• L'ELECTRICITE A PARIS EN PLEIN MOYEN ÂGE !

     L’ELECTRICITE A PARIS EN PLEIN MOYEN AGE

    LE RABBIN YE’HIEL ETAIT-IL LE DEPOSITAIRE DES SECRETS DES PRÊTRES EGYPTIENS ?

     

     

    Au printemps de l’an du Seigneur 1248, Paris, alors renfermée dans l’enceinte construite, de 1200 à 1213, sur l’ordre de Philippe II Auguste, se signe, la nuit close, et s’affole. La raison de ce trouble est simple, comme sont simples les vérités de la Sainte Eglise, vérités que l’Inquisition, fondée depuis 1231 par Sa Paternité le Pape Grégoire IX, s’emploie à défendre contre les mensonges, erreurs et calomnies colportés par les sorciers et les Infidèles.

     

    Justement, la simple raison de la frayeur des Parisiens trouve son origine en le diabolique phénomène qu’ils observent dans la maison qu’habite l’un de ces Infidèles, dans la maison qu’habite un juif. La ténèbre recouvrant leur ville, celle-ci ne possèdera trois lumières nocturne – au portail de la tour de Nesles, sous la voûte du Grand Châtelet, à l’entrée principale du cimetière des Innocents – que sous le règne de Philippe IV le Bel, la ténèbre recouvrant leur ville est trouée, du crépuscule à l’aube, par une lueur immobile brillant à la fenêtre du rabbin Ye-Hiel. Or, comment une créature de Dieu, même les Païens appartiennent au Père Eternel, peut-elle, hormis l’aide de Satan et de ses Légions, parvenir à obtenir un éclairage ne devant rien au feu, ni à la cire ? Car la lueur est bien immobile. Nombre de sujets de Louis le Neuvième vont jusqu’à prétendre, se recommandant à Mme la Vierge et à Monseigneur Saint-Michel, qu’elle provient « d’une lampe éblouissante qui s’allume spontanément… »

    De la peur à la colère il n’y a qu’un pas. Le Roi, certes, défend de le sauter. Il ne veut point voir molester les fils d’Abraham. N’a-t-il pas ordonné voici quelques semaines, l’ouverture d’une « dispute », ainsi que disent les clercs de la montagne Sainte-Geneviève, entre, d’une part, ce Ye’Hiel, Moïse de Coucy, Juda de Melun, Salomon ben Salomon et, d’autre part, les Illustrissimes et Excellentissimes docteurs de l’Université ? A l’issue de cette discussion sur les mérites comparés de la foi du Christ et de la foi hébraïque, il est vrai que le Talmud, le livre Sacré des Juifs, a été condamné, puis brûlé en place de Grève. Et il est vrai que le bon Roi Louis a décidé de chasser de son royaume quiconque s’opiniâtrerait méchamment à nier la naissance du Messie, il y a mille deux cent quarante huit années, et à la promettre pour des temps aussi futurs qu’incertains. N’importe, il est interdit à tous, seigneurs et manants, de toucher au moindre poil de barbe, à la moindre cadenette des Juifs. Ils partiront, oui, le Souverain le désire, mais saufs. Partiront-ils d’ailleurs ? Le Roi espère pieusement qu’ils rejoindront le giron de la Sainte Mère Eglise, tel l’a rejoint, naguère, le rabbin Nicolas Dodin. Il accordera des délais de départ… Beaucoup d’enfants d’Israël se joueront de sa bénignité… mimeront – les maudits ne craignent point d’être relaps ! – la conversion, mais persévèreront dans leurs scandaleuses pratiques… Et la lampe continuera de briller à la croisée du rabbin Ye’Hiel, rabbin auprès de qui soutiennent certains, le roi lui-même prend, parfois, conseils et avis. Oui, de la peur à la colère il n’y a qu’un pas. Aussi, un jour, fut-il franchi. Les Parisiens considèrent que le salut de leur âme importait plus que la volonté du Monarque, que le guet et ses coups de bois de lance importaient moins que la présence d’un suppôt du Diable exerçant ses jongleries à quelques toises de Notre-Dame et que, surtout, la benoîte Vierge les protègerait des fureurs sulfureuses du Juif s’ils châtiaient celui-ci d’exemplaire et définitive façon. Ils arrêtèrent donc de se rendre à la maison d’Ye’Hiel, de l’incendier, elle, et de le jeter en Seine, lui. Des Bourgeois prudents, à chape fourrée et à escarbelle tintinabulante, eurent beau avertir les furieux :

