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     L'’abbaye de Beaulieu

     

     

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    Les moines y ont disparus depuis quatre siècle. Pour quelques privilégiés, ils continuent pourtant d’apparaître régulièrement au cœur de leur abbaye abandonnée.

     

    La première apparition des moines de Beaulieu se situe dans les années 30. Ce jour-là, un couple d’amoureux s’isole en fin d’après-midi aux abords de l’abbaye. Ils s’asseyent dans l’herbe, se disent des mots tendres, échangent des baisers, quand soudain, ils se sentent éloignés l'’un de l’'autre, attirés en arrière par une force invisible. Se tenant par la main, ils essayent de se rapprocher, mais n'’y parviennent pas. En quelques secondes, le jeune homme se retrouve à cinq mètres de sa fiancée. Elle pousse un cri de frayeur, appelle à l’aide, mais il est dans l’'impossibilité d'’intervenir et d'’éloigner ces forces qu’'il juge maléfiques. En fait, il s'’agit de fantômes de moines, probablement choqués par ces gestes osés en un tel lieu…

     

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    Mais cela, le couple ne l’'apprendra que plus tard ! Durant la Seconde Guerre mondiale, un régiment britannique fait halte près de la chapelle de Beaulieu, cette dernière a été fondée par les Cisterciens en l’an 1204 et a prospéré jusqu'’à ce que le roi Henri VIII décide sa fermeture en 1538. Depuis les années 1930, les habitants savent qu'’en fait les moines n'’en sont jamais vraiment partis. Et dans la région, tout le monde en était convaincu depuis quatre siècle déjà ! Les villageois échangeaient à la veillée des histoires de fantômes qu’ils racontaient à leurs petits-enfants et qui, ainsi enjolivées, traversaient les siècles. Mais revenons à cette année 1943. Une unité anti-aérienne campe près de l’'abbaye, envoyée pour une mission spéciale. Dans la nuit, les officiers se réunissent pour établir un plan de campagne pour les jours qui viennent. Ils sont sous une tente et conversent ardemment, lorsqu'’un souffle étrange agite le campement.

     

    En cette soirée d’'été, il n'’y a pas le moindre brin de vent, aussi plusieurs militaires pensent-ils à une soudaine tornade. Plusieurs d’'entre eux quittent la tente, regardent aux alentours, voient les feuilles des arbres voler, les branches s'’agiter, sans ressentir sur leur visage le plus petit souffle d'’air. Ils sont tous réunis et s'’interrogent sur ce mystère lorsqu’'ils voient un groupe de moines sortir de la chapelle. Le colonel les interpelle, mais les moines ne répondent pas. Un capitaine court dans leur direction et traverse le groupe sans toucher personne. Il n’'y a plus aucun doute à avoir : ce sont des fantômes !

     

    Très réalistes, les officiers ne croient pas aux fantômes habituellement et ceux-là ne font pas exception à la règle. Un mirage alors ? Ils sont prêts à le croire quand celui qui paraît être le chef des moines, c'’est-à-dire le père supérieur, s'’approche très près d’eux et les informe d’'une prochaine attaque aérienne dans la région. Puis il disparaît…Quarante-huit heures après, des avions de la Luftwaffe survolent l’'abbaye de Beaulieu…

     

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    Une nuit de l’'année 1951, quelques jours avant Noël, Michael Sedgwick travaille d’'arrache-pied à son bureau, vers minuit. Directeur de recherches au musée de l'’Automobile de l’'abbaye de Beaulieu, Sedgwick travaille fréquemment la nuit, fumant cigarette sur cigarette. L’'atmosphère est si enfumée qu'’il ouvre la fenêtre pour aérer la pièce avant de partir se coucher. C’'est alors qu'’il perçoit des chants catholique très proches. Il affirmera plus tard : 

     

    «  Cette musique douce, interprétée par des voix mélodieuses, venait par vagues irrégulières, comme si elle sortait d'’une radio en mauvais état de fonctionnement. Les chants étaient si beaux qu’'aussitôt j’'essayai de les capter sur mon propre poste de radio. Mais aucune station ne diffusait une telle musique. Je dus me rendre à l’'évidence : un groupe d’'hommes interprétaient ces chants religieux ! »

     

    Ce même soir, à deux kilomètres de là, Bertha Day, l'’intendante de l'’abbaye, entend elle aussi les cantiques. Aux enquêteurs, elle affirmera le lendemain : «  Je savais que ma voisine, Mme Mears, venait de mourir. Je crus que des prêtres avaient été appelés pour dire une messe à son chevet et je ne me posai pas d'avantage de questions. »

