• LES BOUDDHAS PORTENT PARFOIS MALHEUR...

     

    LES BOUDDHAS portent parfois malheur…

    …Pour se venger d’avoir été volés ou acheté !

     

    Il y a, de part le monde, un très grand nombre de bouddhas, statues ou statuettes, de toutes tailles, de toutes valeurs, insignifiantes ou inestimables. Mais tous ont une âme, mis à part bien sûr, ces statuettes-bibelots destinées à la faune cosmopolite des touristes qui les ramènent comme souvenir et le plus souvent comme un objet de décoration.


    Les statuettes ou statues de bouddhas sont, soit en or, en argent, bronze, cuivre, soit en bois, en ivoire, en porcelaine ou même en plâtre. On a même vu au Cambodge, des bouddhas en ciment armé extrêmement solides et lourds ! Les plus petits bouddhas ont quelques centimètres de hauteur et le plus grand faisait 53 mètres de haut : c’était le bouddha de Bamian en Afghanistan (détruit en…) qui datait du IIIe ou IVe siècle et qui se trouvait dans deux anfractuosités de la falaise. Le plus beau, est sans doute, le célèbre bouddha d’Emeraude, ce n’est pourtant pas le plus imposant cat il ne mesure que 70 cm de haut. Il n’est pas taillé dans l’émeraude mais dans un jade très pur et est considéré comme l’objet le plus sacré de toute la Thaïlande. De nombreux bouddhistes croyants font exécuter des bouddhas ou en font ériger de très grands à la suite d’un vœu qui a été exaucé. Suivant la fortune des uns et des autres, les bouddhas sont soit en métal précieux ou simplement en ivoire, en porcelaine, en bois sculpté, voire en ciment ou en plâtre. Puis, une cérémonie a lieu à la pagode où le bouddha est consacré : il a reçu une âme bienfaisante, il arrive par contre qu’à la suite d’incantations mal faites ou de cérémonies mal ordonnancées, les statues n’aient pas reçu « l’âme bienfaisante ».

    C’EST EXTRÊMEMENT RARE MAIS PLUSIEURS CAS S’ETAIENT PRODUITS EN CHINE OU LES BOUDDHAS DEVINRENT PAR LA SUITE MALFAISANTS OU TOUT SIMPLEMENT MALICIEUX.

    Un médecin français en avait sans le vouloir fait l’expérience. A la suite d’un voyage dans la province du Yu-nan, il avait été séduit par un très beau bouddha qu’il avait acheté et ramené en France avec lui sur le bateau. Tout au long du voyage, ce médecin souffrit de rages de dents insoutenables, lui qui avait une dentition absolument saine. Il se posa toutes sortes de questions, mais jamais ne pensa à la statuette. Une fois rentré en France, il la rangea soigneusement dans la vitrine de sa villa de Marseille et repartit à Paris. Les maux de dents cessèrent aussitôt mais ils reprirent de plus belle chaque fois qu’il rentrait à Marseille sans qu’il arrivât à comprendre les raisons de ce curieux phénomène jusqu’au jour où un ami sinologue lui conseilla de se débarrasser de se petit bouddha. Il le vendit à un antiquaire de Paris qui aussitôt connut toutes sortes d’ennuis lesquels prirent fin le jour où le bouddha fut exorcisé par un lama tibétain. Le lama avait enlevé de la statuette l’âme malicieuse représentée par une petite tablette sur laquelle était écrit le nom de la divinité qui habitait le bouddha. A partir de ce moment, les effets maléfiques cessèrent définitivement et le bouddha devint neutre.

    Voici l’histoire d’un bouddha devenu malfaisant à la suite d’un sacrifice. Le cas s’était passé au Vietnam, à la frontière du Cambodge, dans la province de Chandoc ; un riche propriétaire cambodgien avait fait ériger une pagode à la suite d’un vœu qui s’était accompli. Des cérémonies avaient été célébrées afin de consacrer le bouddha en argent qu’il avait offert à la pagode ainsi que la pagode elle-même. Tout se passa fort bien jusqu’au jour où une calamité s’abattit sur le village. C’était en 1940, une bande de pirates était venue piller le village et emporter le bouddha en trophée, ignorant que la vengeance du bouddha ne tarderait pas à s’abattre sur eux. En se retirant, les pirates devaient traverser le Bassac, un des bras du puissant Mékong, quand une tempête s’éleva soudain, engloutissant la barque dans laquelle se trouvait le chef des pirates.

