocation, créant instantanément des hologrammes représentant des doubles d’humanoïdes et d’engins d’exploration utilisés sur leurs planètes, par exemples en forme de disques ou de fusées. Rappelons que la bilocation est le fait de se trouver à deux endroits en même temps.

     

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    Or sur Terre, la bilocation a été constatée par des témoins dignes de fois concernant saint Antoine de Padoue, Catherine de Sienne, Don Bosco, mère Yvonne Aimée de Malestroit et le padre Pio. En téléportation, le rôle du psychisme serait pratiquement inopérant, tandis qu’en bilocation, c’est lui qui déclencherait l’hologramme constituant un double du sujet dans un endroit déterminé à l’avance. Ici pas de risque de modification du corps ni de l’esprit du sujet lors de la duplication. Pour Freeman Dyson de l’université de Princeton, nous allons déceler un jour une activité extraterrestre. Il s’agira sûrement d’une détection de flux de communications et d’activités liées à la manipulation de matière et d’énergie à l’échelle de plusieurs planètes… Cest pourquoi les voyageurs temporels remplaceraient alors les extraterrestres. Désormais sont privilégiées les variantes comme celles des machines à remonter le temps, la terre actuelle servant de « musée historique » vivant à nos descendants du futur qui reviendraient nous observer subrepticement sans, surtout, interférer avec notre réalité, ce qui mettrait leur propre existence en péril !

    Alors si une civilisation avancée pouvait construire une machine à remonter le temps, pourquoi ne pas envisager celle-ci en utilisant des projections astrales pour venir sur Terre, mais tout en reconstituant leurs composants à l’arrivée, à partir d’éléments trouvés sur place ? En résumé, Richard Feynman, prix Nobel 1965 de physique, décrit le positron comme un électron qui recule dans le Temps. D’autres physiciens postulent un univers qui recule dans le Temps par rapport au nôtre. Norbert Wiener, l’inventeur de la cybernétique, envisage la même possibilité. Finalement comme l’écrit le physicien Olivier Costa de Beauregard : « L’univers matériel étudié par la physique n’est pas le Tout de l’univers, mais il masque, démontre et laisse entrevoir l’existence d’un autre Univers, bien plus primordial, de nature psychique, dont il serait comme une doublure passive et partielle ». Enfin d’après Jacques Bergier, il existerait des « maîtres secrets du temps » qui semblent bien être venus du futur pour vivre à notre époque ou aux siècles passés. Et ces dépositaires de la science du futur ont laissé filtrer une partie de leur connaissance supérieure à l’époque qu’ils avaient choisi de visiter.

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    Source- Revue Mondes Etranges n°6 de janvier 2010

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    LA MACHINE A VOYAGER DANS LE TEMPS

     

     

    Il est difficile de rester raisonnable quand on s’attaque au mystère du Temps. Quelqu’un a dit : le Temps c’est Dieu, car il est infini, éternel, inconnaissable et tout-puissant. Les dimensions, les notions, tout ce qui est matériel et tout ce qui ne l’est pas, tout peut disparaitre, sauf le Temps qui défie le néant lui-même. Le Temps bleu ou noir, indestructible et patient, tissé de silence et d’inaccessibilité, indomptable.

      

    Dans le domaine scientifique, le Temps est une inconnue qu’on interprète et accommode avec toujours, en fin de compte, une erreur inévitable. Nous ne savons absolument pas en quelle année nous vivons, 19XX-19YY-19ZZ  sont des approximations appuyées sur une incertitude majeur : la date de naissance du Christ. Le Voyage dans le Temps appartient à certaines nécessités mythiques comme l’amour, le rêve, le désir de voler dans l’espace, de gouverner le monde, de punir les méchants et de récompenser les bons. De tous ces vieux désirs, il est le plus tenace et le mieux ancré car dans tout les temps, passés, présents et futurs, il n’y eut, il n’est et il ne sera jamais un homme n’aspirant à un retour sur la chaine de vie.

    Redevenir jeune, revenir seulement une heure, une minute en arrière, miracle auquel s’accroche le malheureux qui tombe dans un précipice, qui voit bondir sur lui l’auto meurtrière ou s’écrouler, frappé à mort, l’ami qu’il aurait pu sauver. Le Voyage dans le Temps est possible, mais, et c’est là ce qui prouve son caractère absolument exceptionnel, il est possible pratiquement et impossible en théorie. Par le cinéma, par le disque, par la pensée, par le rêve. L’homme peut, sinon se projeter dans le futur, du moins se retrouver ou cheminer dans le passé. Ce ne sont là que des évasions spirituelles ou sensorielles auxquelles notre corps ne  participe pas.

