•  

     

    LES DISPARITIONS EN SERIE

     

    Se peut-il que des gens disparaissent à notre vue en cessant d’exister ?

    Orion Williamson était fermier près de Salem (Alabama). Un jour de juillet 1854, il quitta son fauteuil, sous le porche de sa maison, et partit à travers champs pour rentrer les chevaux. Sa femme et son enfant le virent s’éloigner et, de l’autre côté du champ, deux voisins à cheval lui firent signe. Sous leurs yeux, Williamon disparut à jamais. Les témoins fouillèrent le champ, sans trouver de trou dans le sol. De la ville, on fit venir à la rescousse des hommes et des chiens. En vain. Des journalistes arrivèrent, parmi lesquels le jeune Ambrose Bierce, qui raconta l’histoire sous le titre « Des difficulté de traverser un champ. »

     

    Le 23 septembre 1880, le même phénomène se reproduisit : David Lang, cultivateur près de Gallatin (Tennessee), partit à travers champs, devant sa maison, et s’évapora sous le regard de sa femme. Deux autres personnes qui arrivaient furent témoins de sa disparition : le juge August Peck, de Gallatin, et son beau-frère, qui venaient de saluer  Lang de leur cabriolet. En fouillant le champ, on ne trouva ni puisards ni grottes cachés. Cette histoire, racontée des années plus tard par la fille de Lang, fut publiée en 1953 dans la revue Fate. C’est alors qu’on étudia l’affaire.

    Consulté, le recensement de 1880 pour le comté de Sumner, où habitait Lang, ne révéla ni le nom de Lang ni celui de Peck pas plus que la ferme ou d’autres détails pouvant corroborer l’histoire.  En 1967 des recherches sur le lieu de la disparition firent apparaître les ruines de la ferme. D’après le New York Sun du 25 avril 1885, un troisième fermier, Issac Martin, de Salem (Virginie), disparut de la même façon, en traversant un champ. On ignore s’il y eut des témoins. Mais aller chercher de l’eau au puits, la nuit, semblait aussi risqué que de traverser un champ, si l’on en croit le récit des deux incidents suivants.

     

    En novembre 1878, Charles Ashmore, âgé de seize ans, habitant  Quincy (Illinois), sortit la nuit avec un sceau. Au bout de quelques minutes, son père et sa sœur sortirent à leur tour. Ils virent les traces de ses pas, nettes dans la neige fraîche, jusqu’à mi-chemin du puits, où elles s’arrêtaient. Personne ne le revit jamais…

     

    Le soir de Noël 1909, Olivier Thomas, âgé de onze ans, habitant Rhayder (pays de Galles), sortit aussi dans la cour pour puiser de l’eau, cria : «  Au secours ! Ils m’attrapent ! » Et disparut dans une lumière verticale. Ses empreintes s’arrêtaient à mi-chemin du puits. Il me semble que dans les cas décrits dans cet article, une téléportation extra-terrestre est la solution la plus probable.

     

    Dans son recueil de disparitions étranges, Into Thin Air (Volatilisés !) Paul Begg écrit que ces cas semblent « être la réplique du même récit, mais il nous reste à deviner la raison et le but de toute ces disparitions ?

    *

     

     

    claude burkel
     
    Pin It

    votre commentaire
  •  

     LA BOMBE ATOMIQUE A CREE DES DIAMANTS


    ENCORE UN SECRET IGNORE DU MONDE


     

    Le 13 septembre 1957 ces transmutations furent réalisées par une Bombe A que les Américains firent éclater dans un souterrain de la Sierra Nevada.

     

     

    mont rainer


    La Bombe avait été placée dans une grotte creusée à l’extrémité d’un couloir en zigzag long de 600 mètres aboutissant à 250 mètres de profondeur sous le mont Rainer, qui domine de ses 2000 mètres le désert de la Sierra Nevada. Tous les sismographes du monde entier avaient enregistré l’explosion. Et les choses en étaient restées là, car d’après les calculs établis par les savants, l’accès de la grotte ne devait être possible que dans cents ans, en raison de la chaleur absorbés par les rocs. Cependant, des sondages effectués par des appareils spéciaux indiquèrent que les techniciens avaient largement exagéré cette marge de sécurité. On entreprit le déblaiement du corridor d’accès.


