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    SEPT FAITS INEXPLICABLES

    Il ne se passe guère de jour que l’étrange, le fantastique, l’insolite, l’incompréhensible ne se manifestent, d’une force ou d’une autre dans le monde. Des faits sont là, se produisent devant des témoins dignes de foi, bouleversant toutes les données connues, et aucune explication scientifique ne peut leur être donnée. Récent ou déjà anciens, quelques faits divers ou événements mystérieux constituent d’indéchiffrables énigmes.

     

     

    OÙ EST ALLEE PENDANT 3 ANS L’EMISSION DE TELEVISION DE HOUSTON, CAPTEE EN 1953 EN ANGLETERRE ?

     

    Un soir de septembre 1953 ? La B.B.C. à Londres, reçut une centaine d’appels téléphoniques de téléspectateurs qui voulaient savoir pourquoi on venait de leur présenter une mire inconnue portant l’indicatif KLEE. Houston ? L’image, d’une netteté parfaite, resta assez longtemps pour que plusieurs téléspectateurs aient pu  la photographier. Les ingénieurs de la répondirent tout d’abord qu’il s’agissait sans doute d’un de ces étranges phénomènes de transmission, comme il en arrive parfois ; on sait, en effet, que parfois certains téléspectateurs reçoivent pendant un temps plus ou moins long les images de stations aussi lointaines que Moscou et même, une fois, Melbourne. C’est dû à certaines conditions de la haute stratosphère, qui renvoie tout simplement, comme font les satellites de communications, l’onde sur autre partie du monde. La mire en question était celle d’une était celle d’une station de télévision de Houston, au Texas.

    Quelques jours plus tard, les ingénieurs de la B.B.C. ne surent plus que dire et que penser ; ils venaient d’apprendre que cet émetteur local de Houston ne fonctionnait plus depuis trois ans ! On leur confirma que la mire n’avait jamais été utilisée depuis la cessation des émissions de cette station.

    Donc, pendant  trois années, une émission d’image télévisée s’était promenée dans l’espace avant d’être finalement captée en Angleterre ! Pourquoi ? Comment ? A-t-elle fait un long voyage dans l’espace, un voyage de dix-huit mois, avant d’être réfléchie et renvoyée vers la terre, qu’elle a touchée de nouveau dix-huit mois plus tard, soit trois années après  son émission ? S’est-elle simplement promenée autour du globe pendant trois années, en rebondissant de la terre à la stratosphère. A-t-elle été captée par des extra-terrestres qui nous l’ont gentiment renvoyée ? S’est-elle perdue dans l’espace-temps pour se retrouver dans un instantané vieux de trois années. Peut-être vaut-il mieux ne pas laisser votre poste allumé, ce soir, après les émissions.

     

    IL ETAIT MATERIELLEMENT IMPOSSIBLE A LA JUMENT D’ENTRER DANS LA CUISINE. ET POURTANT, ELLE Y ETAIT !

     

    Un collaborateur m’a raconté cette fantastique histoire : voilà une trentaine d’années je suis allée au Etats-Unis et j’en ai profité pour rendre visite à une vieille cousine de mon père qui avait émigré, au début du siècle, à Saginaw, une petite ville sur les rives du lac Huron. Quand je suis arrivé, des maçons finissaient de reconstruire le mur de la cuisine de son bungalow.

    Nous avons eu un accident idiot, explique ma cousine. Beanie, notre jument, est entrée dans la cuisine un matin, alors que j’étais dans le jardin, devant. Elle est bien trop grosse pour passer dans le couloir et encore plus pour tourner et entrer par la porte. Quand à sauter par la fenêtre, il faudrait qu’elle soit capable de battre tous les records connus. En effet, la maison était montée sur une cave en rez-de-chaussée ? Appelé le premier, le vétérinaire ouvrit de grands yeux. Tour à tours, la police, le boucher, les pompiers, personne ne put expliquer comment la jument avait fait pour arriver là, d’autant plus qu’il n’y avait nulle part trace  de son passage ! Il fallut, en fin de compte, faire appel au maçon, qui démolit un des murs de la cuisine, pour libérer la jument qui, malheureusement, ne parlait pas et ne put ainsi fournir aucune explication.

     

    CRUELLEMENT MORDUE SOUS L’ŒIL DES POLICIERS PAR UN MONTRE INVISIBLE !

     

    Le 10 mai 1951, à Manille, une jeune fille de dix-huit ans, Clarita Villaneuve, entra en courant dans la poste de police où elle déclara être poursuivie par un être mystérieux qui la mordait. A la vue des morsures sur les bras et ses jambes, les policiers appelèrent un médecin qui haussa les épaules en leur expliquant que ce n’était la peine de le déranger ainsi en pleine nuit pour une pauvre épileptique. Et alors… c’est elle qui se mord ? demanda un policier, car, à Manille aussi, les policiers posent toujours des tas de questions. Bien sûr !

    Elle fait cela pendant ses crises, c’est simple. Oui, Docteur, vous savez mieux que moi, mais, s’il vous plait, une autre toute petite question ? Alors, comment fait-elle pour se mordre derrière le cou ? A ce moment, Clarita se mit à hurler que le monstre était là et qu’il l’attaquait. Eberlués le médecin et les policiers ne purent que tenir Clarita qui se démenait comme une folle tandis qu’apparaissaient sur sa joue, sur son épaule, des marques de morsures, des marques mouillées de salive.

    Du coup, le médecin appela un confrère, tandis que les policiers alertaient le maire de Manille, Arsenia Lacson. Pendant plusieurs heurs, les séances de morsures continuèrent. Le pauvre Clarita qui, seule, voyait son assaillant expliqua qu’il ressemblait à un petit homme, qu’il avait de gros yeux et portait une sorte de cape, enfin que, par moments, il flottait à quelques centimètres su sol. Le maire fit appel à l’archevêque qui se dérangea en personne, et tout le monde partit en procession derrière l’ambulance qui conduisait la pauvre Clarita à l’hôpital, ambulance dans laquelle elle continuait de crier et les morsures d’apparaître. Une fois arrivée à l’hôpital, les attaques cessèrent, mais il fallut plusieurs semaines pour soigner et guérir les morsures de Clarita, dont certaines s’étaient infectées.