     

    Le rêve seul offre l’illusion du voyage réel, avec sensations physiques parfaitement imitées (et souvent parfaitement réelles) : la rose émet son parfum, le coup de canon est assourdissant, le café est amer ou délicieux, la femme que l’on admire est adorablement belle, la volupté que l’on ressent est matériellement vraie. Notre subconscient connait donc un mécanisme scientifique pour se déplacer dans le Temps alors que la science expérimentale, à l’état de veille, ne connait qu’un autre mécanisme, loin d’être aussi dynamique. Mais le mécanisme du subconscient, le Voyage dans le temps du rêve, ne peut être accompli sur commande, il est fortuit. Il n’est aussi illusion et ne ressuscite la vérité du Passé que par des fantasmes et des apparences. Dans le rêve, tout est faux, arbitraire, mesures de distances, temps, opacité, pesanteur, sens logique. Trois vérités seulement sont absolues : le rire, les larmes, la jouissance, et c’est pourquoi le rêve est malgré tout imparfait et que la nécessité du Voyage dans le temps à l’état de veille a toujours hanté les hommes. Parcourir la chaine du Temps présente pour le moment de grandes impossibilités techniques et aussi des impossibilités théoriques dont même les auteurs de science-fiction n’ont pu venir à bout. La science cependant résoudra ce problème – peut-être l’a-t-elle résolu autrefois – puisque déjà la contraction du temps par la vitesse permet d’échafauder des hypothèses de moins en moins invraisemblables.

     

    Le voyage dans le Temps n’est pas lié seulement à la curiosité des hommes, il se rattache à la conquête spatiale. L’étoile la plus proche de la Terre, Alpha du Centaure, est en effet à 4, 5 années-lumière, ce qui, à la vitesse de 36000 km/heure représente déjà un voyage de 130000 ans (2600 ans à 1800000 km/heure). Soit une impossibilité pratique. Pourtant, il semble que les astronautes des OVNI, aient trouvé la solution du problème, soit en contractant le temps, soit en contractant l’espace. Actuellement, aucune donnée scientifique ne permet d’imaginer une telle hypothèse, mais nous avons la prémonition, la certitude même que le temps et l’espace du voyage seront un jour vaincus et que les hommes sauront aller en une fraction de seconde jusqu’aux lointaines frontières du Cosmos. Peut-être par une opération mathématique, peut-être par désintégration, réintégration et transmission de la personnalité à la vitesse de la pensée, qui est infiniment plus grande que celle de la lumière, c’est-à-dire à la vitesse zéro.

     

    L’INGENIEUR EMILE DROUET

     

    En attendant cette lointaine échéance un seul essai sérieux a été tenté par un français, l’ingénieur astronome Emile Drouet. Pendant des années – à dater de 1946 – nous avons participé avec une chimiste, Melle Lucile Berthelot (parente de Marcelin Berthelot), et un lieutenant de l’armée de l’air, aux travaux d’Emile Drouet. Un tableau synoptique accroché au mur de notre studio nous rappelait les premières bases de départ :

    Vitesse Zéro = éternité

    300000 + x = passé

    Zéro—x = futur

    Très vite, le problème de 300000 + x s’était changé en absurdité apparente.

     

    Imaginons un canon braqué sur notre poitrine. On introduit dans le canon un obus qui va être (c’est toujours l’hypothèse) propulsé à la vitesse de plus de 300000 km/seconde. Que va-t-il se passer ? Allons-nous être transpercé, volatilisé désintégré ? Non, Dépassant la vitesse de la lumière, l’obus va retourner dans le passé, c’est-à-dire qu’il va retourner dans la main du servant, dans l’obusier, dans l’arsenal, dans l’usine, dans la mine. Il ne sortira jamais de la volée (le tube) et nous serons sains et sauf.

     

    Mais comment concevoir ce départ de l’obus à 300000 km/seconde ?

     

    En « réalité théorique », les choses ne se passent pas ainsi, mais de toute façon il était techniquement impossible, de 1946 à 1951, d’imaginer un solide atteignant ou dépassant la vitesse de la lumière. Et plus impossible encore – si l’on peut dire – d’aller à la vitesse zéro et plus lentement que le zéro à l’heure. (Ne jamais oublier que la vitesse zéro existe pas dans l’univers). Voici comment Emile Drouet établit d’abord son projet et ensuite une maquette.

