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Accueil » Les sciences occultes » Les appels de l'au-delà...
  Articles de cette rubrique :
 

 

jack froese
 
Jack Froese, à droite, et son ami Gary Hart
 
 
L'histoire qui va suivre a défrayé la chronique, ces dernières semaines, outre-Atlantique...
 
Jack Froese était âgé de 32 ans : il  est décédé en Juin 2011, subitement, d'une arythmie cardiaque, laissant derrière lui parents, proches et amis en deuil.
 
Cinq mois après sa mort, un étrange phénomène se produisit ! Sans qu'une explication rationnelle n'ait pu être avancée...
 
Des emails venus de nulle part
 
Le résident de Dunmore est décédé, enterré et son entourage commence à faire son deuil, quand mystérieusement, son compte courriel génère plusieurs messages à destination de ses amis et de sa famille - des messages qui portaient sur des sujets que seul le destinataire et le défunt connaissaient (ils mentionnaient des conversations privées qu'ils avaient eues avec lui juste avant sa mort). C'est ainsi que cinq mois après sa mort, certains de ceux qui furent très proches de lui ont commencé à recevoir des emails absolument déstabilisants...
 
La mère de Jack, et sa sœur, n'ont pas d'explication sur la façon dont les e-mails ont été envoyés. Elles ignorent si quelqu'un d'autre que Jack les a envoyés et, elles ne veulent pas savoir.
 
Des messages personnalisés
 
Ce qui est intéressant et unique au sujet de cette affaire est que les courriels avaient tous une touche personnelle. Son cousin avait reçu un courriel posthume de Froese, lui disant de faire soigner cette vilaine blessure à la cheville.... accident qui eut lieu après la mort de son cousin.
 
Certes, il y a eu plusieurs cas signalés de courriels envoyés à partir du compte d'une personne décédée, mais les enquêteurs sont facilement remonté à ceux qui ont accédé aux informations du défunt. Signalons que Facebook a eu des problèmes assez semblables depuis plusieurs années : des notifications automatiques encourageaient les utilisateurs à se «reconnecter» à des comptes d'utilisateurs ayant perdu la vie. Certains sites proposent des services pour ceux qui souhaitent envoyer des courriels d'outre-tombe; ces options vous permettent d'écrire les e-mail qui seront envoyé à un groupe de destinataires présélectionnés , et ce, après votre décès.
 
Jack Froese n'avait pas souscrit à ce type de sites... Selon la famille, personne n'avait son mot de passe de compte et rien n'indique qu'il ait été piraté...
 
 
Pour l'instant, la source des courriels demeure un mystère...
 
*
 
Mardi 27 Mars 2012 à 10h23 dans Les appels de l'au-delà...1 commentaire(s)

Cher tyron, j'ai reçu il y a quelques jours un appel daté du 1/01/1970. Apparemment cela ressemble à une réinitialisation de portable mais il n'en est rien car mon téléphone n'a pas été débrancher et il indique la bonne heure et la bonne date ! c'est donc le portable de l'autre personne dont le numéro ne s'affiche pas qui m'a renvoyer cette date là sauf que dans le cas ou son numéro n'apparait pas; aucune autre indication de son portable ne peut me parvenir ?!? si il a décidé de m'appeler et masquer le message sur répondeur c'est inaudible... Ceci m'est parvenu alors que j'arrivais à Nanterre chez ma soeur. En 1970 j'avais que 4 ans et ma soeur me dit que notre défunt père a été démobiliser officiellement à cette même date ! C'est tout le lien que l'on peut faire avec cette affaire... notre père a peut-être essayer de nous parler car en ce moment nous rencontrons des difficultés a propos d'un héritage familial qu'un notaire peu scrupuleux nous séquestre injustement... Pour info cet appel reste en haut de la pile des messages alors qui devrait descendre et s'effacer naturellement. Je reçois des applications Wap qui m'empêche de l'effacer ?!? C'est donc peut-être un appel de l'au-delà ! Qu'en pensez-vous ? Avez vous déjà reçu ce genre d'appel ? Si oui laissez votre témoignage à tyron. Bonne journée à vous !

Marie

Mardi 06 Novembre 2007 à 12h30 dans Les appels de l'au-delà...8 commentaire(s)

 

Les appels téléphoniques de l’Au-delà

 

 

Les appels téléphoniques de l’Au-delà sont fréquemment invoqués lorsqu’il s’agit de transcommunication ( TCI ). Cet article du chercheur américain Scott Rogo fait le point sur cet étrange sujet.

 

