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    LE MONSTRE DU LOCHNESS

     

     

    Dans le seul lac écossais qui ne gèle jamais car il serait réchauffé par une activité volcanique sous-marine et qui contient la plus grande réserve d'’eau douce de Grande-Bretagne, une créature mythique fait des apparitions remarquées et controversées depuis son légendaire contact avec saint Colomba en l’'an 505. Depuis le début du siècle, des tentatives d’'exploration du Loch, des témoignages anonymes se sont succédés, mais des canulars sont aussi venus salir l’'enthousiasme des chercheurs. De toutes ces décennies, on peut retenir un certain nombre de découvertes qui sont venues confirmer l’'existence de grands animaux inconnus dans les eaux froides de ce Loch écossais.

     

    Avec ses 7 milliards de m3, ce Loch renferme à lui seul la plus grande réserve d'’eau douce de Grande-Bretagne. Les derniers sondages ont fait apparaître des fosses à près de 320 mètres de profondeur dont l’'exploration est très difficile. De plus, la présence de particules de tourbe apportées des montagnes par de nombreux cours d’'eau rendent l’'eau opaque dès 15 m de profondeur. Nessie aurait donc pour alliés les éléments naturels qui l’'ont depuis toujours protégé des regards indiscrets. Si l’'exploration sous-marine est dangereuse, la présence de nageurs peut se révéler être un véritable danger pour eux. Ne dit-on pas que le Loch Ness ne « rend pas ses morts ». La faible teneur en oxygène au fond du Loch peut-être une raison pour laquelle les corps ne remontent pas. Cependant, si certains d'’entre eux sont remontés à la surface, intacts, d’'autres ont été repêchés mutilés de morsures bien trop grandes pour avoir été infligées par des poissons ou des animaux connus.

     

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    En 1934, les quatre photos du monstre prises par le docteur Robert Wilson firent le tour du monde mais se révélèrent être un canular. Elles écartèrent d’'autres observations particulièrement importantes qui eurent lieu dès le début des années 1930 et même avant. Richard Frank mentionne dans ses « Northern Memoirs » datant de 1658, une « île flottante » dans le Loch Ness.

     

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     Campbell of Islay écrivait en 1860 « que le Loch était plein de taureaux aquatiques ». La première observation qui dépassa vraiment le cadre local est celle des Mackay ; le 14 avril 1933, les époux Mackay observèrent au milieu du lac, depuis la rive nord-ouest, une « bête formidable s'’ébattant en soulevant des gerbes d’'écume ». Le 22 juillet 1933, Nessie fût aperçu sur la terre ferme par les époux Spicer qui racontait, « Une espèce de trompe d’'éléphant et un corps monumental ». En 1934, un témoignage important, sur la terre ferme, nous vient d’'Arthur Grant ;

     

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     le 5 janvier, cet étudiant en médecine rentrant d'’Inverness à Drumnadrochit faillit heurter avec sa mobylette un animal étrange avec « un long cou et de grands yeux ovales, avec une queue de deux mètres de long puissante et non pointue. La longueur était de cinq à sept mètres, il avait l’'air d’être un hybride, une sorte de croisement entre le plésiosaure et un représentant de la famille des phoques. Le corps s’épaississait vers la queue, la couleur était sombre, noir ou brun foncé ».

     

     Le Weekly Scotsman publia une photo prise le 29 juillet 1955 par P.A Macnab ; il s’'agit de l'’une des plus célèbres photographies du Monstre «  se déplaçant de gauche à droite en laissant un sillage ». On a pu recomposer l'’image et constater qu'’il y avaient trois parties immergées.

     

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    Tim Dinsdale

     

    C’'est en 1960 que Tim Dinsdale tourna le film représentant une preuve difficilement contestable. Il observa, le 23 avril 1960, un objet de forme ovale « qui soudain commença à bouger. Je vis un sillage s'’ouvrir à partir de son extrémité et je sus d’'un seul coup que je regardais l’'extraordinaire bosse dorsale de quelque énorme créature vivante ». Par la suite, en 1962, était fondé le « Loch Ness Investigation Bureau » chargé d’'organiser la surveillance méthodique du Loch. Durant les années qui suivirent, aucun document prouvant définitivement l’existence de grands animaux inconnus dans le Loch ne fut obtenu malgré 200 observations visuelles entre 1963 et 1972 !!!

     

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    Pour essayer de découvrir Nessie, on a bien entendu usé de tous les stratagèmes au cours des dernières décennies. On avait pensé vider le lac avec d'’énormes pompes, mais huit rivières et une quarantaine de torrents se déversent dans le Loch. Certains ont suggéré de tendre un grand filet sur toute la longueur du Loch. Les années 1960 apportèrent un plus : l’'électronique. Dès 1962, on utilisa des hydrophones ; en 1968, le professeur D.G Tucker testa un nouveau type de sonar et le 28 août leur appareil repéra deux objets oblongs d’'une vingtaine de mètres de long qui repassèrent à plusieurs reprises devant le rayon du sonar à une vitesse d'’environ 35km/h. L'’expérience du Colonel H.G Hasler est à ce titre intéressante : il sillonna le lac avec son voilier, et il aperçut des remous bizarres ainsi que trois bosses surgissant de l’'eau. En 1968 et 1969, deux sous-marins de poche conduits par Dan Taylor visitèrent les eaux profondes du lac. Les deux submersibles furent très utiles pour établir des cartes très précises du fond du Loch, relevant des tranchées et des cratères jusque-là ignorés.

     

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     A 170 mètres de profondeur, on enregistra l'’écho d'’un objet à 200m du submersible et, lorsque l’'appareil s'’approcha à moins de 100m de profondeur, la source de l’'écho disparut ! Dan Taylor dut avoir une sensation peu agréable lorsqu'’il sentit son navire bousculé si violemment qu'’il effectua une rotation de 180°. Dans les années 1970, le docteur Rines, grâce au sonar et à la réflexion des ondes acoustiques, devait détecter les objets photographiés ; Rines et toute son équipe de l'’Institut des Sciences Appliquées de Boston devait donc résoudre le mystère grâce à leur flash électronique. Dans la nuit du 7 au 8 août 1972, sur l’'écran du sonar, les membres de l'’équipe aperçurent des points qui représentaient des saumons s’'assemblant pour leur migration d'’automne mais qui peu à peu ne formaient plus qu’'un seul trait. A leur poursuite, deux formes apparurent, qui à l'origine n’'étaient qu’'un gros trait noir mais qui s’'épaissit peu à peu. A moins de quinze mètres en-dessous des deux embarcations un ou probablement deux Nessies fendaient les eaux noirâtres du Loch. Le film fut développé et on y trouva quatre photos avec des lignes vagues et quelque chose de solide. Les photos furent envoyées à la NASA ; deux images montrent une masse en forme de losange rattachée à une autre masse qui semble plus grosse. Les deux photos suivantes montrent un changement de position de cette « nageoire », ce qui permettrait de penser que l’'objet était animé. Les experts ont estimé que la longueur de l’'aileron mesurait entre 1,50m à 2,40m. Il s’'agirait donc d’une nageoire rhomboïdale n’'appartenant à aucune espèce connue. On aurait donc photographié un fragment du Monstre, levé un morceau du voile de la légende, mais insuffisant pour l’'équipe du docteur Rines qui récidiva dès 1973 et 1974 sans aucun résultat. 1975 est une date tout aussi importante que la précédente ; la caméra et le flash étaient fixés sur un lourd cadre métallique suspendu sous le bateau. Parmi les milliers d’'images jaunâtres, cinq d’'entres elles sont à retenir.