    TOUS LES OCCUPANTS PERIRENT NOYES, MAIS O MIRACLE, ON RETROUVA LE BOUDDHA D’ARGENT ECHOUE SUR LA BERGE NON LOIN DU VILLAGE DONT IL ETAIT LE GENIE TUTELAIRE.

    Les villageois le ramenèrent de nouveau dans la pagode où il reprit sa place. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. En effet, en 1945, lors des émeutes, des Japonais mirent le feu à la pagode et l’un d’eux en profita pour emporter le bouddha en cachette. Quelques heures plus tard, ce Japonais fut traversé par des balles perdues et c’est ainsi que ce méfait fut découvert. Le bouddha fut donc restitué aux villageois quand peu de temps après, les communistes, passant par là, s’emparèrent à leur tour de la relique et la firent fondre pour récupérer l’argent. Mais la vengeance ne tarda pas à se manifester : toute la troupe fut totalement décimée par l’explosion de la cargaison de munitions et de grenades qu’ils transportaient avec eux sur un sampan. Et, depuis, on n’a jamais repêché le lingot d’argent qui formait la statue du bouddha. Certains pêcheurs prétendent qu’ils sentent le poids de l’ancienne statue dans leurs filets mais ne sont jamais arrivés à la repêcher. D’autres assurent que par les nuits de pleine lune, la statue du bouddha flotte au milieu du fleuve à la surface de l’eau mais s’enfonce aussitôt dès qu’ils tentent de l’approcher. C’est comme un bouddha mort.

    La Laos était réputé très riche en bouddhas. C’était pour cette raison qu’au cours du XIXe siècle, le haut et le moyen Laos furent parcourus par de hordes de Kes (Vietnamiens), de (Chinois), et de l’Ama (Birmans) et aussi par des troupes siamoises. Tous ceux-là à leur tour détruisirent des pagodes, mutilèrent de nombreuses statues afin de récupérer les métaux précieux. Le plus dur labeur ne les faisait pas reculer même s’il n’était payé que par un gain infime.

    EN EFFET, DE NOMBREUSES STATUES FURENT DEPOUILLEES DES TROIS RAIES D’ARGENT MINCES QUI MARQUAIENT A L’ ORIGINE LES PLIS RITUELS DU COU, DU CONTOUR DES LEVRES, ET LES GLOBES DES YEUX.

    Quand le poids n’était pas trop lourd, les pillards emportèrent les statues dans leur refuge où ils purent ainsi opérer en toute tranquillité. Ainsi, plus tard, on a pu retrouver quantité de nids de bouddhas morts, dissimulés dans l’herbe et abandonnés dans la forêt depuis des siècles. Des nids importants ont été retrouvés à l’extrême nord-ouest de l’Indochine, à Sam-nua et à Dien Bien Phu, à Muong U-Nua et Muong U-Tai en pays Lu ainsi que sur la route Viêt-Nam. A Luang Prabang vers Xieng-Det se trouve une grotte dans laquelle s’amoncelle un dépôt important de bouddhas : en tout, une vingtaine de bouddhas morts, un en or massif de 20 cm de hauteur, un en argent et le reste en bronze. Toutes ces statues sont rangées sur une stalagmite en forme de piédestal à plusieurs étages. Le dépôt le plus fabuleux fut découvert en 1912 par le colonel Henri Roux dans deux grottes au Laos, toujours. L’une d’elles, la grotte supérieure, se trouve sur la rive droite du Mékong, au confluent de la rivière Nan-U à 20 km environ de Luang Prabang. Dans cette grotte, il y avait un amoncellement indescriptible, de bouddhas, jetés pêle-mêle, sur le sol ; un tas qui faisait 10 mètres de long sur près d’un mètre de hauteur ! Il y avait là des bouddhas de toutes tailles et de toutes matières : en bronze, en corne, en ivoire mais surtout en bois, tous plus ou moins mutilés car ils avaient été piétinés, écrasés par les pillards qui cherchaient les pièces rares. Fort heureusement, peu de temps après, le roi du Laos, Sisavong Vong, donna l’ordre de les ranger tous soigneusement.

