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    La très sérieuse agence fédérale « Center for disease control and prevention » a souhaité rassurer l’Amérique et le monde en général en publiant au sujet des diverses attaques de « zombies » qui ont secoué l’Amérique au début de l’été 2012, un démenti à propos de leur existence : « aucun virus ni maladie qui ramènerait les morts à la vie, ou qui présenterait des symptômes similaires aux zombies » n’existerait. Pourtant le public reste perplexe, et pour cause, rien ne justifie ces meurtres d’un nouveau genre.

     

    « Zombie apocalypse » c’est à ce jour la troisième recherche la plus utilisée sur le moteur Google aux Etats-Unis. On pourrait penser à une excentricité de la part de nos voisins d’outre-Atlantique, pourtant on ne peut leur reprocher de se montrer prudent ou même prévoyant quant à la possibilité d’une attaque massive de zombies. Les faits ne jouent pas en la faveur de l’agence fédérale (CDC) qui a rappelé qu’aucun virus zombie n’avait été détecté. Alors comment expliquer la succession de faits-divers monstrueux survenus au début de l’été 2012 ?

    IL MANGE LE VISAGE D’UN SDF

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    La scène puis la victime en haut et Eugene Rudy en bas. La victime après…

    La paranoïa débute le 26 mai 2012 lorsqu’un Américain est abattu alors qu’il dévorait le visage d’un SDF… vivant ! « L’homme était en train de le déchirer en morceaux avec sa bouche » raconte un témoin. « Je lui ai dit de descendre, mais il continuait de manger l’autre, de lacérer sa peau. Un officier de police est arrivé et lui a dit de descendre plusieurs fois, puis a fini par grimper sur la cloison et, une fois en face de lui, a répété : « Descendez ! » ; mais l’homme s’est juste retourné, avec un morceau de chair dans la bouche, et a grogné. »

    Les témoignages sont hallucinants, dignes d’un mauvais film d’horreur à petit budget, mais ils sont bien réels. Le cannibale de Miami, rapidement appelé le Zombie de Miami, sera finalement abattu par les forces de polices alors qu’il continuait à manger le visage du SDF. Le plus étrange, et alarmant, c’est qu’il n’a pas fallu une seule balle pour arrêter le macabre festin. Plusieurs coups de feu ont été nécessaires pour stopper Rudy Eugene.

    Après une autopsie, les autorités américaines ont expliqué la force physique du zombie par la prise d’une nouvelle drogue dérivée du LSD, le « bath salts », comprenez littéralement « sels de bain ». Une drogue vendue en toute légalité sur plusieurs territoires américains et qui aurait pour symptômes d’augmenter la chaleur corporelle (E. Rudy était nu au moment des faits), la force physique, l’agitation, l’agressivité et de créer de nombreuses hallucinations. Un homme devenant fou suite à la prise de drogue au point de tuer un autre peut ressembler à un fait divers sordide, mais banal. Pourtant, le cannibale de Miami s’inscrit dans du jamais vu. L’attaque s’est produite en milieu urbain, en pleine journée, sans même se cacher des regards. Comme une pulsion cannibale que l’on attribue aux zombies. Habituellement les cas d’anthropophages montrent que les agresseurs n’opèrent que la nuit et à l’abri des regards indiscrets. Un fait que personne n’oubliera.

    CES AUTRES FAITS QUI INQUIETENT

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    Un cas ne suffit pas pour justifier l’inquiétude de la population américaine. Le Zombie de Miami a été le premier, mais rapidement d’autres faits similaires se sont succédés. A peine remis de l’histoire de Miami, voilà qu’un scénario encore plus barbare ébranle l’Amérique. Un étudiant à la Morgan University de Baltimore, dans le Maryland, a le 31 mai 2012 assassiné son colocataire avant de le découper en morceaux, et manger son cœur, ainsi que plusieurs bouts de son cerveau. Alexander Kinyua, responsable des faits, a été arrêté pour assassinat. La victime était portée disparue depuis quelques jours. Différents bouts de son corps ont été retrouvés dans un container proche de la maison du meurtrier.

