• Un incroyable artefact en bois déterré au Fort romain de Vindolanda

     

    Localisé juste au sud du Mur d'Hadrien, au nord de la Grande-Bretagne, Vindolanda était autrefois un fort romain important. Pendant les 45 dernières années il a été soumis à une série continue de fouilles, qui ont permis de découvrir des milliers d'artefacts. 

     

    Ce qui rend ces objets ordinaires en objets extraordinaires c'est le fait qu'ils ont près de 2000 ans et pourtant tant d'eux semblent avoir été jetés ou perdus récemment. 

    Le professeur Andrew Birley, PDG et Directeur de Fouilles pour le Vindolanda Trust explique :

    "Nous connaissons très bien ce site et au début de chaque saison il y a des constructions et des artefacts que nous espérons découvrir. Il y a bien sûr des découvertes illusoires que vous voulez faire et que vous cherchez toujours, puis il y a les découvertes à faire dresser les cheveux sur la tête !"

     

    Un incroyable artefact en bois déterré au Fort romain de Vindolanda

    Le 16 juin une de ces découvertes a été faite dans les tranchées anaérobies profondes où les conditions sans oxygène permettent la conservation presque parfaite des restes antiques. Une barre de tonneau, datant d'environ 90 ap J.-C., complétée par une marque nette et des numéros a été déterrée. 

    La barre, faite de pin et très certainement importé d'Espagne porte la marque de fabricants encore non identifiés. Les chiffres MCC indiquent que le tonneau a contenu une quantité de 1200 (litres ?), mais ce qu'il contenait reste un mystère. 

    Le professeur Briley déclare :

    "La barre de tonneau a été jusqu'ici l'un des points culminants de la saison et nous espérons au cours des prochaines semaines que nous en saurons plus sur ALBIN - NORB, les images de la barre ont été envoyées aux spécialistes tant en Espagne qu'ici au Royaume-Uni pour une interprétation plus poussée. Cependant, nous pouvons supposer qu'ALBIN pourrait vouloir dire ALBINVS, le nom du fabricant du tonneau et que NORB est l'endroit d'origine."

    Un incroyable artefact en bois déterré au Fort romain de Vindolanda

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  • Manipulator-modificaputis
     
    Un insecte préhistorique de 100 millions d’années aurait récemment été découvert en Birmanie, parfaitement conservé dans un morceau d’ambre…
     
     
    Il y a quelques années, le film «Jurassic Park» explorait l’idée d’extraire de l’ADN de dinosaure d’un moustique fossilisé piégé dans de l’ambre, un exploit qui a ensuite permis aux scientifiques de cloner ces animaux préhistoriques pour les exposer dans un parc safari qui, devons-nous le rappeler, s’est voué à la catastrophe.
     
    Manipulator modificaputis, un insecte à mi chemin entre la mante religieuse et la blatte.
    Cependant, bien qu’aucune trace d’ADN de dinosaure n’ait été découverte dans ce nouveau spécimen préhistorique. Officiellement appelé « Manipulator modificaputis », il en a néanmoins fourni aux scientifiques une occasion unique d’examiner dans les moindres détails les restes de cet insecte, très différent de tous ceux actuellement encore en vie. A mi chemin entre la mante religieuse et la blatte de notre époque, cette espèce préhistorique de plus de 100 millions d’années aurait été un prédateur nocturne qui pourchassait ses proies agilement, ainsi que d’autres insectes.
     
    «Le long cou et les pattes de Manipulator modificaputis vient nous suggérer que cette espèce était très agile et s’activait la nuit à la poursuite de proies à manger», a écrit les chercheurs Peter Vršanský et Günter Bechly dans un rapport décrivant la découverte qui, pour les bilingues, peut être consulté ici :
     

     
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  • oeufs dinosaures en chine
     
    La ville chinoise de Heyuan, qui détenait déjà le record du monde du plus grand nombre d'oeufs de dinosaures retrouvés sur son territoire, a encore agrandi sa collection après la découverte de dizaines d'autres oeufs sur un chantier, a rapporté mercredi l'agence de presse officielle Xinhua.
     
    Sur les 43 oeufs de dinosaures retrouvés dimanche dans le nid, 19 sont intacts, a indiqué Du Yanli, le conservateur du musée de Heyuan, commune située dans la province de Guangdong (sud), qui ne sait toutefois pas de quelle espèce ces oeufs sont issus.
     
    "Ces oeufs sont gros, l'un d'eux avait même un diamètre de 13 centimètres", a expliqué M. Du à l'agence Xinhua lundi dernier.
     
    Tous les oeufs ont été envoyés au musée pour les préserver et les examiner.
     
    Près de 17.000 oeufs de dinosaures ont déjà été retrouvés sur la commune de Heyuan depuis 1996. Un groupe d'enfants qui jouaient sur un chantier étaient devenus les premiers à découvrir de tels fossiles dans cette ville, selon Xinhua.
     
    Le musée a été reconnu par le Livre Guinness des records comme celui détenant, avec 10.0008 exemplaires, la plus grosse collection d'oeufs de dinosaures au monde.
     