    En 1961, trois spécialistes, James E.Olsen, directeur du Laboratoire atomique de Livermor, William Gangas, directeur des travaux de forage, et Curtis Klinger, chef du service de sécurité, purent pénétrer dans la grotte. On l’avait construite en pleine roc en forme de sphère de 40 mètres de diamètre, mais l’explosion en avait fait une cavité large de 50 mètres de haute de 10. La chaleur était d’environ 50°. Mais ce qui frappa le plus les trois hommes, fut le spectacle qu’offraient les parois. Sous le double effet de l’énorme pression et de la chaleur provoquée par l’explosion, les roches siliceuses s’étaient couvertes de cristaux provenant de leur fusion, cristaux qui avaient été réduits en fragments par les éclats de rochers mis en pièces. Parmi ces cristaux se trouvaient des rubis et des diamants.

    Par mesure de prudence et en raison de la chaleur, les hommes ne purent prolonger leurs observations et l’on sait peu de chose encore sur la quantité et la qualité de ces pierreries. Mais un fait est acquis : la bombe atomique a reproduit artificiellement les conditions physico-chimiques qui il y a deux ou trois milliards d’années, ont présidé à la formation naturelle des pierres qui brillent aujourd’hui à la devanture des bijoutiers. Il a fallu une pression et chaleur considérables. Cette pression et cette chaleur, l’homme en est maintenant la maître. Et le temps est venu depuis 1992 ou l’on fabrique par de petites bombes nucléaires situées dans des zones particulières riches en carbone, de fabriquer des diamants, et rubis. Personne au monde ne connait cette méthode sauf le Nouvel Ordre Mondial, comme d’habitude. Si vous avez un diamant qui possède de la radioactivité ne chercher pas pourquoi, vous aurez compris…

     

     

    Sources : Extrait des Services Secrets de 1975 que Robert Charroux a pu

    avoir avec de très grands dangers pour lui et sa famille.

     

    Pin It

    5 commentaires
  •  L’ELECTRICITE A PARIS EN PLEIN MOYEN AGE

    LE RABBIN YE’HIEL ETAIT-IL LE DEPOSITAIRE DES SECRETS DES PRÊTRES EGYPTIENS ?

     

     

    Au printemps de l’an du Seigneur 1248, Paris, alors renfermée dans l’enceinte construite, de 1200 à 1213, sur l’ordre de Philippe II Auguste, se signe, la nuit close, et s’affole. La raison de ce trouble est simple, comme sont simples les vérités de la Sainte Eglise, vérités que l’Inquisition, fondée depuis 1231 par Sa Paternité le Pape Grégoire IX, s’emploie à défendre contre les mensonges, erreurs et calomnies colportés par les sorciers et les Infidèles.

     

    Justement, la simple raison de la frayeur des Parisiens trouve son origine en le diabolique phénomène qu’ils observent dans la maison qu’habite l’un de ces Infidèles, dans la maison qu’habite un juif. La ténèbre recouvrant leur ville, celle-ci ne possèdera trois lumières nocturne – au portail de la tour de Nesles, sous la voûte du Grand Châtelet, à l’entrée principale du cimetière des Innocents – que sous le règne de Philippe IV le Bel, la ténèbre recouvrant leur ville est trouée, du crépuscule à l’aube, par une lueur immobile brillant à la fenêtre du rabbin Ye-Hiel. Or, comment une créature de Dieu, même les Païens appartiennent au Père Eternel, peut-elle, hormis l’aide de Satan et de ses Légions, parvenir à obtenir un éclairage ne devant rien au feu, ni à la cire ? Car la lueur est bien immobile. Nombre de sujets de Louis le Neuvième vont jusqu’à prétendre, se recommandant à Mme la Vierge et à Monseigneur Saint-Michel, qu’elle provient « d’une lampe éblouissante qui s’allume spontanément… »