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    Rappelez-vous aussi de l’horrible histoire de Lukka Rocco Magnotta, qui a tué, violé et mangé un jeune homme avant de disparaître dans la nature. Cet homme toujours recherché (à l’époque) a commis ces atrocités à Montréal. Aimant se mettre en avant, il a filmé l’horreur de son geste et l’a posté ensuite sur Internet. On y voit ainsi le jeune homme blanc sur un fond de « True Faith » du groupe New Order, mimer une scène du film Basic Instinct avec un pic à glace, avant de découper sa victime…

     

    PEUT-ON PARLER DE ZOMBIE ?

    Etymologiquement parlant, on pourrait. Le mythe du zombie a été déformé par la filmographie et les nouvelles séries télévisées, mais à son origine, le zombie est une pratique vaudou réelle, qui consiste à administrer une puissante drogue et plonger la victime dans un état cataleptique. Cette drogue permet de suspendre les sensations et les mouvements volontaires, sans pour autant perdre conscience. La victime entend tout ce qu’il se passe, mais ne réagit pas comme il le faudrait. Cette définition s’approche donc bien du fait-divers de Miami. Si l’on considère en revanche le zombie comme un homme revenu d’entre les morts, l’apocalypse n’est pas pour demain. En considérant le zombie comme un monstre, mangeur de chair, psychologiquement instable et drogué, une invasion de zombie est scientifiquement plausible ! C’est ce qu’affirme une virologue de l’Université de Floride (à Miami évidemment), dans un documentaire de National Geographic. Cet entretien dévoile qu’une pandémie de zombies pourrait naître avec la combinaison du virus de la rage avec celui de la grippe mutée. Samita Andransky tente néanmoins de rassurer le public « Il est théoriquement possible mais extrêmement difficile de créer un virus hybride rage et grippe en utilisant des techniques modernes de génie génétique ».

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    -SOURCE-

    Le Monde Inconnu n°358 d’octobre/novembre 2012

     

    -LIENS-

     

    http://www.20minutes.fr/monde/945015-20120601-etats-unis-etudiant-arrete-apres-avoir-tue-mange-cur-partie-cerveau-colocataire

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  • Tete apparait dans un lac
     
    Une photo publiée la semaine dernière sur Facebook fait frissonner de nombreux internautes. L'image, réalisée l'année dernière, montre les Australiennes Kim Davison et Jessie Lu en train de barboter avec quatre enfants dans la Lockyer Creek (Queensland). Problème: Kim affirme qu'au moment où le cliché a été pris, elle et son amie n'étaient en compagnie que de trois enfants.
     
    En regardant la photo, la mère de famille a été horrifiée d'apercevoir le visage d'un quatrième enfant en arrière-plan, raconte le «Daily Mail». «Au moment où l'on a pris ce cliché, il n'y avait personne entre nous. Je porte ma petite fille et cette tête blanche avec des cornes qui se tient à côté de moi n'est pas humaine, je peux vous l'assurer», insiste Kim. L'Australienne ajoute que les doigts de la créature sont posés sur son épaule et sur le bras de sa fille. «Ce sont de longs doigts squelettiques», décrit-elle.
     
    L'affaire a pris une tournure résolument flippante quand l'histoire de Doreen O'Sullivan, 13 ans, a refait surface: la jeune fille s'était noyée exactement au même endroit, en 1913. Sur la page Facebook «Toowoomba Ghost Chasers», prisée des chasseurs de fantômes, les commentaires vont bon train: «Oh mon Dieu, c'est effrayant. Je suis contente d'avoir une piscine et de ne pas avoir à nager là-bas», a écrit une internaute. «Peut-être qu'elle voulait juste jouer», a ajouté une utilisatrice en plaisantant. La forme de la mystérieuse tête est sujette à controverse: certains voient des cornes, d'autres distinguent deux chignons ou encore des queues de cheval.
     