     

    Le Docteur Mariana Lara, qui avait assisté aux attaques du monstre invisible et qui soigna ensuite la jeune fille, fit prendre des empreintes des morsures. Divers dentistes affirmèrent qu’il s’agissait de dents humaines. Le docteur Lara est persuadé qu’il n’y a qu’une explication possible : celle de la jeune fille, un monstre invisible ?

     

    LE CANON TONNE SANS ARRET À BARISAL (BENGALE) OU IL N’Y A JAMAIS EU DE CANONS.

     

    Depuis des siècles, on entend souvent, à Brarisal et dans les marais alentours, des bruits de détonations exactement semblables à ceux de canons de fort calibre. On est certain d’une chose ; il n’y a pas de canons à Brarisal.

    Si ce mot de Brarisal vous dit quelque chose encore, c’est parce que l’on en parle beaucoup depuis des années.

    Barisal est une petite ville, à une centaine de kilomètres de Dacca, dans le delta du Gange, où des centaines de milliers de personnes ont périrent au cours d’un monstrueux cyclone. Le colonel H.S. Olcott, de l’armée des Indes, écrivait, à la fin du siècle dernier, que, le soir, on entendait parfaitement le bruit du canon à plus de trois cents kilomètres de distance, mais qu’à Barisal, il avait souvent eu l’impression que le coup venait d’être tiré d’une pièce située à moins de cent mètres, tellement la détonation était forte. Les habitants y étaient si bien habitués qu’ils ne sursautaient même plus.

     

    CHRONOMETREURS ET SAVANTS STUPEFAITS : 2 SONS LUTTENT DE VITESSE ET LE PREMIER PARTI ARRIVE APRES LE SECOND !

     

    Dans mon dossier « artilleries », je trouve cet autre étrange fait divers.

    Tout le monde sait, et les artilleurs mieux que quiconque, que lorsqu’un canon tire à vue, par exemple, à deux ou trois kilomètres, on voit le coup de feu, le panache, et, un certain temps après, on entend le son du coup de départ.

    Cela s’explique puisque la vue voyage à la vitesse de la lumière et que le son, lui ne voyage que beaucoup plus lentement.

    Ce ne fut pas cependant tout à fait le cas au cours d’une expérience scientifique faite par le commandant de marine William E. Parry, au cours d’une expédition polaire, en 1882. Le commandant Parry assistait un astronome réputé, le Dr Georges Fischer, qui cherchait à savoir si une très basse température pouvait influencer sur la vitesse de propagation des sons. Ils se trouvaient pris dans les glaces, à proximité de Winter Island, tout au nord de la baie d’Hudson.

    L’expérience, ou plutôt la série d’expériences (il y eut huit séances, en tout, entre le 29 décembre 1821 et le 18 juin 1822), consistait à installer un petit canon à un peu plus d’un mile de distance du bateau, puis, à l’aide de plusieurs chronomètres déclenchés à vue le coup, puis stoppé au son, à mesurer la vitesse de propagation du son.

    Ces expériences se déroulèrent par beau temps et vent nul et par des températures variant de + 10 à – 40° centigrades. Le Dr Fischer obtint ainsi confirmation des suppositions selon lesquelles la vitesse du son diminue très légèrement au fur et à mesure que baisse la température. Le 9 février 1822, les officiers et le savant furent stupéfaits par un inexplicable changement. Dans l’atmosphère calme du Grand Nord, ils avaient pour habitude de voir l’éclair du feu, puis entendre distinctement l’ordre « Fire ! » que clamait l’officier artilleur et, presque aussitôt, le coup de canon. Ce jour là, ils virent l’éclair et entendirent le coup de canon avant l’ordre « Fire ! » comme la vitesse de propagation des sons est uniforme, ils conclurent à une erreur des artilleurs qui avaient sans doute tiré une fraction de seconde avant l’ordre.

    Ils détachèrent deux officiers pour aller voir à la batterie et recommencèrent l’expérience. Elle fut recommencée quinze fois ce jour-là. Chaque fois, le bruit du canon arrivait nettement détaché, près d’une seconde avant l’ordre : « Fire ! ». Toutes les possibilités furent soigneusement étudiées. Il n’y avait aucun écho possible et le temps était au beau, par une température de -34°,

    Le Dr Fisher et les officiers de marine qui l’assistaient durent se rendre à l’évidence :

    Pour des raisons incompréhensibles, le bruit du canon rattrapait et dépassait l’ordre « Fire ! » pour arriver avant lui à un mile du point de départ du son !

    Le lendemain tout était redevenu normal, mais par deux fois encore, le phénomène se manifesta ? Le tout fut soigneusement signé, contresigné sur 19  pages du rapport général du Dr Fisher de plus de 1000 pages. Cela fut discuté une fois à l’institut scientifique, et ce fut oublié. L’expérience n’a jamais été renouvelée et l’on ne sait toujours pas pourquoi le bruit du canon alla plus vite que celui de la voix humaine.

     

    FRAPPEE DE 7 COUPS DE POIGNARD…. DONT SES VETEMENTS NE PORTAIENT AUCUNE TRACE...

     

    Deux policiers de Birmingham, en Angleterre, entendirent, un soir, une femme appeler au secours. Ils se mirent à courir, arrivèrent au bout d’une rue et, en tournant au coin, trouvèrent une femme qui venait d’être attaquée par de voyous.

    Elle essaya de parler et s’évanouit. Une ambulance fut appelée et la jeune femme fut transportée à l’hôpital.

    Là on la déshabilla et le médecin de service constata qu’elle avait reçu sept coup de poignard : trois dans le dos et quatre en pleine poitrine.

    Elle mourut, quelques instants après son admission à l’hôpital.

    Le côté vraiment étrange de cette affaire, presque banale autrement ? Les infirmières qui l’avaient déshabillée s’aperçurent que ses vêtements, qui se composaient d’un tailleur deux pièces, d’un corsage, d’une combinaison et d’un soutien-gorge, n’avaient pas été percés et ne portaient aucune trace de sang !

    Les policiers pensèrent qu’elle avait dû être poignardée, puis rhabillée et conduite là où les policiers l’avaient trouvée.