     

    En fait, Mme Mears n’'était déjà plus à son domicile ce soir-là. Les enquêteurs, ainsi que Michael Sedgwick et Bertha Day, comprendront un peu plus tard que ce sont les moines de l’'abbaye qu'’ils ont entendus ce soir-là chanter une messe. Durant quelques semaines, la police alertée tente de découvrir si des squatters n’'ont pas pris possession de l'’abbaye, à l'’insu du propriétaire. Mais non : aucun moine et aucun squatter ne vit plus à Beaulieu depuis des siècles. Seul le révérend Robert Fraser Powles affirme entretenir avec les moines, ou plutôt leurs fantômes, d'’excellentes relations. Il en connaît plusieurs par leur nom, en tutoie certains. Ce sont des hommes morts au début du XVI ème siècle mais qui reviennent à chaque Noël pour célébrer un office dans l'’église du village. Le 24 décembre de l’année 1958, lorsqu'’un fidèle fait remarquer au révérend Powles qu'’il y a très peu de monde pour suivre la messe de minuit, ce dernier répond : « Il y en a beaucoup plus que vous ne voyez ! »

     

    Et aussitôt des chœoeurs venus de l'’au-delà résonnent harmonieusement dans la petite église. En 1965, l’'actrice Margaret Rutherford (la célèbre miss Marple d’'Agatha Christie au cinéma ) se promène dans la région. C’'est ainsi qu’elle rencontre un moine vêtu d’'une longue robe brune, lisant dans les ruines du cloître. Elle appelle aussitôt un paysan cultivant son champ à quelques mètres de là, pour qu'’il constate la présence de ce moine lui aussi. Mieux : elle photographie l'’homme d’'église appuyé contre un mur. Au développement, le moine ne sera plus sur la photo et seul le mur en ruine apparaîtra. Entre 1940 et 1980, les apparitions de moines sont si fréquentes à Beaulieu que toute l'’Angleterre parle de l'’abbaye.

     

    Une équipe de cinéma se rend dans la région pour y tourner un film d'’épouvante. Mais les fantômes de l’'abbaye n’'aiment pas qu’'on se moque d’eux ! Alors qu'’un technicien descend les marches d’'un escalier tournant, au coeœur du monastère, il entend des pas derrière lui mais ne voit personne. Un peu plus bas, il croise le metteur en scène et l’'un des interprète du film, auxquels il dit sa frayeur. Les trois hommes entendent alors très distinctement les pas se précipiter dans leur direction.

     

    Ils ont même l'’impression d'’être piétinés, dépassés, puis cette cavalcade s'’éloigne vers le bas, preuve qu'’ils ont été croisés par des personnes invisibles. Plusieurs comédiens affirmeront même avoir vu pénétrer dans le cimetière, une nuit, plusieurs moines suivant un enterrement ! Dans tous les cas, les descriptions des fantômes sont identiques : les moines sont vêtus de marron, habit des frères de l’'époque qui, plus tard, s’est transformé en robe blanche. Et cela, personne ne pouvait le savoir !

     

    L’'abbaye de Beaulieu appartient à la famille de Lord Montagu depuis 1673. Les Montagu refusent de toucher à la moindre pierre du monastère et déclarent que les fantômes sont des amis pour l’'éternité et qu'’ils seront toujours ici chez eux !

     



    Le château du Douhet

     

     

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    Fantômes, revenants, apparitions, spectres et esprits frappeurs se manifestent souvent dans les châteaux ou autres demeures chargés d’Histoire. Ces bâtisses, qui ont pour la plupart connu les guerres de religion et la Révolution, ont souvent été le théâtre de complots, de crimes, de meurtres, de massacres et autres évènements tragiques. Les fantômes, qu'’ils aient été heureux, malheureux, martyrs, ou qu’ils aient simplement souffert, n’oublient pas. Ils ne quittent jamais leurs maisons. On ne les rencontre jamais ailleurs et ils n’apparaissent que dans leurs décors d’'origine.

     

    Le château du Douhet, qui se trouve à mi-distance, environ, de Saintes et de Saint-Jean-d’'Angely, est entouré d'’un parc d’une vingtaine d'’hectares et d'’une magnifique forêt de buis centenaires, dont beaucoup, hélas, n’'ont pas résisté à la terrible tempête de décembre 1999.