     « Ye’Liel touchait un clou planté dans le mur de son cabinet et aussitôt en jaillissait une étincelle crépitante et bleuâtre. Malheur à celui qui, à cet instant précis saisissait le marteau de fer de la porte : l’importun se repliait, se recroquevillait, hurlait comme s’il allait être englouti dans la terre. » Aucun avis ne fut retenu. La crainte dissipée, la rage embrasait les cœurs et une foule vociférante se pressa contre la porte d’Ye’Hiel. « Les hommes, écrit Eliphas Lévi dans son Histoire de la Magie, se tenaient les uns les autres par le bras pour résister à la commotion et au prétendu tremblement de terre. Le plus hardi secoua le marteau avec fureur. Ye’Hiel toucha son clou. A l’instant les assaillants se renversèrent les uns sur les autres et s’enfuirent comme des gens brûlés : ils étaient sûrs d’avoir senti la terre s’ouvrir et les avaler jusqu’aux genoux ; ils ne savaient comment ils étaient sortis, mais pour rien au monde ils ne seraient retournés faire le tapage à la porte du sorcier. » De ce jour-là, le rabbin Ye’Hiel vécut paisiblement – le Roi l’avait exclu de la mesure de bannissement qui frappait ses coreligionnaires -, et son étrange lampe, un long temps, ne cessa d’intriguer et d’effrayer les Parisiens… Les Hiérophantes, il y a dix mille ans, domptaient « la foudre du ciel, le démon de la vapeur et la puissance divine du Verbe ». Messieurs Georges Barbarin, et Walther Kiaulen voient, en les Egyptiens et les Juifs de l’Antiquité, des électriciens avertis. Il n’est pas impossible que le rabbin Ye’Hiel ait connu les principes de l’électricité. Pour Maurice Denis-Papin, l’auteur du « Cours élémentaire d’Electricité générale », l’Arche d’Alliance aurait été une espèce de coffre à défense électrifiée, défense déchargeant cinq cents ou sept cents volts… L’Arche était construite de bois de sétin et recouverte intérieurement et extérieurement d’or (deux condensateurs et un isolant). Elle restait en région sèche. Les lévites la déplaçaient en passant dans ses anneaux deux bâtons plaqués, eux aussi, d’or : prise de terre naturelle. De cette Arche, enfin, jaillissaient, parfois, des étincelles, tandis qu’elle tressautait. Elle appelle la comparaison avec une bouteille de Leyde.

    Guedalaya ben Yahia, philosophe juif ayant vécu de 1515 à 1587, avance dans son ouvrage, « la chaîne de la Tradition », qu’Ye-Hiel aurait montré sa mystérieuse lampe à Louis IX. « Il s’y trouvait, écrit-il, une matière lumineuse comme de l’huile. Le Roi fut fort surpris et le fit siéger à sa cour ». L’on peut penser que les Juifs du Moyen Age possédaient des secrets hérités de Moïse, l’initié des prêtres égyptiens. Le rédacteur des Tables de la Loi attire dans la capitale de Pharaon grenouilles, punaises, sauterelles, poux – use-t-il d’ultra-son ? Sur le mont Sinaï lorsqu’il promulgue la Loi du peuple Elu, il provoque tonnerre et éclairs, sorte de spectacle « son et lumière »… Le clergé du Nil connaissait, assurément la machine à vapeur et l’électricité. Et, mille cinq cents ans avant Jésus-Christ, les contemporains de Ramsès IX n’ignoraient pas que le soleil allait de l’occident vers l’Orient et que son mouvement était alternatif du Sud au Nord et du Nord au Sud. Le physicien Laplace trouve « étonnant que les Egyptiens n’aient pas voulu nous communiquer leurs observations et leurs sciences. On sait pourtant la réputation de leurs prêtres qui enseignèrent à Thalès, à Pythagore et à Platon ».

    Rien ne peut interdire d’imaginer le rabbin Ye’Hiel détenteur, par la tradition mosaïque reflet des connaissances d’Osiris et d’Isis, de secrets primordiaux. Maître Albert, le grand savant du XIIe siècle qui correspondit avec Arnaud de Villeneuve et avec Roger Bacon, prétendait que « le meilleur alchimiste est celui dont les expériences se déroulent à l’imitation des phénomènes de la nature ».

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    Aura2

    Source- Recherche et données personnelles/octobre 2010

     

     

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