• Finistère- la plus ancienne carte d'Europe découverte

    Cette imposante dalle de pierre de schiste date de l’âge du bronze. [©Archives départementales du Finistère, Quimper].

     

    Des chercheurs ont affirmé qu’une dalle gravée vieille de 4.000 ans, découverte il y a plus d’un siècle dans le Finistère, pourrait bien être la plus ancienne carte d’Europe.

     

    Cette imposante dalle de pierre de schiste datant de l’âge du bronze a été retrouvée au XIXe siècle par le préhistorien Paul du Chatellier (1833-1911), lors d’une fouille du tumulus de Saint-Bélec, grand amas artificiel de terre recouvrant une sépulture, rapporte Le Monde.

     

    L'ARTEFACT RETROUVÉ EN 2014 DANS UNE CAVE

    Une décennie après la mort de l’archéologue, l’artefact de 2,20 mètres de long, 1,53 mètre de large et de 16 centimètres d’épaisseur a été vendu par sa famille au Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Mais le bloc d'une tonne et demie n'était plus référencé depuis 1990.

    Avec l’aide d’un conservateur et d’un des gardiens du château, Yvan Pailler, titulaire de la chaire Archéologie maritime et recherche interdisciplinaire environnementale (université de Bretagne occidentale/Inrap), et Clément Nicolas, postdoctorant à l'université de Bournemouth (Royaume-Uni), ont finalement retrouvé l’objet en 2014 dans une cave.

    Finistère- la plus ancienne carte d'Europe découverte

    Et après avoir passé plusieurs années à l’étudier, les deux spécialistes ont conclu que cette dalle est probablement la plus vieille représentation cartographique d’un territoire connue en Europe, voire même dans le monde.

     

    LA VALLÉE DE L'ODET

    «On estime que l’on est devant une carte quand des motifs se répètent et qu’ils sont reliés entre eux par des lignes pour former un réseau, dans un ensemble cohérent», a expliqué Yvan pallier, précisant qu'une section creuse pourrait représenter la vallée de l'Odet.

    Une fois sur place, «nous avons vu très vite que la vallée de l’Odet faisait un triangle qui était fermé d’un côté par les collines de Coadri, au sud. Au nord, il y a la barre des montagnes Noires, bien rectiligne, et la vallée de l’Odet qui coule au milieu. Tout cela commençait déjà à faire sens».

    De son côté, Clément Nicolas souligne que «le scan 3D de précision a permis de cartographier tous les états de surface et de reconstituer toutes les étapes de la création de cette dalle. Cela a permis aussi de voir que toute une partie de la dalle a été traitée en bas-relief par les sculpteurs de l’âge du Bronze».

     

    «UNE HISTOIRE DES TUMULUS ARMORICAINS»

    Toutefois, «ce qui nous manque, c’est la légende, le décodeur, ajoute-t-il. Est-ce que certaines des cupules représentent – pourquoi pas ? – des mines ? Est-ce que certaines représentent des sources ?».

    Mais pourquoi cette carte a-t-elle à un moment donné été enterrée dans une tombe ? D'après Yvan pallier, à travers cette dalle se dessine peut être en creux «une histoire des tumulus armoricains».

    «Elle marquerait la fin de ces élites, la fin de ces princes d’Armorique, a-t-il développé, une lignée qui a régné sur ce territoire des montagnes Noires et qui, vers la fin de l’âge du Bronze, s’est effondrée.» 

    Drapeau Bretagne Gif animé drapeau

    source de l'info

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Un guerrier du XVIe siècle retrouvé au fond d’un lac

    Le squelette d’un guerrier du XVIe siècle vient d’être découvert au fond d’un lac lituanien, accompagné de sa fidèle épée et de deux poignards. Il reposait à une profondeur de neuf mètres, caché dans la boue, rapportait Live Science le 18 novembre 2020.

     

    Si la découverte des restes du soldat a été surprenante, la remarquable préservation du squelette et des artefacts l’est encore plus. Les plongeurs ont ainsi récupéré une paire de bottes en cuir munies d’éperons, une cein­ture en cuir avec une boucle d’acier, une épée en fer et deux poignards avec des manches en bois. Une équipe d’archéologues, d’anthropologues et d’historiens du Musée national de Lituanie travaille actuellement à la conservation et à l’interprêtation des objets.

     

    D’après l’archéologue Elena Pranckėnaitė, chercheuse à l’université de Klaipėda, en Lituanie, le courant a dû déposer des sédiments comme du sable sur le corps du guerrier, qui l’ont recouvert au fil du temps. Après examen, des scientifiques de la faculté de méde­cine de Vilnius ont déterminé qu’il s’agissait d’un homme et qu’il était mort il y a 500 ans – bien qu’ils ne sachent pas encore ni comment ni pourquoi.

    Des armes et d’autres artefacts retrouvés au fond du lac près du corps laissent deviner son statut militaire. Ce n’est pas la première fois que des sépultures humaines liées à la guerre sont retrouvées dans la région, mais c’est la première fois qu’un soldat si vieux est décou­vert sous l’eau, a déclaré Pranckėnaitė.

