• Un Bigfoot a laissé son empreinte de main sur une voiture

    Une photo très surprenante a été prise en Australie. Celle-ci nous montre ce qui ressemble à une immense empreinte de main. Pour certains, cette marque aurait été laissée par un Bigfoot, connue sous le nom de Yowie dans la région.

     

    Cette photo a été prise par un homme qui campait dans la forêt domaniale de Nanango, dans l’État du Queensland. Après « une nuit très bruyante passée dans la brousse » et au cours de laquelle il a pu entendre un nombre considérable d'animaux, le campeur s’est levé tôt dans la mâtinée. Alors qu’il était en train de boire du thé, il a remarqué quelque chose d’étrange à l’arrière de sa jeep.

     

    « Je me suis rapidement rendu compte que c’était quelque chose de différent », se souvient-il, « parce que normalement je ne m’intéresserais pas à une simple empreinte de main sur la vitre arrière de mon véhicule. »

    Cependant, après une inspection plus minutieuse, il s’est aperçu que cette énorme marque mesurait environ la moitié de la vitre et était bien plus petite qu’une main humaine. Ce qui rend cette empreinte davantage intéressante, a-t-il noté, c'est que la saleté qui constitue la marque semble provenir d'ailleurs, puisque la poussière qui l'entoure est restée intacte.

     

    Alors qu'il soupçonnait au départ qu'un de ses enfants avait peut-être dessiné cette forme, l'homme a remarqué que les traces de l'empreinte de cette main étaient clairement visibles. Cela suggère que cette empreinte n’avait pas simplement été réalisé par une personne qui s'était amusée à barbouiller la vitre de sa voiture.

    Quand plus tard, il a montré l'empreinte à ses enfants, il a révélé : « Ils ont secoué la tête. Ils ne voulaient pas penser à ce que je soupçonnais. »


    Bien qu'il ait semblé réticent à émettre l’hypothèse qu’il pouvait s’agir du fameux Yowie, l'homme a admis qu'une créature d’une taille imposante, qui avait une main gigantesque ressemblant à celle d’un être humain, avait pu laisser son empreinte contre sa Jeep. 

    « Je ne suis pas du genre à émettre des théories fantaisistes à propos de ces choses-là », se dit-il, concédant que l'empreinte l'avait laissé perplexe après qu'il l'ait trouvée.

     

    Cette affaire a naturellement intéressé des chercheurs de l’organisation Yowie, Down Under. Bien qu'il soit impossible de savoir avec certitude si cette silhouette provient bien de la main de la bête légendaire, elle pourrait donner un autre aperçu de cette créature qui, comme ses frères emblématiques d'Amérique du Nord, attire généralement davantage l'attention par ses grands pieds.

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  • hibagon1
     
    L'Hibagon (Hinagon) est un hominidé cryptique, semblable au Bigfoot, habitant la région autour du Mont. Hiba dans le nord de la préfecture d'Hiroshima. Selon de nombreux témoignages du début des années 1970, l'Hibagon est d'environ 1,5 à 1,7 mètres de hauteur, pèse environ 80 à 90 de kilogrammes, est recouvert d'une épaisse couche de noir ou marron fourrure ( parfois il est signalé comme ayant une tache de fourrure blanche sur la poitrine ou les bras), et a une tête anormalement élevé triangulaire et des yeux intelligents presque humains.  
     
    L'observation d'Hibagon s'est produite le 20 Juillet 1970 dans la zone autour du Mont. Hiba près de la frontière avec préfecture de Tottori. Trois jours après l'observation initiale, la créature simiesque a été revue à travers une rizière dans la ville rurale voisine de Saijo. Un total de 12 observations ont été rapportées cette année là, et des empreintes mystérieuses ont été trouvées dans la neige en décembre.
     
    De nombreuses apparitions d'Hibagon ont été signalés dans les zones environnantes du Mont Hiba durant les étés situés entre 1971 et 1973, l'augmentation de l'activité humaine au cours de la saison de chasse a sans doute forcée la créature vers le bas de la montagne. Le 15 Août 1974, l'Hibagon a été photographié alors qu' il se cachait derrière un arbre à kakis. Des empreintes inhabituelles mesurant 20 centimètres de long ont été trouvés à proximité. Après que cette photo a été prise, l'Hibagon rentra dans la clandestinité, pour être vu deux fois - une fois de plus en 1980 et à nouveau en 1982 - avant de disparaître à jamais.
     