L’épouse de Ronald Beard était décédée au mois de mars dans les années soixante. Beard, écrivain de profession, avait fui à Rome pour essayer de se remettre du choc émotionnel que lui avait causé cette perte. Or, quoique le corps de sa femme fût bien en terre dans un cimetière anglais, il n’avait, à proprement parler, pas fini d’entendre parler d’elle. Les faits se produisirent un matin, alors qu’il était encore endormi dans son hôtel à Rome. Alors qu’il n’attendait aucun appel, le téléphone se mit à sonner : se saisissant à tâtons du combiné, il eut la stupéfaction d’entendre l’opérateur lui annoncer qu’il le mettait en ligne avec sa femme ! Quelques secondes plus tard, une voix fantôme commença à parler. Il s’agissait bien de la voix de son épouse qui récitait un des poèmes qu’il avait écrit. La voix s’éteignit progressivement, jusqu’à ce qu’il ne pût entendre que le silence dans le récepteur. Ce petit scénario occupe une place centrale dans le roman d’Anthony Burgess publié en 1976, Beard’s Roman Women. Mieux connu pour Orange mécanique et les Puissances des ténèbres, l’écrivain anglais structure son roman autour du dilemme du personnage central, confronté à une série de coups de téléphones émanant de son épouse défunte. Ce livre est vivant et pittoresque, mais il s’agit néanmoins d’un roman… ou peut-être pas. Quand j’entendis parler pour la première fois du roman de Burgess, je fus intrigué. En effet, ayant mis un terme à plusieurs années de recherches sur la controverse des « voix d’esprits enregistrées », Raymond Bayless et moi-même ( D. Scott Rogo ) commencions à prendre plus au sérieux tous les récits dont nous avions entendu parler ( ou dont nous n’avions pas voulu entendre parler ), qui émanaient de personnes croyant fermement avoir reçu des appels téléphoniques de l’Au-Delà. Naturellement, ce roman me poussa à me demander si les expériences de « Ronald Beard » étaient entièrement fictives ou si l’auteur avait pris pour modèle un événement dont il avait entendu parler. Et pourquoi ne seraient-ils pas issus d’une expérience personnelle ? Je décidai donc d’écrire à Burgess. Plusieurs semaines s’écoulèrent avant que, par quelques lignes postées de son domicile monégasque, il ne confirmât mes soupçons : il avouait avoir eu des appels téléphoniques métapsychiques correspondant exactement à ceux qu’il rapportait dans les romans. En fait, cet ouvrage était en quelque sorte une autobiographie camouflée. Il faisait également référence à cette série d’appels comme une « foutue plaie », faisant preuve ainsi de la même sorte d’ambivalence vis-à-vis des contacts métapsychiques que « Beard » dans le roman. Malgré l’attitude plutôt cynique que Burgess affichait envers ces appels de sa femme défunte, la plupart des personnes ayant reçu des « appels téléphoniques de l’Au-delà » font état de réactions allant de l’effroi mêlé de respect à l’horreur. Il s’agit probablement là de la raison pour laquelle peu de gens racontent ces faits aux parapsychologues. Je fus donc plutôt étonné de découvrir, au fur et à mesure que je rassemblais de plus en plus de cas similaires, combien ils pouvaient être courants et variés.

 

*** L’étude des appels venant de l’Au-delà ***

 

J’entendis parler pour la première fois de ces appels fantômes voici de nombreuses années, en 1967 pour être précis, lorsque je commençai à m’intéresser à la parapsychologie. Une de mes connaissances me parla de l’expérience vécue par une de ses amies, qui avait reçu un appel extrêmement mystérieux. En effet, cette femme prétendait que son correspondant parlait exactement avec la voix de son fils mort dans un accident de moto quelques mois auparavant. La voix s’était contentée de prononcer le nom de sa mère, puis avait conclu par le sien avant que la communication ne fût coupée. A cette époque, je ne pris pas cette petite histoire trop au sérieux, car elle ne me paraissait pas très différente des dizaines de contes à dormir debout qui circulaient. Cependant, dans les dix années qui suivirent, je rencontrai un nombre croissant de récits du même ordre, et me trouvai dans l’impossibilité de les expliquer, ou de les écarter totalement. Ainsi, en avril 1977 mon ami et collègue Raymond Bayless reçut un appel émanant d’un certain docteur John Medved, médecin très en vue à Los Angeles. A l’époque où il nous appela, il avait pris contact avec plusieurs parapsychologues dans l’espoir que ceux-ci pourraient l’aider à comprendre l’étrange drame auquel il avait participé. Raymond assura le docteur Medved que nous avions bien entendu parler de personnes ayant reçu des appels téléphoniques de l’Au-delà, si bien que, peut-être mis à l’aise par la franchise de cet aveu, il nous relata en détail ce qu’il avait vécu.

 

 *** Un appel étrange ***

 

Ces faits se produisirent en juillet 1974, dans les quelques jours qui suivirent le décès de sa mère. Elle avait toujours désiré être mise en terre dans la ville de l’Idaho d’où la famille était originaire, de sorte que Medved s’y était rendu pour s’occuper des détails de la cérémonie. Le lendemain de son retour à la maison, elle l’appela à six heures et demie du matin : « Il était exactement six heures trente, ce qui m’a fait penser que ce n’était pas là une heure pour que le central m’appelle ». Il sortit du lit à toute vitesse et se précipita vers l’appareil situé dans l’entrée, auprès duquel se trouvaient toujours un crayon et du papier. « Lorsque j’ai dit « Allô ! », la voix s’est contentée de répondre « Johnny ». Elle paraissait quelque peu étrange et j’ai pensé qu’il s’agissait de l’une de mes sœurs. Elle semblait consternée, comme si elle appelait pour me faire part d’un problème. » Notre témoin demanda à sa correspondante ce qui n’allait pas, mais la voix se borna à répéter son nom, traînant la voix d’une façon qui lui donna le frisson : « John-n-n-n-yy-y. » Voici ce que Medved nous rapporta ensuite : J’ai répété : « Que se passe-t-il ? Qui est-ce ? » Je ne sais pas si la voix a répété « Johnny », mais j’ai commencé à m’énerver. Puis la voix a dit : « Est-ce bien toi, mon cher Johnny ? » Dès lors, je ne savais plus si quelqu’un voulait me faire une blague, si bien que j’ai haussé vraiment la voix. « Qu’y-a-t-il ? Qui est-ce ? » Je ne cessais de répéter ces mots, et la voix a déclaré : « Ta mère. » Ayant achevé ce récit insolite, le docteur Medved nous expliqua que la voix parlait avec exactement le même timbre que celle de sa mère ! Aucun doute n’était permis. Il nous donna également le nom d’un invité à qui il avait relaté cette expérience juste après l’appel. Nous retrouvâmes ce témoin, et il fut bien en mesure de nous confirmer que le docteur Medved lui avait narré cet étrange appel qui paraissait l’avoir vraiment bouleversé. Si vous êtes un sceptique invétéré, vous pourrez sans aucune difficulté écarter l’appel reçu par Medved comme étant un canular : il est possible que quelqu’un qui le connaissait et était au courant de la mort de sa mère eût imiter la voix de celle-ci au téléphone pour lui jouer un tour cruel et malsain. Mais comment pouvez-vous expliquer un appel fantôme pour lequel la voix ne se borne pas à parler avec les mêmes inflexions que le défunt, mais a aussi recours à des expressions ou délivre un message qui étaient caractéristiques de sa personne ?