    Un guerrier du XVIe siècle retrouvé au fond d’un lac

    Le pont de Dubingiai, construit tout de bois en 1934, avait un ancêtre. Une étude datant de 1998 a révélé qu’un autre pont se trouvait à ce même emplacement, datant du XVIe ou XVIIe siècle, à peu près à l’époque où le soldat est mort. « Pour l’instant, nous supposons que le sque­lette découvert a été jeté du pont menant au château de Dubingiai, qui était situé au sommet d’une colline sur la rive du lac Asveja », poursuit l’archéologue.

    *

    source de l'info

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Sibérie- un jeune rhinocéros découvert dans le permafrost

    Un jeune rhinocéros laineux a été découvert pratiquement intact dans le sol gelé aux abords d’une rivière en Yakutie, une région située dans le nord-est de la Sibérie et considérée comme l’une des plus froides du monde.

     

    Les températures y caracolent en hiver à -50°. Il peut y neiger dès fin août. Pas étonnant, dès lors qu’une carcasse, intacte à environ 80%, ait pu y être retrouvée. Elle n’a pas encore été étudiée par les scientifiques, mais il semble qu’une partie de ses organes internes n’ait pas disparu. Les dents, une partie de l’intestin encore plein et des morceaux de tissus ont pu être identifiés.

    La datation radiocarbone n’a pas encore été faite, mais Valery Plotnikov, un chercheur de l’Académie des sciences de Russie présent sur le lieu de la trouvaille, estime qu’il aurait vécu il y a plusieurs milliers d’années, entre 20.000 et 50.000 ans. Selon les observations, le jeune rhinocéros laineux, qui n’a pas plus de 4 ans, est mort de noyade alors qu’il était séparé de sa mère.

    La découverte a été réalisée non loin du site où Sasha, le seul bébé rhinocéros laineux découvert à ce jour, a été exhumé en 2014.

     

    Les loups et les chiens originaires de Sibérie

    Mietje Germonpré, paléontologue à l’Institut fédéral des sciences naturelles de Belgique n’est pas du tout surprise par cette découverte : "Avec le réchauffement climatique, le permafrost se dégèle de plus en plus et les découvertes de carcasses presque complètes d’animaux préhistoriques se multiplient. Tout est complet : les poils, les peaux, les os, les ongles ou les griffes, le contenu stomacal et même les yeux. On peut analyser en détail des animaux totalement disparus depuis des milliers d’années. Ce sont de véritables trésors scientifiques. "

    Des mammouths, des rhinocéros laineux, des lions des neiges et des loups, un véritable bestiaire sort progressivement de la glace, offrant aux scientifiques un instantané de la vie dans la toundra sibérienne, 20.000 à 50.000 ans plus tôt. A deux reprises, Mietje Germonpré s’est rendue dans la capitale de la Yakutie, Yakutsk au musée du mammouth pour y étudier deux spécimens de jeunes loups. L’état de conservation de leurs carcasses est tout aussi remarquable. Une identification ADN a permis de déterminer qu’il s’agit d’une branche éteinte de loups sauvages. Elle nous explique : "Beaucoup de branches de canidés se sont éteintes et il y a eu beaucoup de migrations de loups à travers le continent asiatique et l’Europe. L’origine des loups et des canidés peut être considérée comme étant en Sibérie."

     

    Espoirs de clonage

    En 2012, la carcasse miraculeusement préservée d’un jeune mammouth laineux a été retrouvée dans la toundra sibérienne. Du sang gelé a même pu en être prélevé. Jenya, du nom dont il a été baptisé, soulève beaucoup d’espoirs auprès des chercheurs russes. Ils tentent depuis sa découverte de lui redonner vie par clonage. L’idée étant d’inséminer une mère éléphante avec un fœtus cloné de Jenya. Mais entre les désirs et la réalité, il y a une marge qui n’a pas encore été franchie.

     

    Une grosse partie des fossiles retrouvés en Yakutie restent dans les frigos du musée du Mammouth de Yakutsk. D’autres ont leur peau et leurs poils imprégnées de produits conservateurs pour pouvoir être exposés. Le musée dispose également de vitrines frigo pour les présenter au public.

    Aucun hominidé n’a encore été retrouvé dans cette région de Sibérie. C’est, selon les spécialistes, une question de temps et de chance. Nul doute que le permafrost de Yakutie n’a pas encore révélé tous ses secrets.

     

    Sibérie- un jeune rhinocéros découvert dans le permafrost 

     

    source de l'info

    Partager via Gmail Pin It

    2 commentaires
  • Allemagne- une tombe d'un seigneur découverte

    Des archéologues allemands ont exhumé une tombe ancienne renfermant un seigneur germanique enterré avec un cercle de six femmes. Des objets en or et en argent ont également été trouvés sur le site d'inhumation ainsi que les restes de 11 chevaux, bovins et chiens.