    L'Hibagon a peut-être disparu depuis longtemps, mais les habitants de Saijo ne l'ont pas oublié. La ville a adopté la créature comme sa mascotte, et les boutiques de souvenirs vendent des bonbons représentants des œufs Hibagon. 
     
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    Info de Predator, notre reporter en Dordogne
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  • La mystérieuse créature pourrait en fait être issue d'un croisement entre un ours brun et un ours polaire.
     
     
    L’énigme de l'«Abominable homme des neiges» a-t-elle été résolue? Selon un chercheur britannique de l’université d’Oxford, le légendaire «yéti» pourrait être le résultat d’un croisement entre un ours polaire et un ours brun. Le généticien Bryan Sykes a expliqué jeudi avoir soumis à des tests ADN une série d’échantillons de poils d’animaux trouvés dans l’Himalaya. «Nous avons trouvé une correspondance génétique totale entre deux échantillons provenant de l’Himalaya et un ancêtre de l’ours polaire», a-t-il dit sur la BBC.
     
    L’ADN de deux créatures non identifiées provenant de la région de Ladakh en Inde et du Bhoutan correspondaient à 100% avec un échantillon prélevé sur la mâchoire d’un ours polaire trouvée sur l’archipel norvégien de Svalbard où il a vécu à une période remontant à au moins 40 000 ans et jusqu’à 120 000 ans. «C’est un résultat passionnant et complètement inattendu, qui a été une surprise pour nous tous», a déclaré le scientifique dans un communiqué.
     
    «Il y a encore du travail à faire pour interpréter les résultats, a-t-il poursuivi. Mais nous pouvons nous interroger sur les explications possibles. Cela pourrait dire qu’il y a une sous-espèce d’ours brun dans l’Himalaya qui descend de l’ancêtre de l’ours polaire.» «Ou alors cela veut dire qu’il y a eu une hybridation plus récente entre l’ours brun et le descendant de l’ours polaire ancestral», a-t-il ajouté. «Si son comportement est différent des ours classiques, comme le rapportent des témoins, cela (son caractère hybride) peut être la source du mystère et de la légende», a estimé le scientifique.
     
    SPÉCIALISTE DES ADN ANCIENS
     
    Le mythe du «yéti», souvent décrit comme une bête mi-homme, mi-singe, a été nourri par des photographies d’empreintes géantes dans la neige, prises par l’alpiniste britannique Eric Shipton lors de son expédition dans l’Everest en 1951. L’alpiniste Reinhold Messner, qui a gravi à de nombreuses reprises des sommets de l’Himalaya et a cru en 1986 avoir aperçu la bête, avait conclu en 1998 dans son livre Ma quête du yéti que l’animal n’existait que dans l’imagination des gens qui le confondent avec l’ours brun de l’Himalaya.
     
    L'homme qu aurait trouvé le mystère du yéti, Bryan Sykes, n'a rien d'un débutant en ADN. Chercheur à l'univiersité d'Oxford, il est connu pour son expertise dans les ADN anciens. En 1989, il avait publié dans revue Nature une étude sur un ADN retrouvé sur des os issus de fouilles archéologiques. Il a conduit de nombreux travaux sur les ADN des différentes tribus des îles britanniques, a participé aux recherches sur Otzi, l'homme momifié retrouvé en 1991 dans un glacier autrichien et planché sur de prétendus descendants des Romanov.
     
    Auteur de divers livres de vulgarisation scientifiques sur ses recherches, il a prévu de publier un livre sur le Yéti au printemps prochain.
     
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    LIBERATION (AVEC AFP) 17 OCTOBRE 2013
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  • SUR LA PISTE DU SASQUATCH

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    Par Jean-Baptiste Degras (chercheur indépendant)

     

    Le Yéti de l’Himalaya, le Sasquatch du Canada, le Bigfoot d’Amérique du Nord, l’Almasty d’Asie centrale ou l’Orang-pendek de Sumatra, plusieurs études scientifiques se sont penchées récemment sur une question récurrente dans les milieux cryptozoologiques : ces créatures existent-elles ? Aujourd’hui, certains chercheurs spécialisés n’hésitent pas à répondre… oui ! Le point dans cet article. 