     

    La première et la dernière montrent le fond du bateau : il en résulte qu’'un basculement du lourds dispositif de 75 kilos se produisit car la caméra était dirigée horizontalement. L'’image N° 438 nous montre une partie d'’un corps cylindrique avec des petites excroissances laissant entrevoir ce qui pourrait être une tête, un cou et un corps. Sur l’'image 1069 apparaît le fond du bateau ; la caméra ayant repris sa position normale nous montre les images 1071 et 1072 qui nous présentent le portrait de Nessie selon certains, représenté par une masse arrondie avec une certaine symétrie bilatérale. A l’'étude des photos, on peut voir la tête de l’'animal avec la bouche ouverte et des tiges ou des tuyaux se dressant sur la tête.

     

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    *** Les Kurdes ont aussi leur Nessie. Selon l'agence de presse Anatolie, un canotier, du nom de Mugdat Avci, a vu une bête " ressemblant à un hippopotame avec un cou long de 2 mètres... Cette créature a posé sa tête sur mon canot. J'étais terrifié ", a indiqué Mugdat Avci qui travaille depuis 24 ans comme canotier sur ce plus grand lac du pays. "Cela fait 24 ans que j'y navigue, je n'ai jamais rien vu de pareil et inch'allah je ne le reverrai pas" , a dit le témoin qui assure que dans le passé il n'avait jamais cru les légendes sur l'existence d'un " monstre " dans ce lac." Ce n'est pas la première fois que l'on soupçonne Nessie d'avoir un cousin kurde. En 1990 une silhouette foncée au milieu du lac avait été aperçue par des témoins mais aucune image n'avait pu être saisie... Comme pour Nessie, le monstre est timide et fuit les photographes !!! *** 

     

    Ces clichés représentent-ils donc Nessie ? On ne peut être affirmatif ; on a pensé que les images pouvaient être celle d'’une souche d'’arbre immergée. On a bien sûr voulu interpréter cette photo où il semble que l’'on voit tout et rien à la fois. On ne peut pas, à la seule vue de ce cliché, être affirmatif comme l’'ont été certains. En tout état de cause, il y eut beaucoup de remous autour de ces photos surtout lors du baptême scientifique : le nom proposé fût Nessiteras rhombopteryx ( l’'animal du Ness à nageoire losangique ) et non comme l'’avait proposé dès 1965 Bernard Heuvelmans, Megalotaria longicollis ( le long-cou ). En octobre 1987, l'’opération Deepscan mit en scène une flottille de 23 bateaux armés de caméras et de sonars, alignés sur la largeur du lac durant 10 jours. L’'opération était menée par Adrian Shine et aurait trouvé des signes d'’une présence sub-aquatique. Le 13 octobre, un des participants déclara, après avoir capté un signal, qu'’il s’'agissait du « signal le plus fort et le plus clair jamais enregistré ».

     

    Le docteur Rines eut une observation avec l’'apparition d’'une forme mouvante au corps allongé. Un groupe de scientifiques de la Lowrance Electronics précisa que « pour provoquer un signal comme celui capté à 180 m sur le sonar de Shine, le poisson devrait être un véritable mastodonte. » Il faudrait peut-être se demander s'’il n'’y aurait pas plutôt deux espèces distinctes vivant dans le Loch. Les années 1990 apportent quelques témoignages intéressants : En 1992, il y eut une opération similaire à l’'opération Deepscan, le projet Urquart : il permit de repérer, le 28 juillet, le déplacement d’'une masse beaucoup plus importante et puissante que celles repérées jusque-là.

     

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    En juillet 1995, de mystérieux et « très profonds grognements » furent entendus à plusieurs reprises par les occupants du sous-marin d’'Alan Witfield.  En 1993, Edna Mc Innes et David Mackay observèrent un animal à long cou faisant des déplacements en cercle dans l’'eau, la créature nageant juste sous la surface. Les photographies prises sont malheureusement très peu significatives. Durant l’été 1995, des grognements et des gémissements seront perçus par des occupants du mini sous-marin d'Alan Witfield. Au mois de juin 1996, des vacanciers auraient aperçu de mystérieux mouvements en zig-zag pendant une durée de dix minutes. En août 1996, un pêcheur prit la photo d’'un sillage en l’'absence de tout bateau et son étude prouve qu'’il ne peut s'’agir d'’un poisson. Le 2 juillet 1997, alors que le bateau de plaisance Royal Scot sortait de l’'embouchure du canal à Fort Augustus et qu'’il effectuait un sondage par ultra-sons, il repéra deux grosses masses, ainsi que le 4 juillet à une profondeur de 120 m. Depuis le canular du docteur Wilson en 1934, on a pensé que Nessie pourrait être en réalité un poisson. En faveur de cette théorie, on peut avancer un mode de reproduction discret et surtout l’'explication de ses rarissimes apparitions en surface de préférence quand les eaux sont chaudes ce qui correspondrait au comportement d'’un poisson de fond. Pour le docteur Bernard Heuvelmans, il s'’agissait de l’'Otarie à Long Cou ou Megaloteria longicollis, un mammifère mettant bas dans l'’eau, ce qui expliquerait la rareté des observations faites sur la terre ferme. Selon les témoignages recueillis, la longueur de ces animaux se situerait entre 5 m pour les plus jeunes et 20 m pour les adultes.

     

    La tête ressemblerait à celle d'’un serpent, un peu ronde avec de petits yeux et une bouche entourée de ce qui pourrait être des moustaches. La piste du reptile est aussi très populaire mais on peut avancer à l’'encontre de cette thèse un certain nombre d’'arguments d'’ordre biologique : la température du Loch est trop basse pour que de tels animaux restent en permanence actifs ; de plus, les observations en surface sont, somme toute, très rares. Comment un reptile pourrait-il respirer sans faire surface souvent ou venir sur les berges afin d’'y pondre ses oeœufs ? Selon l’enquête effectuée par Steve Felthman sur environ 200 témoignages, il en ressort que nous n’'avons pas encore d'’image suffisamment globale de ces animaux pour en dresser une carte d'’identité précise. Selon Felthman, Nessie n’'aurait aucune raison de se montrer car, à environ 1,50 m de la surface, il y aurait une grande concentration de poissons. Les témoignages visuels, photographiques ou électroniques permettent sans aucun doute d’affirmer que l’'énigme du Monstre du Loch Ness n’'est pas une fable mais une véritable quête zoologique, mystérieuse, romantique et passionnelle qui connaîtra un jour un dénouement, qui souhaitons-le, nous laissera une petite part de mystère…

     

    Nessie, mythe où réalité ?

     

    La taverne de l’'étrange- 30 Janvier 2006

     

    http://www.lochness.co.uk/livecam/

    2 webcams en live, image rafraichie toute les 10s

     


     

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    Les reliques, vraies ou fausses, ont jalonné l’'histoire de la chrétienté. Une multitude de linceuls ayant soi-disant appartenues au Christ ont été exhibés lors d’'ostensions telles d'’authentiques reliques sacrées. Le linceul de Turin correspondrait au suaire dont se serait servi Joseph d’'Arimathie pour recouvrir le corps de Jésus lors de sa mise au tombeau. Le suaire de Turin, plus connu sous le nom de Saint Suaire est considéré par beaucoup comme étant authentique. La science moderne s'’est penchée sur la question et a tenté d’apporter des réponses à cette énigme qui passionne l'’opinion depuis des siècles.