     

    « Une des chambres du château est hantée, tout cela est de notoriété publique, reconnaît Jacques Tanner, le dynamique maire de cette commune qui regroupe six cent cinquante habitants. » Le premier élu est fier de ce monument historique, un des trésors de Saintonge, qui accueille chaque année des milliers de visiteurs, tout comme la magnifique église romane du XII° siècle, située à proximité et qui a été restaurée récemment. Mais revenons au château actuel, construit vers 1680- peut-être par Vauban- pour le compte du seigneur Renaud de Pons, sur les ruines d'’un ancien château fort détruit par un incendie en 1652. A l’intérieur, il faut absolument voir le salon en forme de lanterne- d'’où son nom de « salon de la lanterne »- de superbes boiseries, sculptures et moulures d’époque. Dans le parc, un aqueduc alimente deux bassins, situés sous les fenêtres du château, à proximité d’un amphithéâtre romain.

     

    Depuis 1946, le château du Douhet est la propriété de la famille Damilleville. « Mes parents- ils sont aujourd'’hui décédés- avaient lu une annonce et avaient tout de suite eu le coup de foudre, se souvient Alain, un homme de soixante-quinze ans, l'’un des treize enfants de la famille, et qui s’'occupe de l'’entretien de la propriété. Dans une partie du château, mon père avait installé ses ateliers de confections. Mais au bruit des machines à coudre se sont bientôt ajoutés d'’autres bruits dérangeants, un vacarme étrange, inexplicable. »

     

    D’abord sceptique, Jean Damilleville va se ranger à l'’avis d’'Andrée, son épouse. Il alerte l’'exorciste du diocèse de Saintes qui se rend sur place et officie en dispensant son rituel dans chacune des pièces. Mais les phénomènes ne s’'arrêtent pas pour autant et, le soir même, les volets se mettent à claquer, les fenêtres s'’ouvrent et se ferment sans raison apparente alors que le temps est calme et qu'’il n'’y a pas de vent. Parallèlement à ces faits, vont se produire, dans l'’une des chambres, d’'autres manifestations plus étranges encore, voire carrément inquiétantes. Un écriteau placardé à l’entrée de la chambre prévient du reste les visiteurs que cette alcôve est restée inoccupée suite à certains faits « inexpliqués » et qu'’il est interdit d'’y pénétrer.

     

    Ce qui s’est déroulé dans cette chambre dite jaune- depuis que FR3 y a tourné un film d'’après l’œ'oeuvre de Gaston Leroux- fait en effet froid dans le dos !

     

    Toutes les victimes, qui ont dormi là, sont unanimes : elles ont d’abord l'’impression que quelqu'’un est assis au bord du lit. Puis elles ressentent une pression ou un poids, d’'abord sur les pieds, puis sur les genoux et enfin sur la poitrine. « Beaucoup de gens ont pu constater ces phénomènes, précise Alain Damilleville. Des membres de la famille, bien évidemment, mais aussi d’autres personnes également qui, avant la visite de l’'esprit, n'’étaient au courant de rien. Barbara, par exemple, une amie de ma soeur aînée, qui est ensuite devenue ma femme. »

     

    Les intéressés ressentent comme un malaise, un début de paralysie. C’est généralement à ce moment-là qu’ils se réveillent ! Tous ceux-là ne sont pas près d’oublier ! Mais qui est donc cet esprit « coucheur » ? Personne ne peut le dire, ces faits restant inexpliqués. Pourtant il y aura 10 ans, A. Damilleville a reçu une visite surprenante. Celle d’'un médium. « J'’ai été contacté par des esprits, affirmait celui-ci. Il y a eu ici des morts violentes… » Tout en parlant, l'’homme s’est dirigé vers la chambre jaune, puis celle, toute proche, de Mgr de la Rochefoucauld, l’'évêque de Saintes assassiné à Paris en 1792, avant de revenir sur ces pas.

     

    « C'’est ici, j’'entends parler… Je vois des dames en crinoline s’'enfuir, emprunter un escalier, poursuivies par des hommes revêtus de grands chapeaux et armés de fourches. Il y a aussi des baïonnettes aussi…J’'entends des cris… »

     

    La vision s’'est arrêtée là, que s'’est-il exactement passé dans ces lieux ?

