• L'apparition de guadalupe...


    Le miracle de la Guadalupe

     

     

    Quels sont les « signes de reconnaissance » de la vierge Morenita ? Quatre cents ans d’'analyses du tissu sur lequel l’'image de la vierge est imprimée de façon indélébile, révèlent une technologie et une connaissance… hors du commun.

     

     

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    Le 9 Décembre 1531, Juan Diego, un paysan de Cuauhtitlàn, petit village à quelques kilomètres au nord de Tenochtitlan ( capitale des Aztèques, fondée en 1325 ), aujourd'’hui Mexico, connaît bien des aventures à cause de plusieurs visions qu'’il a de la sainte Vierge; elle lui ordonne de se rendre chez l’'évêque avec un message bien précis. Elle désire que l’'on construise un temple aux pieds de la colline. Par trois fois, le pauvre Juan ira chez l’'ecclésiastique qui, bien entendu, ne croira pas un mot de son histoire. Finalement, devant le nombre important de gens qui demandent à être reçus, le miracle se produira, la cape de Juan tombe par terre et immédiatement une image sacrée de la vierge apparaît sur le tissu.

     

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    *** LES ANALYSES DE 1666 ***

     

    Au delà de l’'événement en lui-même, il est intéressant de constater le nombre important de fois que l'’on a analysé le fruit de ce miracle. Les résultats finaux, décrits ultérieurement, démontrent que grâce à une grande technologie, quelque chose d'’indélébile a pu être peint sur le tissu de la cape de l'’indien ( Juan ), tissu dont la composition physico-chimique changera. Le plus ancien examen scientifique de l'’image « imprimée » sur la cape remonte à 1666. Celle-ci est formée de deux toiles d’'ayate- un mélange grossier de fibres de lin, utilisé au Mexique, par les indiens pauvres pour se fabriquer des vêtements cousues ensemble d’'un fil très fin. Sur cette toile, on voit l’'image de la Vierge. Légèrement plus petite qu’'au naturel, la taille est de 143 centimètres, la peau un peu brune, d’'où son appellation populaire par les mexicains, de Virgen Morena o Morenita, entourée des rayons du Soleil et sous ses pieds, la Lune. Les traits du visage ne sont pas de type européen ni indien, plutôt métis : sous le croissant argenté de la Lune, un ange, aux ailes ornées de longues plumes rouges, blanches et vertes, soutient la Vierge qui, sous son cape vert-azuré recouvert d’étoiles dorées, porte une tunique rose, brodée de fleurs à bords dorés, prêtes à éclore, et serrée à la taille par une ceinture d’'un violet foncé : cette ceinture- « signe de reconnaissance » chez les aztèques- des femmes enceintes, indique que la vierge va bientôt donner aux hommes le Sauveur. D'’après les analyses faites sur cette image, par les peintres et les chercheurs en 1666, on en déduit qu’'il est impossible qu’'une image aussi claire ait été peinte à l'’huile ou à la détrempé sur l’'ayate puisqu'’il n’'y a pas eu de première couche ; que le climat du lieu où l'’image a été exposée sans aucune protection, pendant 135 ans, est capable de détruire, en bien moins de temps, n'’importe quelle peinture, même peinte sur une toile de bonne qualité et bien préparée, contrairement au grossier ayate de la Tilma de Juan Diego

     

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    *** D’'APRES LES LOIS CHIMIQUES ***

     

    Successivement au cours des siècles et ce jusqu’'à nos jours, les recherches scientifiques sur l'’image et sur l'’ayate ont continué. Miguel Cabrera ( 1752 ) et ses collègues en arrivent à peu près aux mêmes conclusions que les médecins et les peintres en 1666. L'’image n'’est pas une peinture, puisque les couleurs semblent « incorporées » dans le tramage de la toile et ce même tissu de l’'ayate aurait du se désagréger en peu de temps, vues les conditions climatiques de la clairière aux pieds du Tepeyac. Entre-temps, en 1791, un incident a mis en évidence un autre aspect singulier de l’'ayate : les ouvriers chargés de nettoyer, avec une solution aqueuse composée de 50% d'’acide nitrique, l'’encadrement en or qui depuis 1777 contient l'’image, font tomber par mégarde, sur la toile un peu de la « solution » qui servait au nettoyage. Selon les lois de la chimie, un dégât irréparable, aurait dû se produire, puisque l’'acide nitrique réagit non seulement aux protéines présentes dans les tissus d’'origine animale ou végétale en leur donnant une couleur jaune particulière, mais surtout à la cellulose qui forme la structure portante des fibres végétales, en la désagrégeant. Par contre, en ce qui concerne l’'ayate de la Vierge de Guadalupe, le tissu est resté intact et les deux taches jaunâtres dues à la « réaction xanthoprotéique »- qui de toute façon n’'ont pas atteint la silhouette de la Vierge- tendent à se décolorer avec le temps. A tout ceci, on peut ajouter un autre fait qui a eu lieu dans la deuxième moitié du 18 ème siècle et à plusieurs reprises confirmé de nos jours : l’'ayate repousse les insectes et la poussière, alors qu’'ils s'’accumulent abondamment sur le verre et sur l’'encadrement.