    Des événements étranges
     
    Kim Davison, de son côté, n'en démord pas. Elle assure que des événements étranges sont survenus pendant cette baignade dans le lieu-dit «Trou de Murphy». «Ce jour-là, quelque chose a agrippé le pied de ma fille à deux reprises. Et quand je suis retournée me baigner une dernière fois, j'ai senti quelque chose derrière moi pendant que j'étais en train de sortir de l'eau mais j'ai essayé de l'ignorer», raconte-t-elle. L'Australienne est persuadée que l'esprit de l'adolescente était avec eux.
     
    La mère de famille ajoute que deux experts du paranormal se sont penchés sur la fameuse photo et qu'ils sont parvenus à la même conclusion: la forme sur l'image est bien le fantôme de la jeune fille. Sur la page Facebook, des internautes font cependant part de leur scepticisme: «En zoomant, ça ressemble plus à chien ou à un crocodile. Qui sait ce qui peut flotter dans l'eau après toutes ces inondations», a notamment écrit une internaute.
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    Des chercheurs américains savent désormais pourquoi et comment les pierres se déplacent toutes seules dans la vallée de la mort en Californie.
     
    Ce phénomène existe depuis des décennies. Dans la Racetrack Playa, un large espace recouvert de sel dans la vallée de la mort (au nord-ouest), des pierres se déplacent toutes seules, laissant parfois des traces de plusieurs dizaines de mètres à travers la plaine. 
     
    Pourquoi? Comment? Depuis plus d'une décennie, des théories, parfois hallucinantes, ont vu le jour pour expliquer ce phénomène très étrange. Mais cette fois, des chercheurs de l'université de San Diego (Californie) tiennent le bon bout, comme on peut le lire sur le magazine scientifique "PLOS ONE". Il existe bel et bien une réponse scientifique.
     
    "On a parfois besoin d'un peu de chance"
    Pour commencer, les chercheurs ont placé des GPS sur 15 de ces pierres. Ils craignaient le fait de devoir attendre 5 à 10 ans pour connaître les premiers résultats de ce phénomène. Ils avaient même prévu "l'étude la plus soporifique au monde." Finalement, il n'aura fallu que deux ans pour voir les premières pierres bouger seules dans la vallée de la mort, comme ce fut le cas en décembre 2013.
     
    "La recherche a parfois besoin d'un peu de chance", admet le chercheur Richard Norris.
     
    Pluie, glace, vent, boue...
    Et que s'est-il réellement passé? Pour un tel "miracle", il faut plusieurs circonstances exceptionnelles. Primo: la plaine doit être recouverte par une fine couche de pluie. Ce n'est pas gagné puisque la Racetrack Playa est logiquement considérée comme l'une des zones les plus arides au monde. Secundo: la couche doit être assez profonde pour permettre la formation de glace flottante, sans pour autant immerger complètement la pierre. De ce fait, la froidure nocturne congèlera l'eau autour des pierres et des couches de glace seront formées. Elles doivent être assez fines pour se déplacer tout en étant assez solides pour pouvoir supporter le poids de la pierre.
     
    Une fois la glace fondue, elle sera brisée en plusieurs morceaux. Ces derniers seront emportés par le vent, entraînant également les pierres dans leur élan. Les traces laissées par les pierres sur le sol sont les marques laissées dans la boue lors de ces glissements.
     
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  • JOTTLINGS

    CES OBJETS QUI DISPARAISSENT…ET NE REAPPARAISSENT …PAS TOUJOURS !

     

    Nombreuses sont les personnes à avoir vécu ce phénomène et à l’avoir mis sur le compte de l’étourderie ou de la fatigue : vous déposez un objet sur un meuble, vous vous absentez et quand vous voulez le reprendre, il a tout simplement disparu comme par enchantement alors que vous êtes certain de l’avoir laissé à cet endroit précis. Ce n’est qu’après plusieurs heures, jours ou semaines que l’objet réapparaît, et pas toujours à l’endroit où vous l’avez laissé…

    JOTTLINGS - ces objets qui disparaissent et ne reviennent pas toujours !