    De la peur à la colère il n’y a qu’un pas. Le Roi, certes, défend de le sauter. Il ne veut point voir molester les fils d’Abraham. N’a-t-il pas ordonné voici quelques semaines, l’ouverture d’une « dispute », ainsi que disent les clercs de la montagne Sainte-Geneviève, entre, d’une part, ce Ye’Hiel, Moïse de Coucy, Juda de Melun, Salomon ben Salomon et, d’autre part, les Illustrissimes et Excellentissimes docteurs de l’Université ? A l’issue de cette discussion sur les mérites comparés de la foi du Christ et de la foi hébraïque, il est vrai que le Talmud, le livre Sacré des Juifs, a été condamné, puis brûlé en place de Grève. Et il est vrai que le bon Roi Louis a décidé de chasser de son royaume quiconque s’opiniâtrerait méchamment à nier la naissance du Messie, il y a mille deux cent quarante huit années, et à la promettre pour des temps aussi futurs qu’incertains. N’importe, il est interdit à tous, seigneurs et manants, de toucher au moindre poil de barbe, à la moindre cadenette des Juifs. Ils partiront, oui, le Souverain le désire, mais saufs. Partiront-ils d’ailleurs ? Le Roi espère pieusement qu’ils rejoindront le giron de la Sainte Mère Eglise, tel l’a rejoint, naguère, le rabbin Nicolas Dodin. Il accordera des délais de départ… Beaucoup d’enfants d’Israël se joueront de sa bénignité… mimeront – les maudits ne craignent point d’être relaps ! – la conversion, mais persévèreront dans leurs scandaleuses pratiques… Et la lampe continuera de briller à la croisée du rabbin Ye’Hiel, rabbin auprès de qui soutiennent certains, le roi lui-même prend, parfois, conseils et avis. Oui, de la peur à la colère il n’y a qu’un pas. Aussi, un jour, fut-il franchi. Les Parisiens considèrent que le salut de leur âme importait plus que la volonté du Monarque, que le guet et ses coups de bois de lance importaient moins que la présence d’un suppôt du Diable exerçant ses jongleries à quelques toises de Notre-Dame et que, surtout, la benoîte Vierge les protègerait des fureurs sulfureuses du Juif s’ils châtiaient celui-ci d’exemplaire et définitive façon. Ils arrêtèrent donc de se rendre à la maison d’Ye’Hiel, de l’incendier, elle, et de le jeter en Seine, lui. Des Bourgeois prudents, à chape fourrée et à escarbelle tintinabulante, eurent beau avertir les furieux :

     « Ye’Liel touchait un clou planté dans le mur de son cabinet et aussitôt en jaillissait une étincelle crépitante et bleuâtre. Malheur à celui qui, à cet instant précis saisissait le marteau de fer de la porte : l’importun se repliait, se recroquevillait, hurlait comme s’il allait être englouti dans la terre. » Aucun avis ne fut retenu. La crainte dissipée, la rage embrasait les cœurs et une foule vociférante se pressa contre la porte d’Ye’Hiel. « Les hommes, écrit Eliphas Lévi dans son Histoire de la Magie, se tenaient les uns les autres par le bras pour résister à la commotion et au prétendu tremblement de terre. Le plus hardi secoua le marteau avec fureur. Ye’Hiel toucha son clou. A l’instant les assaillants se renversèrent les uns sur les autres et s’enfuirent comme des gens brûlés : ils étaient sûrs d’avoir senti la terre s’ouvrir et les avaler jusqu’aux genoux ; ils ne savaient comment ils étaient sortis, mais pour rien au monde ils ne seraient retournés faire le tapage à la porte du sorcier. » De ce jour-là, le rabbin Ye’Hiel vécut paisiblement – le Roi l’avait exclu de la mesure de bannissement qui frappait ses coreligionnaires -, et son étrange lampe, un long temps, ne cessa d’intriguer et d’effrayer les Parisiens… Les Hiérophantes, il y a dix mille ans, domptaient « la foudre du ciel, le démon de la vapeur et la puissance divine du Verbe ». Messieurs Georges Barbarin, et Walther Kiaulen voient, en les Egyptiens et les Juifs de l’Antiquité, des électriciens avertis. Il n’est pas impossible que le rabbin Ye’Hiel ait connu les principes de l’électricité. Pour Maurice Denis-Papin, l’auteur du « Cours élémentaire d’Electricité générale », l’Arche d’Alliance aurait été une espèce de coffre à défense électrifiée, défense déchargeant cinq cents ou sept cents volts… L’Arche était construite de bois de sétin et recouverte intérieurement et extérieurement d’or (deux condensateurs et un isolant). Elle restait en région sèche. Les lévites la déplaçaient en passant dans ses anneaux deux bâtons plaqués, eux aussi, d’or : prise de terre naturelle. De cette Arche, enfin, jaillissaient, parfois, des étincelles, tandis qu’elle tressautait. Elle appelle la comparaison avec une bouteille de Leyde.