Un cas de cet ordre, pour lequel j’eus la possibilité d’avoir une longue conversation avec le témoin trois ans après les faits, me fut envoyé par une ménagère originaire de l’Oklahoma, Mary Meredith, qui m’avait vu intervenir à la télévision à propos d’incidents de ce type. Elle conservait une certaine appréhension lorsqu’il s’agissait de raconter son étrange histoire à qui que ce fût, mais elle finit par me faire parvenir un récit complet de ce qui lui était arrivé après avoir subi une intervention chirurgicale en 1977.

 

*** Fantôme en ligne ***

 

« J’ai été opérée le 22 août 1977. Je suis rentrée à la maison une semaine plus tard, et j’avais bien sûr plein de courrier qui m’attendait. Il y avait une lettre de ma mère qui vit dans le Kentucky : elle me faisait part du décès de ma cousine Shirley, qui vivait à Louisville, dans le même Etat. Le téléphone s’est mis à sonner alors que j’étais à la cuisine. J’ai décroché et j’ai entendu cette voix qui disait : « Salut Mary, c’est Shirley Jean ». J’ai demandé « Qui ? » et la voix a répété : « C’est Shirley Jean ». La voix ressemblait tellement à celle de ma cousine, avec son petit accent du Sud ! Et puis, bien sûr, je me suis effondrée. J’avais pensé que ce pouvait être elle tout d’abord, et à présent je savais que ce n’était pas possible. Alors j’ai répondu : « Mais qu’est-ce qui vous prend ? Vous êtes malade ? Comment peut-on s’amuser à jouer de tels tours à qui que ce soit ? » Et j’ai raccroché. J’étais tellement contrariée que je suis allée m’allonger. Mais le téléphone s’est remis à sonner. Je me suis ressaisie et j’ai répondu. J’ai entendu la même voix et j’ai dit : « Je veux savoir qui c’est. »

La voix a alors dit : « Mary, c’est Shirley Jean. Est-ce que ça va ? » J’ai essayé de garder mon sang-froid , et j’ai répondu : « D’accord. Comment sais-tu que j’ai été malade ? » Elle a répondu alors : « J’étais à l’hôpital avec toi. » Je lui ai déclaré que c’était impossible, mais elle a répondu que si. Pendant ces deux conversations, sa voix était parfois très forte et puis elle paraissait s’éloigner. Tout ceci m’avait vraiment démoralisée. Puis ma cousine m’a dit : « Je te rappellerai, Mary. » J’ai eu l’impression qu’il y avait des parasites sur la ligne et ça s’arrêta là : la voix s’est évanouie au loin. J’y ai repensé par la suite. Je savais que personne dans tout l’Etat de l’Oklahoma ne connaissait l’existence de ma cousine Shirley Jean ou d’aucun de mes cousins du Kentucky. Alors j’ai essayé de prendre ça comme une expérience bizarre. »

 

*** Une coïncidence significative ***

 

Mrs. Meredith ne repensa plus à cet incident avant de m’entendre parler à la télévision des travaux que nous avions entrepris avec Raymond. C’était un soulagement que de trouver quelqu’un à qui elle pouvait parler, de sorte qu’elle entra en contact avec moi. Lorsque je la rencontrai quelques mois plus tard, elle confirma que sa cousine et elle même avaient été très proches et qu’il était impossible qu’elle n’eût pas reconnu sa voix au téléphone. Elle admit également que ce coup de téléphone s’était produit, détail tout à fait révélateur, au moment même ou elle lisait la nouvelle de la mort de sa cousine. Cette « coïncidence » impressionnante et significative ne pouvait nullement être le fait du hasard : cela prouvait une conscience ou un dessein de la part de celle qui avait appelé.

Un autre cas saisissant nous fut conté par une célèbre actrice de Hollywood, qui nous confia cette histoire en nous demandant de ne pas révéler son identité. Les faits s’étaient produits alors que Miss Adams ( comme nous l’appellerons dans ces pages ) avait huit ans et vivait au Texas. Le jour de la fête du Thanksgiving, sa famille et elle-même passaient le week-end chez une amie. Cet événement était pourtant quelque peu gâché par le décès de la fille de cette amie, survenu deux ans auparavant dans un accident de voiture alors qu’elle était à l’université. Or, elle ne manquait jamais de rentrer à la maison pour cette fête. Pourtant, tout paraissait bien se dérouler lorsque le téléphone sonna. Miss Adams prit l’appel.

