• 1ère partie- Sur les traces des templiers

     

    1-SUR LES TRACES DES TEMPLIERS

     

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    Pendant les Croisades dans le royaume de Jérusalem, il a fallu des hommes pour se charger de défendre les frontières contre les attaques des Musulmans. Ce fut le rôle des « Pauvres Chevaliers du Christ », nouvel ordre créé en 1118 par 9 Gentilshommes de l’est de la France et dirigé par Hugues de Payns.<o:p></o:p>

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    Ayant reçu une maison dans l’enclos du Temple de Salomon, ils prirent le nom de Templiers ou chevaliers du Temple. Hormis la maison de Jérusalem, qui deviendra la « maison chévetaine » du Temple. L’implantation de l’Ordre commence d’abord en Champagne. Les Commanderies ont pour origine le patrimoine des premiers chevaliers. Ainsi, Hugues de Payns, premier Grand-maître, cède à son à son Ordre son fief de Payns, près de Troyes qui deviendra la première Commanderie, donc la forêt d’Orient. Entre Clairvaux et Payns, dans l’actuel département de l’Aube, la forêt du Temple, soit 20.000 hectares divisés en quatre parties : le petit Orient au Nord-Ouest, la forêt du Temple au Sud-est, l’Eperon au Nord-est  et le Grand Orient au centre. Dans cette forêt au sol marécageux on note la présence d’anciens étang artificiels, au milieu de nombreux étangs naturels, qui étaient probablement des moyens de défenses (certaines sources bien secrètes disent que l’Arche d’Alliance serait dans l’un des ces étangs bien protégé ?) Une ceinture discontinue de fermes, de forges, de granges entoure cette forêt, les unes cisterciennes, les autres templières.

     

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    A quelques kilomètres de là, une seconde ceinture de Commanderies (Bonlieu, Fresnoy, Piney, Chauffour, Nuisement...) dont dépendaient les précédentes sont elles-mêmes sous les dépendances de deux baylies, Payns, à l’ouest et Thors à l’est. Ces deux baylies sont reliées par une dernière ceinture de Commanderies (Troyes, Bar-sur-Aube, Montceaux, Bruxières, Avaleur, Ramerupt.) Après le Concile de Troyes en 1128 qui marque la naissance de l’Ordre du Temple, en lui donnant ses règles. Les neufs compagnons qui sont à l’origine de la fondation se séparent pour aller chacun dans une région différente tenter d’accélérer le recrutement et d’obtenir des donations. C’est à partir de ce moment que les Commanderie se multiplient pour dépasser un siècle plus tard le chiffre de 9000. Après la Champagne, l’implantation se poursuit en Catalogne et Languedoc, pour s’étendre ensuite à l’Europe chrétienne toute entière. Recommandés par le Pape, les templiers reçoivent partout un accueil chaleureux, les engagements se font nombreux et les dons affluent.<o:p></o:p>

    A la mort d’Hugues de Payns en mai 1136, des centaines d’établissement existent dans la douzaine de provinces d’Occident. Ce sont des fermes, des granges, des forges, des maisons fortifiées contre les brigands et les pillards, surtout dans les régions sauvages ou sur les frontières. Mais les Templiers n’ont pratiquement pas de châteaux forts, sauf en Espagne où ils se battent comme en Orient, contre l’envahisseur maure. Peu à peu se crée sur les grands axes menant en Terre Sainte un réseau de relais comparable aux « gîtes d’étape » providence des pèlerins. Ces Commanderies sont surtout des exploitations agricoles, en ce qui concerne les maisons campagnardes, tandis que celles des villes sont des comptoirs ou, des entrepôts.

     

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    Pour la protection de la Terre Sainte, le Temple a besoin de fonds et de denrées alimentaires ; c’est la fonction des Commanderies occidentales dont l’accroissement des revenus est voulu parce qu’il est nécessaire. C’est là une des principales raisons du développement de la fortune de l’Ordre qui, à mesure qu’il s’enrichit, assume un rôle de banquier, activité qui augmente encore son trésor et qui lui est plus aisée qu’à d’autres de pratiquer car, grâce à leur réseau serré d’établissement, les Templiers peuvent transporter en toute sécurité des sommes importantes d’or et d’argent et aussi des éléments sacrés de Jérusalem. Les biens templiers sont administrés selon les us et coutumes des pays dans lesquels ils se fixent et le plus souvent, les Commandeurs viennent de la petite noblesse de la région, de sorte que les maisons s’intègrent facilement dans la vie locale. Ces Commandeurs ont des pouvoirs extrêmement restreints qui ne dépassent pas les limites de leur Commanderie : ils ne peuvent  bâtir aucune maison neuve sans autorisation. Toutefois, ils forgent, la ferrerie (ou maréchalerie), la corviserie (magasin ou atelier de chaussures), la chevestrerie (sellerie), la garde-robe, draperie, parmenterie (magasin d’étoffes), ateliers de tailleurs, la maréchancie (pour les équipements de guerre). Une bulle du Pape Innocent II en 1139 donne en plus au temple la faculté de construire des oratoires sur les lieux qui lui sont rattachés « pour que vous et vos familiers y puissiez entendre l’office et être enterrés. Car il est indécent et périlleux aux âmes, que les frères profés, en allant à l’église, doivent se mêler à la tourbe des pécheurs et des fréquentations de femmes »<o:p></o:p>

