• insolite-a-londre-tour-jack-eventreur
     
    Une nouvelle théorie sur l’identité du célèbre tueur en série Jack l’éventreur a fait son apparition. Selon un chirurgien britannique, Wynne Weston-Davies, le tueur de Whitechapel était un journaliste.
     
     
    Près de 127 ans après son dernier meurtre, Jack l’éventreur n’en finit pas de faire parler de lui. Un nouveau suspect vient d'être désigné par un chirurgien britannique, Wynne Weston-Davies, dans son livre «The Real Mary Kelly». Pour lui, Jack l’éventreur s’appelait en réalité Francis Spurzheim Craig et aurait été un journaliste chargé des faits divers et de la justice. Rompu aux méthodes employées par les enquêteurs, il aurait utilisé son expérience pour leur échapper.
     
    Il y a plus de dix ans, Wynne Weston-Davies entamait des recherches généalogiques dans les Archives nationales pour retrouver une tante disparue. Il s’est alors rendue compte que son aïeule n’était autre que Elisabeth Weston Davies, la véritable identité de Mary Jane Kelly. Soit la dernière victime du tueur de Whitechapel, assassinée le 9 novembre 1888. Une découverte qui s’est faite par pur hasard, rapporte le journal anglais «The Telegraph».
     
    Chronologie interactive de l'affaire Jack l'éventreur
     
    Quel rapport alors entre Mary Jane Kelly et le supposé meurtrier? Ils étaient mari et femme. Les quatre précédents meurtres n’auraient servi qu’à orienter les inspecteurs de Scotland Yard vers la piste d’un tueur en série. L’histoire du tueur de Whitechapel serait alors celle d’un meurtre passionnel. Mary Jane Kelly, prostituée, avait secrètement continué à vendre ses charmes après son mariage avec Francis Craig. Furieux, son mari l’aurait assassinée.
     
    Wynne Weston-Davies avance deux autres arguments pour étayer sa théorie. D’abord, Francis Craig habitait à sept minutes du lieu de la première scène de crime. Ensuite, après le meurtre de sa femme, il se serait suicidé en se tranchant la gorge avec une lame, soit la même méthode qu’utilisait l’Eventreur pour tuer ses victimes. Après la mort du journaliste, l'assassin n'a plus frappé. 
     
    L’EXHUMATION POURRAIT CONFIRMER LA THÉORIE
     
    «Je crois que l'exhumation de son corps va résoudre le mystère de l'Éventreur une fois pour toutes», affirme Wynne Weston-Davies au «Telegraph». Autorisée pour prouver le lien de parenté avec le chirurgien, l’exhumation de Mary Jane Kelly a été approuvée par le ministère de la Justice. Une première, car jusqu’alors, toutes les demandes similaires relatives à l’enquête ont été refusées. Si cette théorie se confirme, elle pourrait permettre de mettre enfin un visage sur le nom de «Jack the Ripper», un croquis de Francis Craig existant. Les théories sur Jack l'éventreur abondent : en 2014, un dénommé Aaron Kosminski avait été présenté comme un suspect potentiel.
     
    sang
     
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    En bleu, tracé de l'empreinte de pied logée dans l'argile  Photo :  Hakai Institute-Joanne McSporran
     
    Des archéologues de l'Université de Victoria ont découvert sur une île de la côte ouest du Canada une empreinte de pied qui pourrait dater de 13 200 ans. Ce serait la plus vieille empreinte jamais découverte en Amérique du Nord.   Le premier humain à fouler le sol d'Amérique du Nord est-il passé par la côte ouest de la Colombie-Britannique? C'est ce que semble indiquer l'empreinte de pied humain découverte par les archéologues de l'Université de Victoria, Duncan McLaren et Daryl Fedge. Ceux-ci effectuaient des fouilles sur l'île Calvert, une réserve naturelle gérée par l'Institut Hakai dans le détroit de Haida Gwaii sur la côte centrale.     L'archéologue Duncan McLaren a ressenti une vive émotion en voyant l'empreinte de pied.   « Les cheveux se sont dressés sur ma nuque. Passer la truelle sur les sédiments et voir apparaître ces orteils! » — Duncan McLaren, archéologue à l'Université de Victoria   Vieille de 13 200 ans   150622_js13g_archeologue_creusent_calvert_6  
     