    Guedalaya ben Yahia, philosophe juif ayant vécu de 1515 à 1587, avance dans son ouvrage, « la chaîne de la Tradition », qu’Ye-Hiel aurait montré sa mystérieuse lampe à Louis IX. « Il s’y trouvait, écrit-il, une matière lumineuse comme de l’huile. Le Roi fut fort surpris et le fit siéger à sa cour ». L’on peut penser que les Juifs du Moyen Age possédaient des secrets hérités de Moïse, l’initié des prêtres égyptiens. Le rédacteur des Tables de la Loi attire dans la capitale de Pharaon grenouilles, punaises, sauterelles, poux – use-t-il d’ultra-son ? Sur le mont Sinaï lorsqu’il promulgue la Loi du peuple Elu, il provoque tonnerre et éclairs, sorte de spectacle « son et lumière »… Le clergé du Nil connaissait, assurément la machine à vapeur et l’électricité. Et, mille cinq cents ans avant Jésus-Christ, les contemporains de Ramsès IX n’ignoraient pas que le soleil allait de l’occident vers l’Orient et que son mouvement était alternatif du Sud au Nord et du Nord au Sud. Le physicien Laplace trouve « étonnant que les Egyptiens n’aient pas voulu nous communiquer leurs observations et leurs sciences. On sait pourtant la réputation de leurs prêtres qui enseignèrent à Thalès, à Pythagore et à Platon ».

    Rien ne peut interdire d’imaginer le rabbin Ye’Hiel détenteur, par la tradition mosaïque reflet des connaissances d’Osiris et d’Isis, de secrets primordiaux. Maître Albert, le grand savant du XIIe siècle qui correspondit avec Arnaud de Villeneuve et avec Roger Bacon, prétendait que « le meilleur alchimiste est celui dont les expériences se déroulent à l’imitation des phénomènes de la nature ».

    *

    Aura2

    Source- Recherche et données personnelles/octobre 2010

     

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    LES BOUDDHAS portent parfois malheur…

    …Pour se venger d’avoir été volés ou acheté !

     

    Il y a, de part le monde, un très grand nombre de bouddhas, statues ou statuettes, de toutes tailles, de toutes valeurs, insignifiantes ou inestimables. Mais tous ont une âme, mis à part bien sûr, ces statuettes-bibelots destinées à la faune cosmopolite des touristes qui les ramènent comme souvenir et le plus souvent comme un objet de décoration.


    Les statuettes ou statues de bouddhas sont, soit en or, en argent, bronze, cuivre, soit en bois, en ivoire, en porcelaine ou même en plâtre. On a même vu au Cambodge, des bouddhas en ciment armé extrêmement solides et lourds ! Les plus petits bouddhas ont quelques centimètres de hauteur et le plus grand faisait 53 mètres de haut : c’était le bouddha de Bamian en Afghanistan (détruit en…) qui datait du IIIe ou IVe siècle et qui se trouvait dans deux anfractuosités de la falaise. Le plus beau, est sans doute, le célèbre bouddha d’Emeraude, ce n’est pourtant pas le plus imposant cat il ne mesure que 70 cm de haut. Il n’est pas taillé dans l’émeraude mais dans un jade très pur et est considéré comme l’objet le plus sacré de toute la Thaïlande. De nombreux bouddhistes croyants font exécuter des bouddhas ou en font ériger de très grands à la suite d’un vœu qui a été exaucé. Suivant la fortune des uns et des autres, les bouddhas sont soit en métal précieux ou simplement en ivoire, en porcelaine, en bois sculpté, voire en ciment ou en plâtre. Puis, une cérémonie a lieu à la pagode où le bouddha est consacré : il a reçu une âme bienfaisante, il arrive par contre qu’à la suite d’incantations mal faites ou de cérémonies mal ordonnancées, les statues n’aient pas reçu « l’âme bienfaisante ».

    C’EST EXTRÊMEMENT RARE MAIS PLUSIEURS CAS S’ETAIENT PRODUITS EN CHINE OU LES BOUDDHAS DEVINRENT PAR LA SUITE MALFAISANTS OU TOUT SIMPLEMENT MALICIEUX.