 

*** Un PCV de l’Au-delà ***

 

« J’ai… entendu l’opérateur me dire qu’il avait un appel en PCV, précisant le nom de l’amie de ma mère et le nom de sa fille. ( En d’autres termes l’appel était destiné à l’amie et l’opérateur dit à Miss Adams qu’il émanait de la fille défunte. ) Cela m’a un peu déroutée, même si j’étais très jeune, et j’ai répondu : « Une minute. » Je suis allée chercher l’amie de ma mère, qui est venue prendre l’appel. Je suis restée là à la regarder, parce que j’avais entendu le nom et que je pensais que quelqu’un se moquait peut-être de moi. Elle a écouté, est devenue livide et s’est évanouie. On a essayé de cacher toute cette histoire, mais j’ai appris plus tard qu’elle avait entendu sa fille, morte depuis deux ou trois ans, lui parler. Elle lui avait dit ce qu’elle lui disait toujours avant de rentrer à la maison : « Maman, c’est moi. J’ai besoin de vingt dollars pour rentrer. » Sa mère lui envoyait toujours un billet de vingt dollars pour lui porter chance. Elle a affirmé avoir reconnu la voix. Ils ont appelé la compagnie de téléphone, mais ils n’ont pu trouver trace d’aucun appel. Le fait que ce prétendu appel en PCV n’ait pas été facturé à la famille représente l’élément troublant de cette affaire. En effet, cela indique qu’il ne s’agit pas d’appels normaux, en ce sens qu’ils ne paraissent pas passer par un central téléphonique, comme c’est le cas pour toutes les conversations entre deux correspondants. Il semble plutôt que ces appels soient effectués par une manipulation de l’appareil même qui sert à recevoir le message.

Ce phénomène est parfaitement illustré par un cas que nous avons recueilli auprès d’un homme d’une cinquantaine d’années, originaire de l’Ohio, qui avait été le témoin d’un de ces appels fantômes alors qu’il vivait, enfant, dans la petite ferme de sa grand-mère. Celle-ci avait fait couper la ligne, car beaucoup de gens du coin utilisaient son téléphone sans lui demander la permission. Néanmoins, le téléphone sonna le lendemain soir. Il s’agissait d’un appel émanant d’une amie de la famille vivant en Virginie de l’Ouest, qui déclara que tout irait bien, qu’elle s’en allait et que le témoin entendrait parler d’elle quelques jours plus tard. « Sa voix paraissait creuse, nous précisa notre témoin, comme si elle venait de très loin ». Naturellement, sa grand-mère fut décontenancée par cet appel, si bien qu’elle prit contact sur-le-champ avec la compagnie de téléphone pour se plaindre du fait que la ligne n’avait pas été coupée comme elle l’avait demandé. « L’ouvrier de ligne est venu le soir même, expliqua notre témoin. Il indiqua à ma grand-mère le nouveau câble blanc qui était entouré autour du poteau et n’était pas branché. Puis il alla à la maison et lui montra que ce câble-là n’était pas non plus branché. » Le dénouement de cette étrange histoire paraissant relever de l’impossible survint quelques jours plus tard lorsqu’une lettre annonça le décès de l’amie de la famille. Elle était morte au moment même où l’appel avait été effectué. Ce phénomène, par lequel l’appel se produit plus ou moins au moment de la mort de celui qui « appelle », a été mentionné dans plusieurs de nos cas… même dans ceux ne s’étant pas produits aux Etats-Unis. Cela indique que certains des scénarios que nous avons analysés sont universels.

 

*** Récits d’autres chercheurs…***

 

Au début du mois d’octobre 1980, deux de nos collègues nous écrivirent pour nous entretenir de leurs recherches relatives aux expériences métapsychiques. Le docteur G. M. Rinaldi et son épouse, de Bolzano, avaient commencé à enquêter sur des cas d’appels téléphoniques tout à fait comparables à ceux que nous rassemblions aux Etats-Unis depuis 1977. Sa femme et lui avaient personnellement examiné le cas d’Emma Portocalshi, une habitante de Turin, qui avait reçu un appel fantôme le 18 août 1977. cette femme raconta aux enquêteurs que son époux était décédé à cette même date d’un cancer du pancréas. Sa mort était intervenue à quatre heures du matin, de sorte qu’elle était rentrée à la maison lorsque l’appel survint trois heures plus tard. Elle ne s’était pas encore mise au lit, si bien qu’elle était tout à fait bien éveillée lorsque le téléphone sonna. Elle entendit immédiatement la voix de son mari : « Emma, demandait-elle d’un ton embarrassé, pourquoi es-tu encore à la maison. Je t’attends. » La pauvre femme fut tellement horrifiée qu’elle raccrocha, mais ne put que regretter ultérieurement ce geste impulsif. L’importance de cet appel réside dans le fait qu’elle avait pris l’habitude de rendre visite à son mari et d’aider l’infirmière à sept heures tous les matins pendant la durée de son hospitalisation. Il faut également remarquer combien les messages reçus à l’occasion de ces appels, quelle que soit leur brièveté, sont éloquents, tant pour celui qui appelle que pour les personnes qui les reçoivent.