    Les médecins qui pratiquèrent l’autopsie furent formels.

    Trois des blessures étaient mortelles et ne pouvaient avoir précédé la mort de plus d’une dizaine de minutes ?

     

    BRULEE VIVE DANS SON FAUTEUIL, COMME DANS UN FOUR A 2000°. MAIS LE TAPIS ETAIT INTACT !

     

    Au soir du 1 Juillet 1951, le Dr Richard Reeser, médecin de la petite ville de Saint-Petersburg, en Floride, monta dire bonsoir à Mme Reeser, sa mère, qui venait de fêter son soixante huitième anniversaire et qui fumait sa dernière cigarette.

    Le lendemain matin, Mme Carpenter, sa gouvernante, monta pour lui annoncer que le breakfast, était prêt. Ne voulant pas réveiller Mme Reeser si elle dormait encore, elle posa doucement sa main sur le bouton de cuivre de la porte et la retira en criant, car elle s’était brulée. Mme Carpentier sortit en courant et appela des ouvriers qui travaillaient sur un chantier voisin. D’un coup d’épaule, un des garçons fit sauter la porte et ils se trouvèrent devant un mystère qui n’a jamais été élucidé.

    Près de la  fenêtre ouverte se trouvait les restes fumants du grand fauteuil et, dedans, les restes également fumants de Mme Reeser. Police et pompiers arrivèrent presque aussitôt. Pour les pompiers stupéfaits, il n’y avait plus rien à faire ; pour les policiers, l’enquête commençait. Elle fut longue et méticuleusement menée et révéla quantité de détails étranges et inexplicables.

    Mme Reeser, qui pesait 80 Kilos, se trouvait réduite à 5 ou  6 kilos de cendres.

    Seul son pied gauche, son crâne curieusement ratatiné par le feu et quelques vertèbres n’avaient pas été entièrement consumés.

    De son grand fauteuil écroulé il ne restait que les ressorts d’acier. Les murs de la pièce étaient encore brûlants et, à partir d’un mètre du sol et jusqu’au plafond, semblaient couverts de suie.

    La chaleur avait fait éclater un miroir à trois mètres du fauteuil ; sur la commode, deux bougies avaient fondu.

    Partout on trouvait trace d’une intense chaleur à partir d’un mètre du sol ; au-dessus tout semblait intact. Les experts relevèrent, cependant, deux petites exceptions pour le moins étranges. Sous le fauteuil, le tapis, autrement intact, portait une petite marque circulaire de brûlure et, le long du mur le plus proche une prise de courant avait fondu, causant un court-circuit, qui avait fait sauter les plombs de la pièce et arrêté net ka pendule électrique, qui marquait 4 h 20.

    On pensa naturellement que Mme Reeser avait peut-être branché un appareil électrique quelconque, mais l’enquête démontra qu’elle n’en possédait aucun et, de toute façon, il en serait resté des traces, or il n’y en avait aucune.

    M. Edwward Davies, expert auprès du syndicat des assureurs, mena sa propre enquête et dut admettre que tout ce qu’il pouvait affirmer avec certitude était que la victime était morte brûlée vive.

    Le médecin  légiste, le professeur Wilton Forgman, de l’université de Pennsylvanie, n’avait jamais vu un crâne si réduit par le feu, ni hors d’un four crématoire, un corps si complètement carbonisé.

    A la fin de son rapport, il mit une phrase encore jamais vue dans un rapport de médecin légiste : « C’est la chose la plus extraordinaire que j’aie jamais vue »

    Après de nombreuses expériences de laboratoire, les experts déclarèrent qu’il avait fallu une chaleur d’au moins 2000° centigrades pour obtenir un tel résultat.

    Quant à la source d’une telle chaleur hors d’un four, ils avouèrent non seulement leur ignorance, mais reconnurent, aussi, qu’ils auraient été tout à fait incapable de produire une telle chaleur dans les conditions où elle s’était produite sans, immédiatement, mettre le feu à toute la maison.

     

     

    claude burkel avatar

     

    Référence : Extrait du monde insolite Novembre 1970

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    Que de mystères et de violences le long de ce cercle délimité par le 35° parallèle : à plus ou moins 3 degrés de part et d’autre de cette ligne imaginaire, vous serez surpris de pouvoir épingler son parcours d’autant de lieux de tragique mémoire ou de puissance intemporelle. Rien n’est anodin sur son chemin ; les évènements qui s’y déclenchent ont, de manière quasi générale, une vibration destructrice ou occulte (souvent les deux !). C’est un peu comme s’ils puisaient leurs forces dans un réservoir d’énergies colossales, dont les propriétés répondent à d’autres lois que celles scientifiquement admises.

     

    UN CERCLE MALEFIQUE ?

    Pour commencer, arrêtons-nous sur quelques-uns des endroits géographiques situés dans cette fameuse zone que certains estiment maudite. Du célébrissime triangle des Bermudes (4 millions de km2 à cheval entre 30° et 40° de latitude nord) aux îles de Malte, de crête et de Chypre (où le 35e parallèle arbore d’ailleurs un nom plutôt inquiétant, la « Ligne Attila » !), nous pourrions ainsi continuer longtemps cet énigmatique voyage autour du monde. Cette liste ne se veut donc pas exhaustive :

    ·       Faille de San Andreas : elle n’est plus à présenter ! S’étendant sur une large zone, ces ramifications complexes enserrent mortellement la région vitale de Los Angeles à San Francisco. Séismes ravageurs (le fameux Big One tant redouté) et menaces sur compte à rebours la caractérisent depuis longtemps. San Francisco : 37° de latitude nord.

     

    ·       Lisbonne : 26 janvier 1531, un 1er tremblement de terre fait des milliers de victimes. Le 1er novembre 1755, un second séisme plus un tsunami dévaste 85% de la ville et tue 50 000 personnes. Certains avanceront même le chiffre de 100 000… 38° de latitude nord.

     

    ·        Alger : cette extraordinaire ville « blanche », repaire de corsaires et chapitre sanglant de l’histoire de l’esclavage avant d’être celui d’une guerre colonialiste, est indissociable d’une violence meurtrière qui transcende les époques à… 36° 50’ de latitude nord.