    Un médecin français en avait sans le vouloir fait l’expérience. A la suite d’un voyage dans la province du Yu-nan, il avait été séduit par un très beau bouddha qu’il avait acheté et ramené en France avec lui sur le bateau. Tout au long du voyage, ce médecin souffrit de rages de dents insoutenables, lui qui avait une dentition absolument saine. Il se posa toutes sortes de questions, mais jamais ne pensa à la statuette. Une fois rentré en France, il la rangea soigneusement dans la vitrine de sa villa de Marseille et repartit à Paris. Les maux de dents cessèrent aussitôt mais ils reprirent de plus belle chaque fois qu’il rentrait à Marseille sans qu’il arrivât à comprendre les raisons de ce curieux phénomène jusqu’au jour où un ami sinologue lui conseilla de se débarrasser de se petit bouddha. Il le vendit à un antiquaire de Paris qui aussitôt connut toutes sortes d’ennuis lesquels prirent fin le jour où le bouddha fut exorcisé par un lama tibétain. Le lama avait enlevé de la statuette l’âme malicieuse représentée par une petite tablette sur laquelle était écrit le nom de la divinité qui habitait le bouddha. A partir de ce moment, les effets maléfiques cessèrent définitivement et le bouddha devint neutre.

    Voici l’histoire d’un bouddha devenu malfaisant à la suite d’un sacrifice. Le cas s’était passé au Vietnam, à la frontière du Cambodge, dans la province de Chandoc ; un riche propriétaire cambodgien avait fait ériger une pagode à la suite d’un vœu qui s’était accompli. Des cérémonies avaient été célébrées afin de consacrer le bouddha en argent qu’il avait offert à la pagode ainsi que la pagode elle-même. Tout se passa fort bien jusqu’au jour où une calamité s’abattit sur le village. C’était en 1940, une bande de pirates était venue piller le village et emporter le bouddha en trophée, ignorant que la vengeance du bouddha ne tarderait pas à s’abattre sur eux. En se retirant, les pirates devaient traverser le Bassac, un des bras du puissant Mékong, quand une tempête s’éleva soudain, engloutissant la barque dans laquelle se trouvait le chef des pirates.

    TOUS LES OCCUPANTS PERIRENT NOYES, MAIS O MIRACLE, ON RETROUVA LE BOUDDHA D’ARGENT ECHOUE SUR LA BERGE NON LOIN DU VILLAGE DONT IL ETAIT LE GENIE TUTELAIRE.

    Les villageois le ramenèrent de nouveau dans la pagode où il reprit sa place. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. En effet, en 1945, lors des émeutes, des Japonais mirent le feu à la pagode et l’un d’eux en profita pour emporter le bouddha en cachette. Quelques heures plus tard, ce Japonais fut traversé par des balles perdues et c’est ainsi que ce méfait fut découvert. Le bouddha fut donc restitué aux villageois quand peu de temps après, les communistes, passant par là, s’emparèrent à leur tour de la relique et la firent fondre pour récupérer l’argent. Mais la vengeance ne tarda pas à se manifester : toute la troupe fut totalement décimée par l’explosion de la cargaison de munitions et de grenades qu’ils transportaient avec eux sur un sampan. Et, depuis, on n’a jamais repêché le lingot d’argent qui formait la statue du bouddha. Certains pêcheurs prétendent qu’ils sentent le poids de l’ancienne statue dans leurs filets mais ne sont jamais arrivés à la repêcher. D’autres assurent que par les nuits de pleine lune, la statue du bouddha flotte au milieu du fleuve à la surface de l’eau mais s’enfonce aussitôt dès qu’ils tentent de l’approcher. C’est comme un bouddha mort.

    La Laos était réputé très riche en bouddhas. C’était pour cette raison qu’au cours du XIXe siècle, le haut et le moyen Laos furent parcourus par de hordes de Kes (Vietnamiens), de (Chinois), et de l’Ama (Birmans) et aussi par des troupes siamoises. Tous ceux-là à leur tour détruisirent des pagodes, mutilèrent de nombreuses statues afin de récupérer les métaux précieux. Le plus dur labeur ne les faisait pas reculer même s’il n’était payé que par un gain infime.

    EN EFFET, DE NOMBREUSES STATUES FURENT DEPOUILLEES DES TROIS RAIES D’ARGENT MINCES QUI MARQUAIENT A L’ ORIGINE LES PLIS RITUELS DU COU, DU CONTOUR DES LEVRES, ET LES GLOBES DES YEUX.