     

     

    Voici son histoire : Ce linge sacré est conservé dans la cathédrale de Turin ( Italie ) depuis 1578 et n’est présenté à la foule que lors de rares cérémonies. Il est remarquable de noter que la dernière ostension autour du linceul a rassemblé plus de trois millions et demi de pèlerins durant trois jours ! Cet engouement populaire est la preuve que l’opinion publique considère cette relique comme authentique. Ce linge cristallise les passions religieuses et scientifiques car on y distingue une image en négatif qui serait celle du Christ. Il est évident qu'’une telle relique, si elle s’avérait être authentique, serait un témoignage quasi-historique de l’existence du Christ ; c’est pourquoi son authenticité est sujette à caution depuis déjà bien longtemps. Certains affirment qu’'il s’'agirait d'’un faux datant du Moyen Age, tandis que d’'autres estiment, preuves scientifiques à l’'appui, être en face du véritable linceul funéraire de Jésus. Avant de retracer l'’histoire mouvementée de cette relique, attardons-nous quelques instants sur un ouvrage médiéval datant du XII° siècle ; le codex Pray.

     

     

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    Il s’'agit du plus ancien texte conservé en langue hongroise. Il contient notamment des partitions musicales qui ont permis de le dater d’avant 1150. Dans cet ouvrage figurent plusieurs petites illustrations représentant des scènes de la Passion du Christ. Sur ces illustrations, ont remarque que le Christ décédé est représenté complètement nu, ce qui est rare dans la tradition funéraire juive, de plus, comme sur l’'image du linceul, les illustrations ne laissent apparaître que quatre doigts au lieu de cinq. Sur une autre illustration on reconnaît le Suaire en question, et le dessin figure quatre petits points qui correspondent à quatre petits trous existants sur la relique ; des trous consécutifs à un accident d'’encensoir. Il semble logique que l'’enlumineur de codex Pray ait été en contact avec le linceul, ainsi, la relique serait déjà antérieure à 1150 !

     

     

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     On sait que le linceul en question a disparu de Constantinople en 1204 pour réapparaître à Lirey en France en 1357. On sait que la quatrième croisade s’'est terminée par le sac de Constantinople par les croisés vénitiens et français. On sait également qu'’en 1237, le roi Saint Louis a acheté à l’'empereur d’'Orient une grande quantité de reliques dont une partie de suaire du Christ. Mais cette hypothèse peut-être remise en question car elle supposerait que le suaire disparaisse de Constantinople en 1204 pour y réapparaître en 1237 lors de la vente de reliques aux roi de France. Le morceau de suaire acquis dans le lot par Saint Louis serait donc vraisemblablement faux. La piste athénienne est sans doute la plus fiable ; on apprend par un certain Théodore Ange que le linceul en question se trouverait en Grèce. Certains historiens pensent qu’'un chevalier croisé, Othon de la Roche aurait dérobé le linceul à Constantinople en 1204, puis l’'aurait caché à Athènes avant de le rapatrier en France où, par le biais des mariages et des héritages, il serait passer en possession de la famille de Charny. Si cette famille a acquis la relique de façon illégale, on comprend mieux le fait que la présence du linceul soit passée sous silence pendant une longue période… En possession de Geoffroy 1er de Charny, noble influent, la relique est exposée lors de diverses ostensions ; c'’est à partir de ce moment que les contestations quant à son authenticité apparaissent. En effet, le suaire ne peut-être authentique car les Evangiles n’'en font pas mention. Les guerres et autres aléas de l’histoire vont alors ballotter le linceul de ville en ville ; en 1578, le suaire est à Turin d’'où il ne bougera plus jusqu’à nos jours.

     

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    C'’est justement à l’'occasion de la dernière ostension, en 1898, que des clichés révélèrent l'’image d’'un homme imprimée en positif sur le linceul. Les négatifs étaient plus précis encore et montraient l'’image d'’un homme, certainement celle du Christ ! Immédiatement, la controverse débute, certains développent la théorie de la falsification médiévale, tandis que d’'autres, partisans de l’'authenticité de la relique, tentent d’étayer leur point de vue à grand renfort de théories scientifiques. Les uns avancent l’'argument de la radioactivité, d’'autres celle de la vapographie…. En 1950 a lieu en Italie le premier congrès de sindonologie : la science du suaire. Mais les études menées n’'ont que les clichés pour support, il faut attendre 1969 pour qu’'une commission étudie dans le plus grand secret le vrai linceul. En 1976, une quarantaine de scientifiques se regroupe dans une association d’étude du Suaire de Turin. Les résultats de ces recherches semblent déboucher vers le verdict de l’'authenticité du linge. Il s’'agirait bien du linceul dans lequel le Christ aurait été porté au tombeau. Légué au Saint Siège en 1983, la vérité sur son origine est confié à des spécialistes par Sa Sainteté Jean Paul II qui encourage la science à authentifier la véritable origine de la relique. Récemment, le linge a subi une foule d’'études et d'’analyses scientifiques dans le but de montrer son origine véritable. Le tissu est d'’une matière et d’'une facture très rare en Occident, tandis qu'’on rencontre fréquemment ce type de tissu dans la Syrie antique. La facture des points est la même que celle que l’'on rencontre sur des tissus antiques fabriqués sur des métiers à tisser à quatre pédales tels ceux que l’'on pouvait rencontrer dans la Syrie de l’'antiquité. De plus le tissu est d'’excellente qualité et les chercheurs pensent que l’'on aurait pas utilisé un tel tissu pour envelopper n’'importe qui. De plus le linceul avait été acquis par Joseph d’'Arimathie que les Evangiles mentionnent comme quelqu'’un de fortuné. Le linge comprend des fibres de coton d’'une qualité que l’'on trouve au Moyen Orient, le métier à tissé utilisé pour le linceul aura servi à tisser des tissus de coton auparavant. Ces indications, si elles ne constituent pas des preuves formelles de l’'authenticité du linceul, montre que ce linge date de l'’Antiquité. Les poussières et les pollens présents sur le linceul proviennent majoritairement du bassin méditerranéen. De plus, on a relevé à l’'emplacement du nez et des pieds du linge des traces d’'aragonite, poudre de calcium qui viendrait des pierres utilisées dans la construction des villes méditerranéennes, et notamment de Jérusalem. Les détracteurs de l’'authenticité du suaire affirment que l’'image ne serait en fait qu’'une peinture, ils avancent comme preuve le fait que le linge comprennent des traces d’'éléments chimiques servant à la peinture. En fait, ces éléments proviennent des nombreux peintres qui ont été en contact avec la relique pour en faire des tableaux où des enluminures. La silhouette que l’on distingue sur le linceul est pleine de blessure et de marques qui font penser à des tâches de sang. Des chercheurs italiens ont confirmé qu’il s’agissait bien de sang, du groupe AB.

     

     

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     L'’image révèle un homme relativement jeune d’'une taille approchant les 1m80 ; la forme du nez et du front serait de type sémite, et sa coiffure aux cheveux longs et tressés rappelle les disciples de Moïse qui ne se coupaient pas les cheveux conformément aux vœoeux du naziréat. D'’autres détails plaident en faveur de l’'authenticité du linceul car il le confirment comme datant de l’'antiquité. Effectivement, le corps a été enseveli nu dans un linceul, coutume funéraire courante pour l’'époque dans cette partie du monde. Par contre, le corps ne semble ne pas avoir été nettoyé, détail étrange qui ne correspond pas à la tradition juive ; vraisemblablement, la mise au tombeau s'’est effectuée rapidement à cause de la proximité du shabbat qui interdit toute manipulation funéraire. Une autre hypothèse explique ce non lavement du corps ; la religion juive proscrit le nettoyage du corps d'’un homme mort de mort violente. Si le linceul est un faux réalisé à l’'époque médiévale, le faussaire devait maîtriser parfaitement les rites juifs antiques, ce qui est peu probable car le Moyen Age est une période parfaitement ignorante des coutumes de l’'Antiquité, censure ecclésiastique oblige. Sur le suaire, on distingue un net renflement à l’'emplacement des yeux du défunt, cette protubérance correspondrait à des pièces de monnaies qui auraient été posées sur les yeux afin de les fermer, tradition très répandue dans le Moyen Orient antique. La position du corps montre de façon très nette que le défunt a subit le supplice romain de la crucifixion, l'’homme du suaire a été crucifié à l’'aide de trois clous plantés dans les os à la manière des bourreaux romains. L’'abdomen semble enflé, comme celui de quelqu’'un mort par étouffement ; c’'est le sort qui attendait les crucifiés. Dans l’'Evangile selon Jean il est mentionné qu’'un soldat a violemment frappé le cadavre du Christ de sa lance, l'’image du suaire montre une plaie restée béante, donc produite après la mort puisqu’'elle n’a pas commencé son processus de cicatrisation. Le visage porte de nombreuses marques brunes occasionnées par la couronne d’épines.

     

    *** info 2005/08 ***

     

    ***Jésus serait mort...d'une embolie pulmonaire; la crucifixion engendre en effet 3 facteurs déclencheurs de thromboses: des traumatismes multiples, une immobilisation et une déshydratation. Jésus aurait succombé après qu'un vaisseau sanguin ait atteint ses poumons. Le fait que Jésus de Nazareth soit originaire d'une région ( galilée ), où les hommes présentent une forte prédisposition à développer des caillots sanguins... ***

     

     

     

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    Les genoux sont abîmés comme ceux de quelqu'’un qui aurait chuté de nombreuses fois sous un poids important, celui de la croix. L’'image du dos du cadavre montre des traces venant de deux côtés, le supplicié aurait été fouetté par deux tortionnaires certainement romains car il y a plus de quarante traces de coups et la loi juive limite le châtiment à quarante coups.… En conclusion, l’'analyse des liquides, du tissu et celui de l’'image démontre bien que ce linceul a recouvert un homme sémite du bassin méditerranéen ayant vécu dans l’'Antiquité et mort sur la croix ! Jusqu’'en 1988, les analyses scientifiques du Suaire de Turin semblaient accréditer la thèse de l’'authenticité de la relique.

     

     

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    Mais, coup de tonnerre, en 2000, la datation au carbone 14 des fibres du linceul jetaient un pavé dans la mare : le linceul daterait des années 1260-1390 ! Les partisans de la thèse du faux médiéval relancèrent la polémique. Les fragments du suaire analysés au carbone 14 correspondent à des régions abîmées et légèrement brûlées qui ont été soumises à plusieurs manipulations à travers les siècles, de plus les résultats de l’'analyse des trois morceaux ont été compilés en une seule fourchette large de 130 ans. Cette évaluation est controversée par les spécialistes de la datation eux-mêmes car il est très difficile de dater une étoffe ; dans certains cas, des erreurs de quatre cents ans se sont déjà produites. En effet, les tissus sont des matières facilement contaminables par l'’atmosphère ambiante et les manipulations. Une historienne affirme que comme la relique a été plusieurs fois restaurée, les fragments d’'étoffes étudiés pourraient effectivement dater du Moyen Age, ce qui n'’implique donc pas qu'’il s’'agisse d’'un faux. La quasi-totalité des études récentes effectuées sur le linceul, à l’'exception de celle au carbone 14 soumise à caution, semble pencher vers l’'accréditation de la thèse de l’'authenticité du linceul. L'’hypothèse du faux est presque improbable, il aurait fallu que le falsificateur soit un génie universel pour cumuler autant de connaissances relatives à l‘'époque, à la région et à la coutume. De plus, il aurait du lire le fameux codex Pray qui n’'existe qu'’en un seul exemplaire. Le Suaire de Turin est donc le linceul d'’un crucifié antique du Moyen Orient, qu'’il soit celui du Christ est une autre affaire. En comparant les autres reliques christiques, on constate une concordance entre elle concernant les stigmates de la Passion. La présomption qu’'il s'’agisse du vrai linceul du Christ est donc forte…

     

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    Le Christ vu par la Nasa d'après le linceul

     

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    La taverne de l’'étrange- 27 janvier 2006- (mise à jour 22/11/2012)

     


      

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  • Prémonition : des cas troublants…

     

     

    description ...sentiment inopiné plus où moins vague, qui annonce un évènement en dehors de toute déduction rationnelle..."

     

    Le naufrage du Titanic, l’'assassinat des frères Kennedy, le drame de la ville minière d’'Aberfan au pays de Galles : toutes ces catastrophes avaient été annoncées. Certains rêves prémonitoires stupéfient les hommes de science.

     

     

    David Booth est un employé de bureau de Cincinnati, dans l’'Ohio ; c’'est un américain modèle. Pourtant, lorsque le mois de mai 1979 se termine, sa vie est complètement perturbée : il ne peut plus s'’endormir sans faire un horrible cauchemar, toujours le même, si « vrai » qu'’il se réveille en tremblant et qu'’il a peur de se recoucher. Depuis le milieu du mois, toutes les nuits, il assiste, impuissant mais comme « en direct », à la même tragédie : son rêve l’'emporte près d’'un grand aéroport, non loin des pistes. Là, il admire les avions qui décollent. En voici un gros, aux couleurs américaines ; ses réacteurs hurlent, on dirait qu'’il a du mal à s’'arracher à la piste.

     

     

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    Dans son rêve, D. Booth entend le déchirement des moteurs poussés à fond et voit le gros porteur hésiter à prendre son envol, se cabrer et… retomber en s’'écrasant sur le sol. Le feu prend aussitôt : une immense gerbe de flammes lumineuses, couronnées d'’une épaisse fumée noire. L’'employé de bureau croit même sentir sur ses bras nus et sur son visage la chaleur dégagée par l'’incendie qu'’alimentent les réservoirs crevés. Et c’'est toujours à ce moment-là qu'’il se réveille…. Les premiers jours, David a gardé son cauchemar pour lui, puis il a consulté son psychiatre, qui s'’est montré intéressé. Il a même téléphoné aux autorités aériennes de l’'aéroport de Cincinnati, où son rêve a été suffisamment pris au sérieux pour que, aussitôt, une équipe tente de deviner, d’'après les détails fournis par la « vision », de quel aéroport il peut bien être question. La compagnie Américan Airlines renforce même ses mesures de sécurité. Que faire, sinon attendre ? Plus les jours passent et plus le cauchemar devient précis. « Ce n’'était pas comme dans un rêve, a expliqué David, j’'avais le sentiment d’'être là, entrain de regarder la scène comme si je regardais la télévision. » Le 26 mai, la nouvelle tombe brutalement sur les télescripteurs du monde entier : un DC-10 de l’'Américan Airlines vient de s’'écraser au sol, en décollant de l'’aéroport international de Chicago. Deux cent soixante-treize personnes ont péri carbonisées dans ce qui devient le plus terrible désastre aérien de l’'histoire américaine. En apprenant la nouvelle, les autorités de l’'aéroport de Cincinnati ont du mal à admettre l'’incroyable exactitude avec laquelle le drame de Chicago a reproduit le rêve de David. Il le faudra pourtant car le « rêveur » de mauvaise augure, son cauchemar a disparu le soir même. Cet exemple de prémonition, incontestable parce que noté et vérifié point par point par plusieurs témoins dignes de confiance, nous introduit dans le monde déroutant de ceux qui peuvent « dire » le futur. En 1979 toujours, à Philadelphie, Helen X est tirée d’un profond sommeil par des coups frappés contre sa porte, c’'est sa mère, qui habite à un pâté de maisons de là. Sans laisser le temps à sa fille de placer une parole, Mme X mère lui demande pourquoi elle a tenu à la réveiller, en venant frapper chez elle quelques minutes auparavant…. Surprise mutuelle ; chacune déclare à l’'autre qu’elle est sûre de ce qu’elle avance. La fille n'’a pas bougé depuis la veille ; la mère affirme avoir parlé à sa fille. Au même moment, une violente explosion secoue la rue, les deux femmes se précipitent à la fenêtre et constate qu'’à la place de l'’immeuble où habitait sa mère, il ne reste qu’'une façade béante !