Est-il possible que quelqu’un ait joué un tour cruel à Mme Portocalshi ? Cela semble peu probable. En effet, le docteur Rinaldi nous explique dans son rapport que le témoin « … a entendu une voix claire, s’exprimant normalement, et qu’il n’y a aucun doute qu’il s’agissait de son époux. Elle était seule à la maison, ce qui signifie que personne n’a pu la gêner pour entendre cet appel» Il faut convenir que tous les appels fantômes cités jusqu’à présent sont plutôt banals. Les voix n’ont pas pu prononcer plus de quelques mots, et ce qu’elles ont dit n’a pas paru très révélateur. Pourtant, cette fragmentation ne représente pas un cas général. En effet, il arrive qu’une vraie conversation ait lieu, que le témoin qualifiera de normale. En outre, ces appels peuvent durer plus d’une demi-heure. Ils sont néanmoins bien plus rares que ceux qui ont été rapportés ci-dessus, même s’ils représentent un aspect crucial du mystère des appels fantômes, de sorte qu’il est impossible de les passer sous silence. Notre meilleur exemple fut à l’origine publié par Susy Smith dans son livre The Power of the mind ( Le Pouvoir de l’esprit ). Miss Smith, célèbre écrivain, auteur de plusieurs ouvrages sur le paranormal, interrogea personnellement les deux témoins qui parlèrent à la voix fantôme. Ces derniers, Bonnie et C.E. MacConnell de Tucson, dans l’Arizona, allèrent jusqu’à lui fournir une déclaration certifiée devant notaire relative à l’incident. Ils sont décédés depuis. Nous allons voir que ce cas est quelque peu compliqué.

 

*** Un appel d’Enid ***

 

Les MacConnell avaient une amie de longue date du nom d’Enid Johlson, écrivain et philanthrope. Malheureusement, alors qu’elle était parvenue à un grand âge, sa générosité avait réduit le volume de ses ressources : elle avait donné tellement d’argent qu’elle se trouvait à présent dans l’impossibilité de régler les frais médicaux que lui occasionnaient ses problèmes de santé. Les conséquences de cette situation fâcheuse furent celles auxquelles on peut s’attendre : elle finit par passer d’un hôpital à l’autre. Son seul espoir était de réussir à écrire un autre livre, idée que les MacConnell approuvaient de tout cœur. Cet ouvrage ne fut malheureusement jamais écrit et le couple finit par la perdre de vue.

Plusieurs mois plus tard, un dimanche soir de 1971, les MacConnell entendirent une nouvelle fois parler d’Enid lorsqu’ils reçurent un appel de sa part. Ils étaient étonnés d’avoir de ses nouvelles, de même qui l’étaient du fait que sa voix leur semblait jeune et fringante, comme elle l’avait été vingt ans auparavant. Enid expliqua qu’elle avait été transférée à la maison de retraite juive Handmaker à Tucson. Mrs. MacConnell se souvint, au cours de la conversation, que l’anniversaire de l’auteur était proche. Aussi lui proposa-t-elle de lui apporter une bouteille de vin pour l’occasion. « Je n’en ai plus besoin maintenant, » répondit la voix. Enid poursuivit et parla de la qualité des soins qu’elle recevait, du livre qu’elle n’avait pas terminé, et avoua enfin qu’elle n’« avait jamais été aussi heureuse ». Toute cette conversation, à laquelle les deux époux MacConnell prirent part, dura bien une demi-heure. Le vendredi, Mrs. MacConnell décida de rappeler Enid, de sorte qu’elle composa le numéro de la maison de retraite. C’est à ce moment-là que vint le choc : la standardiste lui expliqua qu’Enid Johlson était morte le dimanche précédent, à dix heures et demie. C’était plusieurs heures avant que ne leur parvînt son appel. Aucun doute n’était possible quant à l’heure du décès, et l’heure de cet appel mystérieux était tout aussi certaine. Lorsque nous avons commencé à rencontrer des cas similaires d’appels fantômes de longue durée, nous fûmes tout d’abord perplexes. Pourquoi, en effet, étaient-ils si peu fréquents ? Celui des MacConnell est un exemple parmi la vingtaine que nous avons réussi à recueillir. Nous nous posions également la question de savoir pourquoi les « auteurs fantômes » de ces appels ne faisaient jamais mention de leur propre mort. Ces entités semblent souvent laisser croire à leurs interlocuteurs qu’ils sont des personnes bien en vie. Une nouvelle fois, le cas des MacConnell est un exemple typique de ce problème. En effet, « Enid » n’avoua pas être morte, et pourtant elle fit comprendre à Mrs. MacConnell que venir la voir pour son anniversaire n’était pas une bonne idée.