     

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    *** LE TISSU DE L'’AYATE ***

     

    En 1936, le directeur du département de Chimie de l'’institut Kaiser Wilhelm de Heidelberg, le Dr Richard Kuhn, prix Nobel de Chimie en 1938- a la possibilité d’'analyser deux fils, un rouge et un jaune, provenant de morceaux de la tilma de Juan Diego, découpés peut-être en 1777, pour que l’'ancienne cape s’'adapte à l’'encadrement, puis conservés comme reliques. Les résultats des analyses, effectuées à partir des moyens perfectionnés du moment, sont incroyables : sur les fibres, il n’'y a pas de traces de colorants, d'’aucun type ( ni végétal, ni animal, ni minéral ). Finalement, en 1979, le savant et peintre américain Philip Serna Callahan, réalise une quarantaine de photographies de l’'image aux rayons infra-rouges ; photographies sur lesquelles il peut réaliser une étude très poussée parmi toutes celles réalisées sur les couleurs qui forment l’'image et qui confirme, dans le fond, les études précédentes : presque toute la personne fait corps avec le tissu de l’'ayate à l’'exception de quelques parties, comme les mains, qui sont repeintes pour réduire la longueur des doigts, toute la partie du bas y compris l’ange, l’'argent de la Lune, l’'or des rayons solaires et des étoiles, et le blanc des nuages qui entourent les rayons.

     

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    *** LA TETE DE JUAN DIEGO ***

     

    En 1929, le photographe Alfonso Marcué Gonzàlez, examinant certains négatifs de l’'image de la Vierge de Guadalupe, découvre dans l'oeil droit quelque chose ressemblant au reflet d’'un tronc humain. La découverte tenue secrète dans l’'attente d’'examens plus approfondis est confirmée le 29 mai 1951 par le photographe officiel du sanctuaire, José Carlos Salinas Chàvez, qui déclare publiquement par écrit avoir vu « …se reflétant dans la pupille droite de la Vierge de Guadalupe, la tête de Juan Diego, notant aussi la présence de la tête du côté gauche. » La présence, dans les yeux de la Vierge, de cette prétendue « tête de Juan Diego », est confirmée par la suite par les observations d'’illustres ophtalmologues, réalisées directement sur la tilma sans le verre protecteur, ces derniers réussissent aussi à reconnaître, seulement dans l’œ'oeil droit, la deuxième et troisième image de Purkinje Sanson. C’'est une découverte qui confirme l'’étrangeté de l'’image de Tepeyac. Quand en 1979, l’'ingénieur péruvien José Aste Tonsmann, expert en élaboration électronique des images, apprend la découverte faite par José Salinas Chàvez, 28 ans auparavant, il demande à son tour d'’analyser- selon la méthode d'’élaboration électronique à l’'aide d’'un ordinateur- les reflets visibles dans les yeux de la Vierge de Guadalupe. En appliquant cette méthode, José Aste Tonsmann réussit à agrandir les iris des yeux de la Vierge de 2500 fois et à donner des images les plus claires possibles de leur contenu.

     

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    Le résultat, encore une fois, est incroyable : dans les yeux de la Vierge de Guadalupe, se reflète toute la scène de Juan Diego qui ouvre sa tilma devant l’'évêque Juan de Zumàrraga, en présence des autres témoins ayant assisté au miracle. Voici ce qui est possible de voir, en regardant l’œ'oeil, de gauche à droite : un indien assis qui regarde vers le haut ; le profil d’'un vieil homme à la barbe blanche, un peu chauve, comme les moines qui portent la tonsure, ressemblant étrangement à l’'évêque Juan de Zumàrraga, qui apparaît dans le tableau peint par Miguel Cabrera représentant le miracle de la tilma ; un homme plus jeune sans doute l'’interprète Juan Gonzàlez ; un indien typé, portant barbe et moustaches, certainement Juan Diego, qui ouvre son cape, ne portant encore aucune trace de l'’image, devant l'évêque ; une femme à la peau brune, une esclave noire peut-être ; un homme de type espagnol- celui-là même qui apparaît sur la tilma suite aux examens ophtalmologiques et qu’'on avait pris pour Juan Diego- qui regarde comme perdu dans ses pensées, la tilma en se frottant la barbe. Tous les personnages regardent en direction de la tilma, à l’'exception de premier, l'’indien qui est assis, qui lui, semble plutôt regarder le visage de Juan Diego.