     
    C’est dans les années 1980 que la SPR (Society for Psychical Research), Société britannique pour la Recherche Psychique, qui occupait déjà une position avant-gardiste en ce domaine dans le monde (place qu’elle a encore aujourd’hui), a jugé opportun d’inclure, dans sa palette de phénomènes soumis à étude dans le domaine du paranormal, une catégorie qui n’y figurait pas auparavant : les jotts ou jottles, mot intraduisible en français si ce n’est par la litote : « quelque chose qui arrive » ou… « rien qu’une de ces choses ».

    Il s’agissait, en l’occurrence, d’une expérience vécue un jour ou l’autre par tout un chacun : l’article (objet) que vous avez posé à un endroit bien précis se révèle absent (perdu) quand vous voulez le récupérer ; et ce, malgré une recherche en règle. Celle-ci terminée, de guerre lasse, vous abandonnez et, plus tard (jours, mois, années ?), vous tombez à l’improviste sur l’article, précisément là où vous l’aviez posé (et pas assez bien imprimé dans votre tête, ce qui aurait empêché le « jott ») et là où il n’était plus. Ou bien alors vous le dénichez ailleurs dans un endroit où vous aviez vérifié x fois qu’il n’y était pas !

    L’expérience n’est pas anodine par le fait même qu’elle survient la plupart du temps sans témoin. Elle vous laisse sur le coup dans sa phase perte exaspéré, contrarié mais, comme l’objet perdu n’est pas vital pour vous (sinon, c’est plus dramatique), elle est à peu près immédiatement négligée (on n’en tient guère compte), rejetée et, dans la plupart des cas, vite oubliée. Ce n’est que lorsque vous retombez par hasard sur l’article (phase retrouvaille) là où vous l’avez cherché sans succès que l’opération soulève une certaine émotion ; mais celle-ci est, elle aussi, vite oubliée, occultée par le plaisir d’avoir remis la main sur quelque chose qui finalement ne vous manquait pas tellement puisque vous avez pu sans problème vous en passer durant la transition. Rarement, vous vous livrez, même introspectivement, à une analyse mettant cela sur un moment de la distraction, d’une annonciatrice de la maladie d’Alzheimer ou autre négligence dont nous sommes plus ou moins coutumiers.

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    -UNE MANIFESTATION PARANORMALE-

    Pas besoin d’invoquer le paranormal : c’est pourtant ce que suggère la SPR (Society for Psychical Research) : y aurait-il des petits riens paranormaux qui réunis ensemble nous amèneraient à remettre en cause le paradigme en vigueur selon lequel un objet posé là ne peut se retrouver ailleurs à moins que quelque chose (vent, tremblement de terre, etc.) ou quelqu’un (un petit plaisantin de votre entourage ou un oiseau…) ait voulu vous faire une farce ou vous perturber.

    Il est vrai qu’il y a des cas très documentés qui ne se laissent pas aussi bien réduire et résoudre que ça ; d’où, dans ces cas-là, une discussion utile sur les causes possibles ; et hélas pour les esprits cartésiens, certaines font en effet appel au paranormal. Faisant suite à cette inclusion dans la liste des expériences à caractère paranormal par la SPR, près de 10 ans plus tard, l’instigatrice de cette initiative en publiait une classification dans l’organe de liaison gratuit distribué aux membres de la SPR, PSI Researcher d’octobre 1991 : il y était dit que les « jotts » appartiennent à deux grandes classes : les déplacements d’objets, qui sont les plus nombreux, et les « trucs bizarres » (oddjotts) qui sont d’autres sortes de « discontinuité » ; on peut les grouper en 7 types :

    1/TYPE « Promenade » : A et B :

    a/ un article (objet ou autres) disparaît d’un endroit connu et est retrouvé plus tard, inexplicablement, ailleurs parfois même en un lieu bizarre.

    b/ c’est l’alternative où l’article n’a pu être relocalisé immédiatement là où il fut finalement trouvé, parce que sa place a été vérifiée entre temps « vide ». Il a dû transiter par une place provisoire inconnue.

