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    Des chercheurs chinois ont modifié génétiquement un chien de la race Beagle pour augmenter sa masse musculaire. Est-ce que nous venons de franchir le seuil de la personnalisation de l'ADN de nos animaux domestiques ?
     
     
    Des scientifiques en Chine ont déclaré qu’ils ont réussi une modificationgénétique pour créer des chiens personnalisés. Ils ont créé des chiens Beagle qui possèdent le double de leur masse musculaire en supprimant un gène appelé myostatine. Ces chiens seront plus musclés et ils seront capables de courir plus vite. Ces chiens auront des applications directes dans la chasse et le domaine militaire selon Liangxue Lai, un chercheur au Key Laboratory of Regenerative Biology au Guangzhou Institutes of Biomedicine and Health. Lai et ses collègues ont rapporté leurs résultats la semaine dernière dans la revue Journal of Molecular Cell Biology (http://dx.doi.org/10.1093/jmcb/mjv061) et ils veulent créer des chiens avec des mutations génétiques incluant celles qui permettent de répliquer des maladies humaines tels que le Parkinson ou la dystrophie musculaire.L’objectif de la recherche est de créer une nouvelle génération de chiens pour l’avancée dans la médecine selon Lai. Les chiens sont proches des humains en termes de métabolisme, de physiologie et de caractéristiques anatomiques.
     
    Lai a déclaré que son groupe n’envisage pas de croiser ces chiens supermusclés entre eux pour créer une nouvelle génération. Mais d’autres équipes pourraient rapidement avancer dans ce domaine en commercialisant des chiens génétiquement modifiés. Par exemple, des chiens génétiquement modifiés pour être plus intelligents, pour avoir une forme différente ou pour supprimer certaines de leurs maladies. Un autre institut chinois, le BGI, a déclaré en septembre qu’il commençait à commercialiser des cochons miniatures pour 1 600 dollars. Ces cochons ont subi une modification génétique considérable pour réduire leur taille.
     
    La modification génétique des chiens a été menée par Lai et Gao Xiang, un spécialiste en ingénierie génétique de souris à l’université de Nanjing. Les chiens sont gardés au Guangzhou General Pharmaceutical Research Institute. Sur le site de cet institut, on peut lire qu’il élève plus de 2 000 Beagles par an pour la recherche. Les Beagles sont fréquemment utilisés dans la recherche biomédicale en Chine et aux États-Unis.
     
    La modification des gènes se réfère à de nouvelles techniques qui permettent aux scientifiques de désactiver des gènes ou d’arranger facilement leurs lettres ADN. La méthode utilisée pour modifier les Beagles, connue comme la CRISPR-Cas9, est particulièrement efficace et abordable. Le mois dernier, Duanqing Pei, un représentant de la Chinese Academy of Sciences, a mis en avant les travaux de Lai dans l’effort de la Chine pour modifier les animaux en utilisant le CRISPR. La Chine a déjà modifié génétiquement des moutons, des lapins, des rats et des singes. Pei a déclaré que cette recherche permettrait à la Chine de devenir l’une des meilleures dans ce domaine.
     
    Et quand on peut doubler la masse musculaire d’un chien, alors on peut penser que les humains sont la prochaine étape. La modification génétique a toujours suscité des craintes sur le bébé parfait où des parents pourraient programmer chaque caractéristique de leurs enfants. Des craintes qui sont partiellement fondées puisqu’en début d’année, on apprenait qu’une équipe de scientifiques chinois avait tenté de modifier des embryons humains en laboratoire pour tenter de supprimer une erreur génétique qui provoque la bêta-thalassémie. L’équipe a été très critiquée par la communauté scientifique, mais il y a quelques semaines, les pays occidentaux ont changé d’avis en disant que la modification génétique d’embryons humains n’est pas une mauvaise chose après tout.
     
    Les chercheurs, sur les chiens génétiquement modifiés, ont utilisé la même approche. Ils ont introduit une enzyme, la Cas9, et une molécule de guide qui vise un brin particulier de l’ADN dans 60 embryons de chien. Leur objectif était d’endommager les 2 copies du gène myostatine pour que l’organisme des chiens ne puisse pas produire la protéine qui empêche le développement musculaire. C’est ce gène myostatine qui produit cette protéine.
     