    DES TEMOIGNAGES NOMBREUX AUX QUATRE COINS DU MONDE

    L’année 2012 a été particulièrement prolifique pour les amateurs de cryptozoologie, notamment en ce qui concerne l’existence supposée du Yéti, une créature mystérieuse à l’allure humaine qui hanterait les hauteurs de l’Himalaya, mais aussi les contrées sauvages d’Amérique du Nord et du Canada, où elle est alors appelée Bigfoot ou Sasquatch. Plusieurs observations pertinentes sont venues s’ajouter aux indices déjà collectés depuis une cinquantaine d’années. Car les témoignages évoquant l’abominable homme des neiges sont très fréquents ! Dès 1924, un récit très détaillé de rencontre avec un Sasquatch nous provient d’Albert Ostman, un bûcheron en vacances en Colombie-Britannique.

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    Ce dernier a affirmé avoir été capturé par une famille de Bigfoot (un couple et ses deux enfants) alors qu’il cherchait des mines d’or abandonnées dans une forêt de conifères. Après plusieurs jours de captivité, il parvient à s’échapper et raconte sa pittoresque aventure trente ans plus tard. On y apprend que la créature est un primate humanoïde entièrement recouvert de poils, mais dont le visage rappelle celui des humains, mesurant environ 2,50 mètres pour plus de 200 kilos, doté d’épaules puissantes et d’énormes biceps avec des avant-bras allongés. Ses mains et ses pieds sont immenses ; Ostman note que le gros orteil semble disproportionné et plus puissant que les autres, sans doute pour pouvoir escalader des surfaces rocheuses et escarpées. Ce « géant poilu » possède en outre un langage structuré relativement évolué et communique avec les autres membres de sa tribu. Son régime alimentaire semble se composer exclusivement de végétaux, tandis qu’il dort dans une grotte. Un autre témoignage en provenance du Canada est celui de William Roe, en 1955. Travailleur dans une entreprise de construction routière, il aperçoit un Sasquatch alors qu’il gravit le Mont Mica pour atteindre – lui aussi – une mine d’or abandonnée.

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    Prenant d’abord la créature pour un grizzly, Roe se rend compte qu’il s’agit en fait d’un être sauvage couvert de poils, au torse massif et dont la face rappelle aussi bien le gorille que l’homme. Sa démarche est celle d’un être bipède : c’est le talon qui touche d’abord le sol lorsqu’il se déplace. Un demi-siècle plus tard, des milliers d’autres récits continuent de s’accumuler, avec parfois des « preuves » photographiques et même des films vidéo, la plupart du temps de très mauvaise qualité. Intrigués par les informations concordantes sur le Yéti faites par des témoins vivants parfois à plusieurs milliers de kilomètres de distance, quelques scientifiques ont alors décidé d’étudier le phénomène avec des méthodes rigoureuses.

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    LA SCIENCE FACE AU BIGFOOT

    Plusieurs expéditions scientifiques ont ainsi été mises sur pied dans l’espoir d’apercevoir un Sasquatch dans son habitat naturel, ou au moins de découvrir des indices de sa présence, tout particulièrement des empreintes de pas ou des restes de fourrures. Mais aucune de ces équipes n’a formellement identifié un Bigfoot… jusqu’à début 2012, date à laquelle une délégation internationale composée de scientifiques russes, américains, canadiens, suédois et estoniens a annoncé dans un communiqué détenir des « preuves irréfutables » de l’existence d’une créature identifiée comme un Yéti ! L’animal anthropomorphe aurait été observé dans la région russe de Kemerovo, en Sibérie. « Lors d’une expédition dans la grotte Azasskaïa, les participants ont collecté des preuves irréfutables démontrant que l’homme des neiges vit dans la contrée de la Choria montagneuse. (…) Des empreintes de l’homme des neiges, son antre supposée et différents marqueurs avec lesquels le Yéti délimitait son territoire ont été trouvés. Dans l’une des empreintes découvertes, le scientifique russe Anatoli Fokine a trouvé des poils appartenant potentiellement au Yéti. (…) Ces études feront en sorte que la société et les médias prendront plus au sérieux ce qui concerne [le Yéti]. Les données du centre d’études pourront être utiles aux biologistes, aux médecins et à d’autres scientifiques » précise le communiqué.