    2/TYPE « Retour », « Rentrée » :

    L’article disparaît d’un endroit connu et plus tard (aussi bien après 5 minutes que 5 ans), il est retrouvé à la même place. Ceci peut être un cas spécial du type 1b.

    3/TYPE « Envol » :

    Un article disparaît d’un endroit connu et n’y reviendra jamais. S’il revient, il réintègre la classe « retour ».

    4/TYPE « Arrivée », « Apparition », « Découverte », « Dénichage » :

    Un article connu de l’observateur mais inconnu quand à sa place est trouvé dans un endroit où l’on sait qu’il n’était pas avant. Cela peut être une « promenade » type b mais aussi une « reprise » type 6.

    5/TYPE « Chance », « Aubaine », « Coup de bol », « Fruit tombé » :

    C’est une « découverte » dans laquelle l’article est non identifié et non connu de l’observateur (voir aussi Reconduction ci-dessous).

    6/TYPE « Echange », « Reprise » :

    « Envol » suivi, plus tard, d’une découverte d’un article identique à celui qui s’était envolé.

    7/TYPE « Capotage », « Reconduction » :

    Comme la « Reprise » mais l’article arrive tout seul. En 1998, la fusion des catégories 6 et 7 était proposée, ce qui réduisait la gamme des différents « jotts » à 6 types. Le type 6 concerne donc un double évènement : un article disparaît et un autre apparaît « comme s’il avait pris sa place ».

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    Voici un témoignage paru dans le magazine Fate en mars 2003 de Rosemary Guiley :

    « Fin 1994, j’ai passé une semaine à Findhom en Ecosse où j’ai acheté une bague celtique. Elle était ajustée mais pas trop et ne glissait pas facilement. J’étais revenue à Londres où je restai avec des amis avant de me rendre quelques jours plus tard à Paris pour rencontrer Tom, l’homme qui allait devenir mon mari. Je portais cette bague à la gare ferroviaire d’Heathrow, j’en suis sûre en ayant admiré la forme sur le quai. Dans le wagon, consternation, elle n’était plus à mon doigt. M’avait-elle échappé sur le quai quand j’étais aux prises avec mes bagages ? De retour à Londres plusieurs jours après, je trouvai la bague posée sur le bureau de ma chambre. Mon amie me dit l’avoir trouvée au milieu de la chambre sur le sol juste après mon départ. Quelques mois plus tard, Tom et moi nous rendîmes dans le parc d’attraction de l’Etat du Maryland ; j’avais cette bague à mon petit doigt. Une nouvelle fois, je constatai soudain qu’elle n’était plus là ; j’insistai pour revenir sur mes pas et ayant fait chou blanc présumai que cette fois, je l’avais bien perdue définitivement. Or, à notre retour à la maison, la voilà qui tombe de l’intérieur d’une des jambes du jean que je portais ce jour-là. Au parc, je l’avais cherchée partout dans mes habits sans succès et avais marché de longues heures après le constat de sa disparition. Depuis, il n’y a plus eu de problème avec cette bague… »

    Rosemary invoquait le cadre « romantique » dans lequel elle baignait pour expliquer la survenue de ces « jotts ».

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    -LES JOTTS, PHENOMENES SINGULIERS MAIS COURANTS-

    Les « jotts » sont-ils à rapprocher d’autres manifestations paranormales ? On pense tout de suite à un mélange d’effet poltergeist, de télékinésie et d’« apport » : un poltergeist consiste à des troubles consistant en des bruits, des déplacements d’objets inexplicables qu’on a pu constater au voisinages d’adolescents plus ou moins travaillés par la puberté ou l’éveil de la sexualité. Ils (ou elles) sont responsables indirectement puisque n’agissant pas eux-mêmes normalement mais subissant les perturbations. La télékinésie (PK), tout le monde le sait, est une faculté métapsychique assez bien établie qui rend certains sujets aptes à provoquer des mouvements sans contact (appuyer sur le plateau d’une balance enfermée dans une boîte, tordre des morceaux de fer enfermés dans des tubes, etc.), bref il s’agit de l’influence de l’esprit sur la matière. Les « jotts », « psychokinèse émotionnelle », pourraient se produire lors d’états de conscience particuliers tels que des moments d’intense émotion ou de grande frustration ; cela conduirait, dans certaines conditions à ce que les objets perdus réapparaissent là justement où on ne les attend pas !