    Tiangou et Hercules, les 2 premiers chiens OGM
     
    Sur les 65 embryons de chiens génétiquement modifiés, 27 chiots sont nés, mais seuls 2, un mâle et une femelle avait des dommages dans les 2 copies du gène myostatine. La femme a été nommée Tiangou en l’honneur du chien du Paradis dans la mythologie chinoise tandis que le mâle s’appelleHercules. Lai et ses collègues ont rapporté que la modification génétique n’était pas complète dans Hercules et qu’un pourcentage de ses cellules musculaires produit toujours de la myostatine. Mais dans Tiangou, la désactivation du gène était totale et le Beage a affiché des phénotypes musculaires évidents. Par exemple, les muscles de ses cuisses étaient plus bien gros que ceux de ses semblables.
     
    On connait les effets de la perte du gène myostatine. Une espèce de bovin appelé Belgian Blues peut avoir une masse musculaire monstrueuse parce qu’il n’a pas ce gène. Parmi les chiens, cette mutation se produit seulement chez les Whippets selon Eva Engvall, une scientifique à la retraite et une éleveuse de Whippets qui a identifié cette mutation dans cette espèce en 2007.
     
    Un dopage légal via la modification génétique
     
    Dans des cas rares, une personne peut naitre sans le gène myostatine. En 2004, des médecins rapportaient le cas d’un nouveau-né qui semblait extraordinairement musclé, notamment sur ses bras et ses cuisses. À l’âge de 4 ans et demi, cet enfant pouvait tenir des poids de 3 kilos en ayant les bras étendus. La désactivation du gène myostatine est très bien étudié et le doublement de la masse musculaire ne possède pas d’effets secondaires. C’est pourquoi on cite souvent cette augmentation musculaire dans les débats concernant un dopage légal pour les athlètes. Aux États-Unis, des médecins tentent déjà de bloquer la myostatine dans des thérapies géniques chez des garçons qui souffrent d’une dystrophie musculaireDuchenne. Cette maladie provoque des pertes considérables sur la masse musculaire.
     
    Engvall a déclaré qu’elle est impressionnée par les travaux des Chinois, car ils permettent de modifier des gènes pour corriger des maladies chez les chiens. Elle ajoute qu’il ne s’agit pas de supprimer le gène myostatine, car le plus important est qu’on a réussi à utiliser la technologie CRISPR dans des chiens. Et les chercheurs ont surmonté de nombreux obstacles, car la modification d’embryons est toujours très délicate.
     
    Cependant, Eliane Ostrander, une scientifique du NIH, qui a étudié la myostatine dans les chiens, a déclaré qu’on ignore l’augmentation exacte de la masse musculaire. Est-ce que c’est la même que chez les Whippets ? De plus, le nombre de chiens génétiquement modifiés est encore réduit et il faudra étudier les variations lorsqu’on implique plus de chiens dans le processus.
     
    Quand on introduit des modifications de l’ADN dans l’embryon, alors les changements affectent chaque cellule dans l’organisme de l’animal incluant le sperme et les ovules. L’équipe de Lai a analysé le sperme d’Hercules et elle a découvert que s’il est croisé, alors il passera la mutation myostatine à sa portée. Cela signifie que la modification génétique peut passer d’une génération à l’autre. On peut ainsi créer une nouvelle génération de chiens modifiés génétiquement qu’on peut commercialiser.
     
    Et on ne doit pas paniquer face à ce type d’avancée, car les humains ont modifié génétiquement les chiens depuis des millénaires. Il y a 36 000 ans, les humains croisaient les chiens avec les loups et cela a permis d’avoir les chiens que nous connaissons aujourd’hui. Charles Darwin a souvent démontré dans l’Origine des espèces que l’évolution se produit par un processus de sélection. Dans le cas de la modification génétique par le CRISPR, l’évolution n’est plus laissée dans le domaine de la chance, car elle est immédiate et sous le contrôle humain.
     
    Le pouvoir de la Nature dans les mains des hommes
     
    Et c’est précisément cet immense pouvoir d’évolution immédiate et contrôlée qui provoque tellement de débats sur le CRISPR. Les chercheurs estiment que si on modifie des chiens alors cela permettrait de sensibiliser positivement la technologie auprès du public. Dans une interview, George Church, un professeur de Harvard, qui veut promouvoir la modification génétique par le CRISPR, a déclaré qu’il est possible d’améliorer génétiquement les chiens pour qu’ils vivent plus longtemps ou qu’ils soient plus intelligents.
    La modification génétique sur les animaux est nécessaire, car elle permet d’ouvrir la voie à une modification génétique éventuelle sur les humains. Les gens verront ces animaux OGM et ils se diront : Pourquoi on ne ferait pas la même chose sur les humains ?
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    Aussi mignons soient-ils, les chats représenteraient une menace pour leurs maîtres, selon des chercheurs de l'Université de Michigan. 
     