 

*** La nature des appels ***

 

La réponse à ces questions ne vint que plusieurs mois après que nous ayons commencé à recueillir des témoignages sur ces cas d’appels fantômes. Le couple ne savait pas qu’Enid Johlson était morte lorsqu’ils reçurent l’appel. Ce cas se démarque singulièrement des récits du docteur Medved et de Patricia Adams, puisque les témoins savaient pertinemment qu’ils venaient d’entrer en contact avec l’Au-delà. Gardant cet indice à l’esprit, nous commençâmes à réexaminer tous les cas dans nos dossiers ( plus de 50 à l’époque ), pour découvrir un schéma relativement constant qui distinguait les appels fragmentés de ceux d’une plus longue durée. Si le témoin sait qu’il parle à une entité défunte, les appels seront immanquablement courts et infructueux, tandis que, s’il ne sait pas qu’il reçoit un appel fantôme, la conversation peut atteindre une demi-heure. Le récit de Mary Meredith nous déconcerta quelque peu. Il nous parvint après que nous eûmes terminé notre analyse, mais il ne semblait pas se conformer au type d’échanges brefs que nous avions mis en évidence lorsque le témoin sait que celui qui l’appelle est décédé- bien qu’il ne s’agisse pas non plus d’un appel long. Il se peut qu’il se soit prolongé du fait que Mary Meredith refusa pratiquement jusqu’au bout de reconnaître que l’appel venait de l’Au-delà.

 

*** Des schémas types ***

 

Le schéma que nous découvrîmes quant à la longueur de ces appels peut aisément expliquer la raison pour laquelle, en cas de conversation prolongée, ces voix fantômes ne révèlent rien sur leur mort. En effet, il semble raisonnable de penser que ce phénomène se produit uniquement lorsque plusieurs facteurs métapsychiques se combinent dans l’esprit de celui qui appelle et celui de son interlocuteur. Tous les témoins dont nous avons cité le cas étaient dans un état d’esprit passif ( endormis, se réveillant, se relaxant à la maison le soir, etc. ) lorsque l’appel leur parvint. En d’autres termes, ils étaient détendus tant mentalement que physiquement, ce qui a peut-être contribué à établir le contact métapsychique. En effet, les parapsychologues savent depuis fort longtemps que les états d’esprit caractérisés par la relaxation et l’absence de préoccupation sont idéaux pour la perception extrasensorielle. Il se peut que cela doive aussi être le cas pour qu’un appel de l’Au-delà puisse avoir lieu. La raison pour laquelle tant de ces appels sont si brefs peut dériver du fait que les témoins sont dans tous leurs états lorsqu’ils réalisent ce qui est en train de se produire.

Or, cet état n’a pas lieu d’être lorsque les témoins ne savent pas que la personne est décédée, d’où la possibilité que la conversation se prolonge. Il se peut donc fort bien que les entités fantômes taisent délibérément le fait de leur disparition afin de pouvoir faire durer leur contact métapsychique. De fait, dans un de nos cas, l’appel prit fin au moment même où le témoin tenta d’obtenir l’aveu que la personne était morte. Je recueillis le récit du cas suivant de la bouche même des témoins, M. et Mrs. Joe Bonneau, très peu de temps après qu’il se fût produit. Les faits étaient encore tout frais dans leur esprit lorsqu’ils me les ont rapportés. Un dimanche après-midi, le 18 novembre 1979, à leur domicile de Portland, dans l’Oregon, Mrs. Bonneau préparait le grand repas de Thanksgiving dans sa cuisine, tandis que M. Bonneau, qui prit l’appel, était dans la salle à manger à passer des coups de fil. La première indication que quelque chose d’inhabituel était sur le point de se produire fut la petite sonnerie bizarre du téléphone. L’appareil cessa de sonner, mais M. Bonneau prit tout de même le combiné, sans savoir pourquoi, après avoir attendu quelques secondes. Ce qu’il entendit alors l’impressionna grandement : c’était la voix de sa sœur défunte qui le demandait. Avant même de pouvoir recouvrer ses esprits, il demanda à sa sœur comment elle allait. S’ensuivit cette brève conversation : « Ca va. C’est toi, Joe ? », répondit la voix. « Oui, c’est bien Joe. Qui êtes-vous ? », répondit avec surprise M. Bonneau. La voix répondit en donnant son prénom : « C’est Mary. » A ce moment-là, il se rendit compte de ce qui était en train de se passer. « Oh, mon Dieu, dit-il, c’est bon d’entendre ta voix. Où es-tu ? Qu’est-ce que tu fais ? » Mais à ce moment précis, des parasites brouillèrent la ligne. Le témoin expliqua à la voix qu’il ne pouvait plus l’entendre, mais la voix se contenta de répondre : « Je sais. Je dois y aller, mais je veux vraiment te parler. » La voix s’évanouit, mais ne raccrocha pas. Quant à M. Bonneau, il ne reposa le combiné qu’une fois assuré qu’il n’y aurait plus de conversation. Il précisa par la suite que la voix était claire et nette, mais que, dès qu’il avait essayé de lui faire dire d’où elle appelait et de lui donner des détails sur son identité, les parasites interrompirent la conversation. Il reste néanmoins absolument convaincu qu’il s’agissait de la voix de sa sœur, car il était aisé de la reconnaître. Pourtant, il ne cessait d’être intrigué par cette sonnerie inhabituelle du téléphone… et sur les raisons qui le poussèrent à se saisir du combiné alors qu’elle ne retentissait plus. Notre théorie selon laquelle ces appels sont interrompus du fait de l’émotion croissante du témoin est, nous en convenons, une simple hypothèse, formulée a posteriori de surcroît. Mais elle permet d’expliquer pourquoi il semble y avoir deux types d’appels téléphoniques de l’Au-delà, et pourquoi les plus longs se produisent uniquement lorsque les témoins ignorent leur nature. En effet, si Mrs. MacConnell n’avait pas appelé la maison de retraite quelques jours plus tard, elle aurait parfaitement pu ne pas savoir qu’elle avait pris part à une remarquable manifestation métapsychique.