     

    En Allemagne, lors de la préparation d'un site pour un élevage de volailles dans le Land de Saxe-Anhalt, la tombe d'un noble qui a vécu il y a 1.500 ans, en plein pendant les grandes invasions et les mouvements migratoires, a été découverte, relate le Süddeutsche Zeitung.

    Les experts affirment que c'est la découverte la plus importante du pays au cours des 40 dernières années. Les archéologues ont trouvé les restes d’un seigneur germanique avec les squelettes de six femmes disposés autour de lui, laissant ainsi supposer qu'elles sont décédées pendant un rite. Selon les estimations, les tombes datent de 480 à 530 après J.-C. Une analyse des fibres de vêtements a montré qu'il s'agissait de Saxons, de Thuringiens et d’Alamans, tribus germaniques établies sur le Rhin.

     

    D’autres trouvailles

    Le tombeau renfermait aussi les restes de 11 chevaux, bovins et chiens et était entouré de 40 à 60 autres tombes. Des objets en or et en argent ont également été découverts sur le site d'inhumation, près de Brücken-Hackpfüffel, par des constructeurs. Parmi eux: un bol en verre, plusieurs ornements dorés pour les vêtements, une épée et un bouclier en fer, une pièce d'or représentant l'empereur Zénon.

    La verrerie, ornée de gravures inhabituelles, a été réalisée par des artisans gallo-romains vivant sur les bords du Rhin, les seuls qui possédaient cette technique.

    En outre, au centre du tombeau, les scientifiques ont trouvé un chaudron en bronze qui pourrait contenir les cendres du défunt. «Nous n'avons pas encore retrouvé ses restes», a expliqué une archéologue du musée d'histoire préhistorique de Halle.

    *

    source de l'info (sept 2020)

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Il remplace son bras amputé par une lame !

    La sépulture contenait le corps d'un homme presque cinquantenaire au bras droit amputé et remplacé par une lame de couteau.

     

    Les nécropoles lombardes sont décidément pleines de surprises. Après l'annonce en avril 2018 de la découverte d'un cas de naissance de cercueil, une équipe italienne publie l'étude d'une autre sépulture singulière de cette époque. Celle d'un homme au bras amputé et manifestement émule de Wolverine, le personnage de comics interprété au cinéma par Hugh Jackman.

     

    Pour un Lombard du VIe siècle, les occasions ne manquent pas de perdre son bras

    La tombe est en fait une découverte assez ancienne. Le site de Povegliano Veronese date du VIe au VIIe siècle de notre ère, au tout début du Moyen-Âge. Il a été fouillé en deux fois à six-sept ans d'intervalle, en 1985-86 et 1992-93. La sépulture du super-héros Lombard se noie alors dans la masse des 164 tombes et des 222 corps retrouvés. Plus de vingt ans après sa découverte, l'équipe de scientifiques menée par Ileana Micarelli de l'Université La Sapienza de Rome s'est penchée sur son cas.

     

    L'analyse des os indique que l'individu de la tombe T US 380 n'avait pas loin de 50 ans à sa mort. Le trait le plus marquant du squelette est évidemment son bras droit coupé, mais ses os ont révélé bien d'autres renseignements. L'étude du strontium de ses dents, par exemple, montre qu'il n'était pas originaire de la région. En effet, les Lombards envahissent le nord de l'Italie en 568. Ils vivaient auparavant le long du Danube, en Pannonie. Pour un Lombard du VIe siècle, les occasions ne manquent pas de perdre son bras. Malformation, accidents, décisions judiciaires ou combats sont les plus courantes. Ici, le bras a été perdu suite à un traumatisme contondant alors que l'individu était encore jeune. Le soin de sa communauté à le soigner laisse supposer que l'amputation est consécutive à un accident ou à un fait de guerre. "Cela met en évidence un effort au niveau de la communauté pour fournir un cadre idéal pour la guérison", écrivent les auteurs de l'étude. "Un environnement propre et des soins intensifs pendant les premiers stades de la guérison... Il semble peu probable qu'un criminel ait reçu un tel traitement médical."

    Une prothèse remarquable

    En examinant de plus près l'extrémité du bras amputé, l'équipe de scientifiques a remarqué des signes de pression biomécanique - remodelage des deux os pour former un cal, et un éperon osseux sur le cubitus. Des signes compatibles avec le genre de pression qui aurait pu être appliquée par une prothèse, une sorte de capuchon de cuir, serré par une lanière autour du moignon pour le  protéger. La sienne était particulière. "Les preuves archéologiques suggèrent une prothèse en forme de capuchon doté d'une lame d'arme modifiée", expliquent les chercheurs. Le bras du défunt reposait sur son abdomen et un petit seaux - une lame de couteau - le prolongeait. Une boucle encore empreinte de matière organique décomposée était tombée à côté de l'os. L'usure des incisives du défunt montrent qu'il l'enlevait et la remettait fréquemment, en utilisant ses dents pour défaire ou serrer la lanière de cuir qui passait dans la boucle. Un geste pas si éloigné de ceux que l'on peut faire aujourd'hui pour défaire un nœud, ouvrir un sachet plastique ou mâchonner un stylo.

    *

    source de l'article

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique