• 35° de latitude Nord : le parallèle du Para...normal !

     

     

    Que de mystères et de violences le long de ce cercle délimité par le 35° parallèle : à plus ou moins 3 degrés de part et d’autre de cette ligne imaginaire, vous serez surpris de pouvoir épingler son parcours d’autant de lieux de tragique mémoire ou de puissance intemporelle. Rien n’est anodin sur son chemin ; les évènements qui s’y déclenchent ont, de manière quasi générale, une vibration destructrice ou occulte (souvent les deux !). C’est un peu comme s’ils puisaient leurs forces dans un réservoir d’énergies colossales, dont les propriétés répondent à d’autres lois que celles scientifiquement admises.

     

    UN CERCLE MALEFIQUE ?

    Pour commencer, arrêtons-nous sur quelques-uns des endroits géographiques situés dans cette fameuse zone que certains estiment maudite. Du célébrissime triangle des Bermudes (4 millions de km2 à cheval entre 30° et 40° de latitude nord) aux îles de Malte, de crête et de Chypre (où le 35e parallèle arbore d’ailleurs un nom plutôt inquiétant, la « Ligne Attila » !), nous pourrions ainsi continuer longtemps cet énigmatique voyage autour du monde. Cette liste ne se veut donc pas exhaustive :

    ·       Faille de San Andreas : elle n’est plus à présenter ! S’étendant sur une large zone, ces ramifications complexes enserrent mortellement la région vitale de Los Angeles à San Francisco. Séismes ravageurs (le fameux Big One tant redouté) et menaces sur compte à rebours la caractérisent depuis longtemps. San Francisco : 37° de latitude nord.

     

    ·       Lisbonne : 26 janvier 1531, un 1er tremblement de terre fait des milliers de victimes. Le 1er novembre 1755, un second séisme plus un tsunami dévaste 85% de la ville et tue 50 000 personnes. Certains avanceront même le chiffre de 100 000… 38° de latitude nord.

     

    ·        Alger : cette extraordinaire ville « blanche », repaire de corsaires et chapitre sanglant de l’histoire de l’esclavage avant d’être celui d’une guerre colonialiste, est indissociable d’une violence meurtrière qui transcende les époques à… 36° 50’ de latitude nord.

     

    ·       Jérusalem : au croisement historique de 3 des plus importantes religions du monde, c’est un lieu tellement chargé, sur tout les plans, que de le savoir situé exactement sur cette ligne serpentine ne peut guère nous surprendre ! Les luttes de pouvoir sont inscrites dans ses ruines, aussi bien que dans son histoire unique… 35° 13’ de latitude nord.

                                                    

    ·       Téhéran : au cœur de l’empire défunt d’une civilisation grandiose et d’enjeux, aussi meurtriers aujourd’hui qu’ils l’étaient jadis. Entre tremblements, qu’ils soient de terre ou de guerre, le lieu est agité de soubresauts qui n’ont pas de fin… 35° 45’ de latitude nord.

     

    ·       Lhassa : qui ne connaît pas cette demeure mystique des Dalaï lamas sur ce « Toit du monde » (dans une large acception de termes) himalayen ? Lhassa, au Tibet que d’Arsonval qualifiait de « … patrie du Mystérieux, de l’impossible… » est à 32° de latitude nord.

     

    ·       Hiroshima : 6 août 1945, la ville nippone signera sa page noire dans le livre karmique de l’Humanité… 34° 22’ de latitude nord.

     

    LA LATITUDE OU L’ON PERD LE NORD !

     

    Mais catastrophes naturelles, luttes hégémoniques ou conflits meurtriers ne sont pas les seules perles noires semées par ce parallèle 35° décidément bien maléfique. Il y a aussi la kyrielle de disparitions qui suit sa trace tortueuse comme les pierres d’un Petit Poucet diabolique. Les disparitions ont toujours fasciné l’être humain ; sur terre ou sur mer, il en existe de tous les genres, à toutes les époques, répertoriées, attestées et… jamais résolues ! Du moins, même si certaines thèses ou explications intelligentes se distinguent du lot habituel des loufoqueries, n’a-t-on jamais retrouvé le (ou les) disparu (s). Par exemple, on a beaucoup parlé à l’époque de la disparition mystérieuse de Donald Crowhurst (10 juillet 1969), un des participants du « Golden Globe Challenge », la première course autour du monde en solitaire à l’initiative du journal britannique le Sunday Times en 1968. Les contradictions vont bon train et la disparition de ce navigateur pouvait indéniablement avoir des motifs personnels (la falsification de son itinéraire, notamment, sur le point d’être dévoilée à la presse !), sans s’embarrasser de cette brume énigmatique si chère au cœur des marins.

    Mais voilà, cette disparition présente trois aspects, eux aussi incontournables, qui troublent toute tentative de rationalisation pure et simple. Primo, le lieu où a été retrouvé le trimaran abandonné, visiblement pas du plein gré de son occupant malheureux. Secundo, au cours de ce mois de juillet 1969, pas moins de 140 embarcations (yachts, bateaux de pêche, etc.) totalement vides de leurs occupants envolés, marqueront les annales de la Mer d’un indélébile et inexplicable paraphe rouge ! Tertio, la découverte de journaux écrits de la main du navigateur, et au contenu pour le moins dérangeant.

     

    Ce mois de juillet 1969 s’illustrera par une succession de découvertes maritimes toutes plus énigmatiques les unes que les autres.

    4 juillet… le « Cotopaxi » est découvert vide navigant en gouvernail automatique. Même jour, le « Red Sun », le « Calliana » et le « San Pedro » seront trouvés sans occupants. Ils ne présentent aucune avarie et la météo est idéale…On ne retrouvera aucun débris, aucun message, pas de corps. Les embarcations de secours et les gilets de sauvetage sont en place.

    6 juillet…le « Vagabond » de William Wallin est vide. La « Rosa » vide… le « Nelson » vide de 14 membres d’équipage… trois navires de pêche avec leurs filets dérivants, vides tous les trois…

    8, 12 et 15 juillet, 16 embarcations découvertes dérivantes.

    Ainsi le mois de juillet 1969 se terminera avec plus de 140 découvertes de navires vides et dérivants… Pas un seul rescapé !

    Tout cela se passe au large des Açores, à 35° de latitude Nord !

     

    UN MANUSCRIT BIEN ETRANGE…

     

    Je ne m’attarderai pas sur les disparitions en série de juillet 1969, le lecteur trouvera abondance d’informations sur le sujet. Par contre, revenons sur le lieu de la disparition et sur les journaux intimes du navigateur. Ce qui frappa d’emblée les enquêteurs officiels et les journalistes du moment furent les coordonnées géodésiques où se trouvait le voilier abandonné, à savoir 33° 11’ de latitude nord, plus les lignes manuscrites de Crowhurst. Ces textes laissent tout le monde perplexe : les uns vont les considérer comme la preuve d’un homme ayant basculé dans une schizophrénie délirante et, finalement, suicidaire. D’autres, au contraire, vont y voir la marque d’un esprit, certes perturbé par des visions et des voix, mais qui n’est pas malade. Plutôt, il se serait trouvé, de toute évidence à un moment donné, en contact avec « quelque chose » de suffisamment déstabilisant pour le projeter hors de tout repère ! Force de nature inconnue, magnétisme particulier, rupture spatio-temporelle… les suppositions n’ont que la limite de l’imagination humaine, c’est-à-dire aucune ! Pour l’anecdote, voici un de ces passages, à priori non-déformé par les traductions et manipulations journalistiques successives :

     

    « … Maintenant, enfin, l’homme a tout ce dont il a besoin pour penser comme un être cosmique. Pour le moment, il doit être vrai que je suis le seul homme sur la Terre à comprendre ce que cela veut dire… ».

     

    LA SCIENCE DU… PARALLELE !

     

    Qu’en pensent les scientifiques ? Difficile à dire, vous vous en doutez. Ou le sujet fâche, ou on le rend digeste à grands coups de théories rationnelles. En passant, soulignons que le mouvement du pôle était déterminé, depuis 1899, par 5 observatoires spécialisés disséminés… sur le 35e parallèle Nord. Alors que conclure ? Les faits, troublants, nombreux, répétitifs, sont là. Sans tomber ni dans une naïve fascination du merveilleux, ni dans un rejet cartésien de principe, force est de leur accorder l’élémentaire curiosité respectueuse de l’observateur. Il existe incontestablement quelque chose d’important à comprendre autour de cet étrange 35ème parallèle. Quelque chose qui répond à des lois également scientifiques, même si leurs équations transcendent, voire contredisent, celles utilisées aujourd’hui par le consensus. D’Arsonval, ce génial scientifique hors-norme, d’ailleurs déjà cité plus haut, n’a-t-l pas lui-même écrit en 1881, ces mots pétris d’humble lucidité ?

     

    « Rappelez-vous que grâce à la science, l’impossibilité d’hier sera la banalité de demain… »

     

    Parfait pour une conclusion !

    *

    Article d’Odile Alleguede pour la revue « Le Monde de l’inconnu » N° 325 d’avril-mai 2007


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