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L'affaire Varginha

 

Un engin extraterrestre s’est-il écrasé, en janvier 1996, près de la ville de Varginha, au Brésil ? A-t-il été récupéré en secret par l’armée avec ses occupants ? Si l’incident comporte encore bien des zones d’ombre, des témoignages réunis par divers enquêteurs alimentent cette thèse.

 

Bien qu’elle remonte à neuf ans, cette histoire ne cesse de s’enrichir d’année en année. Et le travail sur le terrain d’enquêteurs de plusieurs pays est venu quelque peu renforcer la crédibilité du dossier. L’un d’eux, le Dr Roger Leir, médecin californien bien connu des ufologues brésiliens, a réalisé sa propre enquête avec leur aide. Il en a tiré un ouvrage, publié en France sous le titre : Des Extraterrestres capturés à Varginha au Brésil.

 

 

 

Voici le film des évènements tels qu’il a pu être reconstitué :

 

Le soir du samedi 20 janvier 1996, une rumeur sur la découverte d’une étrange créature se répand dans Varginha. C’est l’été, et les nouvelles circulent vite dans cette ville prospère de 120 000 habitants de l’Etat de Minas Gerais. Dès le lendemain, l’avocat et ufologue Ubirajara Rodrigues recueille plusieurs témoignages. Les premiers lui paraissent fragiles. Il est alors appelé par un commerçant nommé Milton, dont l’une des employées connaît trois jeunes filles qui prétendent avoir aperçu un être étrange en traversant un terrain vague. Celui-ci les a effrayées au point qu’elles ont pris la fuite, croyant voir le Diable !

 

 

 

*** La vidéo officielle de 3mn15 ***

 

 

Voici ce qu’elles lui racontent :

 

Katia Xavier, âgée de 22 ans, est femme de ménage. Elle est accompagnée ce jour-là de ses deux amies plus jeunes, les sœurs Liliane da Silva, 16 ans, et Valquiria, 14 ans, qui l’ont aidée à préparer un déménagement. Ce samedi 20 janvier, vers 15h30, dans le quartier de Jardim Andere, toutes trois rentrent chez elles dans le quartier de Santana, situé juste au nord. Varginha est bâtie sur un terrain vallonné, et ces deux quartiers, situés dans la banlieue est, sont sur des collines séparées par un petit bois et des prés en contrebas. Les jeunes filles traversent un lotissement en friche lorsque soudain, elles remarquent un être très bizarre, accroupi au pied d’un mur. « Ce n’était ni un homme, ni un animal ; c’était quelque chose de différent », raconte Katia Xavier. La créature a la peau brune, d’aspect huileux, avec des membres « comme du caoutchouc ». Sa tête, très grosse, est surmontée par trois protubérance arrondies. Alors que les trois filles s’en approchent, la créature tourne la tête vers elles. Epouvantées par ses énormes yeux rouges, elles s’enfuient à toutes jambes. Liliane, la sœur aînée, qui reste un instant en arrière pour l’observer, a le sentiment qu’elle est intelligente et en état de détresse. Elles arrivent chez elles bouleversées et racontent leur aventure en pleurant à la mère des deux filles, Luisa da Silva. S’armant de courage, celle-ci va inspecter les lieux avec une voisine, mais l’être étrange a disparu. Il reste cependant de curieuses traces de pieds dans les herbes hautes, au pied du mur. L’avocat Ubirajara a été impressionné par la sincérité des trois filles, encore très émue lorsqu’il les a rencontrées. D’autres enquêteurs ont eu la même impression. Notamment Roger Leir, et surtout le psychiatre américain John Mack, spécialiste de l’épineux dossier des enlèvements, qui a pu lui aussi les interroger en juin 1996, à l’occasion d’un congrès ufologique au Brésil. Après leur avoir parlé, le Dr Mack a déclaré que, si elles étaient des simulatrices, il était prêt à déchirer ses diplômes de médecin ! Mais qu’est-il advenu de cet être étrange qui semble avoir disparu ? les enquêteurs vont le découvrir grâce à d’autres témoignages.

 

 

 

*** Les révélations d’une infirmière ***

 

Très vite, des rumeurs orientent l’enquête vers l’un des trois hôpitaux de la ville, l’hôpital Regional. Ubirajara Rodrigues réussit à parler à une infirmière qui, d’abord très réticente, lui raconte, sous couvert d’anonymat car elle est effrayée de ce qu’elle a vu. Le dimanche 21 janvier, il y eut une certaine agitation à l’hôpital. Des médecins sont venus, qui n’étaient pas de la ville, ainsi que la police militaire et des véhicules de l’armée. Une partie de l’hôpital était interdite d’accès, même au personnel. Le lendemain, l’infirmière fut convoquée avec d’autres employés dans le bureau du directeur qui leur ordonna de ne rien dire de ce qui s’était passé : « C’était juste un exercice d’entraînement pour les médecins et les militaires. » Il les mit en garde contre les questions qu’on pourrait leur poser, en particulier l’avocat Rodrigues. « Vous devez tout nier », conclut-il.

 

 

 

On ne va pas tarder à découvrir que les pompiers de Varginha ont joué un rôle dans cette affaire, grâce au renfort d’un autre enquêteur, Vitorio Pacaccini, au début de février. Il va se rendre à Très Coraçoes, à 27 km de Varginha, où il y a des attaches et va y contacter des amis. Grâce à eux, il ne tarde pas à rencontrer des témoins militaires, car c’est dans cette ville que se trouve l’ESA, l’école de sous-officiers le l’armée brésilienne, très impliquée dans l’affaire de Varginha. Selon un premier témoin, la brigade des pompiers de Varginha a reçu de nombreux appels, sans doute transmis par la police, dès le samedi 20 janvier de bonne heure, entre 7h et 8h, lui demandant de venir capturer ce que l’on suppose être un animal en liberté. Notons que les pompiers sont, comme en France, des militaires. Le chef de la brigade, le major Maciel, envoie une équipe de quatre hommes qui arrive sur les lieux vers 10h. Or, ce terrain est situé à côté de celui où les trois filles ont cru apercevoir un être étrange dans l’après-midi.

 

 

créature vu par les filles (3)- Capture de l'être (1)- fouille des soldats (2)

 

*** La route au-dessus du vallon ***

 

Les pompiers observent une créature en train de se déplacer avec peine sur l’autre versant d’un petit vallon boisé, au pied duquel passe une ligne de chemin de fer. Leur route est en surplomb, et il leur faut descendre une pente assez raide, puis traverser la voie ferrée, pour essayer de la capturer. Ils ont du mal à s’en approcher, car elle s’est cachée dans le bois. Mais finalement, elle se laisse faire. Les pompiers s’en emparent, non pas au moyen d’un filet comme on l’a cru, mais avec une longue canne munie d’une corde coulissante. Ils ont donné une description de la créature semblable à celle des jeunes filles, avec d’autres détails : elle a de grands pieds avec deux gros doigts en V. Après avoir été capturée, elle va émettre un son curieux, comme un bourdonnement d’abeilles. Une fois remontés sur la route, ils remettent la créature à des militaires qui attendent avec un camion. Ces derniers la placent dans une caisse recouverte d’une bâche, la chargent à bord de leur véhicule et s’en vont rapidement, retournant sans doute à leur base de l’ESA à Trè Coraçoes.

 

 

capture de la créature par l'armée

 

Selon un autre témoignage militaire, recueilli cette fois par Ubirajara, cet être aurait été maintenu en captivité à l’ESA pendant 24h, puis transféré en hélicoptère à Brasilia. De là, un avion-cargo militaire de l’US Air Force l’aurait embarqué pour les Etats-Unis. Cette information n’a pu cependant être recoupée. En revanche, l’étrange manège des pompiers a été observé par des ouvriers en train de construire une maison, à une centaine de mètres. L’un deux est un poseur de briques du nom de Henrique Jose de Souza. Et il y a eu au moins trois autres témoins qui passaient par là, et pour finir, les pompiers eux-mêmes ( la nouvelle équipe en place en 2003, mais informée des évènements ). Le Dr Leir raconte dans son livre qu’il a pu tous les rencontrer avec Ubirajara.

 

*** Un être capturé par la police ***

 

Vers 18h, toujours le 20 janvier, des témoins remarquent deux policiers en civil, en fait des agents de la police militaire patrouillant dans le quartier de Jardim Andere, occupés à arrêter et embarquer une étrange créature tapie dans un terrain en construction. Ce terrain étant situé à seulement deux pâtés de maison du lotissement des jeunes filles, il s’agissait sans doute du même être qui, blessé, n’avait pas pu aller bien loin. Les deux policiers l’ont transporté à l’hôpital Regional pour le faire soigner. Or, l’histoire prend ici un tour dramatique. L’un d’eux, le jeune Marco Eli Chereze, 23 ans, tombera mystérieusement malade quelques jours plus tard, et décèdera d’une infection foudroyante, le 15 février.

 

 

 

Outre le témoignage du Dr Cesario Lincoln Furtado, qui avait tenté en vain de le soigner, celui d’un membre de l’équipe médicale qui a dû opérer d’urgence la créature, le soir même à l’hôpital Regional, sous étroit contrôle militaire et dans le plus grand secret, est de première importance. Nous allons, bien sûr, y revenir. Les enquêteurs vont découvrir un autre épisode qui s’est déroulé dans le vallon boisé séparant les quartiers de Jardim Andere et de Santana, ce fameux samedi 20 janvier. En faisant son jogging, un avocat assiste à la capture de deux autres créatures par une patrouille militaire. Il a raconté aux enquêteurs qu’entre 13h30 et 14h, une patrouille de sept soldats en armes s’était déployée dans le vallon, sur le terrain découvert située à l’est du petit bois. Deux d’entre eux avaient des fusils automatiques, et les autres des armes de poing. Deux soldats portaient aussi des boîtes, ou valises, en aluminium. Après avoir inspecté, en vain, un petit bosquet d’arbres juste à côté de la voie ferrée, ils se sont dirigés vers le bois. Le témoin s’est éloigné, mais, une minute ou deux plus tard, il a entendu distinctement trois coups de feu. Très intrigué, il est revenu dans la rue surplombant le bois, où se trouvaient des soldats et un camion militaire en stationnement. Quatre soldats sont alors sortis du bois, portant deux grands sacs, dont l’un semblait contenir une créature vivante, lesquels ont été changés à bord du camion. Tout le monde est reparti en hâte, probablement vers la base de l’ESA, comme le camion précédent deux heures plus tôt.

 

 

 

Ainsi, nous disposons d’un scénario assez cohérent sur la découverte de plusieurs êtres, le même jour et dans le même quartier : un capturé par les pompiers le matin du 20 janvier ; deux par des militaires en début d’après-midi ; un autre vu par les jeunes filles dans l’après-midi, puis capturé, probablement, par les deux policiers le soir. Au total, pas moins de quatre créatures auraient été capturées ce jour-là dans ce coin de banlieue de Varginha ! Les informations fournies par les témoins se recoupent, en particulier sur la description de l’être. Il en est de même pour les témoignages sur des opérations qui vont suivre : transfert d’un être de l’hôpital Regional à l’hôpital Humanitas, qui y serait finalement décédé avant d’être évacué par un transport militaire.

 

*** Mort à l’hôpital Humanitas ***

 

Selon ces témoins militaires anonymes ( mais dont les récits ont été enregistrés sur vidéo ), un convoi de trois camions en provenance de Très Coraçoes est arrivé à l’hôpital Humanitas, le lundi 22, au soir. Des civils du quartier ont aussi remarqué ce manège inhabituel. A leur arrivée, il y avait déjà du monde rassemblé à l’entrée latérale. Les témoins disent avoir vu plusieurs médecins, des policiers militaires et deux agents des services secrets S-2 attroupés autour d’une boîte en bois posée sur deux chevalets, dans laquelle était placé le cadavre de l’une des créatures. Celle-ci a été embarquée à bord de l’un des camions, et le convoi est retourné à la base de l’ESA, à Très Coraçoes. De là, un nouveau convoi est reparti le lendemain, à 16h, cette fois en direction de la ville de Campinas, à 320km au sud, dans l’Etat de Sao Paulo, toujours avec trois camions. Leur destination était d’abord un camp militaire, sans doute l’école d’élèves officiers. Puis les êtres, vivants ou morts, auraient été livrés à un grand établissement universitaire, « Unicamp », réputé pour la recherche médicale et biologique. Selon un témoin, une autopsie aurait été effectuée à Campinas par un médecin légiste connu, le Dr Badan Palhares, qui niera publiquement toute participation.

 

 

L’histoire des enquêtes sur Varginha comporte un épisode franchement comique, celui des explications fournies par les militaires de l’ESA, aux journalistes britanniques venus tourner un documentaire en 1998 ( vidéo de la collection « Dossier OVNI » ). On y voit, entre autres, un officier expliquer une première fois que les gens ont sans doute vu, à l’hôpital Regional, un couple de nains dont la femme était enceinte, puis une seconde fois qu’il y avait un nain handicapé mental, au physique très particulier, dans le quartier de Jardim Andere. Pendant l’orage, il se serait blessé et réfugié dans le terrain vague, où il aurait effrayé les jeunes filles ! Cela fait beaucoup de nains. Quoi qu’il en soit, les principaux enquêteurs de l’affaire de Varginha furent étroitement surveillés, leurs téléphones mis sur écoute, menaces physiques à l’appui. Un témoin militaire de l’ESA a raconté que le seul fait de citer le nom de Pacaccini pouvait valoir dix jours de prison ! Les médias et la population brésiliennes ne seront pas dupes, au point de soutenir les enquêteurs et de suivre attentivement leurs conférences de presse.

 

 *** Un accident d’OVNI ? ***

 

Ces créatures étranges seraient-elles venues de l’espace ? Tournons-nous maintenant vers un autre épisode de l’histoire, celui de l’accident supposé d’un ovni, qui aurait eu lieu à proximité de la ville. Le premier témoignage fut recueilli par Ubirajara Rodrigues six jours seulement après l’incident. La scène se passe dans une ferme à 10 km à l’est de Varginha. Dans la nuit du vendredi au samedi 20 janvier, à exactement 1h14 du matin à sa pendulette électronique, Oralina de Freitas, 37 ans, est réveillé par le bruit du bétail, s’agitant et mugissant. Elle ouvre sa fenêtre et voit les animaux courir dans la prairie à cent mètres de là. Un objet volant étrange, en forme de cigare, les survole ! Il n’y a pas de lune, mais l’engin émet une faible lueur. Oralina appelle son mari, Eurico, 40 ans qui se précipite à la fenêtre : « Mon Dieu, s’écrie-t-il, il y a un sous-marin au dessus de la prairie ! »

Les deux fermiers remarquent que l’appareil semble en difficulté, se déplaçant lentement, avec une sorte de roulis, à seulement cinq ou six mètres au-dessus du sol. Il semble silencieux- mais il est peut-être couvert par le bruit des animaux- et il est plutôt petit, de taille comparable à un minibus. Une grosse déchirure est visible sur le côté, d’où s’échappe de la fumée, ou de la vapeur. A l’arrière semblent flotter des sortes de débris qui s’effilochent. L’engin est si lent qu’ils peuvent l’observer pendant ¾ d’heures, avant de le voir disparaître derrière une colline à environ 700m de là, en direction de Varginha. Est-il allé s’écraser dans les environs ? leur témoignage est renforcé par un autre témoin, celui d’un étudiant, Hildo Lucio Galdino, qui habite dans une chambre non loin de la ferme. Sa chambre est au rez-de-chaussée et, lorsqu’il ouvre sa fenêtre, ce matin-là peu après 8h, il a un choc en découvrant un être bizarre, accroupi près de l’entrée. Il l’interpelle mais celui-ci prend la fuite aussitôt. Hildo en a fait une description semblable à celle des autres témoins. Neuf mois après l’incident de Varginha, un commerçant du nom de Carlos de Souza se fait connaître comme témoin direct du crash d’un ovni. Il dit avoir gardé longtemps le silence car on l’aurait intimidé. Son témoignage est très intéressant, mais il donne initialement une autre date pour son observation, le 13 janvier. Cependant, après discussion avec les enquêteurs, il admet que cela aurait pu se passer le 20 janvier. Carlos, roule, vers 8h du matin, sur la route allant à Belo Horizonte, près du croisement avec la route reliant Varginha à l’ouest et Très Coraçoes à l’est, lorsqu’il entend un curieux vrombissement qui attire son attention. Il s’arrête et aperçoit dans le ciel un engin bizarre en forme de cigare, qui vole lentement, à environ 60 à 80 km/h, à environ 30m d’altitude, à l’ouest de la route. Il estime sa longueur de 9 à 12m et sa hauteur de 4 à 5m. L’engin semble en difficulté, avec un grand trou vers l’avant, prolongé par une fissure sur le côté d’où s’échappe une fumée blanche. Carlos de Souza, très excité, parvient à suivre l’engin pendant 16 km. Il le voit se diriger vers des collines, puis plonger brutalement derrière l’une d’elles. Supposant qu’il s’est écrasé là, il parvient à s’en approcher par une petite route de terre, et atteint, à pied, le haut de la colline, 20mn plus tard. Là, il est stupéfait de découvrir, non seulement l’engin écrasé en contrebas, mais toute une équipe de militaires, déjà sur place, affairée à récolter de nombreux débris ! Il s’approche discrètement et commence à ramasser l’un d’eux, mais est remarqué par un soldat qui lui ordonne sans ménagement de quitter les lieux. Très choqué, Carlos décide de rentrer chez lui. En route, il s’arrête dans un café pendant plus de deux heures pour réfléchir et reprendre ses esprits.

 

 

 

C’est alors qu’il est rejoint par des agents en civil qui lui font savoir qu’ils connaissent son identité ( sans doute par sa voiture ), et qu’il ne doit pas raconter ce qu’il a vu sous peine de gros ennuis. Pendant neuf mois, il n’en parlera qu’à sa femme et à deux de ses amis, mais un article de Claudier Covo, dans un journal de Sao Paulo, va le décider à parler. Covo le convainc de se rendre à Varginha, où ils vont visiter le lieu supposé du crash avec Ubirajara. Mais ils ne trouvent aucune trace, hormis un terrain qui semble avoir été fraîchement semé de gazon. Une précision importante : ce terrain est proche de la ferme d’Oralina et Eurico de Freitas et il n’est qu’à 11 km de Très Coraçoes. Le témoin s’est-il trompé de date ? S’il a assisté au crash le 20 janvier, son témoignage peut coller avec les autres, bien qu’il ne laisse pas beaucoup de temps à ces êtres mystérieux pour franchir les quelques kilomètres les séparant de la banlieue est de Varginha, surtout si l’un d’eux présente une fracture ouverte à la jambe, comme on va le voir plus loin ! Mais il y a peut-être une autre explication. D’autres témoins avaient vu un ovni du côté de la Rivière Verte, une zone boisée plus proche de Varginha. On peut imaginer que l’engin, avant de s’écraser, ait pu déposer des êtres à cet endroit. Sans doute s’est-il passé bien des choses entre 1h et 8h du matin. En l’occurrence, on a aussi le témoignage d’un fermier qui prétend avoir tué l’un de ces êtres à coup de fusil !

 

*** l’histoire se complique…***

 

Le mystère de Varginha va encore s’épaissir, avec de nouveaux témoignages sur des êtres aperçus au cours des mois suivants. Cette fois, on se perd en conjonctures. Le soir du 21 avril 1996, trois mois après l’incident, un repas d’anniversaire a lieu au restaurant du zoo de Varginha. Vers 21h, Terezinha Clepf quitte la salle pour fumer une cigarette dans la véranda bordée par un épais fourré. Elle éprouve alors le choc de sa vie à la vue d’un étrange visage qui semble l’observer, à seulement quelques mètres. Elle ne distingue que sa tête, mais la description qu’elle en fera correspond bien à celle des êtres de Varginha. A un détail près : celui-ci porte une sorte de casque ! Lorsqu’elle revient avec son mari qu’elle s’est empressée d’aller chercher, l’être a disparu. S’agissait-il d’un survivant du crash ? Un autre témoignage le laisse supposer, celui de la directrice du zoo, madame Lelia Cabral qui, durant cette période, a constaté la mort inexpliquée de cinq animaux. Et ce n’est pas fini. Un étudiant en biologie de 21 ans, Ildo Lucio Gordino, prétend avoir aperçu un être au bord de la route allant de Varginha à Très Coraçoes, le mercredi 15 mai 1996, vers 19h 30. Au moment de ralentir dans un virage, il remarque un étrange animal et rallume ses feux de route pour mieux voir. La créature se tourne alors vers lui et protège aussitôt ses grands yeux rouges avant de se précipiter dans les fourrés…