     

     

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    L'’appartement de sa mère s’'est volatilisé. « Si elle avait été dans son lit à ce moment là, elle ne serait plus parmi nous ». constate un des pompiers. Helen, la fille, était-elle somnambule ? A-t-elle pressenti le danger qui menaçait sa mère ? Ou, au contraire, la mère a-t-elle « prévu » ce danger et s’'est-elle inconsciemment réfugiée chez sa fille ? Personne ne peut donner d’'explications satisfaisantes. Devant les innombrables preuves de prémonitions, la science officielle piétine. En 1979, cette fois en Espagne : un hôtelier fait un rêve pendant lequel une voix lui assure qu'’il ne verra pas la naissance de l’'enfant que sa femme attend dans quelques mois. Impressionné, mais réaliste, J. Castel décide de contracter une assurance sur la vie, très chère, mais qui laissera de quoi vivre à sa famille en cas de malheur. Quelques temps plus tard, une voiture lancée à toute allure percute le véhicule de l’'hôtelier, de manière complètement fortuite. Il meurt sur le coup et l’'assurance est obligée de payer la somme souscrite par J. Castel : pas moins de 50 millions de centimes. Les agents de l'’assureur ont beau retourner le problème sous toute ses faces, ils ne trouvent rien à redire. Ordinairement, une mort aussi rapide après une souscription cache une manoeœuvre frauduleuse. Là, rien, sinon la malchance et une terrible prémonition… Un autre cas de prémonition subie par la victime : celle d' Eryl Mai Jones, une petite Galloise de neuf ans. Le 20 Octobre 1966, en se réveillant, elle raconte à sa mère un rêve bizarre : elle était allée à l’'école, mais il n’y avait plus d’'école ! La scène se passe à Aberfan, une petite ville minière de l’'Est britannique. Le lendemain, un demi-million de tonnes de poussières de charbon dévalait sur la cité, engloutissant Eryl, son école et 139 de ses petits camarades…

     

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    Après ce désastre, le docteur John Barker, un psychiatre londonien, est frappé par le nombre de personnes qui prétendent avoir eu une prémonition de la catastrophe. Après enquête, il retiendra le témoignage de soixante d’'entre elles et fondera le Bureau anglais des prémonitions, dont il faut bien dire qu'’il n’'a guère eu l’occasion, jusqu’'à présent, de prouver son utilité. Sur la côte ouest des Etats-Unis, en Californie, un Bureau identique est déjà opérationnel. Son but : tenter de prévoir, en recueillant tous les rêves prémonitoires des Californiens, le tremblements de terre gigantesques que les scientifiques prédisent aux Californiens. L'’hypothèse de départ est simple : on espère que, dans les jours qui précèderont le drame, les sujets les plus sensibles verront leurs rêves perturbés. Le seul vrai problème est que l’'on ne saura si ça marche… qu'’après ! Le plus magnifique exemple de prémonition reste pourtant l’'aventure littéraire de Morgan Robertson,

     

     

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    Un écrivain sans grand génie mais tout à fait digne de passer à la postérité. En 1890, il publie un petit roman qui met en scène « le plus grand paquebot jamais construit par l’'homme ». C’'est le Titan, 70.000 tonnes, 2500 passagers et à peine 24 chaloupes de sauvetage, ce qui provoquera un drame puisque, dans ce roman, le géant des mers percute un iceberg en plein Atlantique et coule en emportant la plupart de ses passagers.

     

     

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    Le Titan faisait sa première traversée. Le 14 avril 1912, les 66.000 tonnes du Titanic, le plus grand paquebot de l'époque, s’'engloutissent au large de Terre-Neuve à environ 500 km de Brest en Bretagne. Un iceberg vient d'’éventrer la coque, il n’'y a qu’'une vingtaine de chaloupes à bord : sur les 2300 passagers, à peine 800 s'’en tireront. Le Titanic effectuait sa première liaison transatlantique…

     

     

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    morgan robertson

     

    Ironie du sort : on comptait parmi les victimes le fameux journaliste W.T Stead, qui avait conclu un article sur le livre de Robertson par ces mots : « C’'est exactement ce qui pourrait se passer si les grandes compagnies de paquebots persistent à ne pas prévoir assez de chaloupes pour tout le monde ! » Bien entendu, les sceptiques doutent des prémonitions en opposant celles qui se réalisent aux milliers d’'autres qui sont dépourvues de tout intérêt. En 1979, la Mind Science Foundation de San Antonio, dans le Texas, a entrepris de tester les capacités prémonitoires du public. C’'était à l‘'époque où la capsule Skylab venait d’'échapper au contrôle de la NASA et s’'apprêtait à retomber sur la Terre. Il s’'agissait de deviner où et quand elle pénètrerait à l'’intérieur de l’'atmosphère. Les résultats ont été plutôt décevants. Autre mauvais exemple de prémonitions : les prophéties historiques. Celles de Nostradamus sont célèbres.

     

    Esotériques à souhait, elles peuvent convenir à plusieurs épisodes de l’'histoire, sans se déjuger. En fait, elles ne sont valables qu'’après l’'événement. Avant, elles ne signifient rien ; ainsi, la célèbre tirade « Près d’'un port et de deux villes  se produisent des fléaux qui n’'auront jamais été vus auparavant  » s'’est successivement appliquée à plusieurs drames avant d’'être accolée à Hiroshima et Nagasaki. Une bonne prémonition doit être explicite avant ce qu’'elle annonce ? En 1952, alors qu’'elle priait à la cathédrale St Matthew de Washington, Jeanne Dixon est soudain victime d’une sorte d’hallucination.

     

     

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    jeanne dixon

     

    Devant ses yeux, une vue de la Maison-Blanche et quatre chiffres en surimpression : 1-9-6-0. Elle « voit » un jeune homme aux yeux bleus ; une voix lui dit qu'’il est démocrate, qu'’il sera président en 1960 et qu'’il mourra assassiné. C'’était John F. Kennedy ! De la même manière, en 1968, au cours d’'une Convention tenue à l'hôtel Ambassador de Los Angeles, elle annonce, en réponse à une question, que Robert Kennedy ne sera jamais président des Etats-Unis. « En entendant le nom de Robert Kennedy, a-t-elle racontée, j’'ai vu comme un rideau noir tomber entre la salle et moi. » Elle va jusqu'’à préciser qu'’il lui arrivera quelque chose, dans ce même hôtel. Une semaine plus tard, le frère du président assassiné était à son tour abattu à coups de revolver dans le hall de l’'hôtel. Même pour Jeanne Dixon, la plus célèbre voyante des Etats-Unis, les prémonitions ne sont pas toujours aussi spectaculairement vérifiées. On estime à 70% au grand maximum leur taux de réussite. Les sceptiques font d'’ailleurs remarquer que le flou artistique de la plupart des prédictions favorise, par la simple absence de précisions, ce taux élevé. On pourrait ainsi accumuler des milliers d'anecdotes. Sans répondre à la vraie question : est-il possible de voyager ainsi dans le futur, du moins par la pensée ? La science se borne à constater ces impossibles incursions hors des règles communément admises de l’'espace-temps. Elle ne les explique pas. Effet subtil, la prémonition échappe aux vérifications en laboratoire, ce qui empêche souvent de la prendre au sérieux. Et pourtant…. Derrière ces interrogations se cache peut-être un nouveau mode d’'appréhension des rapports de l’'homme avec son monde.

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    La taverne de l’'étrange- 20 Janvier 2006 (mise à jour 22/11/2012)

        

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    Une réalité ?

    Implants Extraterrestres

     

    Depuis 1995, une dizaine de personnes aux Etats-Unis ont subi une opération chirurgicale destinée à retirer de leur corps de minuscules et mystérieux « objets ». Le Dr Roger K. Leir, qui a pratiqué ces extractions pense avoir entre les mains les fruits d’une technologie non humaine. Au yeux de certains, ces objets seraient la preuve d’une intervention extraterrestre.

      

     

    Fonctionnaire dans le secteur de la défense aux Etats-Unis, Don entend des voix depuis des années. Un jour qu’il se plaint aussi de problèmes dentaires, on réalise une radiographie de sa mâchoire : on découvre alors un minuscule triangle métallique dans son maxillaire inférieur gauche. Depuis l’extraction de ce bout de métal, Don dit ne plus entendre les voix. Affaire classée ? Pas si l’on en croit le Dr Leir ! Car ce dernier a fait analyser, par différents laboratoires, des morceaux de métal extraits dans des circonstances sinon similaires, du moins aussi étrange. Et il en a conclu ceci :

     

    Une réalité ? 

     ces objets sont d’une nature mixte, biominérale; ils ont été manufacturés en vue d’être tolérés par un organisme pendant des années; ils ont été connectés au système nerveux de leurs hôtes; enfin, leur sophistication rendrait improbable une fabrication humaine. Le Dr Leir rapporte tout cela, ainsi que l’histoire de Don et sept autres cas semblables, dans Ovnis & Implants, publié en 1999. Il est spécialiste également en podologie et chirurgie du pied. En 1995, Derrel Sims, un enquêteur ufologue texan, lui soumet un cas assez particulier : une personne, qui pense avoir été enlevée par des E.T des années auparavant, présente à la radiographie un petit objet dans le pied.

     

    Une réalité ? 

     Leir accepte d’extirper l’objet ; mais il sait que des opérations de ce type ont déjà été effectuées et que, au contact de l’air, les objets retirés se sont désintégrés, liquéfiés ou vaporisés. Il met alors au point un protocole d’extraction qui prévoit notamment de recueillir un peu de sérum du patient afin d’y conserver l’objet mystérieux. C’est ainsi que, le 19 Août 1995, il ôte deux pièces métalliques du pied gauche de Patricia, 52 ans, et une de la main gauche de Peter, 47 ans. Suivront des extractions d’autres objets d’une épaule gauche, d’une jambe gauche, d’un maxillaire gauche…Toujours le côté gauche, celui du cœur. Entre 1995 et 2001, Leir procédera, en tout, à dix opérations de ce genre.

     

    Une réalité ? 

     Le 1er objet repéré dans le pied de Patricia a la forme d’un T de 5 mm de haut ; le second, cinq fois plus petit, a celle d’un pépin de melon. Quand le chirurgien touche l’un des objets de la pointe de son bistouri, Patricia  ressent une douleur intense. On procède donc à une injection supplémentaire de lidocaïne. Mais lorsque la lame touche de nouveau l’objet, elle continue à provoquer une douleur, très localisée. Leir finit par sortir le T : celui-ci est entouré d’une sorte de membrane gris foncé, qui brille…et résiste au scalpel. La même membrane enveloppe l’objet en forme de pépin, et le même « pépin de melon » sera extrait de la main de Peter.

     

    Une réalité ? 

    Le Dr Leir prélève sur les patients les tissus qui étaient accrochés à la membrane et les envoie au laboratoire sous la mention : « Parties molles dans l’environnement d’un corps étranger ». Les analyses font état de l’absence de réaction inflammatoire et notent la présence de cellules nerveuses- ce qui expliquerait la douleur ressentie au contact du bistouri. Quant à la membrane gris foncé, elle est constituée de trois protéines qui, séparément, sont normalement présentes dans le corps humain, mais qui n’y sont jamais assemblées entre elles. Et cet assemblage, ce composé poly-protéinique, résiste à une lame de scalpel ! De minuscules ouvertures permettent à la membrane de « s’amarrer » à l’objet qu’elle enveloppe. Au cours des dix opérations qu’il pratiquera, Leir extraira au total sept objets métalliques recouverts d’une membrane (toujours formée des mêmes constituants), deux objets non-métalliques et sans membrane, et un simple morceau de verre. S’il a accepté de pratiquer de telles extractions, c’est que le Dr Leir n’est pas hostile à l’ufologie ;

     

    Une réalité ? 

     son cousin est K. Ring, un psychologue connu pour ses travaux sur les expériences de mort imminente ( EMI ) ; il a notamment établi des rapprochements entre des récits d’EMI et des « témoignages » de personnes qui disaient avoir été enlevées par des extraterrestres. Leir a lui-même vécu une EMI et il s’intéresse aux Ovnis depuis que son père est rentré, un jour, à la maison avec un journal dont la une titrait : « L’Air Force récupère les débris d’un disque volant à Roswell ! ». Ses deux premiers patients, Patricia & Peter, auraient tous deux vécu des épisodes d’enlèvement ( abduction en anglais ) par des E.T…En 1969, alors qu’ils font du camping, Patricia, son mari et ses enfants auraient été réveillés par l’arrivée d’un ovni.

     

    Quelques instants plus tard, ils se seraient tous retrouvés en état de choc, sans le moindre souvenir de ce qui s’était passé entre-temps. Patricia aurait vécu une autre « rencontre rapprochée » l’année suivante. Quant à Peter, il raconte qu’une nuit de 1954, il avait 6 ans alors, des lumières l’auraient attiré hors de sa maison. Après avoir vu un ovni, il aurait ressenti une vive douleur à la main gauche. De tels souvenirs ne sont pas toujours considérés comme crédibles. Mais les objets récupérés dans le pied de Patricia et dans la main de Peter sont bien réels. A propos de ses patients, Le Dr Leir, en 1998, écrit ceci :

     

    « Certains ont un souvenir conscient de la façon dont ils pensent que l’objet est entré dans leur corps par contre chez d’autres, les objets ont été découverts par hasard ». L’une de ces personnes a eu un accident de voiture à la suite duquel on a fait une radio de son avant-bras, et le médecin lui a dit : « mon Dieu ! quand avez-vous été opéré de la main ? » Le patient a répondu : «  Je n’ai jamais été opéré ». Le médecin a alors insisté, lui montrant le cliché : « Vous l’avez certainement été puisque vous avez un dispositif de stabilisation des os, ici-même ».

     

    Le patient n’a pu que lui répéter qu’il n’avait jamais subi d’opération…Par la suite le Dr Leir collaborera avec l’écrivain Whitley Strieber en 1998 sur ces travaux dans le livre Confirmation. En février 1999, la chaîne NBC consacre une émission spéciale à une opération d’extraction ; au même moment, Leir sort un second ouvrage, The Aliens and the Scalpel.

     

    Une réalité ?

     Le Dr Leir & Bud Hopkins

     

    Cette médiatisation ruine ses chances de publier ses études dans une revue scientifique. La compétence médicale et l’honnêteté du docteur sont alors mises en cause. L’équivalent californien du conseil de l’ordre des médecins ressort une ancienne plainte portée contre lui… et lui interdit d’exercer sa profession pendant 3 ans ; cette suspension sera finalement annulée dès l’été 1999. En 2000, son livre The Aliens and the Scalpel ressort dans une édition augmentée : Alien Implants. En 2003, l’ouvrage est enfin publié en France, sous le titre Ovnis & Implants. A cette occasion, la prestigieuse Society for Scientific Exploration invite le Dr Leir à exposer ses travaux lors de son congrès annuel, qui se tient à Paris en 2003. Revirement de la communauté scientifique ?

     

    Comme le résume le Dr Jacques Costagliola, les cas exposés par le Dr Leir soulèvent de vraies questions : « Il n’y a pas de réaction inflammatoire autour du corps étranger, ni de rejet, ni d’enkystement. La présence de neurones dans le tissu cellulaire sous-cutané est aberrante. La combinaison de protéines constituant la membrane qui entoure les objets est unique en biologie. […] La membrane est dure et insécable, mais se transforme en gelée dans un liquide et devient parfois transparente. On ne trouve pas de cicatrice, de « porte d’entrée » de l’objet sur la peau des hôtes. Les objets sont faits dans des alliages très particuliers de métaux et métalloïdes ; certains sont magnétiques ou magnéto-conducteurs, et virent au vert fluorescent à la lumière noire ». A quoi ressemblent ces objets ?

     

    Il y a des pépins, des triangles, des microbilles, des T  ( ces derniers sont composés de plusieurs pièces microscopiques ), leur taille varie de 1 à 10 mm. Et de quoi sont-ils faits ? Trois sphères blanches non métalliques sont constituées de nombreux éléments atomiques ; placées dans le sérum du patient, elles prennent un aspect gélatineux ; à l’air libre, elles redeviennent rigides. Certains objets sont formés de composants évoquant ceux que l’on trouve dans les météorites. Le laboratoire New Mexico Tech propose une analogie avec les céramiques utilisées en dentisterie, mais Leir rejette cette hypothèse, puisque ces matériaux provoquent des réactions inflammatoires- or, ses patients ne présentaient aucune réaction de ce type. D’autres implants, transmis au laboratoire de Los Alamos, contiennent du fer, du calcium, de l’aluminium, du baryum, mais aussi de l’europium, du ruthénium, du samarium. Ces trois derniers éléments n’existent pas sur Terre à l’état individuel, juste en mélange dans des minerais, et leur extraction est délicate.

     

    L’observation au spectroscope fait apparaître des structures inclues dans les objets : tige, cœur…Certains implants créent un champ magnétique tant qu’ils sont dans le corps du patient mais ce magnétisme disparaît une fois qu’ils en ont été extraits. Bref, selon le Dr Leir, «  rien dans ces objets n’indique une technologie connue ». Quant aux patients, que sait-on d’eux ? D’abord, certains d’entre eux racontent avoir été mis en présences d’extraterrestres. Ensuite, les analyses biologiques montrent que leurs tissus, entre la peau et l’implant, ont été exposés à un rayonnement ultraviolet très localisé et très court. Et puis, leur peau marque une petite dépression au niveau de l’objet ; enfin, tous mangent exagérément salé, et tous ont eu des réactions anormales aux anesthésiques. A la lumière de tels éléments, le Dr Leir privilégie l’hypothèse d’une greffe bio-minérale qui utiliserait les constituants de l’hôte pour neutraliser son système immunitaire. « Nous pouvons dire que ce que nous avons là est la fumée qui signale le feu, confie-t-il lors d’une émission de radio.

     

    C’est peut-être la preuve physique qui indiquera que l’humanité a eu des interférences avec des extraterrestres. Quant aux motivations, la seule chose que nous puissions faire, de façon scientifique, est de proposer certaines théories. Elles devront être testées et démontrées dans les laboratoires. L’une de ces théories est qu’il s’agit de dispositifs permettant de suivre un individu, comme nous le faisons avec des animaux, ou de contrôler son comportement. » Le thème des implants reste l’un des plus controversés de l’ufologie moderne. Sans doute parce que le Dr Leir a commis l’erreur de l’aborder sur la place publique avant d’alerter la communauté scientifique…

     

     

    La taverne de l’étrange- 15 Janvier 2006 (mis à jour le 12/5/2017).

     

    le site officiel :

     

     http://www.alienscalpel.com/main.htm


     pour info :

     

    Une réalité ?

     

    Durant les années 1990, il aurait extrait des implants d'origine inconnue sur des personnes prétendant avoir été enlevées par des extraterrestres (abduction). Il a publié divers témoignages sur les implants extraterrestres et présenté ses travaux de recherche dans plusieurs pays. Il a été l'un des sept chercheurs américains choisis comme porte-parole à l'occasion de l'inauguration du Musée de l'Aéronautique et des OVNIS au Japon.

     

    Le Dr Roger K. Leir nous a quitté le 14 mars 2014...

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    JACK THE RIPPER

    jack

     

     

    " Un jour, les hommes me rendront hommage car je serai

    celui par qui le 20ème siècle est né " 

     

    Jack l’Eventreur

     

     

    sang

     

     

    Whitechapel, dans les quartiers industriels de Londres, le 9 Novembre 1888 à 10h45 du matin, John Bowyer, employé d’une agence immobilière, se rend à Miller’s Court afin de récupérer quelques loyers en retard. Arrivant au N° 13, il frappe à la porte de Mary Jane Kelly, une jeune prostituée. Son appel restant sans réponse, il décide d’interpeller la jeune femme par le petit carreau cassé donnant sur la cour. Après avoir poussé la veste faisant office de rideau, Bowyer s’approche puis observe l’intérieur de la pièce ; soudain, celui-ci reste paralysé face à son effroyable découverte. Devant lui, gisant sur son lit, Mary Kelly baigne dans le sang, le corps atrocement mutilé…Jack l’éventreur alias Jack The Ripper- venait à nouveau de frapper, et ce, pour la cinquième et dernière fois. Depuis ce meurtre, la police, la presse et de nombreux « ripperologues » n’ont pu définir l’identité exacte du tueur. Du coup, l’affaire du « boucher » de Whitechapel va bon train.

     

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    Le film avec Johnny Depp incarnant l'inspecteur Abberline dans le film "From Hell".

     

    De rebondissement en rebondissement, elle abreuve depuis plus d’un siècle le mythe de l’Eventreur sans jamais pour autant l’avoir élucidé. Tout commence le 31 Août 1888, avec le meurtre de Polly Nichols qui mit en émoi la population londonienne. Puis, suivront Annie Chapman le 8 Septembre, ainsi qu’ Elizabeth Stride et Catherine Eddowes le 30 Septembre et enfin Mary Kelly le 9 Novembre.

     

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    Le rapport entre ces cinq victimes tient uniquement en deux points : elles étaient toutes prostituées et vivaient à Whitechapel. Toutes les cinq ont également subi d’horribles mutilations, voire l’ablation et la disparition de certaines parties de leur corps. Une chose était donc sure : il s’agissait d’un seul et même homme…mais qui ? Depuis cette époque, l’affaire de l’Eventreur sut s’entretenir de délires. Ainsi, de nombreux essais et fictions ont suspecté le monstre d’être un druide, un magicien noir, un homme invisible, un voyageur temporel, un orang-outan (singe ), et même, un gorille ! La police, pour sa part, fit arrêter et interroger sur le vif différents suspects, suite à ces arrestations, d’éventuelles solutions furent invoquées. C’est ainsi que des médecins, internes, vétérinaires, avorteurs, et infirmières furent confondus en « docteur jack » et que des policiers, militaires, marins, fous, syphilitiques, mendiants et autres riches furent pressentis comme « l’assassin éventreur ».
     
    Sir Melville Macnaghten, directeur adjoint du Criminal Investigation Department de Scotland Yard en 1890 explique qu’en 1888, Scotland Yard soupçonnait trois inconnus : un jeune avocat raté du nom de Montague John Druitt retrouvé noyé dans la Tamise juste après le dernier meurtre, Aaron Kosminski (le coupable supposé, voir dernier article du 8/09/2014), coiffeur juif polonais interné dans un asile à cause d’hallucinations qui le poussaient à d’extrêmes comportements et à des violences sexuelles, et Michael Ostrog un repris de justice russe, dangereux mais dont Scotland Yard ignorait les faits et gestes lors de cette vague de crimes.

     

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    Bref, faute de preuves, la police décréta un non-lieu, mais ces trois hommes restent les éventuels coupables. Une récente affaire racontait la découverte, en 1991, des carnets de l’inspecteur dirigeant l’enquête à Whitechapel, le détective inspecteur Frederick George Abberline écrits en 1896. Ce mémoire, un faux avéré, mentionnait un complot mené par Albert Victor, duc de Clarence, petit-fils de la reine Victoria, par lord Randolph Churchill- le père de Winston- et Sir William Gull, le propre chirurgien de la reine Victoria. La même année, en 1991, Melvyn Fairclough publiait « The Ripper and the Royals ». Hypothèse reprise dans «  Jack l’Eventreur  », téléfilm anglais de D. Wickes avec l’acteur Michael Caine.

     

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    Michael Caine dans le film "Jack The Ripper" en 1989

     

     

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    Sir William Gull médecin personnel de la reine
     
    Ce document accuse- de nouveau- Sir William Gull avec l’aide de son cocher d’être le célèbre meurtrier. Malheureusement, en plus des 72 ans de Gull et de ces nombreuses crises de paralysie, le carosse dans lequel les victimes auraient été éventrées, était bien plus large que les rues étroites de Whitechapel. Cette solution fût donc considérée comme fausse, repoussant ainsi la découverte de l’identité du monstre. Une autre accusation salit à nouveau la famille royale, celle d'Albert Victor, duc de Clarence, petit-fils de la reine Victoria qui passa également pour être l’éventreur. Rumeur vite étouffée puisque Victor se trouvait très éloigné de Londres pendant certains crimes, et de plus, au vu et au su de nombreux témoins. Une autre solution concernait la confession écrite d’un certain « docteur Stanley » dont le fils serait mort d’une syphilis contractée chez une prostituée à Whitechapel. Retrouvant la trace de la coupable, il décida de la tuer ainsi que toute personne pouvant la prévenir. S’ensuivent tous ces massacres, jusqu’au crime de la fautive : Mary Jane Kelly.

     

    Cette conclusion fût déclarée incohérente ; la période d’incubation de la syphilis étant de 10 à 20 ans, Mary Kelly étant morte à 25, celle-ci aurait dû fauter avec le fils du docteur entre l’âge de 5 et 15 ans… Cela dit, l’assassin ignorait peut-être la durée d’incubation… Face aux séries de meurtres de l’Eventreur, aux pressions de la foule et à l’inefficacité de Scotland Yard, la presse improvisa la protection du citoyen en s’appuyant sur quelques idées extravagantes : « le quartier servant de terrain de chasse à l’Eventreur devra être divisé en districts qui seront sous couvert d’une patrouille de nuit composée de volontaires. Les infortunées, qui sont l’objet des attaques de l’assassin devront être suivies à distance par un ou deux détectives amateurs. Des sifflets et des systèmes de signaux devront être également fournis… ». L’idée de permettre aux prostituées d’exercer leur profession sous la protection bienveillante de vigiles peut faire sourire, mais étant donné la psychose ambiante, on était prêt à tout pour combattre le monstre. D’autres idées encore plus folles suivront : on proposera de déguiser les policiers en prostituées, ou encore de remplacer les chaussures trop bruyantes des agents par des semelles caoutchoutées.

     

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    Un journaliste menant son enquête déguisé en femme finira même au poste de police, tandis que d’autres de ses confrères seront arrêtés par erreur… La Jack-mania se transformera en paranoïa ! Bref, plus d’un siècle vient de s’écouler, de nombreuses histoires et d’éventuelles solutions ont proliféré, mais l’identité de Jack L’Eventreur demeure toujours inconnue. Et pourtant, cette affaire que l’on croyait sans issue, rebondit à nouveau en 1993, avec la découverte d’une pièce à conviction plutôt étonnante :

     

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    le journal du bon vieux Jack en personne, ou plutôt celui d’un certain Maybrick James… Marchand de coton et membre de la bonne société de Liverpool, Maybrick semble pourtant avoir été traumatisé par quelques évènements de sa vie. En effet, d’une part, il se droguait d’un mélange d’arsenic et de strychnine censé soigner sa malaria, et d’autre part, il endurait l’adultère actif de sa jeune épouse. Ce serait donc uniquement par vengeance et sous l’influence de sa drogue que Maybrick s’en serait pris aux prostituées de Whitechapel. Délirant donc sur une soixantaine de pages, notre bon James confesse, d’une écriture névrosée, ses crimes au détail près ; du dépeçage de ses victimes à la jouissance de son acte…

     

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    Menant intuitivement l’enquête, l’instigatrice de cette trouvaille, Shirley Harrison, reste tout de même sur ces gardes, en rappellant au passage l’affaire des faux « carnets d’Hitler » où le journal allemand Stern soucieux d’une exclusivité avait été victime d’un énorme canular. Après de brêves recherches, il apparaît que le journal présumé de l’Eventreur provient d’un brave ouvrier de Liverpool, Mickael Barrett, qui en échange du journal n’a demandé qu’une somme dérisoire. De plus, l’objet semble, après expertise, provenir effectivement de l’époque victorienne, ainsi que l’encre recouvrant les pages- quoique des experts américains affirment que celle-ci est postérieure à 1921 ! Le contenu, pour sa part, fait allusion à différentes situations connues seulement de l’assassin, dont Scotland Yard ne dévoila le secret qu’aux alentours de 1987… De ce fait, de nombreuse attaques allèrent à l’encontre de ce pauvre Barrett. Cherchant à se défendre, il déclara : « cette découverte m’a stressé plutôt qu’autre chose, voilà maintenant qu’on m’accuse d’être un menteur et un faussaire ». Alors, journal authentique ou faussaire patenté ?

     

     

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    A ces propos, Stéphane Bourgoin « ripperologue » confirmé et auteur d’un livre sur l’énigmatique monstre, le plus complet à ce jour affirme que ce journal est un faux. Selon lui, d’une part, une erreur intervient dans une indication de Maybrick expliquant qu’il déposa les parties mutilées de Mary Kelly sur la table de nuit ; selon un rapport d’autopsie retrouvé en 1993, certaines parties de son corps, en l’occurrence les seins, furent disposés sous la nuque et les jambes de la victime. Cet oubli prouve qu’il n’a pas été écrit par Jack l’Eventreur. D’autre part, il manque les vingt premières pages du journal ; il est vrai qu’il suffirait à un faussaire de trouver un journal de l’époque victorienne, d’y ajouter les « confessions » du monstre et d’arracher les pages « usagées » de l’ancien propriétaire, subtil et facile…Le fameux journal a été soi-disant retrouvé dans la maison de Maybrick lors de travaux d’électricité, pourtant, ni les ouvriers, ni les nouveaux propriétaires ne peuvent confirmer l’information…Alors, s’agit-il ici d’un véritable document du boucher de Whitechapel confessant ses crimes, des aveux d’un fou se prenant pour le monstre, ou bien d’un plaisantin cherchant à mettre un terme au plus obscur fait divers jamais élucidé ? A ce jour cela reste un mystère entier.

     

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    info du 21/11/2006

     

    la photo du monstre reconstituée par des profilers anglais

     

    -Mise à jour de l'article le 8 septembre 2014-

     


     

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    Film à voir : From Hell des frères Hugues, 2002 avec Johnny Depp et H. Graham

     

    Jack L Eventreur Mysteres Tf1 par Hybride54

     


     

    La taverne de l’étrange- 13 Janvier 2006

     

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