    En bref, la Terre tourne sur elle-même et autour du Soleil. L’ensemble tourne en spirale dans le Cosmos à destination de l’Amas d’Hercule où notre galaxie ira s’abimer dans x  millions ou milliards d’années. En synthétisant à l’extrême, la Terre s’achemine de la Nébuleuse originelle à l’amas d’Hercule. Le temps, bien entendu, est immuable (Pour Dieu éternel tous les temps sont présents. On ne saurait admettre l’Eternité si on lui fixe un commencement et une fin, un Passé et un Futur) et c’est nous qui passons, nous, le globe, les montagnes, les océans, les cités, les maisons, les hommes, comme si, sur une chaine vibratoire, une succession d’images naissaient et mourraient sans relâche. Cette chaine vibratoire, infinie, parait couler comme un paysage vu d’un train alors que seul le voyageur, en réalité se déplace.

    Sur le trajet Nébuleuse-Amas d’Hercule, autrement dit Ponex-Apex, la Terre se situe par exemple au chiffre de l’année 1000 pour le siècle de la Grande Peur, 1789 pour la révolution, 1914 pour la Grande Guerre.

     

    Admettons que nous entreprenions de voyager dans le passé jusqu’à l’an mille. Que va-t-il se passer ? Nous devons quitter notre XXI° siècle à bord d’une fusée spatiale très rapide, perpendiculairement au plan de l’écliptique en direction du Ponex jusqu’au point théorique où se trouverait la Terre de l’an mille. Mais nous ne la verrons point. En effet, nous sommes accordés sur une longueur d’onde-temps en perpétuelle croissance et nous ne percevons que les êtres et les objets accordés à cette longueur d’onde.

    Par exemple, l’homme H = 29 – I – 19XY – 23 h 52’ 24’’ 18/100+  ne peut s’intégrer que dans l’univers-temps de même valeur. Et il change d’univers continuellement à un certain rythme inconnu de périodes-seconde (1/15 pour la perception rétinienne) qui le fait mourir x fois par seconde et ressusciter autant de fois. Cela s’appelle vieillir.

    Donc, nous sommes dans la Ponex, aux portes de l’an mille dont il faut accrocher la longueur d’onde-temps. Un second vaisseau spatial qui a suivi le nôtre possède à bord un radar à modulation de fréquence qui nous met en accord avec cette longueur d’onde-temps de l’an mille (ou avec une harmonique). Immédiatement nous quittons notre XXI° siècle, nous le perdons de vue et nous apercevons le royaume français du roi Robert le Pieux où notre fusée, qui a subi la même transformation que nous, peut se poser.

    Voilà le premier stade du Voyage dans le Temps, expliqué de façon quelque peu romanesque, car les dossiers de l’ingénieur Drouet ne s’adressent pas à un large publie :

     

    L’appareil est libéré, sur place, de la pesanteur par une double rotation engendrant l’accélération centrifuge composée de l’effet de Coriolis, laquelle est perpendiculaire aux axes horizontaux d’une batterie de gyroscopes disposés à l’intérieur. Il faut, mais il suffit que cette force centrifuge soit égale à la pesanteur = I G.

    Condition réalisable par application de la formule :

     

    Je  =  m(2  xr   sin   a  Vr) 2

    ----------------------------

    R

     

    dans laquelle Jc est l’accélération composée, m, la masse des corps soit P= 0’1 tandis que 2 xr exprime la vitesse angulaire de rotation du corps, d’où l’on déduit…

    Ce court extrait n’est que la préfiguration la plus sommaire d’un exposé qui recouvre 200  pages de papier quadrillé.

     

    Ce voyage dans le Passé était un voyage sans retour. Le projet définitif prévoyait un Tore astronautique, ancêtre et père des OVNI, déjà réalisé en maquette en 1946, comme en témoignent plusieurs journaux (Dont Jeudi-Magazine, n° 19, du 10-10- 1946). Ce tore, propulsé de l’équateur par la force centrifuge de la Terre, était un engin parfaitement réalisable, infiniment plus rationnel, plus « intelligent », plus scientifique que les satellites.