     

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    de Camille Flammarion

     

     

    « Le château a été pillé à la révolution, raconte Alain Damilleville, mais je ne savais pas qu’i'l y avait eu des morts violentes car, ce qui est extraordinaire dans le témoignages du médium, c'’est que la chambre hantée a été créée, au début du siècle, par un ancien propriétaire. Avant, c’'était une entrée. Et derrière la cloison, il y a effectivement un escalier qui mène à des appartements situés à l’'étage supérieur… »

     

    Le « fantôme coucheur » est-il celui d’'une de ces personnes poursuivies par les pillards et qui cherche la sortie ? Nul ne peut le dire. Ce qui est sûr, c’est que le château du Douhet est riche en événement qui ont jalonné les siècles. Architecture, Histoire et frissons… il mérite le détour ! Alors, si vous êtes de passage, n’hésitez pas. Vous aurez peut-être la chance de croiser le fantôme des lieux…

     



    Le manoir du tertre

     

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    Dans ce manoir breton de la forêt de Brocéliande, au pays de la fée Viviane, du roi Arthur et de Merlin l’'enchanteur, on peut admirer un magnifique tableau représentant une dame blanche. Une femme très belle au regard perçant. Ses yeux vous suivent quand vous vous déplacez dans la pièce…Mais ce n’est rien comparé à ce qu’ont vécu les propriétaires du manoir du Tertre : parfois, la dame descend du tableau !

     

    La chose est connue : dans cette région de Paimpont, à 35 km de Rennes, sur la route de Vannes, il se passe des choses étranges au manoir ! Aux limites du réel, des fantômes prestigieux s’y donnent rendez-vous…Anne-Marie et Wilhem Ordelman n'’auraient jamais dû acquérir le manoir.

     

    « Dans cette histoire, rien n’'est normal, explique Anne-Marie. Moi, je suis bretonne, des Côtes-d’'Armor. Mon nom de jeune fille est Quintin. Mon mari est hollandais et nous vivions en Hollande. Et voilà qu’'en 1995, au cours d’'un séjour en Bretagne dans ma famille, et pour fêter leur anniversaire de mariage, il débarque au manoir du Tertre, un hôtel-restaurant datant de 1601. Passionnée d’'ésotérisme, j’'avais entendu parler du fameux tableau représentant l’'ancienne propriétaire de l’'hôtel, connue pour ses dons médiumniques, Geneviève Zaepffel, née au manoir en 1892 et morte chez elle le 21 juin 1971."

     

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    Nous étions le 5 mai 1995. On nous installe dans la salle du restaurant pour déjeuner. Je m’'absente pour aller aux toilettes, bien décidée aussi à en savoir plus sur le tableau. En revenant, je tombe nez à nez avec le propriétaire. « Bonjour, Madame, je vous attendais, car c’'est vous qui allez reprendre mon manoir ». Il avait dit la même chose à mon mari, quelques instants plus tôt. Je lui ai répondu qu'’il n’'en était pas question, que notre vie était en Hollande, et que nos affaires marchaient très bien… «  Si, si…Vous verrez », insista-t-il. Bref, nous repartons en Hollande. Mais je ne pensais qu’au manoir. Impossible de travailler, de tenir le secrétariat, la comptabilité de notre entreprise. Chaque matin, à 4h, je me réveillais, je pensais au manoir et à la médium Geneviève. J’'avais appris son destin hors du commun. Ses conférences et ses prédictions à la salle Pleyel, à Paris, en 1936, 1937, devant quatre à cinq mille personnes. La visite du général de Gaulles au manoir, en 1946, à qui elle avait prédit l’'Europe et la monnaie unique, l’'Euro ( € ), pour l’'année 2000 !

     

     

    Oui, la mère du général était enterrée à Paimpont… . Je sus aussi, que Geneviève était

    tuberculeuse étant petite, vouée à une mort certaine, lorsqu’'à sept ans, elle eut une vision : en haut du grand escalier du salon lui apparut un « druide à barbe blanche ». Il s’agissait en fait de saint Judikaël (  560-652 ), un roi breton qui fonda l’'abbaye de Paimpont. A partir de cette « rencontre », sa maladie disparut miraculeusement. »

     

    Quelques semaines, plus tard, attirés par une force irrésistible, Anne-Marie et Wilhem reviennent au manoir : « Je vous attendais, leur dit encore le propriétaire. Je vais devoir fermer, mon hôtel n’est pas aux normes…. J'’avais un rendez-vous à Rennes pour obtenir un délai, mais je n’'irais pas. Allez-y à ma place, puisque vous allez me rachetez l’'hôtel ! »

     

    Retournés, les époux étudient le dossier, et se retrouvent devant la commission préfectorale et obtiennent un délai ! Ils se sentent soudain investis d'’une mission par Geneviève, dont l’'esprit habite les lieux : l’'établissement ne doit pas fermer ! Mais le propriétaire, lui, refuse de continuer. Alors, très vite le couple décide de tout plaquer et d’'acheter !

