• Top10 des meilleirs films Top10 des meilleirs films b
     
    Périlleuse entreprise que de contenter tout le monde en matière de cinéma. Alors si vous planifiez une soirée DVD, vous devriez enfin parvenir à mettre tout le monde d'accord avec ce Top 10 des films les plus aimés de tous les temps.  "Bon, on regarde quoi ?". C'est la question épineuse qui revient souvent lorsque l'on s'apprête à regarder un film avec des amis. Ce qu'il nous faudrait en une situation pareille, c'est une liste de films capables de mettre tout le monde d'accord. Et cette liste, IMDb.com l'a faite pour vous. Plus qu'une simple liste, le site met au point un classement en donnant aux internautes l'opportunité de noter l'ensemble des films.
     
    Numéro un mondial de l'information cinématographique et télévisuelle, il permet ainsi d'être une source fiable de recensement des 250 films les plus aimés de tous les temps. Nous pourrions donc être surpris de ne pas voir apparaître Citizen Kane, Orange mécanique, Scarface ou encore La guerre des étoiles. Et pourtant...
     
    Voici le Top 10 des films les plus aimés de tous les temps :
     
    10. Fight Club, de David Fincher (1999) : Un employé de bureau modèle et insomniaque cherche à bouleverser sa vie auprès de Tyler Durden, anarchiste entre gourou et philosophe, avec qui il va monter un club de combat souterrain qui va évoluer en quelque chose de bien plus complexe.
     
     
    9. Le Seigneur des anneaux : le retour du Roi, de Peter Jackson (2003) : Gandalf et Aragorn réunissent leurs forces contre l'armée maléfique de Sauron alors que Sam et Frodon approchent la montagne du Destin pour détruire l'anneau.
     
     
     8. La liste de Schindler, de Steven Spielberg (1993) : En Pologne, pendant la Seconde Guerre mondiale, Oskar Schindler s'émeut progressivement du sort des juifs après avoir assisté à leur persécution par les nazis, s'engageant à leur venir en aide.
     
     
    7. 12 hommes en colère, de Sidney Lumet (1957) : Un jury de douze hommes doit statuer à l'unanimité sur le sort d'un homme accusé de parricide. Or, un d'entre eux tente de convaincre ses pairs que l'affaire n'est pas aussi claire qu'il n'y paraît.
     
     
    6. The Dark Night : Le Chevalier noir, de Christopher Nolan (2008) : Avec l'appui du lieutenant de police et du procureur de Gotham, Harvey Dent, Batman tente d'enrayer le chaos que sème une bande organisée menée par le Joker.
     
     
    5. Le bon, la brute et le truand, de Sergio Leone (1966) : Alors que deux "as de la gâchette" s'allient pour chercher un trésor en pleine guerre de Sécession, un troisième homme s'invite dans cette quête, une brute capable de tuer femmes et enfants pour parvenir à ses fins.
     
     
    4. Pulp Fiction, de Quentin Tarantino (1993) : "L'odyssée sanglante et burlesque de malfrats dans la jungle de Hollywood, à travers trois histoires qui s'entremêlent."
     
     
    3. Le parrain, 2ème partie, de Francis Ford Coppola (1975) : Le portrait rétrospectif de la vie de Vito Corleone dans les années 1920 à New York est projeté alors que son fils développe son empire criminel et devient l'un des caïds du quartier.
     
     
    2. Le parrain, de Francis Ford Coppola (1972) : Don Vito Corleone, le vieillissant patriarche d'une dynastie criminelle, lègue le contrôle de son empire clandestin à son fils réticent.
     
     
    1. Les évadés, de Frank Darabont (1994) : Deux hommes incarcérés dans le pénitencier le plus sévère de l'Etat du Maine se lient d'amitié et trouvent réconfort voire rédemption auprès d'actes de décence commune.
     
    Ici, les faveurs établies par l'expertise critique et celles imposées par le nombre d'entrées ou de ventes n'existent plus. Elles s'éclipsent derrière les préférences de l'ensemble des spectateurs pour donner un classement qui devrait correspondre au plus grand nombre. 
     
     
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    En savoir plus:
     
    http://www.gentside.com/films/le-top-10-des-films-a-voir-absolument-dans-sa-vie_art53890.html
     
     
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    ceux d'ailleurs
     
    « Ceux d'ailleurs » est un recueil de nouvelles de science-fiction.
     
    Toutes différentes les unes des autres, mais se recoupant parfois, ces histoires ont pourtant un point commun, elles portent un regard en profondeur sur notre monde et notre univers.
    Elles nous dévoilent les secrets et mystères d'autres espèces vivantes, des existences différentes de l'Homme.
     
    Chaque histoire déclenche de nombreux questionnements chez le lecteur, sur la vie et sur notre place dans le monde. Elles remettent en question nos croyances les plus ancrées et nous poussent à baisser les barrières de notre perception. Chacun des personnages de ce recueil va devoir faire face à des rencontres plus surprenantes les unes que les autres. Parfois dangereuses, parfois attachantes, elles restent pourtant toutes très troublantes et pleines d'émotions.
     
    Et si tout ceci était bien réel. et que vous deveniez un jour vous-même l'un des personnages.
     
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    Pour commander :
     
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  •  LES GENIES SONT-ILS DES MUTANTS OU DES FOUS ?

     

     

    On a remarqué que certains grands musiciens étaient absolument moyen ou même nuls dans d’autres domaines. D’autre part, les génies en général sont loin d’être des gens intelligents. Ils ont un côté surhumain en ce qui concerne leur « spécialité », mais sont décevants dans l’ensemble. Les Anciens disaient : « nullum est magnum ingenium sine mixtura dementiae » (il n’y a pas de grands esprits sans un grain de folie).


    L’EFFET EXTRAORDINAIRE DE LA FOLIE PASSAGERE


    Les psychiatres sont tous d’accord pour affirmer que la folie est compatible avec la conversation de l’intelligence. Même dans certains cas, la folie imprime à l’intelligence un essor puissant. La preuve : la manie dépressive dans sa phase d’exaltation aigüe, se manifeste par une suractivité intellectuelle extraordinaire ; l’esprit est beaucoup plus vif et pénétrant pendant la crise. Dans cette phase critique, certains malades mentaux habituellement amorphes intellectuellement, se révèlent plein d’humour, de verve, d’entrain et sont capables de tenir des discours extrêmement animés et pittoresques. Ils arrivent à voir, à raisonner, à tout concevoir facilement. Le Dr Leuret de l’Hôpital Bicêtre, raconte l’histoire d’un aliéné qui, pendant sa maladie manifesta un talent d’écrivain remarquable mais une fois guéri, n’était plus capable d’écrire une lettre complète. Il lui fallait 8 jours pour la terminer. Quant au Dr Blanche qui a donné son nom à une rue de Paris, il a cité le cas d’un jeune écrivain qui, dans une crise de folie, manifesta un talent absolument nouveau : la peinture.

     

    LA PLUPART DES GRANDS HOMMES SOUFFRAIENT DE TROUBLE PSYCHIQUE ISOLE


    Tycho-Brahe, un grand astronome de la Renaissance avait une peur bleue des lièvres et des canards. S’il venait à apercevoir un de ces animaux, il tombait aussitôt en pâmoison ! Un autre astronome, Hobbes, un anglais, ne pouvait supporter d’être dans l’obscurité : à peine coupé de la lueur des bougies ou chandelles, il tombait dans un état alarmant de délire. Bayle, lui, était pris de convulsion dès qu’il entendait le bruit de l’eau qui coulait d’un robinet ! Lord Byron s’imagina toujours qu’il était visité par un spectre. Goethe n’était pas en reste : il affirmait voir son image venant à sa rencontre et cela le plus sérieusement du monde !

     

    LES GENIES PRESENTENT PRESQUE TOUS DES SIGNES DE DEGENERESCENCE PHYSIQUES

     

    Le plus courant de ces signes est la petitesse de la taille. Nombreux sont les génies qui souffrent de leur taille ridiculement petite :

    Horace, Aristote, Platon, Archimède, Linné, Balzac, Montaigne, Attila, Napoléon, Wagner, Einstein. Le bégaiement est aussi considéré comme une tare physique. De grands hommes ont bégayé toute leur vie durant : Turenne, Esope, Virgile, Démosthène, Darwin

    Le fait d’être gaucher est aussi une caractéristique quelque peu anormale. Ainsi, il y eut des gauchers de génie : Michel-Ange, Buhle, le grand chimiste et physicien, Raymond Poincaré qui arriva à être ambidextre. Parmi les signes de dégénérescence, on peut citer un assez courant : le front fuyant tel celui de Pétrarque, de Manzoni. On a remarqué aussi les malformations de la tête : une asymétrie crânienne comme celle de Périclès surnommé pour cela « tête de squille », et celle de Bichat ; une macrocéphalie comme celle que présentait Saint-Thomas ; une hydrocéphalie, c’est-à-dire une grosse tête remplie d’eau. C’était le cas de Milton, de Linné et de Cuvier. En tout cas, si beaucoup d’idiots ont de grosses têtes, il faut reconnaître que la plupart des grands hommes en ont d’anormalement grosses et parfois déformées.

    Certes, il existe des génies grands et beaux. Mais le plus souvent, ils sont difformes et assez laids. Sont-ils des dégénérés ou des mutants ?

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    source- Nostra n°230 septembre 1976

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  •  Les romans du Maître révèlent les trois degrés des rites initiatiques 

     

    1828. Une date dans l’histoire des voyages dans l’espace. Pas encore certes le lancement du premier spoutnik ! Mais presque ! Puisque c’est l’année de la naissance de Jules Verne. Un romancier qui par ses exercices romanesques d’anticipation ne se contenta pas de préfigurer à l’aide de son astronef, l’ère des fusées et des « petits pas » sur la lune puisque prophète de la technique, il fut également à l’origine de cette science aujourd’hui presque exactement, la futurologie. En 2008 nous avons célébrer le 180ème anniversaire de sa naissance, il est peut-être temps d’éclaircir l’un des points les plus mystérieux de son œuvre dont l’ampleur a fait dire à quelques-uns que c’était… « Le grand œuvre ». 

     

    Humour ? Ou jeu de mots cachant un réel symbolisme ? Une étude minutieuse des romans de Jules Verne pouvait seule apporter une réponse nette et définitive à cette interrogation. Et l’on peut affirmer aujourd’hui que la majeure partie de ses livres obéit effectivement à un canevas initiatique qui montre des analogies frappantes avec les rituels du premier, deuxième et troisième degré. Des romans d’aventures c’est vrai, mais qui gardent des traces profondes de leur grand modèle, la quête du Graal

    PREMIER DEGRE : le voyage

    La première étape peut se classer sous l’étiquette du voyage, dont le but est un point suprême qui marque l’ultime étape de « l’initiation du premier degré ». L’un des modèles du genre est sans nul doute le « Voyage au centre de la Terre ». Citons également bien que plus accessoires « Le Village aérien », « De la Terre à la Lune » et « Autour de la Lune ». C’est cependant le roman intitulé « Les Aventures du capitaine Hatteras » qui offre le schéma initiatique le plus évident. Son action est en effet tout entière tendue dans la quête d’un lieu sacré. A bord du navire le « Forward » le passager, le Dr. Clawbonny, et les marins ne connaissent en quittant le port, ni leur destination précise, ni même le nom du capitaine. Tout juste s’ils savent la direction que prend le bateau : le nord… Lorsqu’il s’agit d’avoir des précisions sur la route à suivre ou de résoudre des problèmes, les messages arrivent tous de façon très mystérieuse. Le maître du navire, aux yeux des marins superstitieux, prend l’apparence d’un dieu-animal sous la forme d’un chien étrange. L’action de quitter la terre ferme en compagnie de cet homme mi-homme mi-bête marque déjà une rupture avec le monde des êtres « normaux ». Comme dans tout voyage initiatique, les épreuves préliminaires ont ici leur importance : tempêtes, rudes contacts avec la banquise, difficultés de la vie communautaire sont autant d’obstacles que doivent surmonter les hommes d’équipage. La sélection s’établit donc entre ceux qui sont dignes d’accompagner Hatteras, le capitaine, dans ce voyage sans retour vers un lieu sacré et ceux qui ne le sont pas. La révolte de ces derniers sera, notons-le, cruellement réprimée, comme sont en général punis les novices qui tentent d’échapper au premier degré d’initiation.