    On va voir que les rapporteurs de ces petits évènements les relient souvent à un état d’esprit particulier qu’ils avaient au moment de la disparition constatée. Moins connue et plus controversée est la notion d’apport, à connotation spirite. « Comme son nom l’indique, lit-on dans Le Journal Spirite, l’apport correspond à une forme matérielle déjà existante, quel qu’en soit l’endroit ; cette forme matérielle va être soustraite à son milieu, par la force et le désir de l’esprit, (va subir un changement moléculaire (?) la rendant provisoirement invisible et dématérialisée), pour ensuite retrouver sa forme et sa texture initiale, à un autre endroit et pour la circonstance à l’intérieur d’une séance spirite. Les « jotts » seraient des « apports » sauvages. Les « jotts » pourraient-ils être des objets sujets à « transportation » spontanée et involontaires : un « transport » à la Star Trek ? Ceux-ci seraient-ils les indicateurs à notre portée indiquant que tout cela n’est pas de la science-fiction mais de la réalité quotidienne non reconnue comme telle ? Un autre rapprochement peut être envisagé avec certaines coïncidences comme celles qui vous font entendre un mot inusité inconnu de vous à la radio ou à la télé qui va se retrouver sous la plume pour la première fois de l’éditorialiste de votre quotidien préféré. Des mesures de probabilités ont même pu être opérées sur ce genre de phénomènes qui accréditent leur existence sans les imputer au hasard.

    Nous n’en sommes encore pas là, hélas, pour les « jotts » qui n’ont pas fait l’objet d’études suffisantes et de prise en compte même par les partisans des sciences psychiques. L’initiatrice de cette décision d’inclure les « jotts » dans le corpus d’étude du paranormal de la SPR ne se prononce que pour dire qu’elle croit que derrière chaque « jott » se trouve un message de notre subconscient.

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    -ETAT DES LIEUX-

    Passons maintenant à un autre exemple parlant de « jotts ».

    Extrait du livre (2007) de Mireille Thibault (1) :

    « Une de mes filles avait en main un bracelet prêté par sa meilleure amie. La petite copine tenait beaucoup à ce bracelet, car il lui venait de sa parenté. Ma fille donc le porter une journée et le redonner le lendemain. Mais voilà que le lendemain matin le bracelet est introuvable. Encore une fois (c’est son second exemple personnel), la maison et le terrain sont fouillés, bien que ma fille ne se soit pas promenée partout. Aucun endroit n’est laissé au hasard. Peine perdue, le bracelet a disparu et nous sommes tous un peu découragés. Le soir, mes enfants partent avec leur père. Je me rends alors à ma chambre pour me changer et voilà que le fameux bracelet se trouve en plein centre de mon lit. Ariel, mon chat, le sent comme s’il trouvait curieux cet objet. Le bijou se trouvait donc là, comme le nez au milieu de la figure, et il est impossible que nous ne l’ayons pas remarqué lors de nos recherches. Il est peu plausible que notre chat se soit promené avec un bijou. Je suis certaine que vous auriez également plusieurs expériences de ce genre à rapporter. »

    (1)- Mireille Thibault, Le Phénomène des Maisons Hantées, Les Esprits et la Hantise, les Editions Quebecor, Montréal, 2007. Elle y consacre un chapitre aux « jotts ».

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    Source- Le Monde de l’Inconnu n° 344 de juin/juillet 2010
     
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    -MAJ du 26 mai 2020-
     
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