    Daryl Fedge (agenouillé) et Duncan McLaren, archéologues de l'Université de Victoria, creusent les sédiments à marée basse  Photo :  Hakai Institute - Joanne McSporran   L'équipe a découvert l'empreinte à la fin de l'an dernier, figée dans une couche d'argile grise recouverte de plusieurs épaisseurs de sédiments. Les archéologues l'ont photographiée, et en ont soumis un minuscule morceau au laboratoire. Les résultats de la datation au carbone 14 révèlent que l'empreinte pourrait dater de 13 200 ans.   L'équipe de chercheurs est retournée sur les lieux ce printemps, et a découvert en tout 12 empreintes de pas, qui ont toutes été soumises à la datation par radiocarbone. Si les résultats initiaux sont confirmés, cette première empreinte serait la plus ancienne trace de pas humain à être découverte en Amérique du Nord.   Les empreintes d'humains : très rare dans le monde   La découverte génère un grand intérêt au sein de la communauté scientifique et archéologique internationale. D'abord parce que si les empreintes de dinosaures et d'animaux abondent, les traces de pas humains sont plutôt rares. Moins d'une centaine de sites qui en contiennent ont été découverts de par le monde.   « On trouve souvent des outils, ou des os d'animaux, mais trouver une empreinte de pied, c'est tellement excitant. » — Duncan McLaren, archéologue à l'Université de Victoria   Cette découverte pourrait apporter un indice important aux théories expliquant la migration vers le sud des premiers peuples sur le continent.   La plus vieille empreinte de pied humain date de 3,5 millions d'années. Elle a été découverte par la paléoanthropologue Mary Leaky en Tanzanie.   D'après un reportage de Keith Vass
    http://ici.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/2015/06/22/006-empreinte-pied-humain-archeologie-amerique-nord.shtml
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  • Lois Gibson est une dessinatrice de portraits-robots née aux États-Unis. Elle doit sa notoriété au grand nombre de criminels qu'elle a permis d'arrêter en raison de son don qui semble proche de la voyance. Lois serait en effet capable de réaliser des portraits-robots très ressemblants d'agresseurs qui n'ont même pas pu être vus par leurs victimes.
     
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    Elle fera ses études à l'université du Texas à Austin dont elle sort diplômée d'un Bachelor of Fine Arts puis elle suivra les cours de portrait-robot de l'Académie du FBI. C'est en raison de son viol à Los Angeles par un tueur en série et à la suite duquel elle vivra une expérience de mort imminente, qu'elle développera son don pour la création des portraits-robots de criminels. Bien décidée à mettre ses capacités au service des victimes, elle insiste pendant près de sept ans auprès de la police de Houston avant d'être finalement embauchée. Au début de l'année 2007, ses portraits-robots étaient directement à l'origine de l'identification et de l'arrestation de 1 069 criminels sur environ 3 000 cas qui lui avaient été soumis, soit un taux de réussite d'environ 30 %. Elle a reçu de nombreuses récompenses et est enregistrée dans le Guinness des records comme étant la meilleure dessinatrice de portraits-robots au monde. Lois explique que son don serait issu de ses qualités d'écoute et de son empathie particulière pour les victimes et leur vécu.
     
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    Elle enseigne maintenant son métier à l'Université Northwestern et a rédigé en 2006 Faces of Evil (les visages du Mal) en coopération avec Deanie Francis Mills. Lois vit actuellement à Houston au Texas avec son mari et ses deux enfants. Lors de son temps libre, elle aime peindre des paysages colorés et des portraits de sa famille.
     
    Voici quelques portraits réalistes :
     
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    source- Wikipedia
     

     
     


     

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  • london-ripper
     
    Selon le Daily Mail, le célèbre tueur en série, qui assassina au moins cinq prostituées à Londres à l'automne 1888, serait un immigrant polonais, Aaron Kosminski.
     