    AUX PORTES DU LIEU SACRE

    Ce voyage au pôle Nord donne un tout premier rôle à la banquise. C’est en quelque sorte le substitut du Labyrinthe : pour la franchir les personnages doivent « forcer » des marches, des contre-marches, des passages étroits et la banquise elle-même se transforme en un piège qui essaie d’égarer dès le début les explorateurs avant de les arrêter définitivement. Cependant ces difficultés ne sont qu’une répétition en plus important de ce que les marins sous la direction d’Hatteras ont déjà enduré. Lors d’une première expédition sur la langue de glace, à la recherche d’un hypothétique charbon, sorte de prélude à la quête véritable, le petit groupe s’est perdu dans le brouillard et se trouve aux prises avec la neige qui empêche une progression normale. Il est un moment bloqué par la tempête. Puis tout à la fin du voyage, les « élus » aux portes du lieu sacré découvriront des traces de pas sur une terre qu’ils croyaient vierge. Ce sont bien entendu les leurs.

    UNE IMAGE DU LABYRINTHE

    Egarés dans le brouillard ils n’ont pu s’apercevoir qu’ils tournaient en rond : image affaiblie du Labyrinthe… S’il est impossible de dégager toutes les références aux souffrances endurées par ces hommes (froid, solitude, mer dévorante, tempête), « Les Aventures du capitaine Hatteras » mettent en avant deux formes de dangers particulièrement inscrites dans la symbolique initiatique. Le premier péril prend la forme presque permanente d’une lutte contre les animaux sauvages, dieux thériomorphes de l’endroit, que sont les ours qui tentent de manger les voyageurs. Le second est la sensation d’étouffement éprouvée par ces derniers tout au long du roman. Ne serait-ce qu’au cours de cette scène où les ours décident d’amonceler des blocs de glace sur le refuge des marins. Proche de l’asphyxie, l’expédition sera sauvée in extrémis par une explosion. Quant au sens donné à l’étouffement dans le rituel initiatique, sans doute peut-on le trouver dans le fait qu’un souvenir de cet étouffement précède toujours une naissance biologique.

    LA LUTTE CONTRE UNE PUISSANCE FANTASTIQUE

    L’accès au lieu sacré correspond avec la fin du livre. C’est comme il se doit un endroit purement imaginaire donc magique. C’est une réplique de la mer Méditerranée mais souterraine. Une île en son milieu est le point suprême qu’il faut atteindre. Les voyageurs s’aperçoivent très vite que c’est en fait un volcan « dressé comme un phare au pôle boréal du monde ». Une scission définitive se crée alors entre les héros : seul le capitaine Hatteras veut pénétrer dans cet antre de lave. La montagne de feu le dévore et ses compagnons laissent une inscription gravée sur ses flancs comme sur une pierre tombale. L’initiation du second degré ou initiation héroïque est selon la tradition une lutte contre une puissance fantastique, un monstre que personne ne peut détruire. Le héros du roman-type de Jules Verne a connaissance des forces sacrées puisque initié du premier degré. Lui seul peut par conséquent détruire le démon monstrueux et s’approprier du même coup sa puissance qui perfectionnera encore son initiation. On retrouve ici un archétype des légendes héroïques et des sociétés secrètes primitives, comme celles d’hommes-léopards en Afrique par exemple.