     

    ·       Jérusalem : au croisement historique de 3 des plus importantes religions du monde, c’est un lieu tellement chargé, sur tout les plans, que de le savoir situé exactement sur cette ligne serpentine ne peut guère nous surprendre ! Les luttes de pouvoir sont inscrites dans ses ruines, aussi bien que dans son histoire unique… 35° 13’ de latitude nord.

                                                    

    ·       Téhéran : au cœur de l’empire défunt d’une civilisation grandiose et d’enjeux, aussi meurtriers aujourd’hui qu’ils l’étaient jadis. Entre tremblements, qu’ils soient de terre ou de guerre, le lieu est agité de soubresauts qui n’ont pas de fin… 35° 45’ de latitude nord.

     

    ·       Lhassa : qui ne connaît pas cette demeure mystique des Dalaï lamas sur ce « Toit du monde » (dans une large acception de termes) himalayen ? Lhassa, au Tibet que d’Arsonval qualifiait de « … patrie du Mystérieux, de l’impossible… » est à 32° de latitude nord.

     

    ·       Hiroshima : 6 août 1945, la ville nippone signera sa page noire dans le livre karmique de l’Humanité… 34° 22’ de latitude nord.

     

    LA LATITUDE OU L’ON PERD LE NORD !

     

    Mais catastrophes naturelles, luttes hégémoniques ou conflits meurtriers ne sont pas les seules perles noires semées par ce parallèle 35° décidément bien maléfique. Il y a aussi la kyrielle de disparitions qui suit sa trace tortueuse comme les pierres d’un Petit Poucet diabolique. Les disparitions ont toujours fasciné l’être humain ; sur terre ou sur mer, il en existe de tous les genres, à toutes les époques, répertoriées, attestées et… jamais résolues ! Du moins, même si certaines thèses ou explications intelligentes se distinguent du lot habituel des loufoqueries, n’a-t-on jamais retrouvé le (ou les) disparu (s). Par exemple, on a beaucoup parlé à l’époque de la disparition mystérieuse de Donald Crowhurst (10 juillet 1969), un des participants du « Golden Globe Challenge », la première course autour du monde en solitaire à l’initiative du journal britannique le Sunday Times en 1968. Les contradictions vont bon train et la disparition de ce navigateur pouvait indéniablement avoir des motifs personnels (la falsification de son itinéraire, notamment, sur le point d’être dévoilée à la presse !), sans s’embarrasser de cette brume énigmatique si chère au cœur des marins.

    Mais voilà, cette disparition présente trois aspects, eux aussi incontournables, qui troublent toute tentative de rationalisation pure et simple. Primo, le lieu où a été retrouvé le trimaran abandonné, visiblement pas du plein gré de son occupant malheureux. Secundo, au cours de ce mois de juillet 1969, pas moins de 140 embarcations (yachts, bateaux de pêche, etc.) totalement vides de leurs occupants envolés, marqueront les annales de la Mer d’un indélébile et inexplicable paraphe rouge ! Tertio, la découverte de journaux écrits de la main du navigateur, et au contenu pour le moins dérangeant.

     

    Ce mois de juillet 1969 s’illustrera par une succession de découvertes maritimes toutes plus énigmatiques les unes que les autres.

    4 juillet… le « Cotopaxi » est découvert vide navigant en gouvernail automatique. Même jour, le « Red Sun », le « Calliana » et le « San Pedro » seront trouvés sans occupants. Ils ne présentent aucune avarie et la météo est idéale…On ne retrouvera aucun débris, aucun message, pas de corps. Les embarcations de secours et les gilets de sauvetage sont en place.

    6 juillet…le « Vagabond » de William Wallin est vide. La « Rosa » vide… le « Nelson » vide de 14 membres d’équipage… trois navires de pêche avec leurs filets dérivants, vides tous les trois…

    8, 12 et 15 juillet, 16 embarcations découvertes dérivantes.

    Ainsi le mois de juillet 1969 se terminera avec plus de 140 découvertes de navires vides et dérivants… Pas un seul rescapé !

    Tout cela se passe au large des Açores, à 35° de latitude Nord !

     

    UN MANUSCRIT BIEN ETRANGE…

     

    Je ne m’attarderai pas sur les disparitions en série de juillet 1969, le lecteur trouvera abondance d’informations sur le sujet. Par contre, revenons sur le lieu de la disparition et sur les journaux intimes du navigateur. Ce qui frappa d’emblée les enquêteurs officiels et les journalistes du moment furent les coordonnées géodésiques où se trouvait le voilier abandonné, à savoir 33° 11’ de latitude nord, plus les lignes manuscrites de Crowhurst. Ces textes laissent tout le monde perplexe : les uns vont les considérer comme la preuve d’un homme ayant basculé dans une schizophrénie délirante et, finalement, suicidaire. D’autres, au contraire, vont y voir la marque d’un esprit, certes perturbé par des visions et des voix, mais qui n’est pas malade. Plutôt, il se serait trouvé, de toute évidence à un moment donné, en contact avec « quelque chose » de suffisamment déstabilisant pour le projeter hors de tout repère ! Force de nature inconnue, magnétisme particulier, rupture spatio-temporelle… les suppositions n’ont que la limite de l’imagination humaine, c’est-à-dire aucune ! Pour l’anecdote, voici un de ces passages, à priori non-déformé par les traductions et manipulations journalistiques successives :

     

    « … Maintenant, enfin, l’homme a tout ce dont il a besoin pour penser comme un être cosmique. Pour le moment, il doit être vrai que je suis le seul homme sur la Terre à comprendre ce que cela veut dire… ».

     

    LA SCIENCE DU… PARALLELE !

