• Le monde maritime - news (24)

    Le monde maritime- Des news & découvertes (trésors, espèces aquatiques), des mystères, les osni (objet sous-marin non identifié) puis les disparitions inexpliquées.

    Le monde maritime - les news (19)

  • Norvège- un bateau-tombe viking bientôt fouillé

    La course contre la montre a commencé pour les scientifiques alors que le navire, découvert à Gjellestad, est attaqué par un champignon, explique Gizmodo.

     

    C'est un petit événement qui va bientôt avoir lieu en Norvège. Des archéologues s'apprêtent à partir à la conquête d'un bateau-tombe viking, enfoui sous terre et découvert il y a près de deux ans à Gjellestad. Une première depuis plus d'un siècle dans l'un des pays de ce peuple historique. Comme l'explique Jan Bill, conservateur de la collection de navires vikings au Musée d'histoire culturelle d'Oslo, au journal The Local, la dernière fouille de ce genre remonte à… 1904.

     

    Trois bateaux-tombes sont exposés au Musée des navires vikings d'Oslo, à savoir ceux de Tune (découvert en 1868), Gokstad (découvert en 1880) et d'Oseberg (découvert en 1904). Mais aucun n'a pu être fouillé avec des techniques modernes. C'est dire si les archéologues fondent de grands espoirs sur le chantier à venir dans le comté d'Østfold, dans le sud du pays. « Avec la technologie et l'équipement que nous avons maintenant, cela nous donne une formidable opportunité de comprendre pourquoi ces enterrements de navires ont eu lieu », précise Jan Bill à Gizmodo.

     

    Distanciation sociale

    Mais le temps presse pour l'équipe en charge de ce chantier. Après avoir effectué des analyses l'an dernier, ils ont découvert que le bateau de Gjellestad était victime d'une attaque d'un champignon. Ils espèrent que le bois le plus éloigné du sol aura été épargné. Le gouvernement norvégien a débloqué 1,4 million d'euros pour effectuer ces fouilles, qui commenceront dans les jours à venir, a fait savoir Sveinung Rotevatn, ministre norvégien du Climat et de l'Environnement, à la chaîne NRK. En raison de la pandémie de coronavirus, les scientifiques présents devront respecter la distanciation sociale, posséder chacun un kit d'outils ou encore se laver fréquemment les mains.

     

    Des conditions pas vraiment « idéales », mais « gérables » pour Jan Bill. Selon les estimations du Musée des navires vikings, le bateau de Gjellestad, découvert dans un champ grâce à un radar à pénétration de sol (ou géoradar), daterait d'une période comprise entre la fin des années 700 et le début des années 900. Pour Jan Bill, il y a très peu de chances que des restes humains (os ou tissus corporels) puissent être retrouvés à l'intérieur du bateau, en raison des pilleurs de tombes ou des difficultés de conservation. Mais il espère que des objets présents dans le bateau-tombe permettront d'en savoir plus sur les Vikings et leurs rites.

    *

    source de l'article

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Le mystère des bateaux qui se liquéfient

    Le Pacific Glory (317m)

     

    Plus de cinquante navires, transportant du minerai de fer ou de bauxite, ont soudainement disparu en mer ces dix dernières années. Ces vraquiers auraient été victimes de liquéfaction, un étrange phénomène qui menace les transporteurs maritimes.

     

    Le temps est apparemment calme dans l'Atlantique Sud en ce 31 mars 2017. Le Stellar Daisy chemine tranquillement en direction de la Chine, où il doit décharger ses 260.000 tonnes de minerai de fer en provenance du Brésil. À 2h20 GMT, soit 11 h 20 heure locale, l'énorme cargo se met soudain à tanguer dangereusement. José Cabrahan entend un bruit sourd ; il attrape en vitesse un gilet de sauvetage avant qu'une vague ne submerge le pont. Lorsqu'il refait surface, le bateau de 320 mètres a complètement disparu. Avec son collègue qui a pu, lui aussi, s'emparer d'un gilet de survie, il rejoint un canot de sauvetage. Il est 11 h 53. Les deux rescapés errent en pleine mer durant 24 heures avant d'être récupérés par un navire de commerce passant à proximité. Sur les 24 membres d'équipage, les deux hommes seront les seuls survivants.