    « Michel Strogoff » ou « Les Cinq Millions de la Bégum » sont de bonnes illustrations de l’initiation héroïque. Le second nous semble le modèle le plus achevé. Le futur initié du second degré est un ingénieur, Marcel Bruckmann. Orphelin, il a été adopté par un homme généreux et très savant : un parrain initiatique en quelque sorte qui lui a donc déjà fait franchir la première étape. Le vrai fils du docteur Sarrasin ne peut même pas franchir le premier degré ce qui met en évidence ce stéréotype initiatique : seule compte la filiation spirituelle. Bruckmann doit combattre le monstre : un scientifique nommé Schultze réfugié dans une ville d’acier construite avec la moitié d’un héritage qui aurait dû revenir en entier au docteur Sarrasin. Bruckmann émanation spirituelle de celui-ci va au cours du roman être capable de dépasser son maître en attaquant le monstre, ce qui était jusqu’alors impossible. En pénétrant par ruse dans la ville d’acier, l’initié s’aperçoit qu’elle a la forme d’un labyrinthe. On ne peut y circuler normalement puisqu’à tout instant doit être utilisé un mot de passe, symbole du fil d’Ariane. Selon la tradition, Marcel Bruckmann s’est dépouillé de sa personnalité en changeant de nom pour être engagé comme ouvrier. Mais sa valeur le signale à l’attention de ses supérieurs. Il progresse vers son but : le centre de la ville. Pour y parvenir, il est obligé de sacrifier son « double », un orphelin et comme lui supérieurement intelligent. Le petit Karl meurt asphyxié… Non pas que Bruckmann n’ait rien fait pour le sauver, mais la mort l’a pris de vitesse. Grâce à sa longue patience (vertu initiatique), Bruckmann franchit toutes les portes qui mènent à la « Caverne du Dragon », repaire de Schultze. Avant de franchir la porte principale A (lettre importante) l’ingénieur doit subir un dernier examen devant deux examinateurs : ne serait-ce pas un motif directement emprunté à la franc-maçonnerie ? Un autre stage l’attend, une mise à l’épreuve qui curieusement se déroule dans une sorte de prison. C’est le cercle qui se resserre autour de lui en annonçant la prison mortelle finale. Parvenu au Secret, Schultze détient une arme extraordinaire qui peut tout détruire telle une bombe atomique ; Bruckmann doit mourir puisqu’un simple mortel ne peut connaître le Sacré. Le Dragon sera lui aussi tué par sa propre invention diabolique grâce au hasard, lequel comme on le sait est toujours du côté des initiés. Enfin c’est la quête du secret suprême où aucune référence n’est faite au voyage ou à la lutte. Elle a pour nom : initiation supérieure ou troisième degré. Elle n’apparaît que dans très peu de romans de Jules Verne.

    « L’île mystérieuse » en est le prototype. Sans doute le romancier a-t-il voulu nous laisser un message pour nous faire comprendre que le symbolisme initiatique de son œuvre y avait été consciemment inscrit. Comment comprendre alors qu’il ait écrit en trois volumes (« Les Enfants du capitaine Grant », « Vingt Mille Lieues sous les mers » et « L’île mystérieuse ») le déroulement d’une même histoire auquel correspond l’exact cheminement par étapes d’un initié : dans « Les Enfants du capitaine Grant » : Robert Grant trouve un père spirituel dans son voyage pour retrouver son vrai père. Après une série d’épreuves, il accède au statut d’homme. Initiation au premier degré par excellence. Dans « Vingt Mille Lieues sous les mers », Aronnax avalé par le monstre touche au sacré et parvient à échapper à l’attirance étouffante de ce dernier. Nemo au contraire veut aller plus loin : il atteint la cible monstrueuse. Deux initiations : Aronnax étant un initié du premier degré tandis que Nemo est l’initié héroïque. Dans « L’île mystérieuse » : Harbert subit une initiation du premier degré sous la direction d’un initié héroïque, Cyrus Smith. Ce dernier cherche à atteindre le secret d’une l’île, le Sacré. Il le trouve en la personne de Nemo qui dans ce roman a atteint le niveau où il est assimilé aux puissances divines. Les trois degrés d’initiation y sont donc représentés. Comme on peut s’en rendre compte ces romans sont la reproduction d’une suite, logique au niveau de l’intrigue, des trois degrés d’initiation et de leur transmission par une « chaîne » père-fils ou maître-disciple. Si l’on s’en tient au personnage de Nemo dans « L’île mystérieuse » où il est arrivé au stade d’initié supérieur, on note une évolution puisqu’il est à la fin assimilé à la Divinité elle-même. Si dans le premier roman (« Vingt Mille Lieues sous les mers »), on le voyait user de façon dangereuse des pouvoirs qu’il avait acquis, sa retraite, la solitude, l’aide qu’il apporte aux naufragés, le remettent sur le droit chemin. On peut par conséquent le considérer comme un maître d’initiation, qui seul peut conférer ses pouvoirs à un autre élu. Il les transmettra en effet à Cyrus Smith. Néanmoins quelques-uns de ses secrets exceptionnels et son Nautilus disparaîtront en même temps que lui : monstres trop dangereux pour être laissés entre les mains des hommes. Dans les rituels, le lieu sacré doit être détruit : l’île hors de toute atteinte sera mise au rang des lieux éphémères puisqu’elle disparaîtra après la révélation. Les initiés pourtant inanimés seront recueillis après le désastre par un navire. Nemo quant à lui sera à la base de ce sauvetage, étant à la fois une providence et une puissance tutélaire même au-delà de la mort.