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    Il semble que dans ces régions beaucoup de témoins ont pu voir cette créature ; l’espèce qui est connue dans la région mesurerait entre 1,60 et 2,20 mètres. Les scientifiques estiment à 95% la probabilité qu’ils aient affaire à un Yéti et les chercheurs de l’expédition militent depuis pour la création à l’Université d’Etat de Kemerovo d’un centre d’études du Yéti. Les choses se sont encore accélérées en avril 2012, quand un généticien britannique et un zoologiste suisse ont lancé un nouveau programme de recherche spécialement dédié à l’identification du Bigfoot. Les deux scientifiques comptent profiter des progrès de l’analyse médico-légale de l’ADN pour passer au crible un maximum d’échantillons biologistes – poils, os et tissus organiques – attribués au Yéti ou à ses nombreux « cousins » éparpillés sur la planète. Certains échantillons sont majoritairement issus du musée de zoologie de Lausanne, collectés pour la plupart par le zoologue et cryptozoologiste regretté Bernard Heuvelmans. D’autres proviennent d’institutions scientifiques, de collectionneurs ou des particuliers. Ces analyses ADN permettront de trier le bon grain de l’ivraie parmi les indices matériels à la disposition des chercheurs. Les résultats du programme devraient être rendus publics très prochainement.

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    GIGANTOPITHEQUE, L’ANCÊTRE DU YETI ?

    Des naturalistes ont tenté d’identifier l’ancêtre du Sasquatch afin d’en savoir plus sur les origines de la créature. Un certain consensus s’est formé autour d’un ancien primate géant, le Gigantopithecus blacki, qui vivait il y a plus de 500.000 ans dans une zone s’étendant du Nord du Vietnam au sud de la Chine. L’hypothèse d’une survivance de l’espèce expliquerait les observations d’hominidés géants et poilus dans les zones montagneuses, comme l’exprime Pascal Picq dans « Les origines de l’Homme » : « La lignée asiatique des hominoïdes, ou famille des pongidés, connaît une grande expansion entre 16 millions et un million d’années. Elle comprend, notamment, le groupe des Sivapithèques (ou singes de Siva, l’un des trois grands dieux de l’hindouisme) dont on a retrouvé des fossiles en Inde, au Pakistan et en Chine. Ce groupe donne des espèces « géantes », comme les Gigantopithèques, les plus grands singes connus. Ces derniers ne disparaissent que très récemment, il y a entre un million d’années et 500.000 ans. La fameuse légende du Yéti doit certainement quelque chose à ces imposants mais paisibles mangeurs de bambous ». La théorie est séduisante ; quelques Gigantopithèques auraient survécu et vivraient dans des zones de haute altitude, se dissimulant dans des grottes ou des cavernes formées par les anfractuosités des montagnes himalayennes ; ses poils épais le protégeant des grands froids.

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    UNE EXISTENCE BIENTÔT OFFICIELLE ?

    Une autre étude, parue en novembre 2012, est encore plus prometteuse. Melba S.Ketchum, une vétérinaire américaine de l’Etat du Texas, est convaincue que le Bigfoot existe depuis qu’elle a effectué des analyses ADN sur des échantillons d’un supposé Yéti. Un communiqué de la société DNA Genetics publié par le magazine scientifique LiveScience confirme la découverte : « Une équipe de scientifiques peut attester que leur étude d’ADN de cinq ans, actuellement en relecture, confirme l’existence d’une nouvelle espèce d’hominidé hybride, couramment appelé ‘Bigfoot’ou ‘Sasquatch’, vivant en Amérique du Nord ».

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    Mais Melba S.Ketchum va encore bien plus loin ! Elle estime en effet que le Bigfoot serait un cousin de l’espèce humaine et qu’il serait apparu il y a approximativement 15.000 ans. Des individus hybrides seraient nés suite à l’accouplement de Sasquatch avec des femmes humaines… « Nos données indiquent que le Sasquatch d’Amérique du Nord est une espèce hybride le résultat d’un croisement entre un mâle d’une espèce inconnue d’hominidé et d’une femelle Homo sapiens » ajoute le communiqué. On ne connaît pas encore les détails de cette étude ; tout au plus sait-on que la vétérinaire et ses collègues ont travaillé à partir de trois génomes nucléaires complets issus de prétendus échantillons de Yéti, dont la provenance reste pour l’instant secrète. De nombreuses interrogations demeurent donc, mais ces travaux ont d’ores et déjà capté l’attention de la communauté scientifique, comme le confirme le site spécialisé Maxiscience.com :

    « Le mystère reste donc entier aujourd’hui et ne pourra se dévoiler que lorsque l’étude de Ketchum sera enfin publiée. Si la vétérinaire détient réellement la preuve qu’elle affirme alors la preuve sera faite que Bigfoot existe bel et bien. De quoi captiver l’attention du monde entier et d’inciter les scientifiques à partir à la recherche de la créature. Mais si ce n’est pas le cas, aucun doute que les spécialistes n’en resteront pas là et tenteront encore et toujours de prouver son existence ».

