• Il n'y a plus de saisons

    IL N’Y A PLUS DE SAISONS

    UNE REFLEXION QU’ON AURAIT PU FAIRE A TOUTE EPOQUE

    les saisons
     
    A l’aube du 11 novembre 1076, l’hiver saisit l’Europe  dans ses tenailles. Le froid arriva  sans crier gare. En quelques heures le Rhin, à Strasbourg, fut gelé, permettant aux voituriers de franchir le fleuve sans emprunter les ponts. D’une rigueur tout à fait exceptionnelle le froid, sans désemparer, s’obstina jusqu’au mois de mars de l’année suivante. Il faudra attendre 1150 pour retrouver un hiver si féroce que la mer du Nord se trouva gelée jusqu’à trois milles de nos côtes.

     

     

    Ces anomalies ne sont certes pas originales mais il est difficile, faute de pouvoir remonter assez loin dans le temps et surtout par manque d’informations, de saisir le mécanisme mystérieux commandant les coups de folie de la nature. Au-delà d’un siècle, on ne trouve pratiquement rien de  sérieux. Pour collationner les faits, il a été nécessaire de compulser maintes archives, des chroniques familiales aux registres des impôts qui faisaient ressortir les bonnes ou les mauvaises récoltes, en passant par les registres paroissiaux dans lesquels les curés de l’époque notaient tous les événements marquants de l’année en cours, mettant en relief les anomalies saisonnières lorsque celles-ci avaient une importance particulière.

     

    Après le très dur hiver de 1150 aucun texte biographie ne parle plus de rien. Mais voilà qu’en 1407 le général Hiver ouvre de nouveau les hostilités. En quelques heures un froid très vif fera grelotter la France entière. Il est vrai qu’à cette époque les moyens de chauffage, lorsqu’ il y en avait, étaient plutôt rudimentaires.

    En 1494 le froid se déplaça vers le sud. En Italie le port de Gênes est tout bonnement pris dans les glaces le jour de Noël au  grand dam des Génois qui  n’en croyaient pas leurs yeux. En contrepartie et certainement pour se faire pardonner, dame Nature octroya à l’an 1495 un hiver très doux et en 1505 un hiver encore plus tendre puisque les roses se mirent à fleurir en janvier. Las de cette mesure de clémence, 1506 paiera les pots cassés. Juste retour des choses, la mer gèlera à Marseille. En 1540 ce sont les vignes qui gèleront sur pieds à Montpellier un 23 mars. En 1557 Arles contemplera le Rhône pris par les glaces sur sa largeur et les oliviers de Provence mourront par centaines durant les terribles hivers de 1565, 69, 71, 73, 87, et 1595.

    Ce nombre impressionnant d’hivers rigoureux durant la seconde moitié du XVIe siècle jusqu’au début du XVIIe s’est traduit en France, par l’avance spectaculaire des glaciers alpins détruisant autour de Chamonix maints chalets et hameaux. L’épouvante se prolongea lorsque les malheureux habitants, qui n’y comprenaient plus rien, s’aperçurent que l’été ne parvenait pas à stopper l’avance des glaciers qui, tels des bulldozers, emportaient tout dans leur marche silencieuse. Là encore il aurait été fort intéressant de comptabiliser toutes les températures atteintes lors de ces offensives hivernales hors du communs mais hélas, à cette époque l’emploi du thermomètre était fort peu étendu. Ce n’est qu’en 1709 qu’on prendra l’habitude de mesurer les assauts du temps. Cette année-là le thermomètre accusa moins 23 degrés à Paris. On notera de très basses températures en 1870, en 1873, en 1879 où on enregistra moins 33° à Langres, et moins 27° à Commercy et moins 25° à Paris. La ronde des hivers très rigoureux se poursuivit allégrement : moins 25° à Limoges en 1893, des températures extrêmement basses en 1917, 29, 54, 56, et 1967.