    Pourtant réputés pour leur aptitude à diminuer le stress, notamment lorsqu'on les caresse, ils pourraient dans certains cas favoriser l'anxiété chez les humains qui les côtoient. A l'origine de ces symptômes se trouve un parasite dont les chats sont fréquemment porteurs, Toxoplasma Gondii. Ce dernier se trouverait notamment dans les déjections du félin. 
     
    Pour établir le lien entre l'anxiété et le parasite, les chercheurs ont étudié les échantillons sanguins de 450 adultes. Ils ont ensuite constaté que les échantillons dans lesquels se trouvaient des anticorps au parasite correspondaient aux cobayes présentant des Troubles anxieux généralisés (TAG). Mieux, ils se sont rendus compte que les cobayes présentant le plus haut niveau d'anticorps étaient en moyenne trois fois plus sujets aux TAG. 
     
    Un excès de dopamine dans le cerveau
     
    Selon les chercheurs, si certains anticorps servent à détruire les parasites de Toxoplasma Gondii, d'autres prennent la direction du cerveau. L'étude affirme ainsi que le parasite entraînerait un excès de dopamine dans le cerveau, qui perurberait la transmission des signaux entre les cellules et provoquerait les troubles. Les TAG se traduisent par un état d'anxiété constant, accompagné d'une accélération du rythme cardiaque, de l'agitation et un souffle plus rapide.
     
    Ce n'est pas la première fois que Toxoplasma Gondii est mis en cause pour son impact sur la santé humaine. Il est ainsi déconseillé depuis longtemps aux femmes enceintes d'approcher les chats, car le parasite peut entraîner des fausses couches ou la mort du nourrisson à la naissance. 
     
    Les chercheurs ont toutefois tenu à relativiser le danger : dans 80% à 90% des cas, la toxoplasmose n'entraîne aucun symptôme, et le porteur en s'en aperçoit pas. Ce, alors qu'on estime que près d'un tiers de la population sera infectée à un moment ou un autre. Afin de minimiser le risque, il est toutefois conseillé de porter des gants lorsqu'on change la litière du chat. 
     
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  • chien
     
    Parfois, il est impossible d’expliquer les liens qui nous unissent à nos animaux domestiques. Wagner, le chien adoré d’Ashley Lang, est récemment décédé, et Lang a voulu qu’il passe l’éternité dans son parc préféré.
     
    Mais désormais, elle possède une photo mémorable de ce dernier, et elle ne l’oubliera jamais.
     
    Elle répandait les cendres de l’animal lorsqu’un ami a pris cette photo. Et ce qui apparaît dessus ressemble fortement à la silhouette blanche de son chien.
     
    « C’est vraiment remarquable », affirme Lang. « Tout le monde dit que c’est un chien angélique ». En ce qui concerne l’amour que nous portons à nos animaux domestiques, la logique et la raison n’ont vraiment aucune place, et cette photo en est l’exemple parfait.
     
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  • Comment les chats voient des choses invisibles

    Marina- pour la postérité !
    Le chat de la taverne : Marina, gardienne des lieux !
     
    Le chat est l’un des animaux de compagnie préféré de l’homme. Il est apprécié pour son physique, son caractère, sa propreté, son indépendance…
     
    Toutefois, les chats ont des capacités bien plus développées que celles des hommes. En effet, il existe des choses que nous autres, humains, ne pouvons voir mais que les chats voient sans difficultés.
     
    Une étude récente a démontré que les chats seraient capables de percevoir la lumière ultraviolette tandis que les humains en sont incapables. Selon Ronald Douglas, professeur de biologie à l’Université de Londres : « Il existe beaucoup de choses reflétées par les rayons ultraviolets que certains animaux peuvent apercevoir mais pas les êtres humains.
     