     

    Plus de 200 victimes en 10 ans

    Le Black Rose en 2009, le Nasco Diamond en 2010, le Harita Bauxite en 2013, le Stella Daisy en 2017... Entre 2008 et 2017, 53 vraquiers de plus de 10.000 tonnes ont ainsi disparu en mer sans raison apparente selon Intercargo, l'association internationale des transporteurs de matière sèche ; soit une moyenne de cinq bateaux par an. Quelque 202 personnes ont laissé leur vie dans ces naufrages aussi soudains qu'inattendus.

    Le mystère des bateaux qui se liquéfient

    Plus de 50 vraquiers ont sombré en mer entre 2008 et 2017. Un vraquier est un navire navire transportant des marchandises solides en vrac. © Bernard Spragg, Flickr 

     

    Plus d'un an après, l'enquête sur les causes du naufrage du Stellar Daisy n'a toujours pas abouti. Mais une explication commence à émerger sur ces disparitions. La plupart de ces vraquiers avaient un point commun. Ils transportaient l'un de ces trois minerais : du nickel, du fer ou de la bauxite. Des minerais constitués de fines poussières et transportés en vrac dans des soutes, qui sont susceptibles de subir une brutale liquéfaction. Ce phénomène se produit lorsqu'une cargaison, apparemment sèche, est humidifiée, comme par exemple, lorsque le minerai reste à l'air libre sur le port en attente du chargement, ou lorsqu'il est tamisé pour séparer les particules fines des grosses particules.

     

    L'humidité modifie alors les caractéristiques physiques du minerai et lorsque le navire subit un fort roulis ou d'excessives vibrations, l'eau infiltrée entre les grains de bauxite est soumise à une pression de plus en plus forte. Quand cette pression excède celle du minerai, la matière sèche se comporte alors comme une énorme masse liquide se déplaçant d'un coup d'un côté de la cale avant de se solidifier à nouveau. Le bateau, déstabilisé, peut alors chavirer brusquement.

     

    Une très lente prise de conscience

    La liquéfaction est pourtant un risque identifié depuis les années 1970. Mais il est difficile à prévoir. Il est avéré, par exemple, que le minerai de mauvaise qualité contenant beaucoup d'impuretés est plus susceptible d'être concerné. Mais, jusqu'ici, le problème n'avait pas été pris véritablement à bras-le-corps. La situation a commencé à évoluer en 2015, suite au drame du Bulk Jupiter. Ce vraquier transportant 56.000 tonnes de bauxite avait sombré au large du Vietnam, causant la mort de 18 marins, parmi les 19 membres d'équipage.

    Le mystère des bateaux qui se liquéfient

     

    L'OMI (Organisation maritime internationale) avait alors lancé une mise en garde aux capitaines de navires et instauré un groupe de travail ayant pour objectif d'amender et d'actualiser le code maritime international sur le transport de marchandises, notamment celui de matières solides en vrac (IMSBC, International Maritime Solid Bulk Cargoes). Un seuil de 10 % d'humidité et une granulométrie minimum ont ainsi été fixés en 2015. Les navires ne répondant pas aux critères doivent à présent être catégorisés en catégorie A (matière dangereuse susceptible de se liquéfier).

     

    En réalité, les contrôles, à la charge de l'expéditeur, sont quasi inexistants et même lorsqu'ils se produisent, ils ne sont pas efficaces, alerte l'assureur maritime Gard. « Comment voulez-vous estimer la taille de chaque particule dans un chargement de 50.000 tonnes de fer », s'interroge-t-il. De plus, le risque de liquéfaction ne dépend pas seulement du taux d'humidité, mais aussi d'autres facteurs comme la répartition de la granulométrie, la composition du minerai, ou la façon de le charger et de l'entreposer dans la cale. Certains pays, comme les Philippines ou la Malaisie, sont également épinglés pour leurs mauvaises pratiques de transport et de stockage.   

     

    Les solutions pour limiter le risque de liquéfaction

    Les experts préconisent des mesures alternatives. « Des bateaux plus petits seront moins sensibles à l'instabilité provoquée par la liquéfaction de masse», suggère Dennis Bryant, consultant indépendant pour l'industrie maritime. Plutôt que de réduire la taille du bateau, il serait aussi possible de diviser la cale avec une cloison longitudinale, ce qui aurait pour effet de réduire la masse liquéfiée afin qu'elle ne balance pas d'un bord à l'autre du bateau. Des capteurs pourraient également surveiller la pression à l'intérieur de la cale. « Cela aura nécessairement un coût supplémentaire et pourrait allonger le temps de chargement et déchargement, reconnait l'expert. Mais on a bien réussi à imposer des doubles coques chez les pétroliers pour lutter contre les marées noires ». Et si cela permet de sauver des vies... 