    Jules Verne « constructeur » de romans initiatiques ne manifesterait-il pas une sorte de méfiance à l’égard de l’initiation elle-même ? Il est permis de se poser la question si l’on considère que ses héros ne peuvent jamais aller totalement jusqu’au bout du grand point « final », une transmutation. Nemo par exemple n’aboutit qu’à l’anéantissement total…

    Source : recherche et documents personnels. Avril 2009

     

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  • ALIEN, LE 8 ème PASSAGER

     

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    Alien (auparavant traduit par Alien, Le huitième passager), est un film britannique réalisé par Ridley Scott, sorti en 1979. C'est le premier film de la saga d'Alien. L'accroche du film est « Dans l'espace, personne ne vous entend(ra) crier ».

     

    -L'histoire du film-

     

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     Le Nostromo, vaisseau de commerce emportant un équipage de sept personnes, fait route vers la Terre chargé d'une cargaison de minerais. À la moitié du voyage, il doit interrompre sa course pour répondre à un mystérieux message provenant d'une planète inexplorée. Après un atterrissage périlleux, l'équipage découvre les restes d'un gigantesque vaisseau extraterrestre dont l'unique passager, le pilote, semble avoir été tué dans d'étranges circonstances.

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    Explorant plus avant les soutes du vaisseau, l'un des membres de l'équipe, Kane, découvre une sorte de caverne remplie d'œoeufs et, voulant en inspecter un, se fait agresser par la créature arachnéenne qu'il contenait. Cette créature s'agrippe au visage de Kane qui est ramené inanimé au Nostromo de toute urgence… Une fois revenu à bord, il est placé en quarantaine avec le parasite toujours accroché à son visage : heureusement, au bout de quelques heures, ce dernier se détache et Kane revient à lui. Mais lors du repas qui suit son rétablissement, Kane est soudainement pris de convulsions violentes et sa cage thoracique explose, libérant un monstre qui menacera tout l'équipage... Tour à tour, les membres seront tués. Jusqu'au dernier ?

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    -Anecdote autour du film-

    L'ordinateur du Nostromo est dénommé Maman (Mother en version anglophone). Un certain nombre de matériaux graphiques de H.R. Giger utilisés dans ce film sont des recyclages du projet avorté de Dune par Alexandro Jodorowsky. Nostromo est le nom d'un chef-d'œuvre de Joseph Conrad. La maquette utilisée pour filmer le vaisseau lorsque celui-ci se déplace dans l'espace mesurait plus de 2m40 de long. Quant aux décors intérieurs, ils furent réalisés aux studios Shepperton. Ce film reprend les grandes lignes de Terrore nello spazio (1965) de Mario Bava. L'idée du film repose sur Dark Star, premier film de John Carpenter, qui est son projet de fin d'étude. Le co-scénariste et acteur de ce film, Dan O'Bannon, participera quelques années plus tard à la rédaction du scénario d'Alien. À noter que le principe même du film repose sur une légende antique, celle du Minotaure.