     

    Qu’en pensent les scientifiques ? Difficile à dire, vous vous en doutez. Ou le sujet fâche, ou on le rend digeste à grands coups de théories rationnelles. En passant, soulignons que le mouvement du pôle était déterminé, depuis 1899, par 5 observatoires spécialisés disséminés… sur le 35e parallèle Nord. Alors que conclure ? Les faits, troublants, nombreux, répétitifs, sont là. Sans tomber ni dans une naïve fascination du merveilleux, ni dans un rejet cartésien de principe, force est de leur accorder l’élémentaire curiosité respectueuse de l’observateur. Il existe incontestablement quelque chose d’important à comprendre autour de cet étrange 35ème parallèle. Quelque chose qui répond à des lois également scientifiques, même si leurs équations transcendent, voire contredisent, celles utilisées aujourd’hui par le consensus. D’Arsonval, ce génial scientifique hors-norme, d’ailleurs déjà cité plus haut, n’a-t-l pas lui-même écrit en 1881, ces mots pétris d’humble lucidité ?

     

    « Rappelez-vous que grâce à la science, l’impossibilité d’hier sera la banalité de demain… »

     

    Parfait pour une conclusion !

    *

    Article d’Odile Alleguede pour la revue « Le Monde de l’inconnu » N° 325 d’avril-mai 2007

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    LES ENVAHISSEURS SONT PARMI NOUS

    CERTAINS COMMENCENT A LE PENSER SERIEUSEMENT…


     


    Et si les extraterrestres vivaient déjà depuis plusieurs années parmi nous ? C’est le thème d’une série à succès en France et outre manche à l’époque : Les Envahisseurs (The Invaders). Dans cette histoire, à mi-chemin du feuilleton policier et de science-fiction, les extraterrestres avaient réussi à imiter l’aspect physique des hommes, à un léger détail anatomique près (le petit doigt relevé) et ils avaient décidé d’envahir notre terre en s’infiltrant, peu à peu, dans la population de notre globe.


    Et bien cette histoire qui a pu paraître rocambolesque à certains, des savants sont, aujourd’hui, prêts de le croire tout à fait plausible. Jacques Bergier était de ceux-là. « A mon avis, disait-il, après la période de simple contrôle et d’enregistrements de ce qui s’est passé sur Terre, vint la période, commencée depuis quelques siècles, où les Intelligences décidèrent d’effectuer des expériences. Celles-ci consistent à introduire dans notre milieu des êtres susceptibles de provoquer les réactions les plus diverses et à étudier, ensuite, la façon dont nous nous comportons, comme on étudie le comportement des rats dans les labyrinthes artificiels ».

     

    Et, en effet, on trouve, à différentes périodes de notre histoire, le récit de certains de ces êtres débarqués sur notre terre, venant de nulle part. L’un des plus célèbres est, évidemment, le comte de Saint-Germain que personne n’a jamais vu mourir et qui revient périodiquement au fil des siècles. Kaspar Hauser, « l’orphelin de l’Europe » dont on a fait le héros d’un film dans les années 80, est également un cas troublant. Cet adolescent apparut, un jour de mai 1828, à Nuremberg. Il avait une quinzaine d’années, mal habillé, il était incapable de parler et savait à peine marcher. Il avait bien deux lettres dans sa poche, mais les indications qu’elles donnaient  se révélèrent totalement fausses et elles étaient faites d’une curieuse matière, ni papier, ni parchemin, mais plutôt une sorte de cuir ultra-mince. Kaspar Hauser ne savait pas d’où il venait. Il réussit à apprendre à parler, mais ne put rien révéler sur sa mystérieuse origine. Il fut assassiné, le 14 décembre 1833, dans un parc, par un inconnu qui lui avait donné rendez-vous, sous prétexte de lui révéler son identité. Kaspar Hauser n’était pas de ce monde, en ont conclu certains. Il provenait d’une autre planète, peut-être même d’un autre univers.

    Au XVIIe siècle, en Angleterre, une jeune femme avait causé la même surprise. Elle était apparue, un jour d’avril 1817, dans le petit village d’Almondsbury, vêtue d’un sari et parlant une langue inconnue. Elle ne savait pas écrire et tout ce que l’on tira d’elle, avec force signes, fut qu’elle devait se nommer Carabo. On la recueillit, on lui apprit à parler et elle raconta qu’elle était princesse d’un pays lointain, mais qu’on ne parvint jamais à situer sur aucune carte. Plus tard elle se maria et déclara qu’elle avait menti, qu’elle était, en réalité, anglaise et s’appelait Mary Wilcox. Malheureusement toutes les démarches entreprises ne permirent jamais de retrouver une trace de cette femme. Et la princesse Carabo mourut, à l’âge de soixante-dix ans, en emportant dans la tombe le secret de sa mystérieuse origine. Au 19 ème siècle on découvrit, également, à Paris, un amnésique qui ignorait tout de son identité. On trouva dans sa poche la carte d’une planète qui n’était pas la terre. En 1954 on dut vérifier, à la suite d’émeutes, les passeports de tous les étrangers qui se trouvaient au Japon. Dans un hôtel la police découvrit ainsi un personnage qui possédait un passeport apparemment en règle. Il n’y avait ni grattage, ni surcharge, la photo d’identité était exacte, ainsi que les empreintes digitales. Mais le passeport en langue arabe, était délivré par un pays qui n’existait pas : le Tuared. On interrogea l’homme qui expliqua que le Tuared se trouvait entre la Mauritanie et le Soudan. On consulta des cartes anciennes, on s’enquit auprès des Nations Unies. Personne, jamais, n’avait entendu parler de ce pays. Finalement, le ressortissant du Tuared fut enfermé dans un asile psychiatrique. Pourtant son comportement était parfaitement normal.

     

    Mais, parfois, on va encore plus loin dans l’étrange quand les êtres venus d’ailleurs ne sont pas tout à fait comme nous. En août 1887, près du village de Banjos, en Espagne, des paysans virent, tout à coup, sortir d’une cave deux enfants, un garçon et une fille, visiblement perdus et apeurés. On s’empressa à leur rencontre. Ils étaient habillés de vêtements dont le tissu ne ressemblait à aucune matière connue et, surtout, leur peau avait une couleur étrange : verte. Verte comme les feuilles ou l’herbe des champs. Leurs traits étaient un peu de type négroïde, mais leurs yeux en amande, étaient plus proches des Asiatiques. On essaya de les faire manger, mais ils refusèrent tout, sauf des haricots fraîchement cueillis qu’ils dévorèrent crus. Des spécialistes vinrent de Madrid étudier les deux étranges enfants que l’on avait placés chez le juge. Mais ils essayèrent en vain d’identifier la langue qu’ils parlaient, comme le tissu dont leurs vêtements étaient faits. Le petit garçon qui paraissait le plus faible mourut, quelques jours plus tard. La petite fille, elle, survécut quelques années. Assez pour apprendre un peu d’espagnol et donner une description du pays d’où elle venait. Description des plus étonnantes puisqu’elle décrivit son pays comme une région sans soleil où régnait, en permanence, une sorte de crépuscule. Ce pays était séparé, par une large rivière, d’un pays voisin, au contraire très lumineux. La petite fille ne put pas réellement expliquer comment elle avait débarqué sur terre. Elle parla d’un bruit terrible et d’un grand tourbillon.