    Le mystère des bateaux qui se liquéfient

     

    source de l'article

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Les pires naufrages de sous-marins dans le monde

     

    article de Ouest-France du 20/11/2017 (édition du soir).

    Un sous-marin argentin est porté disparu depuis ce mercredi, au milieu de l’Atlantique sud. La tempête qui fait actuellement rage dans l’océan, inquiète de plus en plus. Dans le passé, plusieurs naufrages de sous-marins ont défrayé la chronique.

     

    2000 : le naufrage du Koursk

    Les pires naufrages de sous-marins dans le monde

    Le K-141 Koursk amarré. (Photo d’archives : Reuters)

    La tragédie du Koursk a profondément ébranlé la fierté russe, il y a de cela dix-sept ans. Le 12 août 2000, ce sous-marin nucléaire, un des plus perfectionnés de la marine russe, sombre dans la mer de Barents avec 118 marins à son bord.

    Ce jour-là, la flotte russe du Nord (la plus puissante des quatre flottes formant la marine russe), mène des exercices militaires. Selon le Kremlin, l’explosion d’une torpille à l’avant du navire entraîne une seconde explosion très puissante, qui provoque un engouffrement de l’eau dans le sous-marin. Il atteint rapidement le fond, à 108 mètres de profondeur.

    À la surface, c’est la panique. La Russie refuse l’aide internationale pour tenter de sauver l’équipage, assurant qu’elle maîtrise la situation. Les jours passent et le pouvoir se retrouve impuissant face à la catastrophe. Ce n’est que le 21 août, deux semaines après, que des plongeurs norvégiens parviennent à ouvrir la coque du Koursk. Ils y trouvent les corps sans vie de l’équipage.

     

    1970 : la disparition du K-8

    Les pires naufrages de sous-marins dans le monde

    Un sous-marin soviétique de la même classe que le K-8. (Photo : Wikimédia)

    C’est au large de la Bretagne que disparaît le sous-marin nucléaire soviétique K-8, en avril 1970. Le bâtiment gît toujours au fond de l’eau, avec les restes de l’arsenal, et les déchets nucléaires à bord.

    Lors de son 51ème jour en mer le 8 avril, le K-8 rentre d’un exercice, à 140 mètres de profondeur, quand un incendie se déclare à bord. Le feu embrase deux compartiments, et se retrouve alimenté par des lots de chandelles à oxygène entreposées dans le bâtiment. Les officiers ordonnent l’arrêt des réacteurs nucléaires et la remontée du sous-marin en surface.

    Les rescapés sont pris en charge trois jours plus tard par trois navires soviétiques, contactés au préalable par un cargo bulgare. Les bâtiments soviétiques tentent de remorquer le K-8, en vain. Le sous-marin finit par sombrer dans le golfe de Gascogne le 12 avril. Trente hommes sont morts lors de l’accident, principalement d’asphyxie, sur les 125 personnes embarquées.

     

    1968 : La Minerve sombre

    Les pires naufrages de sous-marins dans le monde

    La Minerve en escale à Bergen en 1962. (Photo : Wikimédia)

     

    Avec celui de L’Eurydice, le naufrage de La Minerve est une des plus grandes tragédies de la Marine française. En janvier 1968, le sous-marin, en service depuis à peine quatre ans, sombre au sud-est du cap Sicié (Var).

    Le S647, baptisé La Minerve, prend le large de la Méditerranée pour réaliser des exercices militaires avec l’avion de patrouille maritime Breguet Atlantic. Après cela, peu d’informations permettent de désigner la raison pour laquelle le navire coule. Les diverses hypothèses évoquent une collision, d’autres une explosion interne, ou encore un défaut de conception du sous-marin, assemblé à Nantes.

    La Minerve sombre dans la matinée du 27 janvier au large de Toulon et du cap Sicié. L’ensemble de l’équipage à son bord disparaît, soit 52 marins. Le bâtiment gît vraisemblablement sur des fonds entre 1 000 et 2 000 mètres de profondeur, mais il n’a jamais été retrouvé.