    Dans les Commanderies les plus importantes, on trouve également une infirmerie. Mais, si les Templiers s’occupent activement du transport et de la protection des pèlerins par terre et par mer, contrairement aux chevaliers qui s’inféodaient à un ordre religieux ou se mettaient sous sa protection avec famille et bien. Les confrères que sont les bienfaiteurs, les parents des frères profés, les chevaliers séculiers, les hommes mariés affiliés au Temple et ceux que l’on appelle « les hommes du Temples », cerfs ou vilains. La maison est gérée par un Précepteur ou Commandeur. Outre ce dernier, il y a également le chapelain ou prieur, le frère clavaire qui détient les clés de la maison et de la chapelle, le frère maréchal chargé de la discipline et le frère sénéchal, qui s’occupe du ravitaillement et de la partie domestique. Quant aux frères servants, suivant la situation et l’économie de la maison, ils sont chargés de fonctions diverses, laboureurs, pâtres, bergers, charpentiers, quartiers… Certains frères voyagent pour la maison ou pour l’ordre lui-même. Au Moyen Age, le voyageur en difficulté avait la possibilité de trouver asile sur la route, dans un monastère. Mais le lendemain matin, à son départ, il se retrouvait à la merci des brigands et autres coupe-bourses. Le Temple va reprendre à son compte les traditions monacales, avec cette différence que le voyageur ne risque pratiquement plus rien, puisque sa route se trouve toujours sur les Territoires de l’ordre ou sous sa surveillance ; les Commanderies étant relativement proches les unes des autres, distantes d’une quinzaine de kilomètres, parfois moins. En effet, les Templiers ont reçu de nombreuses terres qu’ils ont défrichées et mises en valeur. Ils ont bien souvent procédé à des échanges et, une fois devenus riches, à des achats. Chargés de la sécurité des voyageurs, ils ont tout mis en œuvre, routes et maisons, pour assurer cette sécurité.

     

     

    <o:p>*** ici la carte des routes templières ***</o:p>

    Ces routes qu’il est souvent difficile de trouver, car elles ne correspondent ni avec les voies romaines ni avec nos routes actuelles, forment un réseau très dense à travers le pays et joignent les « HAUTS-LIEUX » du Temple entre eux et vers la mer, ces hauts lieux qui sont la région de Paris, celle de la Champagne avec la fameuse forêt d’ORIENT, celle de la Rochelle et la Côte Méditerranéenne. Cette côte, point de départ des Croisades, présente une ligne discontinue de forteresse, de Collioure (où le Temple possède une rade) à Monaco. On en retrouve des traces à Aigues-Mortes, ville achetée par le roi Saint-Louis en 1240. A Bormes dans le Var, le village est dominé par les ruines du château de Fos ayant appartenu à des barons dont l’un fut reçu dans le Temple. Les Templiers possédaient une rade à Saint-Raphaël, point de départ pour la Terre Sainte. Au nord de la ville subsiste une église templière du XII° siècle qui servit, jusqu’à la dissolution de l’ordre. Saint-Martin-Vésubie conserve une église construite par les Templiers au XIII° siècle. La Méditerranée est reliée à la Manche par deux routes. L’une de Marseille à Berck en passant par Nîmes. Le Puy où il existe des vestiges nombreux. D’une commanderie importante dont une chapelle, Nemours, Paris, et Abbeville. L’autre part de Marseille, passe en Avignon, à Lyon, Mâcon, Chalon, Troyes, Payns et rejoint la première à Abbeville. Une route intermédiaire passe par Saint-Étienne et Auxerre. De la Méditerranée à la Bretagne, la route part de la région de Sète, passe  à Espalion et Riom-ès-Montagnes, suit l’Indre, passe le Mans et se termine à Barfleur. Du Mans, une déviation va vers la Bretagne. De Sète,  une route joint Bordeaux, via Montauban. Une autre voie relie également Port-Vendres à Bordeaux, par Perpignan et Toulouse. Les passages et les cols, surveillés par les Templiers, terminent les routes transversales. Une route va des Flandres vers Strasbourg et une autre de Berck à Colmar. La route de Caudebec vers le Jura passe par Paris, Payns et Besançon, ville où arrive également une route venant de Bretagne, via Rennes. Le Mans, Orléans et Auxerre. Une autre transversale se dirige vers le Jura, au départ de Nantes, par Bourges et Chalons. De Payns partent aussi deux routes vers l’Est et vers Bordeaux et la Rochelle.