    En 1948 on a encore retrouvé en Australie – pays où les observations de soucoupes volantes sont particulièrement nombreuses – un cadavre d’un être étrange dans une mine de cuivre désaffectée. Ses yeux étaient dépourvus de cils, il avait des lèvres minces, un nez fort et légèrement épaté, des oreilles très pointues. Dans ses poches on retrouva un mystérieux message codé que personne n’a jamais réussi à déchiffrer. Georges Langelaan, de son côté, rapporte quelques cas particulièrement déroutants.

    « J’ai pour ma part, connaissance d’un fait très troublant qui s’est déroulé en Angleterre, dans les années soixante. Un jeune homme accidenté avait été conduit à l’hôpital. Là on lui fit un prélèvement sanguin, on le pansa, puis on le laissa repartir car sa blessure était bénigne. Mais quelle ne fut pas la surprise des médecins de constater, en analysant son sang, qu’il n’appartenait à aucun groupe connu sur terre. En particulier les globules avaient une curieuse forme ovale. On chercha à retrouver le mystérieux jeune homme, mais on n’y parvint pas, car il avait donné un faux nom et une fausse adresse. Je pense qu’il s’agissait d’un extraterrestre ».

    Aux Etats-Unis on a également découvert certains hommes, morts accidentellement, qui avaient deux cœurs. Et, en 1959, on retrouva, sur la plage de Dantzig, un curieux cadavre. Quand on l’autopsia on s’aperçut qu’il avait une circulation horizontale et non verticale, comme tous les êtres humains vivant sur terre. Le mystérieux cadavre fut transporté dans un hôpital de Moscou, mais, depuis, plus personne n’en a entendu parler. Tous ces faits ont de quoi troubler ou inquiéter. Car ils prouveraient, en effet, que les extraterrestres n’en sont plus seulement à nous surveiller de leur soucoupe, ou même à atterrir pour une rapide exploration. Ils ont déjà débarqué. Ils sont là, parmi nous, sans que nous le sachions. Ce sont peut-être nos voisins de palier ou nos collègues de bureau. D’autres spécialistes avancent des hypothèses encore plus hardies. Les voyageurs de l’espace ne sont pas, comme nous, soumis à la loi inexorable du temps, ils se perpétuent sur des centaines et des milliers d’années. Aussi réussissent-ils, sur terre, à s’incarner dans des enveloppes terrestres dont ils annihilent l’âme et l’esprit pour prendre sa place. Et ils en changent quand la mort a fait son œuvre.

    Ainsi, peut-être allons-nous devenir, peu à peu, des extraterrestres sans le savoir !

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    Nostra n°202 de février 1976- juin 2009

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     A la fin du XIX° siècle, à Santa-Fé (Nouveau Mexique, Etats-Unis), un mystérieux charpentier réalise un escalier à la tenue inexplicable. Parmi les miracles reconnus, ceux qui sont attribués à Saint Joseph sont rares. L’Escalier de Santa Fé, malgré la prudence des uns et l’hostilité des autres, est pourtant toujours debout : inexplicable, étonnant, magnifique. Il continue de susciter, selon les sensibilités, l’admiration ou le doute dont la controverse s’alimente. 

     Des soeurs catholiques s'installent au Nouveau Mexique

    Voici plus d’une centaine d’années, en septembre 1852 pour être tout à fait exact, les Sœurs de Lorette vinrent dans le sud ouest des Etats-Unis, voyageant en fourgon bâché et en bateau à aubes. Leur voyage avait débuté au mois de mai précédent, dans le Kentucky, sur un vapeur baptisé le « Lady Franklin », qui leur fit remonter le Mississipi jusqu’à Saint Louis ; de Saint Louis à Independance (Missouri), elles prirent le « Kansas » : mais en trajet, un grand malheur fondit sur la petite communauté. La Supérieure, Mère Mathilde, fut terrassée par le choléra et mourut peu après leur arrivée à Independance. Deux autres des Sœurs contractèrent aussi la maladie, mais en guérirent.

    Après plusieurs autres mois de difficultés et de frayeurs, d’essieux et de roues cassés, de journées torrides et d’os blanchis entrevus, ce qui restait du groupe finit par arriver à Santa Fe, Nouveau Mexique. Les Sœurs Madeleine, Catherine, Hilaire et Roberte fondèrent la communauté. À la requête de Monseigneur Lamy, Sœur Madeleine fut désignée comme supérieure du groupe par la maison mère. C’était une femme résolue, fervente, et la situation à laquelle elle dut faire face avec ses Sœurs était une situation difficile.

    Ces sœurs de Lorette étaient de grandes dames, parfaitement pénétrées de l’amour de Dieu, et c’est uniquement cela qui leur permit d’affronter les épreuves de ces premières années. La contrée étant encore rude et mal installée, il n’y avait pas, à leur arrivée, de couvent confortable qui les attendait. À cette époque, la ville de Santa Fe était habitée principalement par des indiens et par des mexicains. Elles vécurent tout d’abord, dans une petite maison d’une seule pièce en briques brutes. Santa Fe est désormais une ville de bonne taille, bien qu’avec ses rues étroites et pittoresques, elle conserve vivante l’ancienne atmosphère du vieux Santa Fe. La construction de la chapelle

    Mais revenons en 1852 : il devint rapidement évident que si les sœurs voulaient répondre aux intentions de Monseigneur Lamy, qui souhaitait en les amenant à Santa Fe, qu’elles instruisent les gens, qu’elles auraient besoin d’un couvent et d’une chapelle. Les charpentiers mexicains commencèrent à travailler pour les Sœurs. L’école fut terminée, et on l’appela le Collège de Lorette, de Notre Dame de Lumière. Des plans en vue de la construction d’une magnifique chapelle furent ensuite élaborés. Selon les annales des Sœurs pour cette année-là, la chapelle fut commencée le 25 juillet 1873. C’est le même architecte qui avait dessiné la cathédrale de Santa Fe, M Mouly, qui en fit les plans. Monseigneur Lamy venait de France, et il avait voulu que les Sœurs aient une chapelle similaire à la Sainte Chapelle de Paris, qu’il affectionnait particulièrement. Cela signifie qu’elle devrait être strictement gothique, et de fait, elle sera la première structure gothique à l’ouest du Mississipi.

    Les constructeurs mexicains se remirent à travailler sur la nouvelle bâtisse. Elle serait grande ; plus grande en fait que la plupart les chapelles des missions de cette contrée. Elle devait faire 25 pieds de large (8 mètres environ) 75 pieds de long (23 mètres environ) et 85 pieds de haut (26 mètres environ). Sœur Madeleine note dans les annales que la construction de la chapelle était placée sous le patronage de Saint Joseph, «  en l’honneur duquel nous recevions chaque mercredi la Sainte Communion afin qu’il nous prête assistance ». Puis elle ajoute : « nous avons été témoins de la puissance de son aide en plusieurs occasions ». 

    Les travaux de construction de la chapelle se réalisèrent non sans quelques difficultés financières, et de la part des Sœurs, avec un maximum de Foi. Ce n’est que lorsqu’elle fut presque terminée qu’elles se rendirent compte qu’une horrible erreur avait été faite. La chapelle en elle-même était magnifique : et la tribune pour la chorale ne l’était pas moins. Mais aucune liaison entre les deux n’avait été prévue ! Il n’y avait pas de cage d’escalier, et l’exceptionnelle hauteur de la tribune ne laissait pas la place d’en positionner un ordinaire. Mère Madeleine fit appel à de nombreux charpentiers pour essayer de construire un escalier : mais les uns après les autres, ils prenaient les mesures, réfléchissaient, puis ils hochaient la tête en disant tristement : « c’est infaisable, ma Mère ». Il semblait n’y avoir de choix qu’entre deux solutions : mettre une échelle pour atteindre le chœur, ce qui paraissait dans tous les cas peu pratique, ou raser tout l’édifice, pour le reconstruire différemment. La dernière solution eût été un crève-cœur.t

    Pourtant, quiconque connaît les Sœurs, quelles qu’elles soient, sait qu’elles ne se résoudront pas à des solutions aussi drastiques sans d’abord avoir dit quelque chose comme « attendons un peu, et faisons une neuvaine ». Et parce qu’elles avaient une grande dévotion à Saint Joseph, les Sœurs de Lorette lui adressèrent une neuvaine, afin qu’il trouve une solution convenable à la question. Le dernier jour de la neuvaine, un homme aux cheveux gris se présenta au couvent, avec son âne et sa caisse à outils. Lorsqu’il vit Mère Madeleine, il lui demanda s’il pourrait aider les Sœurs à construire un escalier ! La Mère donna volontiers son accord, et il se mit au travail. Selon la tradition orale, passée par les sœurs présentes à l’époque aux suivantes, les seuls outils en sa possession étaient un marteau, une scie et une équerre en té. Il mit entre six et huit mois pour terminer le travail. Lorsque Mère Madeleine chercha à le payer, il avait disparu. Elle se rendit alors à la scierie locale pour payer au moins le bois utilisé. Là, personne ne savait quoi que ce soit à ce sujet. Il n’y a, à ce jour, aucune trace, aucun document établissant que ce travail n’ait jamais été payé. aordinaire escalier

    L’escalier en colimaçon laissé par le vieil homme aux Sœurs est un chef d’œuvre, aussi magnifique qu’étonnant. Il fait deux tours complets (2 x 360°) sur lui-même. C'est un escalier colimaçon à noyau creux, il n’y a aucun pilier pour le soutenir, comme la plupart des escaliers circulaires en ont. Cela signifie qu’il est suspendu sans aucun support. Tout son poids repose sur sa première marche. Plusieurs architectes ont avancé qu’il aurait dû s’effondrer sur le sol au moment même où la moindre personne se serait aventurée sur la première marche : et il a cependant été utilisé quotidiennement pendant plus de cent ans. L’escalier a été assemblé exclusivement par des chevilles en bois : il n’y a pas un seul clou. La partie située sous les marches et entre le limon et la crémaillère ressemble maintenant à du bois léger : c’est en réalité du plâtre mélangé à du crin de cheval destiné à donner de la rigidité. Trop nombreux sont les visiteurs à avoir succombé à la tentation de rapporter chez eux un souvenir, et d’avoir pour cela arraché à l’escalier des morceaux de plâtre. En 1952, lorsque les sœurs ont fêté le centenaire de leur arrivée à Santa Fe, elles ont remplacé le plâtre, et l’ont peint de manière à lui donner l’aspect du bois vernis.

     

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    A Al’époque de sa construction, l’escalier n’avait pas de rampes. Elles furent ajoutées quatre ou cinq ans plus tard. L’une des jeunes filles qui se trouvaient alors dans ce collège, avait à l’époque environ treize ans. Elle devint plus tard Sœur Marie, dans cette congrégation des Sœurs de Lorette, et ne se fatiguait jamais de raconter comment elle et ses amies furent parmi les premières à grimper à cet escalier. Elle disait aussi qu’elles avaient tellement peur de monter à la tribune, qu’elles en redescendaient sur les mains et sur les genoux.

    L’actuelle Supérieure de la communauté Sœur Januarius, m’a dit que des visiteurs sont venus du monde entier voir cet escalier merveilleux. Parmi eux, de nombreux architectes qui, sans exception, lui ont dit qu’ils ne comprenaient pas comment l’escalier avait été construit, ni comment il demeurait en aussi bon état après quasiment un siècle d’utilisation. 