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    Le personnage de Ripley était un homme à l'origine. Meryl Streep avait été approchée pour interpréter Ripley. C'est Veronica Cartwright qui devait interpréter le rôle de Ripley à l'origine mais c'est Sigourney Weaver qui fut finalement retenue par les producteurs car son physique était plus androgyne. Un lien inattendu et discret a été créé par Arthur C. Clarke entre Alien et 2010. Le lecteur curieux le trouvera au Chapitre III-18, Le sauvetage. C'est l'artiste d'origine suisse H.R. Giger qui a réalisé seul le design de la créature, considérée aujourd'hui comme une oeuvre d'art. La maquette a été conçue avec de vrais ossements assemblés à de la plasticine sur des tuyaux et des pièces de moteur. C'est ce qu'il appelle la biomécanique. Il n'est pas crédité au générique. En psychanalyse, on peut identifier l'Alien au ça (la pulsion animale) et l'ordinateur — Maman — au surmoi (l'interdit, la loi). Le Nostromo, tiraillé entre les deux, mais les englobant tous à la fois, représenterait peut-être le moi. Une version Director's Cut est sortie au cinéma en 2003 (puis en DVD). Elle ne présente que de légères différences avec l’œuvre originelle : certains plans ont été élagués afin d’améliorer le rythme. Par ailleurs, deux scènes ont été ajoutées : une dispute entre Lambert et Ripley et la découverte du capitaine Dallas enfermé dans un cocon. Dans la version Director's Cut, on apprend que Ridley Scott souhaitait que les acteurs ne soient pas au courant de ce qui allait se passer lorsque l'Alien sort du ventre de Kane (excepté pour l'acteur qui interprête Kane). Il voulait voir sur leurs visages la stupeur et l'angoisse devant cette situation.

    -la créature-

    Alien9

    Le succès du film et de ceux qui suivront tient en grande partie à l'Alien, le monstre de la saga. Il est intéressant de noter qu'on le voit peu dans le premier opus ce qui le rend encore plus inquiétant et menaçant. Son système de reproduction et les différentes phases par lesquelles il passe, avant d'atteindre son « stade » adulte, sont un des points forts de la mythologie de la série : tout commence par des oeufs pondus par une reine desquels jaillissent des parasites arachnéens qui s'agrippent à la face d'un être passant à proximité. Ils pondent alors à l'intérieur du corps de la victime puis se détachent et après un court laps de temps, l'embryon implanté perfore violemment la cage thoracique de son hôte pour s'échapper. L'alien peut alors grandir à sa guise. Il est intéressant de noter que selon l'hôte qui l'a porté, l'alien aura une morphologie différente : humanoïde le plus souvent mais aussi animal comme dans Alien³ où le monstre, sorti d'un chien, marche à quatre pattes (il existe cependant deux versions de cette "naissance", voir l'article Alien³ pour plus de détail), dans Alien vs Predator à la fin du film, on voit un prédator mort soudain on voit son sang vert fluo gicler et un Mi-Alien Mi-Predator en sort.

    Alien8

     L'alien a un physique très particulier qui, sur de nombreux points, possède un aspect phallique : son crâne allongé tout d'abord puis sa « langue », organe massif et puissant, avec lequel il perfore le corps de ses victimes et au bout duquel se situe une seconde bouche et enfin une longue queue dont il se sert de l’extrémité acérée comme d'une lance. Son système de défense comprend une sorte de carapace épaisse ainsi qu'une particularité génétique efficace : son sang, extrêmement acide, ronge le métal et brûle l'épiderme de ceux qui l'attaquent, rendant ainsi toute blessure infligée dangereuse pour son auteur. Au fil des différents films, le monstre gardera à peu de choses près le même aspect. On notera cependant dans chaque épisode un alien particulier : une reine puissante et massive dans le second, un alien animal dans le troisième et un alien mi-homme mi-monstre dans le dernier épisode.

    -HR GIGER-

    Alien5

    Hans Ruedi (à l'origine Rudolf) Giger (né à Coire, Suisse le 5 février 1940) est un plasticien, graphiste, illustrateur, sculpteur et designer suisse. Il se passionne très jeune pour la création fantastique et surréaliste et entame des études d'architecture et de dessin industriel à Zurich. Après un emploi de décorateur d'intérieur, il devient artiste à temps plein et se lance dans le cinéma en réalisant divers courts métrages documentaires. Il continue parallèlement de dessiner ses étranges visions fantasmagoriques et cauchemardesques mêlant l'organique et la mécanique et signe des œuvres mutantes à la frontière des deux mondes. Cette nouvelle forme d'art sera nommée par lui-même la biomécanique. Giger était un ami personnel de Timothy Leary.

    Alien10

    Il existe un musée H.R. Giger dans le bourg médiéval de Gruyères en Suisse en face duquel un café est entièrement décoré de sculptures biomécaniques (sièges, bar, voûte).

    Alien11

    Le bar, visible à Gruyères, se trouve à côté du Muséum HR GIGER. L’'inauguration eu lieu en 2003 après 3 années d’'efforts de part la complexité des structures internes et diverses. Le plafond, d’'une hauteur de 5 m, donne l'’impression d'’espace et d’'être à l'’intérieur du vaisseau alien dans le 1er film (Alien, le 8 ème passager).