    Mais à ces périodes de grande froidure il est encourageant de comptabiliser les époques de très grande chaleur. En 1303 la Seine et Oise, aux alentours de Paris, se trouvaient à sec. Cette année se singularisa par une folle course à l’eau, sources, puits et ruisseaux se trouvant taris. L’an 1504 enregistra une sécheresse exceptionnelle. A Paris la chaleur fut telle que le thermomètre de Cassini et de La Hire éclata. En 1707 nouvelle offensive. Cette fois les animaux qui paieront de leur vie cette insolation exceptionnelle. La France « crèvera » de faim en 1709, les récoltes ayant été brûlées sur pied par un ensoleillement implacable de longue durée. Une accalmie s’ensuivra. On ne retrouvera de telles températures caniculaires qu’en 1790, en pleine Révolution.

    Que faut-il déduire de ces colères intempestives ?

    On sait que le climat actuel de nos régions ne date pas d’une période fort récente, six ou sept mille ans environ. On a déterminé d’autre part que notre pays avait été influencé auparavant par des périodes très froides, à preuve la découverte dans les grottes préhistoriques d’ossements de mammouths et d’ours, animaux particulièrement adaptés aux pays froids et aujourd’hui disparus. Dernière constatation : si, à fin de comparaison, nous prenons le temps qu’il a fait durant les 10 ou 20 années écoulées et le mettions en parallèle avec le temps qu’il faisait il y a cent ans, nous ne relèverions aucune différence notoire.

    Pendant un certain temps on avait misé, pour tenter une explication sur la cause des intempéries exceptionnelles, sur l’état des masses d’air situées aux pôles. Il est exact qu’on les connaissait très mal mais aujourd’hui, alors qu’il semble que ce mécanisme soit parfaitement interprété, la probabilité d’y trouver une explication s’amenuise de plus en plus C’est dans une direction toute autre que les recherches se dirigent maintenant. Sachant que la terre, sans interruption, est bombardée par des particules venues du Soleil ; que les particules sont plus nombreuses et plus agressives durant certains cycles où l’activité magnétiques du soleil est plus forte ; et que l’arrivé de ces particules « suractivées » agresse à son tour la haute atmosphère, il reste à élucider le pourquoi et le comment de cette réaction puis à déterminer quelle influence ceci ou cela peut avoir sur le déroulement cyclique des saisons. De nos jours, sans répit, des centaines d’appareils hautement sophistiqués transmettent des milliers d’informations à la seconde.

    En attendant, le temps semble suivre des alternances dont on n’a pas encore percé les lois. Longtemps on a cherché à mettre en évidence le cycle de 11ans dans l’activité solaire, mais peu à peu les météorologues abandonnent cette piste. La fin du XVIe siècle a été marquée par un notable refroidissement. Le début du XXe par un sensible réchauffement. Mais maintenant au début du XXIe siècle nous venons de trouver la raison. Notre pollution de notre monde moderne enfin le peuple de la planète est responsable, toute notre activité industrielle et en est la cause. Les scientifiques ne disent pas tout au monde, il existe dans la haute atmosphère des trous où s’échappe notre pollution, et cela depuis la nuit des temps ? De plus les Astronomes depuis 30 ans d’observations du système Solaire, se sont aperçu que plusieurs planètes de notre groupe ont perdues une importante partie de leur calotte glacière ?

    Donc notre réchauffement actuel serait dû à notre Etoile « Notre soleil », une

    Déclaration officielle serait catastrophique pour la population, avec une panique qui pourrait sans découler. Dans ce cas c’est pour le bien de tous, restons à notre pollution, qui de toute façon reste un handicap pour toute notre société moderne.

    Seule consolation, c’est qu’il est vraisemblable que beaucoup d’eau coulera encore sous les ponts avant que quelques apprentis sorciers ne découvrent le moyen de maîtriser et de réagir à sa guise les forces de la nature. Celle-ci a, jusqu’alors, parfaitement su faire son ménage. Pourquoi lui retirer notre confiance.


    claude burkel avatar
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