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     LES EX-VOTO

    CES MYSTERIEUSES OFFRANDES DES HOMMES AUX DIEUX

     

    Marques de remerciements, cadeaux propitiatoires, silhouettes rêvées du personnage que l’on voudrait bien devenir un jour : les ex-voto sont un peu tout cela à la fois. Ils nous apprennent plus sur une époque que bien des documents…

     

     

    Depuis les plus anciens jours de l’Histoire humaine, on trouve des ex-voto. Offerts dans les temples, ces objets devaient séduire assez les dieux pour inciter ceux-ci à se montrer généreux. Les Grecs, et bien avant eux : les Crétois et les Sumériens éprouvaient le besoin de faire offrande à leurs dieux. Ces offrandes étaient parfois extrêmement chères au cœur de ceux qui offraient. On sait que des pères sacrifièrent ainsi leurs propres enfants, que des mères tendirent éplorées leurs bébés au grand sacrificateur qui veillait à fournir son lot de suppliciés au dieu jamais repu de vies humaines. A Carthage brûlait presque sans cesse le fourneau horrible du dieu Baal. Et dans les sources de la Seine, les Gaulois des forêts d’alentour venaient déposer des statues de bois que l’on découvre aujourd’hui, sous un linceul de sédiments. Généralement les ex-voto étaient des objets précieux, auxquels on tenait, soit en tant qu’outils indispensables et rares, soit en tant que bijoux personnels. Curieusement, on constate que les ex-voto ne sont réclamés par aucune religion monothéiste. Le don d’ex-voto est un geste spontané que l’on tolère dans les temples des grands cultes monothéistes. C’est un acte de foi sympathique, sans plus. Un acte de foi presque toujours émouvant parfois poignant.

    Comme les êtres humains, les ex-voto sont inégalement riches et beaux. Parfois de véritables œuvres d’art ont été crées spécialement pour appeler l’attention de Dieu, ou pour le remercier d’avoir été très généreux. La fonction spirituelle des ex-voto est évidente, même quand ce sont des objets usuels qui sont offerts. Les béquilles de Lourdes ne sont-elles pas aussi précieuses à Dieu que les plus beaux tableaux de tel grand maître offerts en ex-voto ? Lorsque l’ex-voto est offert comme une prière demandant à Dieu de se mêler particulièrement de tel ou tel malheur humain, il prend valeur de requête humblement exprimée. Les ex-voto ne sont que rarement signés. L’ex-voto de remerciement a peut-être moins de prix que l’autre. Il sanctionne un état de fait acquis. Le plus ancien ex-voto de France remonte à 1591 ; il se trouve dans l’église des Saintes-Maries-de-la-Mer. Mais plusieurs tableaux votifs d’Allemagne semblent plus anciens encore, remontant sans doute au tout début du 16e siècle. Les ex-voto apparaissent dans les églises européennes, par vagues, comme si leur abondance avait quelque chose à voir avec les périodes de tourments, d’inquiétudes de particulière acuité. Il est étonnant de constater que le tempérament des peuples se traduit dans la gamme des ex-voto qui sont visibles dans ses églises. Les Allemands ont de tout temps préféré les tableaux représentant des scènes bucoliques, forestières, dans une ambiance de flou et de mystère.

    Les Français excellent dans la fabrication des ex-voto artisanaux, qui représentent des outils de travail. Les Italiens offrent des ex-voto bien soignés, de véritables bijoux. Au Japon, c’est l’image peinte du cheval qui est le plus souvent offerte en ex-voto. Cette image est peinte sur des panneaux de bois ; elle a pris la place des chevaux en chair et en os que l’on logeait jadis dans les temples consacrés aux dieux. L’ex-voto japonais d’autrefois coûtait vraiment très cher. D’où nous viennent les ex-voto « anatomiques » : les pieds, les mains, les bras qui se voient dans de nombreuses églises ? Ce n’est pas la religion chrétienne qui a fait naître ces ex-voto, car ceux-ci figuraient auparavant dans les cultures païennes. Il est des dieux et des déesses qui ont été tout spécialement honorés par des profusions d’ex-voto. Ce fut le cas de la déesse Sequana qu’honoraient les Gaulois et les Romains, et dont le temple naturel était tout simplement la source de la Seine. Les ex-voto des sources de la Seine portent souvent la signature d’une maladie : chassie des yeux, goitre, cancer. C’est donc la preuve que, dès ce temps-là, l’ex-voto était offert à la puissance supérieure, dans l’intention de lui demander une intervention précise. Quels sont les plus grands pourvoyeurs d’ex-voto ?

    Incontestablement ce sont les peuples qui vivent dangereusement, donc les peuples de marins, de pêcheurs, de soldats. Pour cette raison, les églises, les temples, les mosquées et les synagogues des régions littorales sont généralement riches en ex-voto de grand prix. Les bateaux des grandes expéditions comportaient un coin destiné aux ex-voto. Par la suite, on garda l’habitude de se faire accompagner de ses propres ex-voto, à bord des navires de guerre, et même à bord des avions de bombardement. Peu à peu d’ailleurs, cette coutume a dégénérée, et l’ex-voto a quelque peu perdu son caractère d’objet de piété et de foi, pour devenir une sorte de gri-gri, de talisman : le bas de femme pour les aviateurs par exemple. L’ex-voto est au fond le paraphe d’une civilisation qui manifeste ainsi, pour les siècles des siècles, sa ferveur, sa reconnaissance, et son désir de rendre témoignage, à la face du monde. En ce sens donc, il est un acte de culture hautement significatif qui nous en apprend plus sur telle ou telle époque de l’Histoire humaine que de nombreux documents d’archives. C’est ainsi que les ex-voto des marins de Christophe Colomb, représentant des épouses et des mères, nous font sentir ce que fut le désarroi de ces hommes de leur environnement féminin. Et les pieds lépreux du Moyen-Âge nous disent combien cette maladie fut alors redoutée.

    Dans le tableau reconstituant un accident de voiture, qui nous montre un lourd chariot tiré par deux chevaux, et qui roule sur le corps d’un jeune homme, l’œil découvre tous les détails d’une existence quotidienne du siècle dernier.

     

    Source- recherches personnelles/mai 2009

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