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    J'’y suis passé à deux reprises déjà et je ne m'’en lasse pas. Nous sommes toujours bien reçus à chaque fois par le responsable des lieux, personnage atypique et sympa, d'’ailleurs je lui ai demandé si il n’'était pas apparenter au maître tant je lui trouvais une ressemblance mais il m’'avoua que non. Toujours est-il qu'’à l’intérieur l’'atmosphère qui y règne est surréaliste ; la musique, l’'ambiance, les décors, bref il faut y aller pour s’'en rendre compte !

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    Vince, membre de l'équipe taverne.

    Ici l’'on peut voir la spécialité maison avec ou sans alcool, l’'alien coffee, servit sur un plateau en bois ou chaque instrument à sa place gravée ; il y a le café, les deux pots de double crème fraîche de Gruyères, l’'assiette de meringues et sa liqueur chartreuse verte (offerte ce jour-là) à base de plantes. L'’équipe s'’est régalée avant de reprendre la route vers la France.

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    L'équipe (une partie) devant le Muséum HR Giger.

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    Giger a participé également à la création de jeux vidéo avec Darkseed 1 et 2.

    Il est approché, en 1975, pour travailler sur le projet d'adaptation de Dune par Alejandro Jodorowsky pour lequel il conçoit l'’environnement des Harkonnen. Il y travaille jusqu’'en 1977, année où le projet est abandonné, les financiers s’'étant retirés — ses travaux conceptuels sont cependant visibles dans ses livres. Son travail ayant été remarqué, il est engagé pour créer la créature et le vaisseau étranger d’'Alien - Le huitième passager. Il partage l’'Oscar 1980 des effets spéciaux pour ce film. Les 2 premiers épisodes de la série Alien ont connu un grand succès au cinéma. Giger n’'a cependant pas été contacté pour aucun autre film après le premier. Dans Alien 3 ou Alien, la résurrection, sa conception originelle ne se retrouve d’'ailleurs pratiquement plus à l’'écran : les créatures n'y ont jamais été aussi “organiques”, oubliant quelque peu la “biomécanique” du premier film, pourtant concept novateur et fondamental. La participation de Giger à d’'autres films se limite à Poltergeist 2 (1984), sur lequel il ne parvint pas à imposer la démesure macabre conçue pour une scène d’'invocation spectrale. Il travailla aussi sur une créature dont le résultat à l'’écran laisse présager de ce que l’'artiste avait prévu, quoique fugitivement.

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    Même chose pour La Mutante (Species - 1995) où la fin du film lui a échappé, des images de synthèse, trop graphiques et “propres” prenant le dessus. Une entité matricielle et meurtrière, où le gore s’allie à ses obsessions ésotériques, a contribué au succès relatif du film. Giger s’est investi encore dans Death Star et Hellraiser in Space, produisant de nombreux dessins et peintures, finalement non portés à l’'écran. Le groupe Emerson, Lake & Palmer (ELP) lui commande la pochette de l'album Brain Salad Surgery en 1973. Il travaille aussi sur les pochettes de plusieurs autres disques comme l'album solo KooKoo de Deborah Harry (Blondie), Attahk de Magma, Pictures du groupe suisse Island et le poster accompagnant le Frankenchrist des Dead Kennedys. Il a aussi conçu le pied de micro pour Jonathan Davis chanteur du groupe KoRn. Ainsi qu'une pochette de disque pour le groupe de métal suisse Celtic Frost et une autre pour le groupe de Death Metal brittanique Carcass. En 1985, il conçoit la machine à faire la pluie dans le clip "Cloudbusting" de Kate Bush, où Donald Sutherland tient le rôle principal. C'est lui qui a crée les décors de scène du Mylenium Tour (1999-2000), la troisième tournée de la chanteuse française Mylène Farmer. Le décor était la statue de la déesse Isis.

    Aura2

    la taverne de l'étrange- 21 décembre 2007 (mise à jour le 8 avril 2013)

    Tyron

    http://pserve.club.fr/alien.html

    http://michalovski.free.fr/index.html

     


     

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