    Tous les oeufs détenus par le musée datent de la fin du Crétacé (il y a 89 à 65 millions d'années), selon le site du Guinness. Ils comprennent des oeufs de la famille des oviraptoridés et des hadrosauridés ("dinosaures à becs de canards").
     
    23/04/2015 12:22:15 - Pékin (AFP) - © 2015 AFP
     

     
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  • 13376830-le-mysterieux-disque-de-phaistos-enfin-dechiffre
     
    Un chercheur de l'Institut d'Enseignement Technologique de Crète affirme avoir percé les secrets de la signification du disque de Phaistos, une mystérieuse tablette d'argile cuite circulaire datant du second millénaire avant notre ère. 
     
    Des milliers d'années avant l'avènement du CD-ROM, l'homme utilisait déjà des disques pour stocker des informations. C'est du moins ce qu'on suppose en voyant le disque de Phaistos. Cette mystérieuse tablette d'argile cuite circulaire de 15 centimètres de diamètre est remplie sur ses deux faces de hiéroglyphes en spirale.    Le disque a été découvert en Crête en 1908 sur le site archéologique du palais minoen de Phaistos. L'objet étant exempt de matière organique, les analyses de datation au carbone 14 ont été rendues impossibles. Les paléontologues estiment toutefois que celui-ci remonte au second millénaire avant notre ère, dans la deuxième partie de l'âge de bronze minoen.   
     
    Signification mystérieuse 
     
      disque_phaistos  
     
    Depuis sa mise au jour, le disque de Phaistos ne cesse d'interroger les experts quant à sa signification et son utilité. Des observations ont permis de conclure que la face B avait été gravée après la face A, suggérant que la fin de l'éventuel message se trouverait donc sur la face B. Toutefois, même le sens de lectures des symboles reste sujet à débat.    De nombreux spécialistes ont tenté durant un siècle de décoder la signification cachée derrière l'ensemble de symboles. Gareth Owens, chercheur à l'Institut d'Enseignement Technologique de Crète fait partie de ceux là. Or, le scientifique aurait aujourd'hui franchi un pas majeur. Dans un communiqué, il affirme être parvenu en quelque sorte à "cracker" le CD-ROM antique en identifiant certains mots clés et le message général véhiculé.    Selon lui, la séquence imprimée à l'aide de poinçons sur les deux faces, contiendrait une prière à la déesse mère de la religion minoenne. 
     
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    Une prière à la déesse mère    Pour en arriver à une telle conclusion, Gareth Owens a passé six ans à étudier et déchiffrer le sens de lecture des 241 signes de la séquence dont 45 différents. Il explique au journal Archaeology News Network : "Le mot et valeur la plus stable est « mère », et en particulier la déesse mère de l'ère minoenne".   
     
     
     
    En identifiant des groupes de symboles spécifiques, le chercheur aurait réussi à déchiffrer la dénomination "grande dame d'importance" sur une partie du disque et "femme enceinte" sur l'autre. Ainsi, un côté serait dédié à la femme enceinte et l'autre à la femme qui accouche. Selon Gareth Owens, environ 90% d'une face du disque pourrait désormais être déchiffré.      Si la découverte reste à confirmer, elle ferait partie des hypothèses les plus convaincantes au sujet de la signification du message gravé. Elle confirme notamment que le disque a bien été utilisé pour véhiculer un message comme les spécialistes le pensaient. Néanmoins, le disque garde encore bien des secrets que ces derniers comptent bien percer. 
     
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    Les Bolas, plus connues sous l’appellation de sphères parfaites ou autres œufs de pierre sont des curiosités très présentes dans le Delta du Diquis, au sud du Costa Rica. Le mystère entourant leurs fabrications et leurs fonctions fait naître de nombreuses interrogations… Comment les Bolas ont-elles été taillées ? Retour sur un phénomène étrange.

     

    ORIGINES ET MIGRATION

    Il existe deux natures de pierre : la grande majorité est constituée de granodiorite, une roche magmatique plutonique issue de la coulée volcanique dans la cordillère de Talamanca et plus précisément près de la rivière Térraba et quelques rares spécimens sont composés de coquina (calcaire). Les Bolas ont été découvertes, dans la région de Palmar, à 80 km de leur lieu d’origine. Une question se pose : comment ont-elles été déplacées ? Les précolombiens ont probablement utilisé des techniques éprouvées par les civilisations passées : dans les passages marécageux ou d’accès difficile, endroits où les sphères de pierres ne pouvaient pas être poussées, ils ont pu utiliser des systèmes de levier ou encore créer un passage dans la jungle pour amener les Bolas jusqu’à leur destination finale. Autre possibilité évoquée : la jungle n’en était peut-être pas encore une, ce qui expliquerait que l’on retrouve des Bolas à une telle distance de leur « carrière »…

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    Il est impossible de dater de manière formelle les Bolas. La seule possibilité réside dans l’analyse de l’environnement des sphères et des éléments archéologiques qui s’y trouvent. Quelques poteries ou autres objets retrouvés à proximité des pierres rondes donnent une datation possible entre -200 et -800 avant notre ère. Sans certitude, car la grande majorité des sphères de pierre ont été déplacées et donc éloignées de toutes traces archéologiques datables… D’après Yvon Leclerc, il existe un moyen de datation possible : il suffirait de dater le travail sur la pierre en identifiant et en relevant les traces laissées par les différents outils et les comparer à celles laissées sur des objets façonnés par l’homme comme les poteries… A ce jour aucun essai de datation avec cette méthode n’a encore été réalisé.