 

*** D’importants témoignages médicaux ***

 

L’affaire de Varginha présente trois aspects médicaux importants : l’opération d’urgence d’un être blessé à l’hôpital Regional, le soir du samedi 20 janvier ; la mort brutale du policier Eli Chereze après la capture d’un être dans le quartier de Jardin Andere ( ces deux épisodes reposent sur des témoignages crédibles ) ; les rumeurs et dénégations concernant une autopsie effectuée à l’université de Campinas. Les enquêteurs ont recueilli plusieurs témoignages du personnel médical de l’hôpital Regional et de l’hôpital Humanitas. Le principal émane d’un médecin qui a révélé, anonymement, qu’il avait dû opérer d’urgence, à la demande et sous le contrôle des militaires, l’être blessé transporté le samedi soir à l’hôpital Regional. Ce témoin, qui a longtemps craint de voir son identité dévoilée publiquement, a finalement accepté de rencontrer le Dr Leir et Ubirajara Rodrigues en mars 2003 à Varginha. Il leur a raconté comment, le soir du 20 janvier 1996, il avait été requis par des militaires présents à l’hôpital pour opérer d’urgence une fracture multiple et ouverte à une jambe. Croyant tout d’abord qu’il s’agissait d’un soldat accidenté, quelle ne fut pas sa surprise de se trouver en présence d’une créature non humaine, dont le corps était déjà étendu sur la table d’opération. On lui doit une description de l’être la plus précise à ce jour, correspondant en tout point à celles des autres témoins. Enfin, après beaucoup d’hésitation, le médecin fit la révélation la plus extraordinaire : il aurait eu une sorte de communication très intense avec lui en le regardant dans les yeux, comme le raconte Roger Leir dans son livre. Cette confidence a relancé le débat sur la nature des aliens capturés à Varginha. Jusque là, on estimait qu’ils n’étaient pas de véritables astronautes extraterrestres dotés, en principe, de moyens sophistiqués, et non pas nus et sans défense. Or, selon ce médecin, dont le témoignage est à prendre avec réserve, le contact télépathique avec la créature fut d’un haut niveau spirituel.

 

*** La mort d’un jeune policier ***

 

 

 

Le fait le plus dramatique du « cas Varginha » fut le décès brutal, par infection généralisée, le 15 février 1996, de l’un des deux policiers qui avaient capturés la seconde créature dans la soirée du 20 janvier. Sa mort trois semaines seulement après l’événement laissait craindre une contamination lors de la capture. Les enquêteurs l’avaient assez vite appris par un témoin, mais le secret était de mise. Ubirajara Rodrigues réussit cependant à vérifier auprès de la mairie qu’un policier avait réellement trouvé la mort peu de temps après les faits. Il obtint même une copie du registre des décès, et par celui-ci, parvint à localiser la famille du garçon. Il s’agissait du caporal Marco Eli Chereze, alors âgé de 23 ans, faisant partie du service secret de la police militaire.

 

*** Une famille tenue à l’écart ***

 

Sa famille, qui ne fut pas autorisée à assister à l’enterrement, n’a quasiment rien appris sur les circonstances et la cause du décès du policier, lequel ne leur avait d’ailleurs fait aucune confidence. Lorsqu’il est tombé malade, ses proches- notamment sa sœur, Marta Antônia Tavares, qui se rendait le plus fréquemment à l’hôpital- eurent les pires difficultés pour rencontrer le médecin responsable du traitement et connaître la nature de sa maladie. Ils ont toutefois fait ouvrir une enquête par le commissariat local, afin de mettre en évidence d’éventuelles responsabilités médicales. Mais pas même le commissaire de police n’a pu obtenir la moindre information ni assister à l’autopsie. Tout cela a été confirmé au Dr Leir par la jeune veuve, jusque-là silencieuse. C’est seulement un an après l’événement de Varginha, le lundi 20 janvier 1997, que les choses commenceront à bouger. Ubirajara Rodrigues parviendra, en 2004, à obtenir un long entretien avec l’un des médecins qui avaient tenté de le sauver, le Dr Cesario Lincoln Furtado, à propos des circonstances médicales de sa mort. Par contre, rien ne filtrera sur la capture de la créature susceptible de l’avoir contaminé. Mais le récit du docteur renforcera néanmoins cette hypothèse.

 

*** Un étrange décès ***

 

Il ressort de son témoignage que le jeune policier, admis initialement à l’hôpital pour une infection apparemment bénigne, verra son état se dégrader en quelques jours, malgré des soins intensifs. L’analyse de sang révèlera la présence de granulations toxiques, augmentée d’une grave infection et de l’effondrement de ses défenses immunitaires. Pour le Dr Furtado et ses confrères, rien ne peut expliquer un décès aussi rapide chez un sujet jeune en aussi bonne santé. Selon lui, il s’agit d’ « une mort étrange et sans explication rationnelle ». Le premier témoin à avoir évoqué une autopsie qui aurait été réalisé secrètement dans des sous-sol sécurisés de l’université « Unicamp » de Campinas, est tout simplement le frère de Vitorio Pacaccini, étudiant en médecine dans ladite université. Il l’aurait appris de la bouche de son conseiller, citant le nom d’un médecin légiste réputé, le Dr Badan Palhares, connu, notamment, pour avoir autopsié et identifié le corps du tristement célèbre Dr Mengele, ancien tortionnaire nazi réfugié en Amérique du Sud.

 

 

 

*** Un débat à la télévision ***

 

D’autres témoignages recueillis à Campinas constitueraient autant de sources redondantes. L’une d’elles concerne un étudiant en droit présent à une conférence du Dr Palhares sur la médecine légale, à Campinas. Rappelant sa participation supposé à l’autopsie d’une créature capturée à Varginha, il avait interrogé le docteur qui lui opposa son devoir de réserve en suggérant de revenir lui poser la question dans une dizaine d’années ! Il se trouve justement que, cette année ( 2005 ), le Dr Badan Palhares a accepté d’en débattre longuement à la télévision avec Ubirajara Rodrigues, en niant avoir pratiqué un tel acte. Comme on le voit, l’affaire de Varginha n’en finit pas de connaître de nouveaux développements, et particulièrement le rôle qu’y auraient joué les Etats-Unis. Un officier de la force aérienne brésilienne, qui travaillait au contrôle du trafic aérien local ( le Cindacta ), prétend que, le 13 janvier, le NORAD avait fait état de la détection d’un ovni en trajectoire descendante dans l’atmosphère terrestre vers le Brésil. Un point de chute possible aurait même été localisé dans la région de Varginha, ce qui expliquerait la rapidité des interventions militaires. Remarquons que, si cette information est authentique, il s’agit bien de la date du 13 janvier et non du 20, à moins d’une histoire à épisodes, décidément plus complexe. Des témoins auraient également remarqué des allées et venues d’avions-cargos de l’US Air Force dans la région. Voilà que le mystère de Varginha s’épaissit encore !

 

 

le centre du NORAD

 

Aujourd’hui, les enquêteurs n’ont pas encore mis la main sur une preuve absolument irréfutable d’un crash d’ovni à Varginha, comme pourraient l’attester un débris ou un quelconque document militaire officiel.

 

La question reste donc ouverte, bientôt dix ans après l’incident…

 

***

 

 

Source : VSD hors série Paranormal- Juillet 2005

L’étrange affaire de Varginha par Gildas Bourdais

 

 


Samedi 15 Juillet 2006 à 15h30 dans Actualité 1990-20002 commentaire(s)