 

*** Le problème des preuves ***

 

Comment pouvons-nous être certains que ces appels proviennent bien de l’Au-delà et non d’une autre source inconnue ? Cela peut paraître une question singulière, mais elle est d’importance. En fait, il existe deux possibilités pour expliquer ces appels fantômes. La première est simplement que les morts peuvent parfois entrer en contact avec les vivants en manipulant les appareils électromagnétiques. Or il existe une autre possibilité d’explication : se pourrait-il que, grâce aux pouvoirs de notre cerveau, nous soyons nous-mêmes à l’origine de ces appels ?

 

*** Les facultés psychocinétiques du cerveau ***

 

Nous savons que le cerveau possède de remarquables facultés psychocinétiques. En effet, il peut déplacer des objets, soulever des tables, guérir les malades, et selon des découvertes récentes, produire des attaques d’esprits frappeurs. Il arrive également que nous utilisions ces facultés inconsciemment. Ainsi, un esprit frappeur semble se manifester lorsque quelqu’un, dans une famille, se met à recourir inconsciemment à la télékinésie pour produire un certain nombre de perturbations « spectrales » : les meubles se mettent à bouger tout seuls, des claquements se produisent, les apparaissent et disparaissent mystérieusement dans la maison. Si cet « agent » est soustrait à la famille ou s’endort, les phénomènes cessent. Cependant, il est rare que cette personne se rende compte qu’elle en est la source, puisque les esprits frappeurs sont contrôlés par une partie de l’esprit enfouie au fin fond de l’inconscient. A la lumière du fait que nous possédons des facultés psychocinétiques, la possibilité que nos cerveaux soient à même de manipuler électromécaniquement et métapsychiquement le système téléphonique et produire les appels fantômes est bien envisageable. Il est fort possible que cette idée paraisse exagérée, et pourtant il existe des preuves que nous, les vivants, pouvons parfois être à l’origine de ce phénomène. Je peux me porter garant de ce fait, puisque j’en ai une expérience de première main. Ceci se produisit en 1975 : il était quatre heures de l’après-midi, un mardi au temps splendide. J’étais allongé sur le divan de mon salon et pensais à un coup de fil que je devais passer à un psychologue que je connaissais à l’Institut de Neuropsychiatrie de l’université de Californie à Los Angeles. Alors que j’avais l’intention de l’appeler, je ne le fis jamais. Néanmoins, vers six heures, j’eus le choc de ma vie lorsque je reçus un appel de l’Institut, plus précisément du bureau de ce psychologue que j’avais pensé appeler. Il s’agissait de son assistant, qui me déclara qu’il « répondait à mon message ». Lorsque je lui demandai de quoi il pouvait bien parler, il me répondit qu’ils avaient reçu un appel de ma part vers quatre heures. Celui qui avait demandé à ce que l’on rappelle ! C’était un bénévole qui avait pris l’appel et qui l’avait noté. En 1975, je ne savais pas quoi penser de cette expérience, car elle s’était produite quelque temps avant que je ne m’intéresse sérieusement au mystère des appels fantômes. Or, lorsque je commençai à étudier les « appels téléphoniques de l’Au-delà », je rencontrai assez rapidement plusieurs cas semblables au mien. Jérôme Clark, directeur adjoint de la revue Fate, et ami de longue date, me rapporta les faits suivants : Ces évènements se sont produits un samedi après-midi, en juin 1975. Un ami, le docteur Benton Jamison, et moi-même, étions en train de parler dans mon appartement à Moorhead, dans le Minnesota. Le téléphone s’est mis à sonner. J’ai répondu. La personne à l’autre bout du fil, dont j’ai tout de suite reconnu la voix, s’est présentée comme étant Mary, une amie de Penny, ma femme- cette dernière gardait de temps à autre les deux fils de Mary. Mon interlocutrice a demandé si ce serait possible pour ce soir-là, car elle voulait sortir. Je lui ai expliqué que Penny n’était pas là, qu’elle était partie rendre visite à ses parents, et ne serait de retour que le lendemain. Mary a dit qu’elle était déçue, et nous en sommes restés là.

 

*** Les « cas par intention » ***

 

Lorsque l’épouse de Jerry rentra à la maison, il la mit au courant de cet appel, de sorte qu’elle rappela Mary sur le champ. « Mary était estomaquée, raconta Jerry, et nia avoir jamais appelé ». Cependant, elle dit qu’elle avait pensé le faire tout l’après-midi, mais qu’elle y avait renoncé. Quand Penny lui expliqua que cette « Mary » avait fait part de sa déception, la vraie Mary affirma qu’elle n’aurait jamais rien fait de tel. Je suis d’accord avec elle. Au moment de notre conversation téléphonique, j’avais été légèrement surpris par sa réaction. Le docteur Jamison a corroboré tous ces faits. A la lumière de ces « cas par intention », comme nous en sommes venus à les appeler, nous ne pouvons pas prendre automatiquement les appels téléphoniques de l’Au-delà pour argent comptant. Si une personne vivante peut produire sur un réseau téléphonique une voix fantôme qui ressemble à la sienne propre, alors il paraît théoriquement possible que nous puissions également reproduire la voix des défunts dans nos téléphones. Quand Raymond Bayless et moi-même entamâmes notre étude des « appels téléphoniques de l’Au-delà », nous ne pensions vraiment pas que nous pourrions résoudre ce problème. Néanmoins, à mesure que nous recueillions un nombre croissant de récits, nous nous rendîmes compte qu’ils fournissaient des indications quant à la nature de ces appels, qui dénotaient qu’ils émanent bien des morts, et non pas de l’utilisation inconsciente de pouvoirs métapsychiques par les vivants.