    Quand le poids n’était pas trop lourd, les pillards emportèrent les statues dans leur refuge où ils purent ainsi opérer en toute tranquillité. Ainsi, plus tard, on a pu retrouver quantité de nids de bouddhas morts, dissimulés dans l’herbe et abandonnés dans la forêt depuis des siècles. Des nids importants ont été retrouvés à l’extrême nord-ouest de l’Indochine, à Sam-nua et à Dien Bien Phu, à Muong U-Nua et Muong U-Tai en pays Lu ainsi que sur la route Viêt-Nam. A Luang Prabang vers Xieng-Det se trouve une grotte dans laquelle s’amoncelle un dépôt important de bouddhas : en tout, une vingtaine de bouddhas morts, un en or massif de 20 cm de hauteur, un en argent et le reste en bronze. Toutes ces statues sont rangées sur une stalagmite en forme de piédestal à plusieurs étages. Le dépôt le plus fabuleux fut découvert en 1912 par le colonel Henri Roux dans deux grottes au Laos, toujours. L’une d’elles, la grotte supérieure, se trouve sur la rive droite du Mékong, au confluent de la rivière Nan-U à 20 km environ de Luang Prabang. Dans cette grotte, il y avait un amoncellement indescriptible, de bouddhas, jetés pêle-mêle, sur le sol ; un tas qui faisait 10 mètres de long sur près d’un mètre de hauteur ! Il y avait là des bouddhas de toutes tailles et de toutes matières : en bronze, en corne, en ivoire mais surtout en bois, tous plus ou moins mutilés car ils avaient été piétinés, écrasés par les pillards qui cherchaient les pièces rares. Fort heureusement, peu de temps après, le roi du Laos, Sisavong Vong, donna l’ordre de les ranger tous soigneusement.

    TOUTES LES STATUES FURENT DONC ALIGNEES, SUR LES ESTRADES NATURELLES QU’OFFRENT LES STALAGMITES DES DEUX GROTTES. ON APPELLE PARFOIS LA GRANDE GROTTE, LA GROTTE AUX MILLE BOUDDHAS. « BOUDDHAS MORTS, BOUDDHAS FOUS »…

    Après le départ des hordes pillardes qui avaient dévasté les pagodes, les habitants revinrent dans leur village, offrirent aux bouddhas maltraités une cérémonie expiatoire pour demander et obtenir leur pardon de n’avoir pas pu les protéger. Si au cours de l’année suivante, le pays ne souffrait pas d’épidémie, si la récolte était bonne, si aucun incendie ne détruisait les maisons, ils concluaient avec joie que les bouddhas étaient réconciliés avec les hommes. Si par contre, les années suivantes étaient malheureuses et pleines de calamités, c’était le cas le plus fréquent, les bouddhas étaient considérés comme fâchés et morts au bien mais non au mal : c’étaient des bouddhas fous. En 1912, le colonel Roux travaillait pour le compte du service géologique dans la région de Ban Ban. Le gouverneur du district lui indiqua, à 3km du village, trois bouddhas morts en lui disant que, s’il emportait ces statues, la prospérité reviendrait dans le pays. Ce que le colonel Roux accepta aussitôt de faire et il se laissa conduire par le gouverneur vers l’endroit où les pillards les avaient abandonnés depuis 1873. Après quoi, le Laotien rentra chez lui, car il ne voulait en aucun cas être vu par les bouddhas morts. Le colonel Roux trouva effectivement deux bouddhas en bronze noir de 1 mètre de hauteur, debout, les bras tendus en avant, et un troisième en bronze clair assis sur un socle de feuilles d’acanthe.

    LE SOIR MÊME, LE GOUVERNEUR LUI EXPLIQUA QUE LE BOUDDHA EN BRONZE CLAIR ETAIT VRAIMENT ENRAGE CAR APRES LE DEPART DES HORDES, L’AYANT TRANSPORTE CHEZ LUI, IL AVAIT FAILLI MOURIR D’UN MAL MYSTERIEUX.

    Quelques années plus tard, son collègue le gouverneur de Xieng Kuang avait failli mourir dans les mêmes conditions à cause de ce bouddha. Plus tard, un de ces successeurs le dénicha de nouveau de la forêt, le ramena chez lui ; il … devint brusquement fou et le resta toute sa vie ! Il faut remarquer que ce n’est pas par goût du pillage que les bouddhas avaient été emportés. Parfois il y a un but de vengeance ou de volonté de priver son adversaire d’un palladium qui le protège, ce fut le cas en 1826. Les Siamois, vainqueurs du roi de Vientiane, avaient emporté à Bangkok le P’ra Bang Dan Tha, un bouddha en or massif, représenté les deux mains en avant. Mais, à Bangkok, le P’ra Bang se retrouva voisin du bouddha d’Emeraude, lequel avait été retrouvé miraculeusement à Lampang dans une gangue de plâtre après plusieurs siècles de disparition. Or, les deux bouddhas avaient chacun une personnalité très accusée et il se trouva que le P’ra Bang et le bouddha d’Emeraude ne s’entendaient guère.