    La catastrophe a fortement ébranlé la Marine nationale, d’autant plus que deux ans plus tard, le 4 mars 1970, un second sous-marin français, L’Eurydice, coule à son tour au large de Saint-Tropez. Ce naufrage coûte la vie à 57 membres d’équipage.

     

    1963 : La tragédie de l’USS Tresher

    Les pires naufrages de sous-marins dans le monde

    L’USS Tresher à la surface en 1961. (Photo Wikimédia)

     

    En 1963, le Tresher est le plus puissant des sous-marins nucléaires américains, en pleine période de Guerre froide. C’est aussi le premier sous-marin américain à faire naufrage. Ce sera le plus meurtrier de l’histoire sous-marine.

    Nous sommes le 9 avril. Le sous-marin d’attaque américain quitte le port de Portsmouth, dans le New Hampshire, pour deux jours de mission. Le 10 avril, le commandement entreprend des tests de plongée. À peine plus d’une heure après le début de l’exercice, la liaison est perdue avec le Tresher, qui sombre au fond de l’Atlantique, à 2 560 mètres de profondeur. Cet naufrage cause la mort de 129 personnes.

    L’épave est retrouvée en août 1963. Parmi les hypothèses retenues dans le naufrage du sous-marin, la plus probable est celle d’un court-circuit qui aurait provoqué l’arrêt du réacteur nucléaire, puis la chute du Tresher jusqu’à la rupture de la coque, du fait de la pression. L’USS Tresher gît toujours au large des côtes américaines aujourd’hui. En mai 1968, la disparition de l’USS Scorpion, au large du Portugal, causa la mort de 99 marins, une tragédie de plus pour la marine américaine.

    Les pires naufrages de sous-marins dans le monde

    source de l'article

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  •  

    Une mystérieuse carcasse suscite la stupéfaction en Indonésie

    Des images d’une énorme carcasse en décomposition, échouée le long des côtes indonésiennes, sont récemment apparues sur la toile. Interloqués, des experts vont en analyser des morceaux pour découvrir de quelle créature il s’agit.

    S’agit-il d’un calamar géant, d’une baleine ou d’un étrange monstre des abysses ? C’est la question que se posent de nombreux badauds venus voir de leurs propres yeux une gigantesque carcasse longue de 22 mètres, qui s’est échouée à Huamual, en Indonésie.

     

    Le mystérieux cadavre, en état de décomposition, a également attiré la curiosité des scientifiques. «Nous allons prendre des échantillons de chair pour les faire tester en laboratoire, afin de nous assurer [de savoir] de quel type d’animal il s’agit», a déclaré Nasrul Latulanit, du Bureau des ressources maritimes et côtières, au journal indonésien Kompas.

    En attendant les résultats, diverses images de la carcasse ont circulé sur les réseaux sociaux.

    *

    source de l'article

    Partager via Gmail Pin It

    4 commentaires
  • Arctique- un bruit étrange venant des abysses

     

    Les forces armées canadiennes se sont dirigées au large de l’Arctique pour étudier un bruit étrange, retentissant du fond de l’abysse depuis l’été dernier, ayant envoyé un avion avec une équipe composée de chercheurs et de militaires.

    Le bruissement est survenu dans le détroit de Fury and Hecla, qui sépare l'île de Baffin de la péninsule de Melville de la partie continentale du Canada. 

    « Le ministère canadien de la Sécurité publique est au courant de bruits étranges venant du détroit de Fury and Hecla. Les forces armées canadiennes font tout le nécessaire pour une investigation dynamique », a déclaré un représentant du ministère.

    Les habitants autochtones inuits du village canadien d'Igloulik ont été les premiers à remarquer ce phénomène, quand les poissons et les mammifères marins ont quitté les lieux.


    Les premières versions sur des possibles travaux d'extraction de minéraux ou la présence de sonars de Greenpeace ont été finalement rejetées. Les baleines seraient donc les dernières suspectes possibles… « Elles produisent des bruits à basse fréquence pour communiquer à longue distance. Ce type d'écholocation peut provoquer la panique chez les poissons, mais pas parmi les mammifères sauvages. Le bruit des baleines peut être décrit comme tonnant. Mais il n'est pas pareil à celui que les chasseurs inuits ont entendu », a déclaré le professeur Steve Ferguson de l'Université du Manitoba. L'enquête gouvernementale se poursuit.

     *

    source de l'article

     

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique