• ET VOUS, QUEL SERAIT VOTRE DERNIER REPAS ?

     

    ET VOUS, QUEL SERAIT VOTRE DERNIER REPAS ?

     

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    Ou cela arrivera-t-il ? Quand ? Dans quelles circonstances ? Chacun d’entre nous s’est déjà posé ces questions concernant sa mort. Les condamnés à la peine capitale, eux, connaissent la réponse.

     

    Ils savent ce qui les attend et doivent prendre leurs dispositions pour affronter cette ultime et suprême épreuve. Aux Etats-Unis, ils peuvent choisir leur dernier repas à condition que le coût n’excède pas une quarantaine de dollars. Et bien que dans une telle situation un petit verre ne serait pas de trop, aucun alcool n’est autorisé. Certains ne peuvent rien avaler, d’autres se gavent sans vergogne. Des attitudes qui en disent long sur leur capacité à éprouver- ou non- un quelconque sentiment de culpabilité. Ou de crainte. Voilà pourquoi nous vous invitons à présent, expérience morbide mais instructive, à partager les ultimes agapes de criminels « célèbres »…

    ***

     

    01

    JONATHAN WAYNE NOBLES

    Exécuté par injection létale le 7 octobre 1998 à 18h18, au Texas.

    Nobles a massacré deux jeunes filles. L’une a reçu 28 coups de couteau. L’autre a été violée, à demi étranglée puis noyée dans sa baignoire. Le condamné est mort en fredonnant « Silent Night » (Douce Nuit en français).

    Dernier repas : Une hostie. Jonathan Wayne Nobles a juste réclamé l’eucharistie.

    * 

    02

    RICKY RAY RECTOR

    Exécuté par injection létale le 24 novembre 1992 dans l’Arkansas.

    Après avoir abattu un homme en discothèque, Rector a tiré et tué le policier qui tentait de l’arrêter.

    Dernier repas : Steak, poulet frit et tarte à la noix de pécan. Détail horrible et cocasse à la fois : Ricky Ray Rector n’a pas mangé son dessert qu’il a déclaré vouloir garder « pour plus tard ».

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    03

    YOSVANIS VALLE

    Exécuté par injection létale le 10 novembre 2009 au Texas.

    Dealer de drogue, Valle a abattu un homme dont il cambriolait la maison. Avant de mourir, il a remercié le directeur de la prison et l’aumônier puis déclaré : « Je me sens bien. J’aime ma famille, Jésus. Je suis prêt. »

    Dernier repas : Un hamburger, du riz, des tomates, des jalapenos (des petits piments mexicains), du fromage, des oignons, le tout arrosé de vinaigrette.

    * 

    04

    JOHN WAYNE GACY

    Exécuté par injection létale le 10 mai 1994 à 0h58, dans l’Illinois.

    Homosexuel contrarié, il a tué 33 personnes- pour la plupart des hommes jeunes- en les étranglant après les avoir menottés, torturés et violés. Ses derniers mots furent : « Kiss my ass ! », ce qu’on peut traduire par « Va te faire foutre ! ».

    Dernier repas : Une douzaine de crevettes frites, une barquette de poulet frit, des frites et une livre de fraises.

    * 

    05

    ANGEL MATURINO RESENDIZ

    Mise à mort par injection létale le 22 juin 2006 à 20h05, au Texas.

    Resendiz a égorgé au moins 15 personnes à travers les Etats-Unis, en assortissant ses crimes de sévices sexuels. « Je sais que j’ai laissé le diable diriger ma vie », a-t-il dit avant de mourir.

    Dernier repas : Seulement des bonnes paroles. Angel Maturino Resendiz a refusé toute nourriture.

    *

            

    STANLEY TOOKIE WILLIAMS

    Exécuté par injection létale le 13 décembre 2005 à 0h35, en Californie.

    Chef du gang des Crips, une bande redoutable, Williams a abattu quatre personnes dont il cambriolait le domicile. Durant son incarcération, ce fou de la gâchette est devenu un militant de la paix et de la non-violence et certains ont même songé à proposer sa candidature pour le prix Nobel de la paix !

    Dernier repas : Bouillie d’avoine et lait.

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    07

    KARLA FAYE TUCKER

    Mise à mort par injection létale le 3 février 1998 à 18h45, au Texas.

    Surprise alors qu’elle volait la moto d’un voisin, Karla Tucker a tué deux personnes à coups de hache.

    Dernier repas : Salade du jardin avec sauce ranch, une pêche, une banane. Un menu étonnamment sain et équilibré. Peut-être Karla Tucker espérait être sauvée in extremis par une mesure de grâce. Elle a voulu garder la ligne jusqu’au bout.

    * 

    08

    ODELL BARNES JUNIOR

    Exécuté par injection létale le 1er mars 2000 à 18h34, au Texas.