    Ces derniers mois ont donc été particulièrement excitants pour les chasseurs du Yéti. Les progrès de la génétique et l’intérêt que portent certains scientifiques à ce sujet permettent désormais d’espérer une validation prochaine de l’existence officielle de Bigfoot. Patience !

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    -Source-

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    MONDES ETRANGES N°18 de janvier 2013

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  • Des éléments d’une main censée appartenir à un abominable homme des neiges et découverte au Népal ont subi un test ADN. Les résultats ont été rendus publics hier.
     
    De mystérieux ossements découverts dans un temple népalais, un doigt momifié qui se fait dérober et qui réapparaît à Londres. Tous les ingrédients du roman fantastique sont réunis. Et pourtant, tout est vrai. Depuis des années, un doigt suscite beaucoup d’interrogations et de curiosité. Car il appartiendrait à un yéti. 
     
     
    Le mystère de cette phalange a été levé hier. Des analyses ADN réalisées par des scientifiques du Zoo d’Edimbourg et rendues publiques hier ont prouvé que les restes étaient d’origine humaine. «Nous avons comparé les fragments à notre base de données et nous avons trouvé de l’ADN humain», a expliqué à la BBC le Dr Rob Ogden. Ce qui n’étonne pas le primatologue Ian Redmond. «D’après ce que nous savons des yétis, je me serais attendu à un doigt plus robuste et plus long, avec des poils sur le dessus.» Le spécialiste précise que sans son histoire extraordinaire, ce doigt aurait probablement suscité moins d’engouement.
     
    En 1958, une expédition britannique part sur les traces du yéti. Parmi les aventuriers, Peter Byrne, explorateur et alpiniste. Arrivé près du temple de Pangpoche, au Népal, il entend parler d’une main de yéti qui serait conservée par les moines. Byrne va constater de visu de quoi il en retourne. «Cela ressemblait à une large main humaine, a-t-il déclaré à la BBC. Elle était recouverte d’une peau noire et craquelée.» Lorsque, une fois rentré à Londres, il raconte cela à un professeur du Royal College of Surgeons, celui-ci le supplie de retourner au Népal pour tenter de ramener la main. Ou au moins une partie de la relique. Pour faciliter les choses, le professeur lui donne un doigt humain pour remplacer la phalange momifiée.
     
    L’échange, accompagné d’une donation, est accepté par le monastère. Le doigt peut alors prendre la direction de la Grande-Bretagne. Pour éviter tout problème avec les douanes, Peter Byrne met au point un stratagème. Après avoir rencontré l’acteur James Stewart et sa femme en Inde, il planque la relique parmi les sous-vêtements de l’épouse. Le tout arrivera à bon port. Mis de côté, le doigt finira dans un tiroir jusqu’en 2008 où il sera redécouvert à l’occasion d’un inventaire. La main, quant à elle, a été volée au temple dans les années 1990.
     
    Si les tests ADN permettent de clore le dossier de la main de Pangpoche, ils ne remettent pas en cause l’existence du yéti. «Il y a beaucoup de reliques de ce style dans les monastères népalais et tibétains, explique Eric Joye, fondateur de l’Association belge d’étude et de protection des animaux rares. Ce sont des instruments de culte qui ont pour fonction de représenter le yéti. Et comme pour les reliques de Jésus ou de saints, ce n’est pas parce que des analyses prouvent que tel ou tel ossement n’est pas authentique que ces personnages n’ont pas existé.» Persuadé de la réalité du yéti, le spécialiste relève les nombreux témoignages effectués à travers l’histoire. «On a effectué moins de recherches sur le yéti que sur le bigfoot américain car le premier vit dans des régions peu accessibles. Mais cela commence à changer. Les Chinois, par exemple, travaillent énormément sur le yeren, le yéti chinois.» Celui qu’on surnomme peu affectueusement l’abominable homme des neiges est, semble-t-il, loin d’avoir livré tous ses secrets.
     
     
     
     
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