     

    « Après avoir signé l’'acte de vente qui stipule que le tableau ne doit jamais changer de place ( une des dernières volontés de Geneviève ! ), raconte Anne-Marie, je me suis planté devant le tableau et lui ai lancé : « Bon maintenant, c’'est fait, mais il faut nous aider, nous ne sommes ni hôteliers, ni restaurateurs ! En guise de réponse, le tableau m’a souris ! »

     

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    geneviève zaepffel

     

    Les nuits suivantes, les nouveaux propriétaires ne vont guère dormir et faire connaissance avec les « phénomènes »…Anne-Marie dort au dernier étage dans une des huit chambres du manoir, baptisée Rêve. Au milieu de la nuit, elle s’'éveille et voit au pied du lit Geneviève, debout, qui lui sourit, habillée de sa longue robe blanche. Une autre nuit, elle verra le « druide barbu », saint Judikaël, ou des formes évanescentes à contours humains. Un soir, le lustre du salon se met à tourner comme une toupie. Les chasse-d’'eau aussi se déclenchent toutes seules.

     

    Une porte d'armoire claque toute la nuit… Dans la chambre du chevalier, les lumières s’'allument sans raison. Wilhem va éteindre, trois, quatre, dix fois, puit finit par les laisser allumées puisque telle est la volonté du fantôme ! La nuit, aussi, au plafond on entend quelqu'’un marcher d’'un pas lourd, mais il n’y a personne ! Un autre soir, devant la façade, Ils entendent l’énorme souffle de quelqu'’un qui respire difficilement, comme un géant asthmatique… Aujourd'’hui, le manoir du Tertre est à nouveau fermé ( à l'’époque en 2000 ). Il doit subir des travaux pour satisfaire aux normes européenne et s’'agrandir de douze chambres nouvelles. Coût des transformations : dix millions de francs !

     

    « Pour l'’instant, on cherche toujours les fonds, mais on pense qu'’on les trouvera, se rassurent les époux Ordelman, notre fantôme ne veut pas que son manoir ferme et tout se passe toujours comme il l’a décid酠»

    Pour plus d'’info, voici le site officiel du manoir du Tertre

     

    http://manoirdutertre.free.fr/

     

     

     


     

     

     

     

    Aujourd'’hui, le manoir est ouvert en toute saison, et le couple vous y attend chaleureusement.

     

    Alors passez les voir et profitez pour visitez la forêt magique de Brocéliande…

     

    Voici quelques histoires sur la France de l’'étrange

     

     

    Le fantôme de Souvigny ( Alliers )

     

    En 1956, une jeune femme fit l’acquisition du prieuré de Souvigny. Quelque temps après, elle tomba nez à nez avec le fantôme d’un moine. Comme les apparitions se répétaient, elle put le photographier. On distingue d’ailleurs nettement sur les photos la silhouette d’un moine encapuchonné. Elle put même le toucher et sentir une sorte de brouillard glacial.

     

    Le vampire de Sainte-Geneviève- des-Bois ( Essonne )

     

    Dans le cimetière russe de cette commune de l’Essonne, on peut trouver les sépultures de beaucoup de dignitaires de la Russie tsariste. L’endroit est impressionnant, d’autant qu’il serait habité par un vampire. Devant l’une des tombes, en effet, on ne peut s’empêcher de sentir une présence. Selon certains, des offrandes seraient offertes au vampire pour qu’il ne fasse pas de nouvelles victimes.

     

    Le moine de Sainte-Flaive-des-Loups ( Vendée )

     

    Le scénario est toujours le même. Un moine en bure monte dans une voiture, silencieux, jusqu’à ce que, immuablement, il lance aux passagers : « Le printemps sera chaud, l’été sera brûlant, l’automne sera sanglant », avant de disparaître brusquement. Dernière apparition en 1983. Depuis on s’interroge toujours dans la région sur le sens caché de cette prophétie.