    A bord du Tore d’Emile Drouet, se trouvait le radar à modulation de fréquence qui faisait corps avec l’engin et s’accordait avec lui, permettant des raids vers l’Apex ou le Ponex sans nécessité de revenir à la base. La seul base fixe, obligatoire, figée dans le Temps et dans le Cosmos était l’énergie du vide – comme dans l’agravitation – qui existait aussi bien en l’an 1000 qu’en l’an  -- 250000.

    Nous vous ferons grâce des détails techniques, qui furent étudiés par James Forrestal, pour un projet de satellite terrestre américain, et par le Centre de Recherches Scientifiques de Meudon.

    On réalisera l’importance de la découverte de l’ingénieur Drouet en sachant que son Tore astronautique de 200 mètres de diamètre (là se trouvait peut-être l’écueil, encore que la résistance des matériaux eût été sévèrement calculée), ce Tore donc, pourvu de gyroscopes, tournait sur le un lac équatorial et était propulsé par la force centrifuge terrestre à la vitesse  initiale de 108000 km/heure sans accélération. Ces 108000 km/heure sont exactement la vitesse de la rotation de la Terre autour du soleil. Nous nous en accommodons fort bien.

    Ainsi se trouvait résolu, théoriquement, le problème du Voyage dans le temps. Le milliardaire Williamson, roi du diamant, fut contacté pour la réalisation du projet Drouet. Son coût, en 1946, était de 2 milliards de franc et, il faut bien le reconnaitre, avec des risques immenses d’échec qui effrayèrent M. Williamson. Une telle entreprise ne pouvait être envisagée qu’à l’échelle d’une grande nation.

     

    LA VICTOIRE DE WATERLOO

     

    La maquette du Tore Astronautique ne connut qu’une heure de gloire : sur le plan d’eau d’une sablière à Vigneux-sur-Seine, à l’intention des photographes. A vrai dire, cette solution du Voyage dans le Temps laissait subsister de nombreux points obscurs. Revenons à notre hypothèse : les Voyageurs du Temps vont sur la Terre de 1815, à Waterloo, guident Grouchy vers le champ de bataille, déroutent Blûcher et donnent la victoire à Napoléon. Allons plus loin : nos Voyageur vont en l’an 1769 et assassinent Bonaparte enfant ; Napoléon n’existera jamais ! Comment concilier l’inconciliable, ce qui fut avec ce qui ne fut pas ? Napoléon victorieux alors qu’il fut battu ? L’ingénieur Drouet ne voulait pas entendre parler de cette évidence absurde, et se cantonnait dans son rôle d’ingénieur astronome.

    Vous me parlez philosophe, disait-il, et je ne suis pas un philosophe !

    Si bien que pour demeurer dans la logique et pousser jusqu’au bout l’expérience, nous dûmes échafauder une théorie fascinante : les harmoniques de la chaine vibratoire de vie. L’histoire des hommes, la vie des hommes se déroulerait sur une chaine vibratoire de vie ou chaine principale.

     

    Sur cette chaine – pour prendre le cas de Napoléon, - nous trouvons le coup d’Etat du 18 Brumaire – Bonaparte 1 er Consul – couronné empereur – la victoire d’Austerlitz – l’abdication de 1814  Waterloo en 1815 – la mort à Sainte-Hélène en 1821. Rappelons-nous les anciens postes de radio - ceux de 1927 – si peu sélectifs que l’on prenait une émission à la fois sur la longueur d’onde 522 mètres, et sur toutes les harmoniques de 522 : soit 696 mètres – 870 mètres – 1044 mètres, etc. On pouvait, en se branchant sur 1044 mètres, entendre en même temps un poème sur 1044 mètres, de la musique espagnole sur 870 mètres et une chanteuse d’Opéra sur 522 mètres. Cependant, à puissance égale d’émission, c’est le poème qui dominait les autres perceptions, musique et chant ne formant en somme qu’un fond sonore.

    Or, c’est ce qui se produit avec une vibration : Elles ont toutes des harmoniques et la Chaine de Vie a des harmoniques où Napoléon nait, gagne des batailles, en perd d’autres et meurt à Sainte-Hélène. Que les Voyageurs se déplacent dans le Temps, et ils atterriront mathématiquement sur un des harmoniques, lesquels sont en nombre infini. Sur cet harmonique, tout s’est passé comme sur la chaine principale, mais en pointillé si l’on peut, dire ou encore de manière révocable, car il ne s’agit en fait que d’une induction. Si l’on fait passer un courant propre à cet harmonique, c’est ce courant qui l’emportera.