    ILS LAISSAIENT VOIR LEUR MECONTENTEMENT EN FAISANT ABATTRE SUR LE ROYAUME DU SIAM UNE SERIE DE CALAMITES JUSQU’AU JOUR OU UN MOINE ERUDIT CONSEILLA DE SEPARER LES DEUX STATUES.

    Le P’ra Bang fut transporté à quelques kilomètres de Bangkok dénommée à l’époque Krung T’ep (villes des Devas). La situation dans le pays s’améliora alors mais pas suffisamment encore car les deux bouddhas étaient encore trop proches l’un de l’autre. Le roi bonze Rama IV qui régna sous le nom de Roi Mongkut fit restituer en 1864 au Laos le P’ra Bang. Grâce à lui, et à sa sage décision, la prospérité revint définitivement dans les deux pays.


    Tyron- Données personnelles- 1 juin 2010


    1 commentaire
  • L’ARGILE, MEMOIRE AUDITIVE DU PASSE

    PEUT-ON CAPTER LES VOIX DU PASSE ENREGISTREES DANS L’ARGILE ?

     

    Ah ! Si le magnétophone avait existé au temps des pharaons de la IVe dynastie, de Jésus-Christ ou de Confucius ! Combien de fois archéologues ou historiens n’ont-ils déploré de ne pas disposer des sons et des voix de ces civilisations mortes sur lesquelles ils se penchent ! 

     

    Au lieu de témoignages directs comme en auront de nous leurs lointains collègues des millénaires à venir, ils doivent se contenter de chroniques plus ou moins déformées. Et quand ils remontent très avant dans le passé, il leur faut tout reconstituer à partir d’objets disparates et en mauvais état exhumés lors de fouilles. Il ne sera peut-être pas nécessaire de découvrir le secret du voyage dans le temps pour écouter à nouveau la voix des hommes qui ont disparu depuis des siècles, nous assurent certains savants. Le magnétophone existait à l’époque de Kheops ou dans la Chine aussi bien que dans n’importe quelle partie du monde. Mais ce qu’il nous manque c’est… la tête de lecture en quelque sorte !

    Ce n’est pas un canular ou l’extrapolation d’un historien marginal assuré  que les plus vieux habitants de la planète disposaient d’une technologie plus avancée que nous ne l’imaginons. Ces chercheurs des années 70, tels le docteur Peter Lewin de Toronto (Canada) ou le professeur Sydney Vethaeghe de l’Université de Minneapolis, parlaient du magnétophone « naturel », à l’époque, et non d’un appareil issu d’une éventuelle technologie avancée. Ils sont l’un et l’autre persuadés, et avec eux des spécialistes allemands, que les sons et plus particulièrement les voix humaines ont pu être enregistrés dans l’argile qui servait à fabriquer les poteries en tout genre trouvées en abondance sur les lieux de fouilles. « Les argiles, plus précisément lorsqu’elles sont cuites, contiennent des composés de silicates qui, en théorie, auraient pu enregistrer certaines fréquences sonores produites à leur proximité, écrit le professeur Vethaeghe. Des expériences ont montré que ces corps s’imprègnent littéralement des vibrations environnantes. La silice, à l’instar d’autres cristaux, est d’ailleurs utilisée dans un certain nombre de technologie de pointe qui s’occupent de fixer les sons… »