     

    En somme, il y a dans les yeux de l’'image représentant la Vierge, comme un « instantané » filmant se qui se produisit à l’'évêché de Mexico au moment même où l’'image apparaissait sur la tilma. Au milieu des pupilles on remarque, à une échelle plus réduite, une autre « scène », différente de la première, où l’'on voit une « famille » indigène comprenant une femme, un homme, quelques enfants- seulement dans l’œ'oeil droit- et d’'autres personnes qui sont debout derrière la femme.

     

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    *** VUE AU-DELA DU CIEL ***

     

    La présence de ces images dans les yeux confirme définitivement l’'origine extraordinaire ( peut-être surnaturelle ? ) de l’'icône de Guadalupe : il est matériellement impossible de peindre tous ces dessins dans des petits cercles d’'environ 8 millimètres de diamètre, dimension des iris de la Vierge de Guadalupe et qui plus est, en respectant complètement les lois optiques totalement méconnues au XVIIème siècle. De plus, la scène de l’'évêché, telle quelle apparaît dans les yeux de la Vierge pose un autre problème : elle ne peut pas être celle qui pouvait être vue sur une partie de la tilma puisque Juan Diego y apparaît, la tilma à la main, dépliée  devant l’'évêque. Une autre étude scientifique qui a donné des résultats très intéressants est celle concernant la disposition des étoiles sur le cape de la Vierge, disposition qui, tout en étant différente des dispositions « géométriques » typiques des cieux peints, par exemple, sur les voûtes de certaines églises, ne semble pas due au hasard. Ce fait, en contradiction avec la définition hâtive « d’'ajouts » faite par Philip Serna Callahan, aux étoiles du cape et au dessin du brocart de la tunique, pousse le père Mario Rojas Sànchez, traducteur des textes « nahuatl » parlant de l’'apparition et spécialiste de la culture aztèque, a effectué une analyse approfondie de ces deux détails de l'’image de Guadalupe. Le point de départ étant la ressemblance entre les grandes fleurs en éclosion, visibles sur la tunique de la Vierge, et le symbole aztèque du tépetl, c’'est-à-dire du mont, le père Sànchez a reconnu sur la tunique une « carte » des principaux volcans mexicains ; quant aux étoiles, lui même a pu vérifier, grâce à la collaboration d’'astronomes et à l’'observatoire de Mexico, qu’elles correspondent aux constellations se trouvant dans le ciel de Mexico au moment du solstice d'’hiver de 1531- solstice qui, vu le calendrier julien alors en vigueur, tombait le 12 décembre- vues selon une prospective « cosmocentrique » et non selon la prospective normale « géocentrique », c'’est-à-dire comme les verrait un observateur « placé au dessus de la voûte céleste ».

     

    Grande technologie donc et grande connaissance des paramètres de la voûte céleste…

     

     

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    La taverne de l'’étrange- 21 avril 2006- (mise à jour le 22/11/2012)

     


     

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  • Commentaires

    1
    princessedenuit
    Vendredi 21 Avril 2006 à 22:55
    coucou Ronan , je suis pass?pr lire ton article sur la vierge de Guadalup?e la connaissais mais je ne savais pas pr les visages qui apparaissent ds ces yeux ,c'est ?ange et on a envie d'en savoir plus sur cette myst?euse histoire. J'en apprend avec toi mine de rien:-) .En tt cas encore un tr?bel article pr la taverne! .Bisous ?oi " sab"
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    visiteur_Stella57
    Jeudi 14 Juin 2007 à 15:20
    je connaissais l histoire du saint suair, mais pas celle ci, c est tres interessant, j ai beaucoup aim?et article, je vais essayer de me renseigner encore plus , merci deja pour tous ces details, c est tres bien illustrer aussi, joli travail ;)
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    visiteur_Ando
    Mardi 10 Juin 2008 à 17:13
    Salut je voudrai simplement donner mon avis sur le suaire, j'ai vu un reportage qui disait que en fait c'est la plus vieille photographie au monde, faite par.... L?ard De Vinci! Avec le meme proc? que l'avai fait Nic?ore Ni?e en 1826... C'est une th?ie qui ne me d?ais pas du tout car ca rajoute du cr?t a ce cher L?..
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