 

*** Les preuves de la survie ***

 

En premier lieu, la majeure partie de ces appels fantômes sont destinés à des interlocuteurs qui savent que ceux qui les appellent sont décédés. Ainsi, 22 % de nos cas se sont produits après que six mois ou plus se soient écoulés. Il nous semble n’y avoir aucune raison psychologique pour laquelle une personne serait motivée inconsciemment pour produire de tels appels fantômes après un laps de temps. En revanche, d’autres cas étaient similaires à celui dont notre correspondant de l’Ohio nous avait fait part, dans lequel l’appel avait eu lieu au moment même où la personne était en train de mourir. Nous avions supposé que, dans ces exemples, le témoin avait inconsciemment reçu un message télépathique annonçant cette mort, et qu’il avait produit télécynétiquement un « appel de décès » pour transmettre cette information à sa conscience. Or cette théorie ne peut guère expliquer pourquoi une si grande partie des « appels téléphoniques de l’Au-delà » se produisent des mois après le décès, à un moment où seul le défunt aurait un motif d’établir ce type de contact.

 

*** Dates à valeur émotionnelle ***

 

Nous découvrîmes une autre indication relative à la source de ces appels lorsque nous nous rendîmes compte que les morts sont assez enclins à appeler les jours qui ont ( ou avaient ) une signification psychologique particulière pour eux-mêmes ou leurs amis et parents survivants. Dix pour cent de nos cas se sont ainsi produits à l’occasion de dates possédant une valeur émotionnelle. L’un de nos exemples les plus marquants de ce phénomène nous fut communiqué par Mary Cahill, une femme au foyer new-yorkaise qui avait reçu un appel de sa fille décédée le jour de la Fête des Mères en 1943. Mrs. Cahill avait précédemment rapporté ces évènements au magazine Fate, mais il nous fut possible d’obtenir un récit indépendant de ces faits. L’appel était survenu pendant la soirée, alors qu’elle se détendait en écoutant la radio. La voix, qu’elle reconnut immédiatement comme celle de sa fille disparue, ne réussit qu’à lâcher : « Allô, Maman ! Comment vas-tu ? Est-ce que tu m’entends ? Allô, Maman ! » Ensuite, la ligne fut encombrée par les marmonnements de plusieurs autres voix. Malgré les parasites, Mrs. Cahill entendait la voix de sa fille qui lui demandait si elle pouvait l’entendre, puis la ligne fut coupée. Ces « cas anniversaires » suggèrent qu’il est bien possible que ces appels ne soient pas le fruit du hasard, mais des communications soigneusement préparées et contrôlées par les entités qui les produisent. Ils révèlent également une conscience et une motivation manifestes, même si ce fait peut aussi bien s’appliquer aux deux interlocuteurs. Le récit de Mrs. Cahill est également intéressant dans la mesure où elle a entendu plusieurs voix parler sur la ligne lorsqu’elle reçut son appel fantôme, caractéristique qui se présente de temps à autre. Ce phénomène insolite peut également indiquer que ces appels émanent d’outre-tombe : il semble en effet plausible que si une voie de communication a été ouverte entre les vivants et les morts, nombre d’entités essayent de l’emprunter pour établir des contacts. Conjointement, il semble n’y avoir aucune raison susceptible d’expliquer pourquoi une personne vivante produisant un appel imaginaire le « polluerait » du fait des interférences d’autres voix fantômes. L’étude des « appels téléphoniques de l’Au-delà » en est encore à ses premiers pas. Il est évident que nous ne pouvons soutenir avoir résolu tous les mystères que ces contacts énigmatiques recèlent. Ainsi, nous ne savons pas exactement comment ces appels se produisent, qui est disposé à les recevoir et quand ils ont toutes les chances de se produire. Mais une chose est sûre : ces appels sont beaucoup plus fréquents qu’on ne le croit généralement. On a fait état de tels cas depuis les années vingt, et un nombre croissant de personnes sont disposées à rapporter ces expériences. Malheureusement, à ce jour, peu de parapsychologues sont prêts à étudier ce phénomène à proprement parler incroyable. En effet, il est possible qu’il leur apparaisse comme un tout petit peu trop bizarre, bien qu’il n’y ait là rien de plus étrange que n’importe quelle autre manifestation métapsychique.

 

Cet article est extrait de la revue « Parasciences et transcommunication »

Revue trimestrielle édité par JMG éditions

 

 

 

http://www.parasciences.net/

http://www.anomalistbooks.com/rogo.html

http://www.paranormal-fr.net/chat-et-forum/un-fantome-au-telephone-vt601.php

http://www.metapsychique.org/Detectives-psi.html

 

Bibliographie- Burgess, Anthony- Beard’s Roman Women, London, Hutchinson, 1976.

Smith, Suzy- The Power of the mind, Radnor, Chilton, 1976.

 

 

Dimanche 06 Mai 2007 à 14h00 dans Les appels de l'au-delà...7 commentaire(s)