    Il est l'un des meurtriers les plus connus du monde. Sa vie a été retracée dans des dizaines de livres et de films. Et pourtant sa réelle identité demeurait jusque-là encore inconnue. Jack L'Eventreur, puisque c'est de lui dont il s'agit, était l'un des assassins les plus mystérieux de l'Histoire. Des générations de criminologues ont tenté en vain pendant plus d'un siècle d'en savoir plus sur lui. Mais  ce dimanche, le mystère prend fin puisque le Daily Mail révèle en exclusivité son identité. L'auteur d'au moins cinq meurtres dans le quartier londonien de Whitechapel à l'automne 1888, serait un immigrant polonais prénommé Aaron Kosminski.
     
    Le quotidien s'appuie sur la découverte d'un homme d'affaires britannique de 48 ans, Russell Edwards. Celui-ci a fait analyser deux ADN retrouvés sur le châle de l'une des cinq victimes de Jack l'Eventreur. Dans sa quête, il a été aidé par un expert en analyse génétique, Jari Louhelainen, qui collabore avec Interpol.
     
    Tout a commencé lorsque Russell Edwards a acquis ce fameux châle maculé de sang lors d'une vente aux enchères en mars 2007. L'objet était présenté comme ayant été retrouvé à côté de l'une des victimes de Jack l'Eventreur, Catherine Eddowes. Voulant s'assurer de la bonne provenance de ce tissu, l'enquêteur amateur a pris contact avec son précédent  propriétaire, qui lui a assuré être un descendant de l'un des officiers de police présents sur la scène du crime. A l'époque, comme le raconte le Daily Mail, le sergent Amos Simpson l'avait récupéré et il s'avère que celui-ci a été transmis de génération en génération sans jamais être lavé.
     
    Après l'avoir acheté, Russell Edwards repère un motif sur l'objet : les marguerites de la fête de Saint-Michel. Après recherches, il arrive à un premier rapprochement avec Jack L'Eventreur. Il note en effet que cette fête chrétienne se déroule le 8 novembre chez les orthodoxes et le 29 septembre chez les catholiques. A savoir, comme le relate le quotidien britannique, les jours des meurtres de Mary Jane Kelly (le 8 novembre) d'une part, et d'Elizabeth Stride et Catherine Eddowes (le 29 septembre) d'autre part. Dès lors, Russell Edwards estime que Jack l'Eventreur aurait pu laisser l'accessoire près d'une de ses victimes le 29 septembre pour livrer un indice sur la date de son futur crime, le 8 novembre donc.
     
    kosminsky
     
    Pour faire avance son enquête, Russell Edwards s'intéresse alors à la personnalité des six suspects de l'époque, et plus particulièrement sur Aaron Kosminski. Ce juif polonais a fui les pogroms russes dans les années 1880 pour s'installer à Londres avec sa famille. "Il était malade mentalement, c'était probablement un schizophrène paranoïaque souffrant d'hallucinations auditives. Certaines personnes le décrivent comme un misogyne adepte de "l'auto-abus", un euphémisme pour qualifier la masturbation", écrit Russel Edwards dans le Daily Mail. Cependant, à l'époque Scotland Yard n'avait pas suffisamment de preuves pour arrêter Aaron Kosminski. Il a été gardé sous surveillance pendant 24 heures avant d'être confié à un asile psychiatrique pour le reste de sa vie.
     
    Pas de quoi décourager notre enquêteur amateur qui poursuit ses recherches. Aidé de Jari Louhelainen et d'une caméra infrarouge, ils découvrent  des traces de sperme sur le châle ainsi que des tâches de sang et des cellules d'un rein, appartenant certainement à Catherine Eddowes. Pour en être certains, ils vont retrouver une descendante de la victime, une certaine Karen Miller. Après explications, celle-ci accepte de fournir un échantillon de son ADN qui une fois analysé fera le bonheur des deux hommes.
     