     

    Sur l’harmonique n° 1, les Voyageurs du Temps pourront donc faire gagner Napoléon à Waterloo et, en 1821, il sera le Maitre du Monde.

    Sur une harmonique n°2, Bonaparte manquera son coup d’Etat, sera condamné à mort, gracié, envoyé en exil.

    Sur un harmonique n° 3, il échouera encore le 18 Brumaire, prendra la fuite et finira sa vie dans un monastère.

    Sur une harmonique n°4, les Voyageurs ont apporté un virus grippal avec eux et Bonaparte meurt à 8 ans. Napoléon n’existera jamais.

     

    Voilà peut-être résolu un problème qui arrête tous les théoriciens : retourner dans le Temps, modifier le déroulement de l’Histoire et pourtant conserver la vérité historique vécue. Là encore, les dossiers de l’ingénieur Drouet et nos propres notes n’empruntent pas exactement – tant s’en faut – au vocabulaire de cet article. Il était question de vérité absolue, de vérités relatives et de vérités en projection. Admettons, écrivait l’ingénieur astronome, la simultanéité des contraires et le principe des harmoniques de la Chaine de Vie, perceptibles dans l’astral sur l’écran d’un radar à modulation de fréquence…

     

    Le Voyageur dans le Temps – Passé et Futur – selon le projet Emile Drouet, se composait d’une première partie techniquement réalisable (ou qui sera dans un proche avenir) : le voyage vers le ponex et vers l’apex avec le Tore astronautique. D’une seconde parie incertaine : l’accord avec le radar à modulation de fréquence. D’une troisième partie hypothétique : la théorie des harmoniques. D’aucuns jugeront que ce voyage dans le Temps relève uniquement de la science-fiction. C’est partiellement vrai, pourtant le Tore astronautique d’Emile Drouet nous paraît plus scientifiquement valable que les fusées dans l’espace ou tous satellites. C’est un principe analogue qui, un jour, détrônera le système boulet du canon et alors peut-être songera-t-on à étudier et à mettre au point un accordeur d’ondes-temps. Et si déjà des Voyageurs du Temps étaient parmi nous ? S’ils se cachaient à l’intérieur du mont Shasta ? Il est curieux de signaler, ne fût-ce que pour les archives des temps à venir, que des théoriciens avancent cette hypothèse :

     

    On peut admettre que dans plusieurs siècles, voire même dans plusieurs millénaires, le Voyage dans le Temps sera une réalité et une possibilité pratique.

     

    Or, si par exemple, en l’an 5000 des hommes peuvent remonter le Passé ou parcourir le Futur, il devient il devient vraisemblable de penser qu’ils ont eu le désir ou la curiosité de s’intégrer à notre époque. Les OVNI sont peut-être le mode de locomotion de ces pirates du Temps ?

    Nos savants, les magnats du capitalisme, du marxisme et de toute puissance sociale ou politique, sont peut-être des Voyageurs du Temps. Ils agiraient soit dans de buts lucratifs, soit comme conducteurs éclairés. Comme le savoir.

     

    Semblables à Moïse, à Gerbert, à Jechiélé, à tous les grands initiés de l’histoire (qui étaient peut-être des hommes des années 5000 ? 10000 ? ou 1000000 après J.C.) ils tiendraient secret leur caractère, leur nature, leurs connaissances supérieurs en biologie et en physique transcendante, connaissances leur permettant d’usurper par induction psychique (en habitant l’intellect conscient ou le subconscient) la personnalité de Nixon et de Mao, ou de Chirac.

     

    A l’insu, bien entendu Voyage dans le Temps, des êtres dont ils violent le « moi » et dirigent l’action. De toute façon, induction ou incarnation, leur identité physique serait indécelable. Le Voyage dans le Temps, réalité de demain, nous donne la certitude que les voyageurs du futur sont parmi nous. S’identifiant à la Conquête du Cosmos, le Voyage dans le Temps, aussi longtemps qu’il ne sera pas résolu, constituera la Mur de la Défense que des forces supérieures semblent  avoir édifié entre l’homme et les connaissances sacrilèges. Mais l’homme n’a peur de rien, pas même de son destin tragique, et même s’il doit perdre une seconde fois sa part de Paradis, il forcera la porte interdite.

      

    CLAUDE BURKEL pour la taverne de l'étrange 

    Sources : Les grands Secrets de Chantelain.

    Mes recherches personnelles et celles de Robert Charroux- mai 2009

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