    TOUTES LES STATUES FURENT DONC ALIGNEES, SUR LES ESTRADES NATURELLES QU’OFFRENT LES STALAGMITES DES DEUX GROTTES. ON APPELLE PARFOIS LA GRANDE GROTTE, LA GROTTE AUX MILLE BOUDDHAS. « BOUDDHAS MORTS, BOUDDHAS FOUS »…

    Après le départ des hordes pillardes qui avaient dévasté les pagodes, les habitants revinrent dans leur village, offrirent aux bouddhas maltraités une cérémonie expiatoire pour demander et obtenir leur pardon de n’avoir pas pu les protéger. Si au cours de l’année suivante, le pays ne souffrait pas d’épidémie, si la récolte était bonne, si aucun incendie ne détruisait les maisons, ils concluaient avec joie que les bouddhas étaient réconciliés avec les hommes. Si par contre, les années suivantes étaient malheureuses et pleines de calamités, c’était le cas le plus fréquent, les bouddhas étaient considérés comme fâchés et morts au bien mais non au mal : c’étaient des bouddhas fous. En 1912, le colonel Roux travaillait pour le compte du service géologique dans la région de Ban Ban. Le gouverneur du district lui indiqua, à 3km du village, trois bouddhas morts en lui disant que, s’il emportait ces statues, la prospérité reviendrait dans le pays. Ce que le colonel Roux accepta aussitôt de faire et il se laissa conduire par le gouverneur vers l’endroit où les pillards les avaient abandonnés depuis 1873. Après quoi, le Laotien rentra chez lui, car il ne voulait en aucun cas être vu par les bouddhas morts. Le colonel Roux trouva effectivement deux bouddhas en bronze noir de 1 mètre de hauteur, debout, les bras tendus en avant, et un troisième en bronze clair assis sur un socle de feuilles d’acanthe.

    LE SOIR MÊME, LE GOUVERNEUR LUI EXPLIQUA QUE LE BOUDDHA EN BRONZE CLAIR ETAIT VRAIMENT ENRAGE CAR APRES LE DEPART DES HORDES, L’AYANT TRANSPORTE CHEZ LUI, IL AVAIT FAILLI MOURIR D’UN MAL MYSTERIEUX.

    Quelques années plus tard, son collègue le gouverneur de Xieng Kuang avait failli mourir dans les mêmes conditions à cause de ce bouddha. Plus tard, un de ces successeurs le dénicha de nouveau de la forêt, le ramena chez lui ; il … devint brusquement fou et le resta toute sa vie ! Il faut remarquer que ce n’est pas par goût du pillage que les bouddhas avaient été emportés. Parfois il y a un but de vengeance ou de volonté de priver son adversaire d’un palladium qui le protège, ce fut le cas en 1826. Les Siamois, vainqueurs du roi de Vientiane, avaient emporté à Bangkok le P’ra Bang Dan Tha, un bouddha en or massif, représenté les deux mains en avant. Mais, à Bangkok, le P’ra Bang se retrouva voisin du bouddha d’Emeraude, lequel avait été retrouvé miraculeusement à Lampang dans une gangue de plâtre après plusieurs siècles de disparition. Or, les deux bouddhas avaient chacun une personnalité très accusée et il se trouva que le P’ra Bang et le bouddha d’Emeraude ne s’entendaient guère.

    ILS LAISSAIENT VOIR LEUR MECONTENTEMENT EN FAISANT ABATTRE SUR LE ROYAUME DU SIAM UNE SERIE DE CALAMITES JUSQU’AU JOUR OU UN MOINE ERUDIT CONSEILLA DE SEPARER LES DEUX STATUES.

    Le P’ra Bang fut transporté à quelques kilomètres de Bangkok dénommée à l’époque Krung T’ep (villes des Devas). La situation dans le pays s’améliora alors mais pas suffisamment encore car les deux bouddhas étaient encore trop proches l’un de l’autre. Le roi bonze Rama IV qui régna sous le nom de Roi Mongkut fit restituer en 1864 au Laos le P’ra Bang. Grâce à lui, et à sa sage décision, la prospérité revint définitivement dans les deux pays.


    Tyron- Données personnelles- 1 juin 2010


  • Commentaires

    1
    Didier
    Mercredi 21 Juillet 2010 à 17:32
    Pfff c'est n'importe quoi de faire croire cela aux gens
    http://zennietzsche.skynetblogs.be/
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