    Barnes a battu, poignardé puis achevé d’une balle dans la tête une infirmière dont il essayait de cambrioler la maison.

    Dernier repas : Rien. Le condamné, tel un prêcheur repenti, s’est contenté de souhaiter « Justice, égalité et paix dans le monde ».

    *

     

    09

    LARRY ALLEN HAYES

    54 ans, tué par injection létale le 10 septembre 2003, au Texas.

    Il a abattu sa femme à leur domicile, puis une employée d’épicerie de 18 ans quelques minutes plus tard. Il a dit qu’il espérait être pardonné avant de recevoir la piqûre fatale.

    Dernier repas : Deux doubles bacons cheeseburgers et du ketchup, des frites, des beignets d’oignon, une salade de chou, des gombos frits, des tomates, deux Coca light, du lait et un pot de glace « rocky road », chocolat, amandes grillées et guimauve.

    * 

    10

    TIMOTHY MC VEIGH

    Exécuté par injection létale le 11 juin 2001, à 19h04, dans l’Indiana.

    Vétéran de l’armée américaine, extrémiste notoire. Timothy Mc Veigh voulait se venger du gouvernement américain et de sa politique. On lui doit l’attentat au camion piégé qui a fait 168 victimes à Oklahoma City… Lui-même est parti les yeux ouverts, en fixant sans ciller la caméra placée au-dessus de la table d’exécution.

    Dernier repas : Deux pots de glace à la menthe et aux copeaux de chocolat.

    *

    -Quelques infos-

    Au Texas, l'administration devait donner au détenu le repas qu'il demande sous réserve qu'il se trouvait à leur disposition dans le garde-manger de la prison. Cette tradition fut abolie en septembre 2011 suite au condamné à mort Lawrence Brewer (affaire James Byrd, Jr.) qui avait demandé un dernier repas « pantagruélique ». Les condamnés Texans ont désormais le repas normal des prisonniers. En Floride, le coût du repas ne doit pas dépasser 40$ ; dans le Tennessee, ce coût est réduit à 20$. En Californie, un agent pénitentiaire est chargé d'aller acheter le repas dans un magasin proche si besoin est.

    L'injection létale est une méthode d'exécution qui consiste à injecter un ou plusieurs produits à un condamné afin de lui enlever la vie. Depuis 1982, plusieurs milliers de personnes auraient ainsi été exécutées par injection mortelle dans le monde : trois au Guatemala, six en Thaïlande, sept aux Philippines, plus de 1105 aux États-Unis et jusqu’à plusieurs milliers en Chine.

    Le condamné est installé et sanglé sur une table matelassée. Dans certains États, les tables sont remplacées par des fauteuils, un peu comme ceux présents chez les dentistes, pour que le condamné soit plus confortablement installé. Deux cathéters sont ensuite placés sur son bras, ils serviront à injecter les produits (le second ne sert qu'en cas d'urgence). Le matériel utilisé est stérilisé, car il est possible que le condamné obtienne un sursis même après que les cathéters ont été installés. En général un ou plusieurs techniciens formés sont chargés d'insérer les cathéters et plusieurs autres de préparer et injecter manuellement les produits dans une pièce séparée, dissimulés par un miroir semi-réfléchissant. Une série de trois injections est nécessaire pour exécuter le condamné :

    La première, du thiopental sodique ou du pentobarbital, est destinée à anesthésier le condamné. Il provoque l'inconscience en trente à quarante-cinq secondes à dose normale et en dix à forte dose ;

    La seconde, du bromure de pancuronium, est destinée à paralyser les muscles, ce produit n'est pas nécessaire pour que l'exécution soit effective, il sert juste à rendre la mort plus digne pour le condamné et les témoins en évitant qu'il ne bouge dans son inconscience ;

    La troisième, du chlorure de potassium, provoque un arrêt cardiaque.

    Ces injections sont chacune suivies par l'injection d'une solution saline pour éviter les mélanges. Le déroulement de ces trois injections a été durant une certaine période entièrement automatisé au moyen d'un engin mis au point par Fred Leuchter, mais la fiabilité douteuse de l'équipement a entraîné son abandon progressif au profit de l'injection manuelle, réputée plus sûre. De plus, il arrive dans certains cas que des problèmes de dosage surviennent. La personne chargée des injections est alors obligée de recommencer depuis le début.

    Le condamné décède généralement au bout de sept minutes environ.

    ***

    Il ne vous reste plus que 4 heures à vivre. Quel serait votre dernier repas ?

    Vous pouvez laisser votre avis dans les commentaires ci-dessous. Merci !

     

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    Source- Le Nouveau Détective N° 1510 du 24 août 2011

    Wikipedia, l’encyclopédie en ligne.

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