    A noter également les routes qui aboutissent aux cols de montagnes, Puymaurens, Peyresourde et Somport pour les Pyrénées et MontCenis et Mont- Genèvre pour les Alpes.<o:p></o:p>

    De la Rochelle, ville qui semble avoir eu une grande importance pour le Temple, partent également six routes en éventail vers le Cotentin, la baie de la Somme par Dreux et Abbeville. La Lorraine, par Parthenay, Châtellerault, Gien et Troyes. Genève par Mâcon, avec une dérivation de Saint-Pourçain sur-Sioule vers Chalons et Besançon. Valence par Brive et le Puy avec une parallèle vers Saint-Vallier par Limoges, Issoire et Saint-Étienne. Paris, vers 1143, Louis VII donne au Temple des terres près de la place de Grève. Ensuite, ils acquièrent des terrains marécageux (l’actuel Marais) qu’ils défrichent et mettent en culture. Ce n’est que vers 1240, sous le règne de Saint-Louis qu’ils y bâtissent leur enclos. Après la défaite en Palestine (1291), les Templiers se réfugient d’abord à Chypre, puis reviennent en France et le Grand-Maître s’installe à Paris avec le trésor de l’ordre. Jusqu’à la révolution l’enclos du Temple bénéficie du droit d’asile. Au 56 de la rue de l’Hotel-de-Ville (ancienne rue de la Mortellerie) subsistent quelques vestiges de l’Hôtel des Barres construit par les Templiers au XIII° siècle, et surtout une cave ogivale à double travée qui servait peut-être aux cérémonies secrètes de l’ordre, ou de réserve à dîmes. Cahors (Lot) : la ville fut au XIII° siège d’une importante commanderie. Les Templiers en firent une des premières places bancaires. Le rocher de Carlat (Cantal) est tout ce qui reste d’un important château qui défendait l’entrée de la Haute Auvergne. A Caudebec-en-Caux (Seine-Maritime) existe une « Maison de Templiers », rue Basin. Challans (Vendée) possède une chapelle aux portes armoriées, vestiges d’une commanderie. Une partie importante de la mairie d’Arville (Loir et Cher) est ce qu’il reste d’une commanderie. A Bayeux (Calvados) se trouvait le siège de la commanderie normande de Baugy. Un inventaire dressé en octobre 130 par le commissaire de Philippe le Bel donne l’importance d’une commanderie agricole, dans la Chapelle de riches vases précieux en or et en argent. La chapelle de l’Epine à Béruges (Vienne), a été rebâtie au XVII° siècle et sert actuellement de grange. Des constructions  primitives, il reste seulement le mur de façade, la porte romane, une imposte, deux contreforts et quelques chapiteaux. A Champagne (Eure et Loir) on voit encore les ruines d’une commanderie, sans doute celle de Sours. Charny (Seine et Marne) au lieu-dit Choisy le Temple, il existe une ferme qui est une ancienne commanderie. Autour de Château-Thierry (Aisne) se trouvent de nombreux établissement (Moisy le Temple, La Sablonnière). La tour du XII° siècle de Clansayes (Drôme) est le seul vestige d’une importante commanderie. Dans la rue de Laon, se trouve la chapelle d’une commanderie fondée au XII° siècle, puis donnée aux Hospitaliers après 1314 le jardin est dessiné sur l’ancien cimetière des chevaliers. Un très bel ensemble de bâtiments du XII° et XIII° siècle actuellement remis en état se trouve à Coulommiers (Seine et Marne). Mais le plus bel ensemble qui subsiste aujourd’hui est l’ancienne commanderie de la Couvertoirade (Aveyron) au cœur du Larzac.

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    <o:p>la taverne de l'étrange- 22 novembre 2007</o:p>

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    http://www.templiers.org/index.php<o:p></o:p>

    http://membres.lycos.fr/insolite/templiers/implantations.htm


     

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  • Commentaires

    1
    visiteur_cyril81
    Vendredi 23 Novembre 2007 à 10:24
    je viens de voir le reportage " LE GRAND SECRET" et je trouves cette homme absolument PASSIONNANT . je ne connaissais pas CLAUDE BURKEL pourtant passionn? ufologie depuis l'ages de 14 ans ( jai 31 ans) . j'aurais bien aimer lui ecrire , si tu vois ce message j aurais des question claude sedna11@free.fr
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    visiteur_LOGAN 46
    Mardi 10 Juin 2008 à 15:51
    CLAUDE FELICITATION POUR CE PAPIER CLAIR ET BIEN ECRIT CE QUI N'EST PAS EVIDENT CONCERNANT LES TEMPLIERS J'HABITE CAHORS tien tien
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