    HYPOTHESES DE TAILLE

    Le premier mystère des Bolas résident dans la technique de taille. Comment des artisans précolombiens ont-ils pu sculpter cette roche avec les outils rustiques de l’époque ? Par quel moyen ont-ils réussi à former des sphères presque parfaite ? Certains chercheurs avancent la thèse que les sculpteurs auraient utilisé de simples gabarits de bois pour tailler la pierre en une sphère grossière, sphère qu’ils auraient poli avec du sable ou un autre abrasif à leur disposition. Yvon Leclerc, directeur de la société scientifique parallèle et chercheur à l’Institut international du Paléozoïque, propose une technique légèrement différente. D’après ses observations sur une boule de 3pi (0,9144 cm), le chercheur pense que la pierre a effectivement été travaillée avec un gabarit et qu’un outil de 5cm de largeur a été utilisé pour les finitions. Toujours selon les frottis réalisés sur la boule, l’artisan aurait taillé en suivant des bandes verticales, toujours en vérifiant avec le gabarit pour garder l’aspect sphérique.

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    La boule était ensuite roulée d’un quart de tour. Le sculpteur aurait ensuite taillé de manière en bandes horizontales de manière à réaliser de petits carrés de repère. D’après Yvon Leclerc, les artisans auraient achevé les finitions de la sphère avec des ciseaux de taille et non un abrasif, ce qui expliquerait la marge d’erreur de 2 mm sur une sphère de 2 m, vérifiée sur une boule de 2 m de diamètre. Une hypothèse qui pourrait être vérifiée avec une pierre peu endommagée…

    LE SECRET DANS LA ROCHE

    D’après les mesures de Samuel Lothrop effectuées dans les années 40 au Costa Rica, les sphères présentent une irrégularité de diamètre de 2,5 à 5 cm de diamètre. Les plus contestataires proposeront l’argument suivant quant à l’aspect parfait et la méthode de taille des Bolas : les pierres ont subi de nombreux dommages, elles ont subi les intempéries, les actes de vandalisme et été déplacées de leur lieu d’origine ce qui a eu pour conséquence soit de les détériorer, soit de les voir polir et de les rendre plus « parfaites ». Difficile de savoir si c’est un argument de poids en tout cas, il paraît valable.

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    Ifigenia Quintanilla (photo dessus en 1999), archéologue, propose une thèse qui va en ce sens. Elle a découvert, dans le lit de la rivière Térraba, dans le delta du Diquis, des pierres semi taillées qui ont donné naissance à une nouvelle hypothèse sur la taille des Bolas. D’après les archéologues, la granodiorite est une roche relativement friable qui supporte mal les écarts de température. Elle se craquelle et s’émiette facilement en surface. Placée à proximité d’un feu puis aspergée d’eau froide, la surface de la pierre se craquelle et peut alors être taillée plus facilement, sans effort surhumain. L’expérience a d’ailleurs été réalisée avec succès par un artisan costaricain qui a réussi à tailler une pierre semi-ronde et à la transformer en véritable Bolas sans l’aide de la technologie ! Pour certains, les Bolas n’ont rien d’artificiels et ne sont pas issues du travail de l’homme. Leurs réflexions est basée sur la forme brute et la nature de la roche qui font de cette pierre un objet naturellement sphérique… Selon cette thèse, les déplacements naturels (intempéries, glissements…) et artificiels (dû à l’activité humaine) auraient contribué à effriter la surface de la pierre et à l’user pour lui donner cette forme sphérique si caractéristique…

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    LA VERITABLE ENIGME

    A quoi servaient les Bolas ? La réponse est toute trouvée pour ceux qui pensent qu’elles sont le fruit de l’érosion : ces sphères ne servent à rien, elles sont naturellement là comme le sont les autres roches. D’autres hypothèses circulent, sans toutefois avoir été confirmées ou infirmées : Marqueraient-elles l’emplacement de tombes ? Etaient-elles un point de repère, symbolisaient-elles un territoire ? Ou une simple monnaie d’échange ? Etaient-elles de simples éléments de décorations comme elles le sont aujourd’hui  pour les Costaricains ? Etaient-elles, comme les Moai de l’île de Pâques, dédiées aux Ancêtres ? Les Bolas sont la source de 1001 hypothèses, toutes possibles et crédibles. Seule l’archéologie pourra trouver la clé de ce mystère…

    *

     

    aura animé edito
     
    Source- Le Monde de l’Inconnu n° 334 d’octobre-novembre 2008
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