    En effet, il concorde avec l'une des six empreintes trouvées sur le tissu. Une descendante de la sœur de Kosminski acceptera aussi de fournir son ADN. "Il correspondait à 99,2% aux tâches de sperme retrouvé sur le châle" assure au Daily Mail Jari Louhelainen. Dès lors plus de doutes possible, Aaron Kosminski est Jack L'Eventreur.
     
    "Lorsque on a reçu les résultats annonçant une identification quasi parfaite, j'ai été submergé. Sept ans après avoir acheté le châle, j'ai enfin pu arriver à mes fins et accusé Aaron Kosminksi" déclare de son côté Russel Edwards. Et de poursuivre : "J'ai célébré cette découverte en visitant le East End, errant dans les rues où Kosminski avait vécu, travaillé et commis ses crimes odieux. Un sentiment d'euphorie, mais aussi d'incrédulité m'habitait (…) Après 126 ans, j'avais enfin résolu le mystère."
     

     

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  • NOMS ET PRENOMS

    Comment ils nous influencent

    Bols bretons
     
    Nous ne les avons pas choisis, et ils nous escortent toute la vie. Nos noms et prénoms sont nos compagnons de route obligés. Nous influencent-ils vraiment ? Réponses complexes, alors qu’une nouvelle loi élargit le choix du nom de famille pour les nouveaux-nés.

     

    A la naissance, nous héritons d’un nom de famille que nous porterons sans en être vraiment propriétaires. Nous recevons aussi un ou plusieurs prénoms, incarnation du choix personnel de nos géniteurs. Dès le berceau, une même succession de syllabes, une sorte de comptine obsessionnelle résonne donc à nos oreilles pour nous désigner. Après, à l’école, la cérémonie quotidienne de l’appel va nous renvoyer à cet assemblage de voyelles et de consonnes dont nous devons répondre. « en primaire, le matin, quand l’instituteur disait « Mireille Anan », j’entendais toujours « miréyanan » en un seul mot, c’était moi et pas moi, une sorte de double officiel aux consonances quasi exotique. Après, pendant la classe, elle nous appelait par nos prénoms et je rebasculais dans mon univers familier », se souvient Mireille, qui a abandonné son « miréyanan » au mariage. C’est dans l’enfance que nos noms sont les plus présents au quotidien. Les jeux de mots patronymiques font glousser toutes les cours de récré. Monsieur et madame Bon ont un fils. Comment s’appelle-t-il ? Il se prénomme Jean, pace que « jambon ». C’est petites plaisanteries provoquent aussi, plus singulièrement, le léger frisson du sacrilège.

    *

    -ILS JOUENT SUR L’INCONSCIENT-

    Comme si noms et prénoms recelaient un pouvoir, un je-ne-sais-quoi de sacré à mi-chemin entre totem et tabou. Chez les Hébreux, le nom de Dieu, Yaveh, qu’on épelait sans le prononcer tant il était sacré, n’était proclamé qu’une fois par an par les grands prêtres. Et la Kabbale, science confidentielle née de la mystique juive dont s’est entiché Hollywood, à la suite de Madonna, est fondée sur la puissance magique des noms, où chaque lettre de l’alphabet correspondant à un chiffre… Par un jeu complexe de symboliques et de signatures, nous sommes persuadés que nos noms ont forcément un effet sur notre inconscient. Nous nous amusons parfois à trouver des liens entre les patronymes et les destinées Un exemple ?

    Sigmund Freud signifie… « victoire de la bouche ». Aujourd’hui, la prolifération ahurissante des prénoms gravitent en satellites autour des familles recomposées. Qui est l’allié de qui ? casse-tête quasi obligé au moment de la rédaction des faire-part. Les cérémonies cristallisent l’ambiguïté des situations. « Pour le mariage de ma belle-fille, sa mère, la première femme de mon mari, a semé la pagaille. Elle contestait ma présence sur les cartons d’invitation, sous prétexte qu’elle s’appelait toujours, elle aussi, Madame X., et qu’avec deux femmes portant le même nom, on allait la prendre pour la grand-mère… », se souvient une Madame X. n°2 qui a tenu bon pour ne pas être rayée de l’histoire. Il a même fallu créer de nouvelles expressions pour rendre compte de la complexité des alliances.

