• 30 juin 1908 - Un objet percute la Toungouska !

     

    30 JUIN 1908 : UN ETRANGE OBJET HEURTE LA TERRE


     

    On connaît la scène ; ce matin du 30 Juin 1908, la taïga sibérienne, dans la région des Toungousses, à 800 kilomètres au Nord-Ouest du lac Baïka, se mit à tressauter violemment. En même temps, une vive lumière éclate dans le ciel. Et une vague d’intense chaleur brûla les arbres de la taïga. Les rennes qui ne purent fuir assez vite périrent carbonisés. On raconte que des Toungousses crurent que c’était la fin du monde. Pendant plusieurs nuits, un vaste nuage de poussière circula dans le ciel. Ce nuage réfléchissait assez de lumière solaire, pour que les Londoniens puissent encore lire leur journal, dans les squares, passé minuit.


    Pendant des années, on discuta de la nature exacte de ce phénomène insolite. La vérité vient seulement d’apparaître, de manière à peu près irréfutable.

     

    Le premier scientifique à se rendre sur place fut le minéralogiste russe Léonide Koulik. Découvrant les arbres couchés en rond, autour d’une vaste zone désertique, Koulik comprit que le formidable ébranlement de la Toungouska n’avait pas été causé par une météorite. Aucun cratère, pas de fragments disséminés aux alentours. Rien, le sol plat, mais dénudé, sur lequel aucun végétal n’avait repoussé, 19 ans après le cataclysme. C’était cet aspect désolé et désert, qui avait persisté si longtemps qui intrigua le monde scientifique. Pour le russe Astapovitch astronome réputé, et pour le météorologiste anglais Francis Whippie, il ne faisait guère de doute le projectile de la Toungouska eût été un corps céleste peu dense, une comète par exemple. Cette hypothèse remonte à l’année 1962.

    On avait tout de même recueilli, dans la zone dénudée quelques menus morceaux d’oxyde de fer magnétique, appelé « magnétite », ainsi que des gouttelettes vitrifiées de roches.

    Pourquoi cette comète, ou cette minuscule météorite, n’avait-elle pas été aperçue par les astronomes de l’époque ? Parce qu’elle venait de la direction du Soleil, répondit le spécialiste russe des comètes et météorites : Vassilli Fessienkov. Alors, comète, météorite ? Personne ne s’y retrouvait plus. Chacune de ces hypothèses n’était que partiellement satisfaisante. D’autre part, avec la mise en circulation des compteurs de radioactivité, on s’était rendu compte que la zone détruite de la Toungouska était plus radioactive que les environs.

    Alexandre Kazantsiev qui était à la fois scientifique et romancier écrivit l’affaire de la taïga sibérienne à sa façon. Il supposa carrément qu’un vaisseau spatial venu de Mars avait explosé en vue de la Terre, et que son chargement nucléaire avait malencontreusement explosé au-dessus de la fameuse taïga. Le roman finit par devenir plus vraisemblable que toutes les hypothèses scientifiques.

    Finalement les russes de la jeune génération sont vraisemblablement convaincus que leur pays fut le premier et le seul à avoir reçu les visiteurs extraterrestres patrouillant à bord de vaisseaux propulsés par l’énergie nucléaire. Kazantsiev décrivit l’horrible mort des explorateurs arrivant sur les lieux de la mystérieuse explosion. Une mort à petit feu, comme celle des victimes d’Hiroshima. En fait, aujourd’hui, tous calculs faits et refaits, on est certain que ce matin-là, de l’été 1908, la Terre reçut bel et bien une visite extraterrestre : la visite d’une comète. Un chercheur de l’institut Weizmann, Ari Ben-Menahem a établi ce que fut la puissance explosive du projectile : 12,5 Mégatonnes.

    L’altitude de l’explosion : 8 kilomètres 500. L’explosion dégagea une chaleur de plusieurs millions de degrés. La combustion des arbres de l’épicentre contribua à étendre la zone du feu. A l’aide des vieux séismogrammes de l’époque, Ari Ben Ménahem a recréé tous les paramètres essentiels de l’explosion originale. Il les a comparés avec des explosions nucléaires expérimentales, ce qui correspond aux effets d’une explosion thermonucléaires de près 13 mégatonnes. En partant de là, on restitue une certaine physionomie à l’évènement. La comète qui fonce sur la Terre à la vitesse de 28 à 40 kilomètres à la seconde possède un noyau d’environ 40 mètres de diamètres.

    Il aurait fallu que le ciel fût parfaitement obscur pour que la comète du 30 juin 1908 devienne visible à l’œil nu. Mais le matin était déjà bien entamé, quand se produisit cette fantastique collision. Aux dernières nouvelles, les Russes confirment l’hypothèse de Ben-Menahem ; c’est ce que déclare maintenant une communication de l’expédition envoyée sur place par l’institut de Géophysique de Kiev.

     

    CLAUDE BURKEL- juillet 2009

     

     

  • Commentaires

    1
    turbo210
    Dimanche 31 Octobre 2010 à 10:56
    Bonjour,je fais aujourd'hui mon petit passage comme d'habitude, pour venir te souhaiter un bon Dimanche,et mettre mon ++5,et pour te dire aussi que Lundi et Mardi je ne pourrais pas passer,mes je mettrais ma note comme chaque jour.Car je reste fidèle aux ami(e)s,même si se n'est que du virtuel.Donc par avance je te souhaite une bonne journée pour demain et Mardi.Gros bisous.
    http://bettyboop206.boosterblog.com
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