     

    Les défunts de Saint-Martin-Lys ( Aude )

     

    La légende dit que, chaque année, dans les nuits du 15 au 16 août et du 1er au 2 novembre à Saint-Martin-Lys, ou plutôt à l’abbaye de Lez, les défunts célèbrent une sarabande. Cette cérémonie aurait lieu depuis le massacre en 1573 de 200 moines par les huguenots. En souvenir, à ces dates, on entend les cloches tinter et des chants liturgiques. Effet garanti… !

     

    Le château hanté de Saint-Jean-d’Angély ( Charente-Maritime )

     

    Le château du Vert-Galant ne possèderait pas seulement un trésor dans ses caves. Des recherches, effectuées il y a quelques années, ont donné des sueurs froides aux témoins. Portes qui claquent puis qui s’ouvrent brusquement, hurlements, coups dans le mur, toutes les caractéristiques du poltergeist étaient réunies. D’'après un médium, les fouilles pratiquées autour d’une salle de torture avaient dérangé les esprits.

     

    Le parfum de la Malmaison ( Hauts-de-Seine )

     

    A la Malmaison ( Rueil-Malmaison ), le château que Joséphine de Beauharnais occupa après son divorce d’avec Napoléon, son souvenir olfactif serait toujours présent. Les murs, en dépit du temps, des nombreux travaux et restaurations dont les pièces ont été l’objet, exhalent encore les parfums floraux qu’elle affectionnait. Selon certains, le parfum aurait été mélangé au mortier et se disperserait en fonction du temps.

     

    Le peuple cavernicole de Paris

     

    Les restes de plus de dix millions de Parisiens de toutes les époques sont enfouis à quelques mètres sous terre, dans les catacombes. Ces charniers, dans lesquels on pourrait rencontrer Molière, Rabelais ou Robespierre, ne sont pas, selon les professionnels de l’étrange, des repères à fantômes. On ne compterait en effet qu’une dame blanche et un homme sauvage, qui a donné à Gaston Leroux l’idée d'’une peuplade cavernicole vivant sous nos pieds.

     

    Le rendez-vous des désespérés ( Paris )

     

    Situé face à l’hôpital Sainte-Anne, un immeuble aurait la particularité d’attirer les désespérés de la Capitale, tentés de mettre fin à leurs jours, mais également des personnes n’ayant aucun problème particulier. A lui seul, cet immeuble aurait déjà fait plus de victimes que la tour Eiffel, le rocher des Buttes-Chaumont et l’Arc de Triomphe.

     

    Les HLM hantés de la Ville de Paris

     

    Si étrange que cela puisse paraître, les offices HLM garderaient une centaine d’appartements inoccupés, en raison des esprits qui auraient décidé de les squatter. Ainsi square La-Bruyère, un appartement resterait sans locataire, tous les précédents ayant subi des évènements tragiques.

     

    Le crâne maya du musée de l’Homme ( Paris )

     

    Le musée de l’Homme possède dans sa collection un très rare crâne maya en cristal de roche qui aurait une fâcheuse tendance à se déplacer tout seul. Alors qu’on l’avait dans une vitrine, on le retrouvait pourtant au petit matin déplacé de quelques centimètres ou renversé. De quoi provoquer la frayeur des gardiens. Cet ornement aurait servi lors de sacrifices humains. Un modèle identique appartient au musée de Londres, où les mêmes phénomènes se produisent. Leurs anciens propriétaires seraient tous décédés de mort violente.

     

    La dame blanche de Montpichon ( Manche )

     

    Près du cimetière de ce charmant village, vers la vallée de la Soule, une dame blanche ferait une apparition tous les 14 du mois. Dans les années 80, on venait par cars entiers assister au spectacle. Et si les gendarmes n’ont jamais pu prouver la supercherie, des milliers de curieux auraient, eux, aperçu cette forme déambulant dans la campagne.

     

    Le château hanté de Blandy-les-Tours ( Seine-et-Marne )

     

    Le château féodal de Blandy est l’un des plus hantés de France. On aperçoit parfois, paraît-il, le fantôme du comte de Dunois, fils naturel de Louis, duc d’Orléans et compagnon de Jeanne d’Arc. Il s’y montrerait parfois sur son cheval, dans l’entrée ou dans la tour.

     

    La maison des Anglais ( Marcilhac-sur-Cété, Lot )

     

    Si l’on vous propose de passer la nuit dans la maison des Anglais, sachez que la demeure a la fâcheuse réputation de porter malheur à ses occupants. Des propriétaires récents en auraient été victimes de manière inexpliquée. Elle aurait été le théâtre de scènes atroces durant la guerre de Cent Ans. Des médiums affirment que la clé du mystère est dans les caves.

     

    La bûche tueuse de Dol-de-Bretagne ( Ille-et-Vilaine )

     

    Curieux objet que celui qui repose à l’abri dans la vitrine du musée de la ville. Il s’agit simplement d’une bûche, à peine entaillée de quelques coups de haches et qui aurait tué plusieurs personnes tentant de la couper. Aucun candidat ne s’est présenté depuis.

     

    Le fantôme de Carier ( Nantes, Loire-Atlantique )

     

    Responsable des effroyables noyades de Nantes qui, pendant la Révolution, causèrent la mort de plus de 1500 personnes, Carier hanterait encore la maison qu’il occupa place du Commerce. Pour les esprits les plus cartésiens, il s’agirait plutôt d’une source souterraine, qui provoquerait les bruits étranges.

     

    Le trou sans fond de Colembert ( Pas-de-Calais )

     

    Au moment de la Fête-Dieu, chaque année, mieux vaut éviter le trou sans fond de Colembert. A cette date, après minuit, des appels désespérés d’âmes maudites se font entendre. Il s’agirait des victimes d’un accident de carrosse, qui autrefois avaient refusé de céder le passage de la procession de la Fête-Dieu.

     

    Les âmes des Gaulois de Saint-Etienne-du-Vigan ( Haute-Loire )

     

    Les soirs d’orages, il serait courant d'’entendre le fracas des armes sur les lieux d’'une bataille où les Gaulois furent étripés par les Romains. Gémissement, hennissements, hurlements des guerriers sont au menu de cette hantise d’'un type un peu spécial.

     

    Les animaux fantômes

     

    Les apparitions fantomatique seraient-elles réservées exclusivement au genre humain ? La question est légitime, alors même qu’il apparaît que les animaux, de compagnie particulièrement peuvent aussi avoir leurs fantômes. De nombreux cas de revenants apparaissant avec un chien ou un chat ont été rapportés, ainsi que des cas de fantômes enfourchant un cheval. Quand ce n’est pas un attelage complet qui apparaît devant les yeux éberlués du témoin. Chateaubriand rapporte, lui, qu’une pièce de son château de Combourg était souvent le théâtre de plaintes et de miaulements répétés et inexpliqués. Or, lorsque des travaux furent effectués, on découvrit dans le plafond, la momie d’un chat, emmuré. Il s’agissait d’une tradition, et cela devait porter chance à une maison. Aux anciens abattoirs à chevaux de Paris, on raconte que, à l’endroit où les chevaux était envoyés à la mort, une tache sur le sol représentait le profil d’un cheval, les yeux exorbités, comme effrayé…

     



    Le presbytère de Borley

     

     

     

    Maison-Hante-Presbytere-de-Borley:
     

     

    Demeure de deux fantômes sans tête et de celui d'’une nonne, qui aurait été assassinée, le presbytère de Borley était autrefois connu pour être la demeure la plus hantée d'’Angleterre. Parmi les nombreuses activités des esprits frappeurs que les propriétaires durent endurer, on trouve des murmures, des tintements de cloches, des bruits de pas et des messages gribouillés sur les murs. Un journal fit appel au chasseur de fantômes Harry Price pour élucider ces mystères et celui-ci écrivit deux livres sur le sujet. Mais son travail de détective fut critiqué par les membres de la Société pour la Recherche psychique qui trouvèrent des explications rationnelles à la plupart des phénomènes dont Price et d’autres avaient été témoins. Finalement, Marianne Foyster, l’épouse du révérend Foyster qui avait autrefois habité le presbytère, avoua que son mari avait manigancé toutes ces soi-disant hantises dans l’espoir de vendre son histoire à la presse. Pourtant, après la destruction du bâtiment dans un incendie, en 1939, l'’activité des fantômes reprit bel et bien dans les ruines…

     

                                                                         

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    Etat de New-York, un adolescent de 24 ans assassine 6 membres de sa famille à 3h15 du matin pendant qu'ils dormaient. Pendant son procès, 1 ans plus tard, il racontera à ses juges qu'il a exécuté des ordres formulés par des voix surnaturelles qu'il entendait depuis des mois.