    En 1987, quand nous avons commencé à travailler sur les familles recomposées, il n’y avait pas de mots pour désigner les enfants vivants sous le même toit sans partager des parents en commun. Pour les distinguer des demi, nous les avons appelés les quasi-frères. Plusieurs « quasi » dans la maison, ce sont autant de noms différents sur les boîtes aux lettres et d’explications à la Bretécher au moment des démarches officielles. Avec la possibilité du double nom grâce à la nouvelle loi, une femme mariée pourra transmettre son nom à des enfants nés de lits différents. Ce qui établira un lien rassurant d’une couvée à l’autre. Paradoxe. Les noms sont vécus comme précieux, tout en étant souvent banals. Sur les cinq patronymes français les plus portés- Martin, Bernard, Dubois, Thomas et Robert, quatre sont de simples prénoms, héritage de l’époque où se sont formés les noms de famille. Après le premier millénaire, les noms de baptême n’ont plus suffit pour désigner tout le monde sans s’emmêler les pinceaux. Peu à peu, prénoms, surnoms, lieux-dits, métiers… se sont donc transmis aux descendants.

    Cocu
     
    -440 COCU ONT CHANGE DE NOM-

    Ont surgi des Clopin (boiteux), des Violon (petit chemin dans le forez), des Stéphane devenus Estève en langue d’Oc, Estèbe en gascon, Etiemble en Normandie. Il y a aussi des Labitte (casseurs de pierres), des Lacrotte (qui habitent un creux), qui ont eu moins bonne pioche. « Quand j’étais ado, je disais en me présentant pour désarmer les plaisanteries : je m’appelle Lanus, riez un bon coup, ça sera fait, explique Caroline, qui a fait changer son nom en Lans à sa majorité. Enfants, ça nous a pourri la vie. Nous redoutions le moment de passer au tableau. Notre père a demandé une modification pour nos frères, encore mineurs. Il disait : « Les filles, pas la peine, elles se marient… » Un nom singulier paraît souvent jouer plus de tours que les autres, peut-être parce qu’il attire l’attention et le rend plus sensible aux coïncidences… « Quand nous avons déménagé à Epernay, nos parents avaient déniché un appartement rue Desfesses… Avec nos frères, nous avons refusé l’adresse. Nous nous souvenons aussi d’une soirée très chic où un huissier annonçait les invités. Juste après nous- mademoiselle Lanus- est entré un monsieur Lemerdeux… Fou rire général. »

    « C’est toujours se couper d’une histoire, d’une transmission », souligne Philippe Grimbert qui raconte, dans « Un secret » (Grasset), comment, après la guerre et l’horrible folie des camps où des proches avaient été engloutis, son père avait choisi Grimbert à la place de Grinberg, « lavé de ce « n » et de ce « g », ces deux lettres devenues porteuses de mort ». Dans ce saisissant récit à peine travesti de son enfance, l’auteur a surtout modifié… les noms des personnages. Un changement qui lui a permis de « mettre de la distance », tout en éclaircissant sa place dans la généalogie. « Notre nom nous inscrit dans l’histoire familiale autant qu’universelle, notre prénom dans le désir de nos parents », souligne-t-il. A la naissance, de nombreuses fées se penchent au-dessus des berceaux pour proposer des petits noms. La mode plaide aujourd’hui pour des prénoms courts, terminés par des voyelles. Quand le milieu social met son grain de sel, Victoire ou Tanguy sont les chouchous des familles à particule, Béatrice ou Damien appréciés à la campagne… La mémoire du clan n’est pas en reste avec la reprise du prénom des grands-parents, d’une cousine ou d’un oncle bien-aimé… En général, un nouveau-né hérite d’une appellation qui a déjà une histoire.

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    -EN TÊTE DU HIT-PARADE DES PRENOMS-

    Léa, Manon, Emma, Clara pour les filles…

    Lucas, Théo, Mathéo, Enzo pour les garçons.

    Les plus portés : La France compte 357.000 Monique, 355.000 Nathalie et 349.000 Catherine, 640.000 Michel, 526.000 Pierre et 508.000 Jean.

    Les deux séries TV qui ont eu le plus d’influence sur le choix des prénoms : « Les gens de Mogador », diffusée en 1972, a vu fleurir les Ludivine, et « Belle et Sébastien », programmée en 1965, a donné des milliers de Sébastien. Une mode qui a connu son apogée en 1977, où un garçon sur dix-huit l’a reçu en prénom.

    Enfants de Stars, prénoms bizarres : Bonne chance à… Inca, le fils de Florent Pagny, Chastity, la fille de Cher, ou Zowie, le fils de David Bowie

    La mode des prénoms change vite et le palmarès s’en trouve bouleversé cette année !

    En 2012 : Lucas reste n°1 de loin, mais Manon vole la première place à Emma.

    Chez les filles : Louise et Zoé s’envolent, Maëlys et Léa s’écroulent, Héloïse et Jeanne débarquent, Jade et Romane s’en vont.

    Chez les garçons : Jules et Arthur cartonnent, Mathis et Mathéo s’effondrent, Ethan et Sacha s’imposent, Enzo et Léo disparaissent.

    Tendances 2013 : Dans la suite du palmarès, on peut voir certaines tendances s’affirmer. Parmi ces prénoms se trouvent sans doute les succès de demain.

    Les classiques chics : Albane, Alix, Diane, Charlotte, Victoria chez les filles, Albin, Camille, Côme, Edouard, Maximilien chez les garçons.

    Les prénoms rétro : Emile, Joseph, Lucien, Octave, Léandre, Basile et Léopold ; Lison, Louison, Zélie, Luce, Ninon, Madeleine et Cléophée au féminin.

    Les prénoms bibliques : Salomé, Samuel, Isaac, Nathanaël, Ruben, Joshua, Elie et Joachim.

    Les prénoms « à références » : Achille, Clovis, Roméo, César ; Bérénice, Cassandre, Pénélope.

    Les prénoms nature : Flore, Clémentine, Hortense, Capucine, Iris et Rose.

    Les nouveaux prénoms : Célian, Mahé, Noam, Elian, Nathaël, Mika, Loïs, Nathéo, Manoa et Manoé côté garçons ; Izia, Maé, Liséa, Maéline, Thaïs, Eléana, Méline, Eloane, Juline, Méloée côté filles.

    Les prénoms bretons : Ewen, Malo, Melvin ; Annaëlle, Enora, Eloane, Lilwenn et Maïwenn

    Les prénoms anglo-saxons : Lenny Owen, Ashton, Oliver, Swann ; Emmy, Alyssa, Romy, Ella, Kayla, Mya

    Les prénoms latinos : Diego, Andrea, Tiago, Elias, Gianni, Alessandro ; Avia, Elia

    Les prénoms arabes : Issa, Kenza, Lila, Lina, Alya, Assia, Aya

    Les prénoms slaves : Roman, Milo, Vadim et Sasha (au féminin).

    Les prénoms asiatiques : Tao et Hanaé.

    Les scandinaves : Nils et Solveig.

    *

    -Quelques dates-

    1539- L’ordonnance de Villers-Cotterêts donne obligation de tenir des registres de baptême en langage maternel français (et non plus en latin).

    1876- Création du livret de famille.

    1993- La fameuse loi du 8 janvier spécifie que les parents peuvent choisir librement pour leurs enfants les prénoms qu’ils souhaitent (et non plus uniquement parmi ceux des saints du calendrier, tant qu’ils ne sont pas extravagants), mais les officiers d’état civil veillent à éviter les excentricités, du type Mégane Renault.

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    Source- Journal ENTR’AIDE de mars 2013
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