    Par exemple, grâce aux rayons UV, les chats peuvent voir les rayures sur les fleurs et qui indiquent l’emplacement du nectar, ils peuvent également voir les traces d’urine d’un animal. D’autre part, les rennes sont capables de voir les ours polaires dans le noir malgré leur fourrure blanche ».
     
    Les chats ne sont pas les seuls à posséder cette capacité, les chiens, les hérissons, les rongeurs, les chauves-souris, les belettes et les okapis sont également capables de détecter les rayons UV. Selon les scientifiques, la plupart des mammifères ne peuvent pas voir les UV car ils ne possèdent pas le pigment qui les rend sensibles à ces rayons. Toutefois, ils possèdent des lentilles qui, tout comme les êtres humains, empêchent les rayons de pénétrer dans la rétine.
     
    Selon le professeur Douglas, les pigments visuels absorbent la lumière qu’ils transforment en une activité électrique qui se déplace à travers les cellules nerveuses. D’autre part, chez certains animaux, les parties transparentes de l’œil comme la cornée et le cristallin émettent des ondes d’une longueur égale à celle des rayons ultraviolets.
     
    Ceci explique pourquoi les chats sont attirés par les choses qui nous paraissent inutiles ou sans importance. Parfois, des substances chimiques sont ajoutées au papier, au textile, aux vêtements, aux détergents, aux shampoings ou aux produits cosmétiques pour les rendre plus brillants. Seuls les chats peuvent les détecter, car lorsque leurs yeux absorbent les rayons UV ces éléments ont une apparence qui diffère totalement de ce que l’on voit.
     
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  • Thyroide détection
     
    Ce chien a une capacité hors norme : il est capable de déceler un cancer de la thyroïde en reniflant de l’urine
     
    Depuis plusieurs millénaires, le chien accompagne l’Homme et l’aide pour diverses tâches, que ce soit pour protéger les troupeaux, aider les aveugles à se déplacer ou secourir des personnes après des catastrophes naturelles. Mais saviez-vous que le chien avait aussi une grande utilité dans le domaine médical ? En effet, un chien du nom de Frankie est capable de déceler le cancer de la thyroïde simplement en flairant de l’urine. SooCurious vous en dit plus sur cet exploit canin tout particulier.
     
    Frankie est l’un de ces chiens particuliers. Il est en mesure d’identifier la présence ou l’absence de cancer de la thyroïde dans les échantillons d’urine humaine avec un résultat probant à 88,2 %. L’étude fut menée par l’université de l’Arkansas qui a rassemblé des échantillons d’urine de 34 patients présentant des problèmes thyroïdiens cliniques avant de subir une biopsie pour suspicion de cancer de la thyroïde. Quinze de ces biopsies ont révélé un cancer de la thyroïde, tandis que les 19 autres ont diagnostiqué une maladie thyroïdienne bénigne.
     
    C’est là qu’intervient le chien Frankie : « Frankie est le premier chien dressé pour différencier la maladie de la thyroïde bénigne du cancer de la thyroïde en sentant l’urine d’une personne», a déclaré le spécialiste Arny Ferrando dans un communiqué. L’enquêteur principal de l’étude, Donald Bodenner explique que Frankie n’est que légèrement moins précis qu’une biopsie de la thyroïde standard avec une aiguille. Les résultats avec le chien offrent la possibilité d’une approche moins coûteuse et moins invasive pour le diagnostic de la maladie. Ainsi beaucoup de chiens peuvent avoir cette capacité.
     
    « Les procédures de diagnostic actuelles pour le cancer de la thyroïde donnent souvent des résultats incertains, menant à des procédures médicales récurrentes et à un grand nombre de chirurgies de la thyroïde effectuées inutilement », a expliqué Bodenner. « Des chiens pourraient être utilisés par les médecins pour détecter la présence de cancer de la thyroïde à un stade précoce et éviter la chirurgie. » Pour cette raison, le centre vétérinaire prévoit de former deux de ses chiens renifleurs pour apprendre à renifler le cancer de la thyroïde.Les chiens n’ont pas fini de nous étonner. A la rédaction, on savait déjà que les animaux étaient très réceptifs à notre état de santé. D’ailleurs, les chiens peuvent savoir si nous sommes heureux ou tristes en regardant simplement notre visage. Mais nous étions loin de penser que certains d’entre eux pouvaient détecter un cancer en flairant simplement de l’urine. Pensez-vous que les animaux peuvent encore apporter beaucoup dans le domaine médical ?
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