    18 Déc. 1975, la famille Lutz emménage dans des lieux connaissant l'affaire, ils feront appel a un prêtre pour bénir la maison, mais ce dernier à peine a t'il franchit l'entrée, qu'il est prit de malaise, aussitôt il projettera l'eau bénite sur les murs qu'une voix surgit de nulle part lui dit " Va t'en..!! "... il repartit illico au volant de sa voiture et eu beaucoup de difficulté a rentré, car il ne controlait plus son véhicule. Par la suite, la famille Lutz connurent beaucoup de problème surnaturels au alentour de 3h15 du matin... Finalement, ils quitteront la maison " maudite " en laissant tout derrière eux, aujourd'hui ils vivent dans un autre état... Mais voici l'histoire détaillée des faits :

     

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    Toutes les croyances surnaturelles ont leur symbole. On ne saurait parler des Ovni sans évoquer l’affaire Roswell et on ne saurait parler des maisons hantées sans évoquer Amityville.

     

    Petite bourgade de Long Island, dans l’état de New-York, dont l’histoire remonte à plusieurs siècles. Elle existait avant même la révolution américaine ; ce qui est aujourd’hui une cité résidentielle un peu rustique appartient au folklore officiel des indiens d’amérique, et la proximité d’un cimetière indien a souvent été soulignée dans les comptes rendus sur la fameuse maison hantée. Il faudrait aussi parler de la maison qui occupait jadis le même site que celle-ci et qui fut habitée par l’une des sorcières de Salem, la seule qui échappa aux procès. George et Kathleen Lutz savaient, en s’installant avec leurs enfants dans la demeure qui domine la baie, qu’une série de meurtres avaient eu lieu l’année précédente à l’intérieur de ces murs, mais son prix extraordinairement peu élevé avait triomphé de toutes leurs réticences. Ils ne tardèrent cependant pas à comprendre pourquoi personne n’avait voulu emménager là avant eux.

    En 1974, la famille DeFeo occupait la maison d’Amityville et, un soir de Novembre, Ronnie DeFeo, âgé de 23 ans, assassina à coup de fusil son père, sa mère, ses frères et ses sœurs, sans qu’on sache très bien pourquoi. Les Lutz pendirent la crémaillère quelques mois plus tard. Les quatre semaines qui suivirent leur installation furent marquées par toute une série d’incidents étranges. Courants d’air inexplicable dans certaines chambres, portes se bloquant comme si elles étaient fermées à double tour alors qu’elles n’avaient même pas de serrure… Puis le fantôme d’un des enfants DeFeo entra en contact avec Kathy, la cadette des Lutz, pour lui expliquer que la maison n’aimait pas son père, George Lutz. Vrai ou Faux ? Toujours est-il que la personnalité de George s’altéra rapidement : il se fit si agressif qu’il perdit ses amis et son travail, et ses relations avec sa propre femme et ses enfants devinrent impossibles. Le plus étrange, c’était la modification de son apparence physique. Petit à petit, George Lutz ressemblait à Ronnie DeFeo. La chose était évidente pour les habitants d’Amityville qui avaient connu l’assassin. Kathleen Lutz n’avait qu’à regarder d’anciennes coupures de presse pour vérifier qu’on ne lui mentait pas : son mari, sous l’influence de la maison, était entrain de vivre réellement une « aventure » assez proche de celle de Jack Torrence dans le roman de S. King « Shining » avec Jack Nicholson. L’histoire de la famille Lutz donna lieu à un film après avoir d’abord donné lieu à un livre « the amityville horror » qui fut très vite un best seller. Cette affaire Amityville intéressa le journaliste Jay Anson, mais avant de se lancer dans des travaux de recherche et dans la rédaction d’un ouvrage, il voulut d’abord avoir l’assurance qu’on ne se moquait pas de lui, et il alla voir le prêtre des Lutz. Curieusement, ce dernier, le révérend John Nicola, se trouvait être l’un de ses amis et avait servi de conseiller technique pour le film l’Exorciste ; il confirma tous les dires de la famille Lutz. Le journaliste interviewa alors les Lutz pendant des heures et des heures, et il tira donc de la transcription de 35 bandes magnétiques le livre intitulé The Amityville Horror. Visiblement les Lutz croyaient en leur histoire, mais lui-même croyait-il les Lutz ? Il a laissé planer, semble-t-il, un silence ambigu chaque fois que la question lui a été posé. En tout cas, le livre allait rester plus d’un an en tête des best seller du New-York Time et atteindre un tirage de plus de 4 millions d’exemplaires.

     

    La taverne de l'étrange- 26 Déc.2005

    La maison est habitée de nos jours, et a changée d'aspect extérieur...
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