    Nos deux chercheurs, chacun de leur côté, ont multipliés les expériences pour essayer de faire « parler » les vieux tessons de pots archéologiques. A vrai dire, ils posent pour l’instant le problème à l’envers. On choisit une poterie d’argile toute neuve dont on connaît particulièrement bien la composition. Un sujet, en l’occurrence un chien du laboratoire pour le professeur de Minneapolis, produit des sons à proximité. Tout est prévu pour que ce soient les seuls qui aient des chances d’être enregistrés par l’objet. On l’a manipulé d’un bout à l’autre dans le plus profond silence. C’est ce que nos chercheurs appellent la « stérilisation sonore » pour rappeler le milieu aseptique dans lequel s’effectuera par exemple une expérience de biologie. Des essais de « lecture » ont été faits. Autant dire qu’ils ne sont pas encore concluants mais il demeure de nombreux espoirs. On a utilisé aussi à l’époque le laser dont le rayon peut être infiniment modulé afin de traduire certaines fréquences bien précises telles que celles de la voix humaine ou animale. D’après Lewin, qui a travaillé avec des lasers proches de ceux qu’on utilise dans les procédés de vidéos-disque, l’ancêtre des DVD ; il faudra mettre au point un rayonnement qui coïncide très exactement avec le mode inconnu de stockage des informations dans l’argile. Car c’est au niveau de cette dernière que se situe tout le mystère. Malgré toutes les performances analytiques de la recherche actuelle, on connaît très mal cette substance naturelle. Il faut avouer que d’un site à l’autre, ce qu’on appelle du terme générique les argiles ne correspond pas à une description chimique fixe. Des composés argileux de différents pays ont été analysés et la teneur en alumine varie suivant les régions. Il s’agirait donc de déterminer quel est l’élément qui « capte et mémorise » pour cerner davantage les recherches. Sans doute y-a-t-il des poteries qui ont mieux conservé que d’autres les voix du passé parce qu’elles contiennent plus ou moins de la silice ou du sesquioxyde de fer.

    C’est l’avis des chercheurs allemands de Stuttgart qui ont travaillé sur le problème. Les Anglo-Saxons ont une autre théorie. Elle se fonde sur une observation aussi vieille que le monde qui concerne la médication par l’argile. Cette thérapeutique que l’on recommence seulement à découvrir était jadis en honneur dans pratiquement toutes les médecines de la terre. Or, le professeur Vethaeghe remarque un réflexe empirique qui a peut-être une grande importance pour ses travaux. Dès que l’on a utilisé de l’argile en cataplasmes par exemple, pour soigner une maladie, il ne faut surtout pas s’en servir à nouveau car elle est toxique, « chargée » en quelque sorte par les effluves pathologiques dont elle a débarrassé l’organisme malade. On a essayé de déterminer quel élément précis était responsable de cette fixation. Notre connaissance des cristaux, disent les chercheurs, nous porte à croire que c’est la silice, soit en combinaison soit libre, qui est responsable du phénomène. Aucun contre-test de laboratoire n’a cependant permis de le prouver. Il se peut donc que ce soit l’argile dans son ensemble qui agisse, l’un ou l’autre de ses composants servant de catalyseur dans tout un complexe de stockage et de mémorisation dont nous ne connaissons ni les caractéristiques ni évidemment les conditions de décodage. Une chose nous paraît intéressante à signaler que ni le docteur Lynch, ni le professeur Vethaeghe, ni les chercheurs de Stuttgart ne paraissent avoir remarquée. Il s’agit de vieilles techniques d’envoûtement et de psychométrie utilisées justement en Egypte ancienne aussi bien que dans les civilisations extrêmes- orientales. Le sorcier « remontait » littéralement la mémoire d’un objet, poterie ou statuette, pourvu qu’il soit moulé dans l’argile. On rapporte ainsi qu’un disciple de Lao-Tseu, un certain Nih-Ho-Tan, était capable de tout dire sur une personne à partir d’un quelconque vase à onguent ou même d’une cruche à eau. Il « entendait » l’argile dont ils étaient constitués. De même, le prêtre mage d’Egypte utilisait-il de préférence un support argileux pour véhiculer ses charmes. On demandait aux serviteurs du pharaon de toucher longuement la glaise à partir de laquelle on modèlerait leurs figurines pour accompagner le monarque dans son tombeau. Il fallait que leur personnalité les imprègne afin que, dans l’au-delà, elles s’animent et entrent au service de leur maître mort.

    Toutes ces traditions, thérapeutiques comprises, semblent bien montrer qu’un objet d’argile véhicule à travers les siècles des informations insoupçonnées. Un jour peut-être, grâce à des savants comme Lynch ou Vethaeghe, un roi de la vallée du Nil en personne viendra faire les cours d’égyptologie de la Sorbonne ! On peut rêver !

    *

    Aura2

    La taverne de l'étrange- octobre 2009

    Pin It

    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique